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Nouvelle Gabon Mining : Entre méga-investissement à Mounana et naufrage social à Okondja

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Alors que le géant minier amorce une expansion historique dans le Haut-Ogooué avec une usine de transformation ultra-moderne à Mounana, le site d’Okondja se meurt. Entre licenciements économiques et sentiment d’injustice, les employés dénoncent un sacrifice humain au profit d’une stratégie de rentabilité.

Présente depuis une décennie dans la province du Haut-Ogooué, la société Nouvelle Gabon Mining (NGM) s’est imposée comme un acteur majeur du secteur extractif gabonais. Avec une exploitation historique répartie entre Franceville et Okondja, l’entreprise affichait jusqu’ici une capacité de production robuste de 2,4 millions de tonnes de manganèse par an.

En phase avec la vision des autorités du pays et l’échéance de 2029 interdisant l’exportation de minerai brut, NGM a lancé en août 2025 les travaux d’une méga-unité de transformation à Mounana. Ce projet « greenfield » vise une production annuelle de 70 000 à 80 000 tonnes de ferroalliages, portant la capacité totale du groupe à 3,2 millions de tonnes. Un investissement massif qui place Mounana au cœur de la stratégie d’industrialisation locale.

Le paradoxe d’Okondja : Un plan de licenciement jugé « injuste »

Mais derrière cette vitrine technologique et financière, le climat social s’assombrit. À Okondja, le site est au bord de la fermeture. NGM y a enclenché un plan de licenciement économique d’une ampleur inédite, mettant sous pression les agents en CDI qu’elle a déjà placés en gestion administrative chez les sous-traitants Integrity Services et HSD.

L’incompréhension est totale chez les travailleurs. Comment justifier la mise au chômage de centaines de pères de famille à Okondja alors que l’entreprise investit des milliards à quelques kilomètres de là ? La main-d’œuvre qualifiée, formée durant huit ans, ne comprend pas l’absence de transfert de compétences. « Si le site d’Okondja n’est plus rentable », s’insurgent les représentants des salariés, « pourquoi ne pas nous redéployer à Mounana ? ». Aujourd’hui, ce dossier brûlant est entre les mains des Inspecteurs spécialisés des Mines.

Cri de détresse : L’État appelé au chevet des « sacrifiés »

Le contraste est saisissant : NGM valorise Mounana pour les décennies à venir tout en précarisant Okondja après l’avoir exploitée pendant près d’une décennie. Pour les employés, ce plan de licenciement n’est rien d’autre qu’une manœuvre pour se débarrasser d’acquis sociaux au profit d’une nouvelle structure plus rentable.

La détresse est désormais palpable dans les foyers d’Okondja, où l’on craint de voir la ville devenir une cité fantôme. Les regards se tournent désormais vers l’État Gabonais. Les employés appellent à une intervention urgente des autorités pour exiger de NGM un plan de reclassement interne systématique. Le Gabon peut-il accepter que l’industrialisation de Mounana se bâtisse sur les cendres sociales d’Okondja ? Entre l’éclat des futures fonderies et l’amertume des licenciés, l’équilibre social de la province est en jeu.

Aviculture : le Gabon affine avec la BAD sa stratégie avant l’arrêt des importations de poulet

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À un peu plus d’un an de l’interdiction annoncée des importations de poulet de chair, le gouvernement s’emploie à baliser le terrain. C’est dans ce sens que le ministre de l’Économie, des finances, de la dette et des participations, chargé de la lutte contre la vie chère, Thierry Minko, a reçu le 26 janvier en audience une délégation de la Banque africaine de développement (BAD), venue faire le point sur l’accompagnement de l’institution dans la structuration du secteur avicole national.

La mission était conduite par le représentant résident de la BAD au Gabon, Nouredine Kane Dia, assisté de Pape Demba Thiam, conseiller spécial du président de la Banque. Au cœur des échanges : l’état d’avancement des opérations en cours et les perspectives liées au Projet d’appui à la structuration du secteur avicole, dont la mission de programmation a récemment été bouclée. Cette rencontre intervient dans un contexte stratégique.

Vue d’ensemble de la rencontre entre les autorités gabonaises et les représentants de la BAD, consacrée aux opérations en cours et aux projets structurants.
Vue d’ensemble de la rencontre entre les autorités gabonaises et les représentants de la BAD, consacrée aux opérations en cours et aux projets structurants.

