Lors du scrutin du 12 avril 2025, l’unique postulante au fauteuil présidentiel s’est démarquée comme ayant tenu tête à sept adversaires en lice. Arrivée en quatrième position, avec 0,32 % des suffrages, sa candidature a tout de même marqué les esprits, incarnant la voix de celles et ceux qui réclament une politique plus inclusive.
Femme d’affaires et militante de terrain, Gninga Chaning Zenaba a centré sa campagne sur quatre priorités : encourager l’entrepreneuriat local, garantir un accès équitable à l’éducation, défendre les droits des femmes et promouvoir une gestion publique plus transparente. Faute de moyens importants pour une campagne plus large, elle a misé sur une stratégie de proximité, allant à la rencontre des communautés locales et mobilisant les réseaux sociaux pour porter son message.
Après la victoire du vainqueur de cette consultation âprement disputée, Brice Clotaire Oligui Nguema, que la candidate du « Gabon de tous les possibles » a chaleureusement félicité et après l’investiture du 03 mai, un nouveau gouvernement a été formé le 5 mai 2025. Gninga Chaning Zenaba a été récompensée pour sa perspicacité, son courage et son réalisme, par sa nomination au ministre de l’Entrepreneuriat, du Commerce et des Petites et moyennes entreprises. Une décision saluée par de nombreux observateurs, qui voient en cette promotion un signal fort en faveur de la représentativité féminine et d’une gouvernance ouverte à la société civile. «Je reçois cette nomination avec humilité, responsabilité et détermination, et je m’engage à servir avec loyauté, compétence et dévouement », a-t-elle déclaré. Et de souligner sa volonté de bâtir un environnement économique favorable aux initiatives locales, en particulier celles portées par les jeunes et les femmes.
Sa nomination suscite aussi beaucoup d’espoir, dans un contexte exigeant, où les femmes sont encore sous-représentées au sommet de l’État. Son défi sera de transformer l’essai politique en résultats concrets. Pour beaucoup de ses compatriotes, Gninga Chaning Zenaba incarne une nouvelle génération de leaders, qui allient engagement citoyen, compétence et aspiration au changement.
Ce mercredi 7 mai 2025, 133 cardinaux électeurs se sont réunis dans la chapelle Sixtine pour entamer le conclave destiné à élire le 267e pape. Ce conclave, le 76e de l’histoire, se déroule selon les règles établies depuis 1274 et se tient sous les fresques emblématiques de Michel-Ange.
La messe inaugurale, célébrée par le doyen du Collège des cardinaux, Giovanni Battista Re, a appelé les électeurs à rechercher l’unité et la guidance spirituelle dans leur choix. Le processus électoral exige une majorité des deux tiers, soit 89 voix, pour élire le nouveau pontife. Les cardinaux, issus de 70 pays, reflètent la diversité croissante de l’Église, avec une représentation significative de l’hémisphère sud, fruit des nominations du pape François.
Le nouveau pape devra relever des défis majeurs, comme restaurer la confiance suite aux scandales d’abus, poursuivre les réformes initiées par François et répondre aux attentes d’une Église en mutation. Alors que les bulletins sont déposés en secret, le monde catholique attend avec ferveur l’annonce du « Habemus Papam » qui désignera le nouveau guide spirituel de plus d’un milliard de fidèles.
Demain jeudi, peu avant le premier Conseil des ministres du gouvernement Oligui Nguema, le président de la République recevra, au Palais Rénovation, salon des Ambassadeurs, le serment du Vice-président de la République, du Vice-président du gouvernement et des ministres.
Les choses s’accélèrent au sommet de la République et chaque dépositaire de l’autorité de l’Etat prend possession de son espace de responsabilités. Au Palais du bord de mer demain matin, dès 09h15mn, Séraphin Moundounga, le Vice-président de la République, Alexandre Barro Chambrier, Vice-président du gouvernement et les ministres, tous nommés par décret présidentiel le lundi dernier, ont rendez-vous avec l’histoire. Pas que !
A partir de 10h, les uns et les autres vont accomplir, la main levée, devant le président de la République et en présence de la Cour constitutionnelle, un acte d’une grande profondeur : jurer. Dans le détail, et selon l’ordre protocolaire, Séraphin Moundounga ouvrira le bal de cette cérémonie solennelle.
Selon l’article 50 de la Constitution, le Vice-président de la République s’engagera en ces termes : « Je jure de respecter la Constitution et l’Etat de droit, de remplir consciencieusement les devoirs de ma charge dans le strict respect de ses obligations de loyauté et de confidentialité à l’égard du Chef de l’Etat ».
Tout de suite après, Alexandre Barro Chambrier lui emboîtera le pas avant les ministres. La formule consacrée, à cet effet, pour le Vice-président du gouvernement et les ministres est le même : « Je jure de respecter la Constitution et l’Etat de droit, de remplir consciencieusement les devoirs de ma charge dans le strict respect de ses obligations de loyauté à l’égard du Chef de l’Etat, de garder religieusement, même après la cessation de mes fonctions, la confidentialité des dossiers et des informations dont j’aurais eu connaissance dans l’exercice de celles-ci » (Article 72 de la Constitution).
Assisteront à cette cérémonie, outre le président du Sénat, de l’Assemblée nationale, celui du Conseil économique social et environnemental et le Premier président de la Cour de cassation. Comme on le voit, après la Présidentielle du 12 avril dernier, avec la victoire de Brice Clotaire Oligui Nguema, plébiscité à plus de 94 % par le peuple Gabonais, chaque dépositaire de l’autorité de l’Etat prend ses responsabilités devant l’histoire d’une Nation en construction.
Ce mercredi 7 mai, Brice Clotaire Oligui Nguema continue les réceptions entreprises au Palais depuis sa prestation de serment. Après la diaspora et les ambassadeurs, hier, il reçoit les partis politiques aujourd’hui.
La vie politique reprend son cours normal. Maintenant que le calendrier électoral relatif aux législatives et aux locales est connu, tout porte à croire que cette rencontre devrait poser les bases d’un dialogue structuré, dans un climat d’écoute et de responsabilité. Il s’agit de mettre en place les conditions de création et de fonctionnement des formations politiques alors que les Gabonais se plaignent du nombre impressionnant de partis politiques dans un pays qui compte à peine huit cents électeurs.
Les discussions devraient donc raisonnablement porter sur les conditions de création des partis politiques et la formation des blocs idéologiques. Lors du dialogue national inclusif d’Angondjé, les commissaires avaient recommandé la réduction du nombre des partis politiques. Autre sujet probable, l’épineuse réforme territoriale qui redéfinit le nombre de sièges de députés par province. Ce sujet pourrait être âprement disputé.
Tout cela augure d’un nouveau dialogue politique à la recherche d’un consensus pour des élections libres et apaisées, tout autant qu’un cadre législatif plus favorable aux partis politiques, notamment en matière de financement. Seuls sont concernés dans cette rencontre au sommet, les partis politiques connus au ministère de l’Intérieur. On ne devrait donc pas y voir le Mouvement des Bâtisseurs ou Ensemble pour le Gabon.
Depuis ce matin, les choses semblent s’accélérer. Raymond Ndong Sima, le désormais ancien Premier ministre a présenté la lettre de démission de l’ensemble du gouvernement au président de la République. Et une série de nominations – de la présidence de la République et au gouvernement – est attendue dans quelques heures.
En cette matinée dominicale du 4 mai 2025, au lendemain de l’investiture du président de la République, Raymond Ndong Sima, ci-devant ancien chef du Gouvernement a publié sur sa page Facebook sa démission et celle de son équipe gouvernementale au nouveau président de la République. « La Cour constitutionnelle a, par décision du 25 avril 2025, proclamé les résultats définitifs de l’élection présidentielle du 12 avril dernier marquant la fin du régime de transition. En application des dispositions de l’article 172 de la Loi N°002-R du 19 décembre 2024 portant nouvelle Constitution de la République Gabonaise, j’ai remis, ce matin, ma démission et de mon gouvernement au Président de la République. Je n’ai pas manqué de le remercier pour l’honneur qu’il m’a fait de me confier la direction du Gouvernement pendant cette période exceptionnelle. Je lui adresse mes vœux chaleureux de réussite pour le septennat qu’il commence ».