Le Gabon a décidé d’interdire, à compter du 1er avril 2027, les importations de poulet de chair, un produit largement consommé et majoritairement importé. Une décision ambitieuse, qui suppose une montée en puissance rapide de la production locale afin d’éviter toute rupture d’approvisionnement ou flambée des prix, dans un pays où la lutte contre la vie chère demeure une priorité gouvernementale.

Selon les informations communiquées à l’issue de l’audience, les discussions ont porté sur les modalités concrètes de mise en œuvre de cette politique : capacités de production à développer, structuration de la filière, accompagnement des éleveurs, financement des infrastructures et sécurisation de la chaîne de valeur. Autant de paramètres indispensables pour rendre crédible la transition vers une autosuffisance partielle, voire totale, en viande de volaille.

Thierry Minko a insisté sur la nécessité d’une coordination étroite entre l’État gabonais et la BAD, soulignant que le succès de cette réforme dépendra autant de la planification que de l’exécution. L’institution financière panafricaine, de son côté, a réaffirmé sa disponibilité à accompagner le Gabon dans ce projet, présenté comme structurant pour l’économie nationale.

Au-delà de la seule question avicole, l’enjeu est plus large. La réduction des importations alimentaires s’inscrit dans une stratégie de souveraineté économique, de création d’emplois et de limitation de la sortie des devises. Mais elle expose également le gouvernement à une équation délicate : soutenir la production locale sans fragiliser le pouvoir d’achat des ménages, dans un contexte où les attentes sociales restent fortes.

À quinze mois de l’échéance fixée, le calendrier est serré. La réussite de cette réforme dépendra de la capacité des autorités à traduire les annonces en actions concrètes, à mobiliser les financements nécessaires et à rassurer les consommateurs. La BAD, partenaire clé dans ce processus, apparaît comme un acteur central dans l’accompagnement technique et financier de cette transformation annoncée du secteur avicole gabonais.

Le cri du cœur de Modeste Okome : le Gabon ne veut plus de miracles, mais de la cohérence

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À la clôture de son émission économique sur la chaîne Gabon 24, la journaliste Modeste Okome a délaissé ses fiches techniques pour une adresse frontale et authentique au président de la République. Dans une sortie aux accents de rupture, elle a interpellé Brice Clotaire Oligui Nguema sur l’urgence sociale qui persiste, un an après son élection, exigeant que les promesses de la nouvelle ère se traduisent enfin dans l’assiette et le quotidien des Gabonais.

« Permettez-moi le temps de cette chronique d’oublier les règles de déontologie », a déclaré la journaliste dès l’entame de son propos, assumant de mettre de côté sa profession pour parler en tant que « fille gabonaise, fière de ses ancêtres ». Pour elle, le temps des célébrations est révolu car le pays reste « fatigué de voir ses enseignants mendier, ses hôpitaux pleurer, ses artistes quémander, ses rues se décomposer et ses rêves s’éroder ».

Le constat dressé sur les infrastructures et les services publics, malgré les chantiers entamés, demeure d’une sévérité absolue. « Le Gabon a besoin de routes, de vraies routes, pas de pistes maquillées pour les caméras », a-t-elle martelé, avant de s’attaquer aux failles persistantes du système de santé. Elle a évoqué avec gravité ces drames où « les femmes ne meurent pas en donnant la vie parce que la sage-femme est partie chercher de l’eau ou parce que la coupure d’électricité aura surpris tout le monde ». Sur le terrain de la justice, son ton s’est fait acerbe, réclamant une institution qui ne soit pas « une justice des puissants, pas une justice qui s’acharne sur les faibles et s’agenouille devant les riches ».

Spécialiste des questions économiques, Modeste Okome a particulièrement insisté sur la nécessité d’une rupture avec les pratiques du passé. Elle a appelé à la fin des « contrats fictifs ou des recrutements au faciès tribal », plaidant pour « une économie productive, diversifiée, pas un État omnivore qui distribue ce qu’il n’a plus produit depuis bien longtemps ». La journaliste a exhorté le chef de l’État à ne pas oublier « ces malades qui meurent dans les couloirs d’hôpitaux déserts pendant que les élites se font soigner à l’étranger pour une grippe », rappelant le fossé qui sépare encore les discours budgétaires de la réalité des entrepreneurs et des mères de famille.

En s’inscrivant dans la perspective de la nouvelle République, elle a prévenu que le changement ne devait pas rester symbolique. « La Ve République ne peut pas être un simple numéro, elle doit être une nouvelle respiration », a-t-elle insisté, rappelant que le peuple, entre colère et espoir, attend désormais de la cohérence plutôt que des prodiges. « Ce peuple vous regarde, il ne demande pas de miracles, juste de la cohérence, du courage, une fidélité à la promesse ou à la promesse de changement », a-t-elle conclu, signifiant au pouvoir que le pays, après avoir tout donné, attend désormais tout de son président.

Port-Gentil : la SEEG lance la modernisation de sa centrale thermique

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Dès le lundi 2 février 2026, la Société d’Énergie et d’Eau du Gabon (SEEG) engagera un chantier d’envergure pour renforcer la production électrique de la capitale économique. Ce projet vise à éradiquer les instabilités du réseau qui affectent la zone depuis plusieurs années.

En collaboration avec son partenaire technique AKSA Energy, la SEEG entame le démantèlement de deux turbines Alstom. Ces équipements, en service depuis les années 1970, seront remplacés par des unités de nouvelle génération. L’objectif est de substituer aux anciennes machines de 20 MW deux nouvelles turbines offrant une capacité totale de 50 MW.

Une fois les travaux achevés, la puissance installée de la ville atteindra 86 MW. Pour une demande locale estimée à 50 MW, cette configuration permettra de dégager une marge de sécurité confortable de 36 MW. Grâce à cette réserve, la SEEG entend non seulement couvrir les besoins actuels, mais aussi anticiper l’expansion économique de la région en garantissant une fourniture fiable et durable.

Toutefois, cette montée en puissance impose une phase de transition délicate. La direction de l’entreprise avertit que des interruptions de service pourraient survenir durant le chantier. « Toutes les dispositions nécessaires sont prises afin de minimiser les éventuels désagréments », rassure néanmoins la SEEG.

Afin de gérer cette période de travaux, un planning prévisionnel de délestages sera mis en place. La société s’engage à maintenir une communication transparente et régulière pour informer les usagers de l’évolution de la situation en temps réel.

Ogooué-Ivindo : vingt projets structurants pour transformer la province

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L’Ogooué-Ivindo entame une mutation profonde sous l’impulsion de l’exécutif. En visite à Makokou ce 26 janvier, le président Brice Clotaire Oligui Nguema a inauguré une série d’infrastructures majeures, de la modernisation des services de secours à la réhabilitation hôtelière, tout en dévoilant une feuille de route ambitieuse visant à ériger la province en véritable pôle de croissance nationale.

L’effervescence était palpable à l’aéroport Emmanuel Issoze Ngondet lors de l’arrivée du chef de l’État, accueilli par une population mobilisée. Cette visite a été marquée par des actes concrets, notamment l’inauguration de la 6e compagnie des sapeurs-pompiers, un complexe moderne intégrant un plateau sportif et une salle de fitness, ainsi que la réouverture de l’Hôtel Belinga.

Ces réalisations marquent une étape clé dans la volonté de l’État d’améliorer le cadre de vie des Ogivins tout en stimulant l’attractivité économique de la région. Lors de son allocution, le président a rappelé que l’avenir de la province ne se limitait pas à ses ressources naturelles. « La province de l’Ogooué-Ivindo est appelée à devenir un moteur stratégique de notre économie », a-t-il déclaré, « notamment avec le projet de fer de Bélinga dont l’horizon de production est fixé à 2028 ».

L’Hôtel Belinga rénové ouvre ses portes aux Ogivins avec 50 chambres et deux suites présidentielles.
L’Hôtel Belinga rénové ouvre ses portes aux Ogivins avec 50 chambres et deux suites présidentielles.

Cette ambition minière s’inscrit toutefois dans un plan de développement beaucoup plus vaste. « Ma vision va au-delà d’un site minier », a précisé le chef de l’État, « elle repose sur vingt projets structurants déjà réalisés ou engagés, sur la valorisation de l’artisanat local, sur le tourisme, sur la formation et sur l’essor de l’entrepreneuriat ».

Pour le Président, cette transformation locale doit servir de modèle à l’ensemble du pays. « À travers cette province, j’affirme une orientation nationale ferme », a-t-il martelé, « celle de faire de chaque territoire du Gabon un pôle de croissance à part entière, où la richesse se crée localement, où la jeunesse trouve sa place et où le développement n’est plus un discours, mais une réalité vécue ».