Cette initiative républicaine qui succède à l’investiture du président de la République, est aussi une exception dans sa nature. Car, en principe après la démission d’un Premier ministre son remplaçant est immédiatement nommé dans les heures ou des jours qui suivent. Cette fois-ci, après l’adoption de la nouvelle Constitution, le président de la République devient aussi chef du gouvernement, le poste de Premier ministre étant abrogé.
En retour de cette démission, le président de la République Brice Clotaire Oligui Nguema a aussitôt répondu : « Monsieur le Premier ministre Raymond Ndong Sima, je vous adresse mes remerciements sincères pour votre engagement exemplaire durant la Transition. Votre sens de l’Etat et votre contribution à la refondation du Gabon resteront dans notre mémoire collective. Recevez ma profonde reconnaissance et mes vœux de succès pour la suite », a répondu le chef de l’Etat, chef du Gouvernement.
Les regards sont désormais tournés vers le palais du Bord de mer pour tenter d’éclairer la suite. Et déjà, certains observateurs voient dans les dernières décisions du CTRI, notamment les remplacements de Séraphin Moundounga de la présidence du Conseil économique, social et environnemental (CESE), de Jude Ibrahim Rapontchombo de l’Hôtel de ville ou d’Elza Ritchuelle Boukandou à l’Assemblée nationale, comme une piste importante à suivre. Certaines nominations devraient donc être annoncées dans les heures qui suivent.
Il y a des jours qui dépassent l’Histoire, des instants qui transforment un peuple en nation, un homme en symbole. Le 3 mai 2025, au stade d’Angondjé, Brice Clotaire Oligui Nguema a prêté serment devant les vivants et les ancêtres, sous les chants d’un peuple en liesse et les regards du monde. Le Gabon est entré dans la Cinquième République, avec l’âme d’un peuple uni, debout, libre.
Ils sont venus des quatre coins de Libreville et ont afflué vers Akanda, remplissant le stade d’Angondjé comme on remplit une promesse. Plus de 40 000 Gabonais réunis, portés par la même ferveur, pour vivre ce moment fondateur : l’investiture de Brice Clotaire Oligui Nguema comme président de la République gabonaise.
Ce 3 mai 2025 n’était pas un jour comme les autres. Il était une réponse vivante aux 94,85 % de suffrages qui l’ont porté à la tête de la Nation. Un plébiscite, une confiance totale. En choisissant le stade d’Angondjé — et non le palais présidentiel — Oligui Nguema a voulu montrer une chose simple mais puissante : le pouvoir appartient au peuple. Il a voulu descendre du marbre pour fouler la terre, être entouré, aimé, vu. Là où d’autres se seraient réfugiés dans la solennité des ors du palais présidentiel, lui a préféré la chaleur du peuple, les cris, les larmes, les chants, les tambours.
La joie des Gabonais au stade hier.
Ce lieu n’était pas neutre. Le Stade de l’Amitié, souvent théâtre de performances sportives, est devenu sanctuaire de la République. Il a permis d’accueillir non seulement les citoyens, mais aussi les symboles vivants de la Nation : la jeunesse, les anciens combattants, les femmes, les leaders coutumiers, tous présents, unis, comme pour former le cœur battant de cette Cinquième République.
Un président fédérateur au cœur du concert africain
Jamais auparavant une investiture présidentielle au Gabon n’avait rassemblé autant de figures emblématiques du continent. En un seul lieu, en un seul moment, Brice Clotaire Oligui Nguema a réussi l’exploit diplomatique d’unir l’Afrique centrale et bien au-delà. Assis, côte à côte, Obiang Nguema Mbasogo de la Guinée équatoriale, Denis Sassou Nguesso du Congo-Brazzaville, Paul Kagamé du Rwanda, Félix Tshisekedi de la République Démocratique du Congo, Bassirou Diomaye Faye du Sénégal, Mahamat Idriss Déby Itno du Tchad, Faustin-Archange Touadéra de la Centrafrique, Mamadi Doumbouya de Guinée, Umaro Sissoco Embalo de Guinée-Bissau, Adama Barrow de Gambie, et John Dramani Mahama du Ghana étaient présents. Même Jacob Zuma l’ancien président de l’Afrique du Sud, n’a pas voulu rater un tel évènement. Un véritable concert panafricain, rare et historique.