La nouvelle 6ᵉ compagnie des sapeurs-pompiers.
La nouvelle 6ᵉ compagnie des sapeurs-pompiers.

Ces déclarations traduisent une volonté de rompre avec les déséquilibres territoriaux en misant sur la complémentarité entre le service public, l’initiative privée et la qualification professionnelle. Le défi reste désormais celui de la pérennité. Si les infrastructures sont sorties de terre, les populations locales attendent maintenant que ces investissements génèrent des emplois stables et une prospérité concrète, transformant ainsi l’espoir suscité par cette visite en un moteur de développement durable pour tout l’Ogooué-Ivindo.

« 7 ans, c’est trop » : Bilie-By-Nze met la pression sur le pouvoir

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Lors de la cérémonie de ses vœux à la presse, le 23 janvier, le président d’Ensemble Pour le Gabon (EPG), Alain-Claude Bilie-By-Nze, a dépassé le simple cadre protocolaire pour livrer ce qui ressemble à un véritable projet politique. « Je ne suis pas venu faire un discours de vœux classique, mais parler de l’avenir du Gabon », a-t-il d’emblée lancé. L’ancien Premier ministre a décliné une feuille de route articulée autour de plusieurs priorités majeures, dont « la refondation des institutions, la justice sociale, la réforme électorale et le pouvoir d’achat », avec l’horizon de 2026 clairement assumé.

Au cœur de sa vision figure l’organisation d’états généraux de la Nation. Pour lui, « les institutions issues de la Transition et de la Ve République sont mal conçues ». Il dénonce un « bricolage institutionnel » marqué par « une concentration excessive des pouvoirs » et « un flou total dans les responsabilités ». « On ne peut pas continuer à gouverner un pays avec des institutions bricolées », a-t-il martelé. Plutôt qu’un dialogue politique de circonstance, il propose « une grande concertation nationale, inclusive, pour repenser les bases mêmes de l’État gabonais : ses institutions, son modèle économique, la cohésion sociale et le vivre-ensemble ». « Soixante ans après l’indépendance, il est temps de redéfinir un cap durable pour notre pays », a-t-il insisté.

Alain-Claude Bilie-By-Nze a également critiqué l’organisation actuelle de l’exécutif, notamment la suppression du poste de Premier ministre. « Nous avons aujourd’hui un exécutif hybride qui ne dit pas son nom », a-t-il dénoncé, estimant que cette configuration « entretient la confusion, l’irresponsabilité et l’inefficacité ». Selon lui, « personne ne sait vraiment qui décide ni qui rend des comptes ». L’EPG plaide ainsi pour « une révision profonde de la Constitution », à travers « une Assemblée constituante », afin de « restaurer des responsabilités claires et assumées ». Trois ans après le coup d’État, il juge que « le temps des justifications est révolu » et que « le pouvoir en place doit désormais être jugé uniquement sur ses résultats ».

Sur le plan social, le ton s’est voulu particulièrement offensif. Face à la hausse des prix et à la multiplication de nouvelles taxes, il a parlé d’« une asphyxie progressive des ménages et des entreprises ». « Tout augmente, sauf les revenus des Gabonais », a-t-il déploré. Il a cité la Taxe Forfaitaire d’Habitation et l’augmentation des charges sociales comme « les symboles d’une politique fiscale improvisée et mal calibrée ». « On ne peut pas demander toujours plus à des populations qui ont de moins en moins », a-t-il lancé. L’EPG réclame ainsi « une loi de finances rectificative pour corriger ces dérives » et appelle à « une conférence nationale sur les salaires et le pouvoir d’achat ».

En filigrane de cette sortie se dessine un objectif politique clair : préparer l’alternance. « Sept ans, c’est trop », a répété le président de l’EPG. « Prolonger ce cycle de gouvernance serait une fuite en avant aux conséquences économiques, sociales et institutionnelles graves pour notre pays ». À travers cette plateforme, l’EPG veut apparaître « non comme une force de protestation ponctuelle, mais comme une véritable alternative politique ». « Les vœux doivent devenir un projet, et le diagnostic critique une ambition de gouverner », a-t-il conclu. 

Éducation nationale : Marcel Libama et Simon Ndong Edzo retrouvent la liberté

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La libération provisoire des deux leaders syndicaux, actée ce lundi 26 janvier, marque un tournant décisif dans la crise qui secoue le secteur de l’enseignement et ouvre la voie à un dénouement imminent des négociations avec le gouvernement.

L’étau se desserre enfin sur le front social. Après cinq jours d’incarcération à la prison centrale de Libreville, Marcel Libama et Simon Ndong Edzo ont recouvré la liberté en début de soirée. Ce dénouement fait suite à une demande de mise en liberté provisoire introduite par leur conseil, le Bâtonnier Raymond Obame Sima, et acceptée par le juge d’instruction. Cette décision intervient alors que le dialogue entre le gouvernement et la coalition SOS Éducation a repris de plus belle sous l’égide du Vice-président du Gouvernement, Hermann Immongault, entouré des ministres des secteurs concernés pour examiner le protocole d’accord proposé par l’Exécutif.

La nouvelle de cette sortie de prison a été rapidement relayée par l’ONG SOS Prisonniers Gabon, qui suivait de près la situation des deux figures syndicales. L’organisation a notamment partagé les premiers mots de l’un des concernés, rapportant que Marcel Libama a déclaré au téléphone : « Je viens d’arriver à la maison. Je n’ai pas encore mon téléphone sur moi ». Pour l’ONG, ce dénouement est hautement symbolique. « Cette libération est la preuve que la mobilisation citoyenne porte ses fruits », a affirmé l’organisation dans un communiqué, tout en ajoutant que cela « renforce notre conviction que l’indépendance de la justice n’est pas une utopie ».

Désormais, tous les verrous qui entravaient la reprise du dialogue semblent avoir sauté. Il va sans dire que ce déblocage est le fruit d’un travail de diplomatie souterraine mené par le médiateur Gaspard Ntoutoume Ayi. Ce dernier a su forcer le respect des grévistes par des propositions concrètes lors de son intervention remarquée à l’assemblée générale du 24 janvier. Au regard de l’avancement actuel des discussions, l’horizon pourrait bien se dégager totalement dans les tout prochains jours, laissant présager un retour effectif des enseignants et des élèves dans les salles de classe.

Gabon : La Fondation Mbélé célèbre 30 ans au service de l’excellence éducative

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Une atmosphère de fierté et de reconnaissance a enveloppé le lycée privé d’Angondjé à Libreville lors d’une célébration historique, le 22 janvier. La Fondation Mbélé, institution majeure du secteur de l’enseignement au Gabon, a marqué ses 30 ans d’existence, couronnant trois décennies durant lesquelles elle s’est imposée comme un pilier incontournable de la formation de la jeunesse gabonaise.

Depuis sa création, la Fondation Mbélé a placé l’excellence au cœur de son projet pédagogique. Cette commémoration a permis de retracer le parcours impressionnant d’une institution qui a su, année après année, maintenir ses établissements parmi les plus performants du pays. Les intervenants lors de la cérémonie ont d’ailleurs mis en lumière les piliers de cette réussite, rappelant les résultats nationaux exemplaires ainsi que la formation de milliers de cadres qui contribuent aujourd’hui au développement du pays.

Cette cérémonie ne se voulait pas seulement un hommage au passé, mais s’est affirmée comme une véritable projection vers les défis futurs. En réunissant anciens élèves, corps enseignant, parents et partenaires, la structure a réaffirmé sa mission fondamentale qui consiste à offrir aux jeunes Gabonais les outils nécessaires pour bâtir le Gabon de demain. Le lycée privé Mbélé d’Angondjé, qui accueillait l’événement, demeure le symbole de cette ambition grâce à des infrastructures de qualité et un cadre propice à l’épanouissement intellectuel des apprenants.

Trente ans après ses premiers pas, la Fondation Mbélé entend poursuivre sa croissance en s’adaptant aux mutations du siècle. L’enjeu pour les prochaines décennies réside désormais dans la digitalisation de l’enseignement et l’optimisation de l’adéquation formation-emploi, sans jamais renoncer à la rigueur qui fait sa renommée. Cette célébration confirme ainsi que, dans le paysage de l’éducation privée au Gabon, la passion demeure le moteur essentiel de la réussite académique au sein de cet établissement.