L’assistance venue des quatre coins du monde.
Le symbole est fort. Très fort. Le stade d’Angondjé a, pour un jour, été bien plus qu’une arène sportive. Il a mérité son nom de Stade de l’Amitié. Car c’est là, en ce lieu, que des pays parfois divisés par l’histoire et les tensions ont vu leurs chefs d’État se donner l’accolade. Même si l’on n’a pas vu d’embrassade directe entre le Rwanda et la RDC, la simple présence de Paul Kagamé et Félix Tshisekedi dans les gradins du même événement est déjà un exploit diplomatique signé Oligui Nguema. Des pourparlers discrets en coulisses ? Peut-être. Mais le geste est là, fort, parlant.
Et puis, ce moment inoubliable : Brice Clotaire Oligui Nguema tendant le flambeau indigène gabonais à Mamadi Doumbouya dont le pays, la Guinée-Conakry, poursuit sa transition, comme un passage de relais entre deux peuples frères, deux trajectoires de refondation. Plus qu’un symbole, un pacte silencieux entre les générations africaines en quête d’émancipation.
Une investiture entre la République et les ancêtres
Il aurait pu choisir la froideur du protocole, l’asphalte du pouvoir administratif. Il a préféré une alliance rare et magistrale : celle du droit républicain et de la mémoire ancestrale. Après avoir prêté serment devant la Cour constitutionnelle, les parlementaires et d’autres institutions, Brice Clotaire Oligui Nguema a aussi reçu les symboles traditionnels du commandement : la canne du chef, la torche de l’éclaireur, la sagaie du guerrier, la peau sacrée de la Panthère, les incantations des sages.
Ce n’est pas anodin. Là où d’autres se sont contentés du formalisme institutionnel, lui a convoqué l’invisible. Il a fait appel aux esprits, aux totems, aux aïeux. Il a renoué le lien brisé entre l’État moderne et les fondations spirituelles du peuple gabonais. Dans une société marquée par la profondeur des traditions, cet acte a résonné comme une réconciliation. Une réparation. Un retour au socle.
La fumée des herbes sacrées, les prières murmurées aux quatre points cardinaux : tout disait que cette investiture était bien plus qu’un changement de président. C’était une renaissance de la Nation. Et il l’a dit dans son discours d’investiture en ces termes : « L’homme qui se tient aujourd’hui devant vous ne célèbre ni sa victoire, ni celle d’une ethnie. Il veut rendre hommage à la renaissance d’une nation. »
Un serment pour le futur, un pacte de l’espérance
Le 3 mai 2025 ne s’oubliera pas. Il appartient désormais à l’imaginaire collectif. Il est une étoile dans la constellation de l’Histoire gabonaise. Brice Clotaire Oligui Nguema n’a pas simplement pris le pouvoir. Il a pris la main de son peuple. Et ensemble, ils ont marché, dignes et fiers, vers la Cinquième République. Une République où le sacré et le politique, l’Afrique et le monde, l’ancien et le nouveau, ne s’opposent plus mais coexistent. Une République où l’homme d’État est aussi un fils du village, un frère d’armes, un père de la patrie. Oui, ce 3 mai 2025, le Gabon s’est levé. Non pas pour regarder un président, mais pour voir naître une espérance.
« Alors même que nous entrons dans la Vème République, il a besoin de nous tous, il a besoin de vrais patriotes, il a besoin de tous les bâtisseurs pour poursuivre son œuvre ». C’est l’ardent souhait de Luther Steeven Abouna Yangui, qui a permis à cette administration, à l’instar de plusieurs autres des secteurs public et privé, de célébrer jeudi dernier la fête du Travail avec enthousiasme. Dans le Dôme de la Baie des Rois, l’ambiance était à son paroxysme et cette journée, fêtée à travers la planète pour la reconnaissance des efforts des travailleurs, a été marquée par un vibrant appel à l’exemplarité et à l’engagement, lancé par le Directeur général.