Mouila : Marcelle Ibinga Itsitsa accélère le chantier des lodges du Lac Bleu

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Le ministre du Tourisme durable et de l’Artisanat, Marcelle Ibinga Itsitsa, a réuni le mercredi 21 janvier les responsables techniques du projet de construction des lodges du Lac Bleu. Cette séance de travail stratégique visait à évaluer l’état d’avancement des travaux et à lever les éventuels freins à la livraison de ce complexe écotouristique majeur pour la province de la Ngounié.

La rencontre a mobilisé autour du ministre l’architecte du projet, Emmanuel Ndjimbi, ainsi que l’entrepreneur Eugène Bourdette. Les échanges ont permis de passer en revue les détails techniques de l’ouvrage, avec une exigence particulière portée sur le design des infrastructures. Celles-ci doivent impérativement concilier modernité et esthétique locale, tout en respectant les normes strictes d’intégration environnementale propres à ce site protégé.

Mouila : Marcelle Ibinga Itsitsa accélère le chantier des lodges du Lac Bleu

Lors de cette rencontre, Marcelle Ibinga Itsitsa a tenu à rappeler le caractère prioritaire de cette réalisation. « Ce projet est essentiel pour le développement d’une offre d’hébergement touristique moderne et durable », a affirmé le Ministre, soulignant qu’il « s’agit de valoriser nos sites écotouristiques pour faire du Gabon une destination de référence ».

Le site du Lac Bleu est appelé à devenir un pôle d’attraction de premier plan pour le tourisme intérieur et international. En dotant ce joyau naturel d’infrastructures de standing, le gouvernement entend non seulement séduire une clientèle exigeante, mais aussi stimuler l’économie de la région par la création d’emplois directs et la mise en valeur du savoir-faire des artisans locaux.

Ce coup d’accélérateur donné par la tutelle réaffirme l’ambition des autorités de transformer le potentiel naturel du pays en un levier de croissance durable. Le succès de ce chantier pilote à Mouila pourrait ainsi redessiner durablement la carte touristique du Gabon, faisant de la préservation de l’environnement un moteur de prospérité économique.

Mayumba : la nouvelle centrale thermique désormais opérationnelle 

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La ville de Mayumba, dans le sud du Gabon, dispose désormais d’une centrale thermique à gaz récemment réceptionnée. Philippe Tonangoye s’est rendu sur le site pour constater l’état du projet, qui vise à renforcer l’alimentation électrique dans la province de la Nyanga et à desservir Tchibanga ainsi que les zones environnantes. La phase 1 de la centrale, d’une capacité de 8,5 MW pour 67 GWh/an, a mobilisé un investissement de 17,8 milliards de FCFA, et des extensions sont prévues à 21 MW, puis à 50 MW, afin de répondre à l’évolution des besoins énergétiques.

Ce chantier implique plusieurs volets techniques : l’installation de turbines SOLAR, la construction d’un gazoduc de 32 km, ainsi que des travaux de génie civil et de voirie-réseaux divers (VRD). La prochaine étape consiste à finaliser les lignes électriques pour évacuer l’énergie produite, ce qui permettra de connecter efficacement la production au réseau national et de desservir l’ensemble de la région.

Cependant, le problème de l’électricité au Gabon reste structurel. Les populations sont habituées aux coupures fréquentes et aux pannes prolongées, ce qui affecte le fonctionnement des services publics, des entreprises locales et des foyers. Cette situation constitue un obstacle au développement économique régional. Ainsi, la centrale de Mayumba s’inscrit dans un contexte où les besoins en énergie dépassent largement la capacité actuelle du réseau.

Les turbines de la centrale thermique de Mayumba.
Les turbines de la centrale thermique de Mayumba.

Comme l’avait rappelé le porte-parole de la présidence lors de sa dernière conférence de presse, « les problèmes qui datent depuis 40 ans ne peuvent pas être réglés en temps record ». La mise en service de la centrale constitue donc un maillon dans une série d’investissements visant à améliorer la production et la distribution de l’électricité. Par conséquent, d’autres projets similaires sont en cours et prévus dans différentes régions du pays, afin de renforcer le réseau national et de réduire la dépendance aux coupures.

Pour les habitants de la Nyanga et des communes environnantes, la centrale représente un changement concret dans l’accès à l’électricité. Elle permettra de stabiliser la fourniture pour les foyers et les activités économiques. De plus, elle facilitera l’alimentation des infrastructures publiques et permettra aux autorités de suivre plus précisément les besoins régionaux.