Dans son allocution pour la circonstance, Luther Steeven Abouna Yangui a rendu un vibrant hommage à tous les agents de la Direction générale de la comptabilité publique et du Trésor pour leur professionnalisme et leur dévouement, tout en soulignant leur rôle stratégique dans la gestion des finances publiques et le développement du Gabon. L’occasion pour lui de rappeler les avancées significatives réalisées en 2024, notamment la modernisation des outils comptables, la digitalisation des processus de paiement, l’introduction du paiement par mobile monnaie et la réhabilitation des postes comptables.
Tout en soulignant les efforts fournis par les plus hautes autorités, en tête desquelles le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, le DG de la DGCPT, encourage ses collaborateurs et les exhorte à suivre l’exemple du premier Bâtisseur : « Regardez autour de vous, regardez comment des montagnes de sable ont laissé place progressivement à une multitude d’immeubles et nous devons nous en inspirer. Dans la même dynamique, je souhaite saisir l’occasion de cette célébration pour féliciter solennellement le premier travailleur gabonais, le bâtisseur en chef, Monsieur le président de la République, chef de l’État, Son Excellence, président Brice Clotaire Oligui Nguema », a déclaré Abouna Yangui.
Bâtir le Gabon nouveau
Dans le même registre, le Directeur général de la DGCPT a fixé les orientations que doivent suivre tous les agents de son administration : « Notre mission pour bâtir le Gabon nouveau est d’assainir les finances publiques. La vision d’une administration modernisée, digitalisée, renovée et exemplaire constitue une source d’inspiration majeure pour les réformes engagées au sein de notre direction générale », a-t-il précisé.
L’accompagnement du Trésor public dans l’accomplissement de l’œuvre de reconstruction du Gabon entreprise par le président de la République, doit se sentir à ses côtés. « Alors même que nous entrons dans la Vème République, il a besoin de nous tous, il a besoin de vrais patriotes, il a besoin de tous les bâtisseurs pour poursuivre son œuvre. Et pour citer l’écrivain et journaliste canadien Jules-Paul Tardivelle, « Le vrai patriote s’inquiète non du poste qu’il doit occuper dans la patrie, mais du rang que la patrie doit atteindre parmi les nations. » Mes chers collaborateurs, l’administration publique contemporaine ne peut se satisfaire d’une gestion approximative ni d’une éthique vacillante. Au trésor public, nous devons être l’incarnation vivante des valeurs, de probité, de sincérité, de disponibilité, de rigueur, de discipline, de transparence, mais aussi d’innovation et de solidarité ».
Le Directeur général qui a tenu à célébrer cette journée mémorable en compagnie de tous les employés de son administration, s’est joint à la mêlée, brisant toutes les barrières hiérarchiques pour ne considérer que la solidarité entre collaborateurs et a lancé, avec enthousiasme un rappel solennel. « Je vous invite à demeurer aujourd’hui et plus que jamais, des agents de confiance, à respecter scrupuleusement les règles qui régissent notre corporation. A protéger les données et les ressources et à cultiver avec fierté l’honneur d’appartenir au trésor public. Le trésor public est et doit rester l’une des colonnes vertébrales de l’État. À ce titre, il se doit d’être résilient, dit et irréprochable », a conclu le Directeur général Luther Steeven Abouna Yangui.
A quelques heures de la prestation de serment du président de la République élu, Brice Clotaire Oligui Nguema, le Rassemblement pour la patrie et la modernité (RPM), par la voix son président intérimaire, Jean Robert Goulongana, réaffirmait, vendredi 2 mai dernier, dans une déclaration solennelle, son soutien indéfectible au chef de l’État et l’invitait à maintenir le cap fixé depuis le coup de la libération du 30 août 2023.
Par cette prise de parole, le Rassemblement pour la patrie et la modernité (RPM) exhorte le président de la République élu, qui a été investi samedi 03 mai dernier, à demeurer fidèle à la ligne directrice amorcée dès les premières heures de la Transition : reconstruire le pays, restaurer la souveraineté nationale et garantir la dignité des citoyens. Le parti d’Alexandre Barro Chambrier se positionne ainsi comme un partenaire loyal et constructif tout au long de ce septennat, en s’engageant à veiller à la concrétisation des engagements présidentiels, notamment dans les domaines sociaux, économiques, environnementaux et démocratiques.
Un plébiscite sans équivoque salué par le RPM
Revenant sur les résultats du scrutin présidentiel du 12 avril 2025, validés par la Cour constitutionnelle, le 25 avril, le RPM a salué avec ferveur la victoire éclatante de Brice Clotaire Oligui Nguema, crédité de 94,85 % des suffrages exprimés. Ce score, qualifié de triomphal, reflète, selon le président intérimaire, Jean Robert Goulongana, « la volonté souveraine du peuple gabonais et son adhésion pleine aux idéaux de paix, de progrès et de justice sociale » portés par le président élu.
La hiérarchie du RPM se réjouit également du déroulement du scrutin, saluant une organisation jugée libre, transparente et démocratique, dont la crédibilité a été unanimement reconnue tant par les observateurs nationaux qu’internationaux. Le climat apaisé et corroboré par le civisme de la population ayant suivi la proclamation des résultats contraste fortement, selon le communiqué, avec les tensions ayant émaillé les précédentes échéances électorales.
Une campagne dynamique au service d’un projet fédérateur
Jean Robert Goulongana attribue cette victoire retentissante à la dynamique enclenchée par une campagne électorale maîtrisée, soutenue par une large frange des forces vives du pays. Une mobilisation nationale autour d’un projet de société ambitieux : «Bâtissons l’édifice nouveau pour notre essor vers la félicité », qui incarne, aux yeux du RPM, la vision d’un Gabon réconcilié, fort et prospère.
Rappelant son soutien affirmé, depuis le coup de libération du 30 août 2023, le RPM salue le leadership du président Oligui Nguema qui, en moins de deux ans, a su impulser des réformes structurelles majeures, redorer l’image du pays sur la scène internationale et poser les jalons d’un développement inclusif et durable.
À l’aube de ce nouveau mandat, le RPM réitère son attachement aux idéaux de la Ve République naissante et se déclare résolument engagé, aux côtés du chef de l’État, pour traduire dans les faits les aspirations profondes du peuple gabonais que sont, notamment, la paix, la stabilité, l’équité, la bonne gouvernance, l’unité nationale et la prospérité partagée.
Le secrétaire permanent de la FESTAC (Fédération des syndicats des travailleurs des caisses affiliées à la CIPRES) a prononcé, à l’occasion de la Fête du 1er mai 2025, une déclaration vigoureuse pour dénoncer l’ancrage persistant de la précarité dans le monde professionnel, malgré des décennies de combats syndicaux.
Dans son allocution marquée de gravité mais empreinte d’espérance, le leader syndical a rendu un hommage à la résilience des travailleurs, saluant leur ténacité à revendiquer des droits fondamentaux dans un environnement souvent hostile. Pour Richard Ndi Bekoung, l’heure est venue de fédérer les énergies autour d’une ambition partagée : garantir à chaque citoyen l’accès à un emploi décent. Un emploi respectueux de la dignité humaine, offrant une rémunération équitable, un environnement sécurisé et propice à l’épanouissement personnel. « Le marché du travail est encore marqué par de profondes inégalités. Mais c’est ensemble, dans l’unité et la solidarité, que nous pourrons faire triompher l’idéal d’un travail digne pour tous », a-t-il affirmé avec conviction.
Face à un monde professionnel en constante mutation, il a insisté sur l’importance stratégique de la formation continue. Pour le syndicaliste, il est impératif que chaque travailleur puisse accéder à des compétences actualisées, en adéquation avec les nouvelles exigences du marché.
Richard Ndi Bekoung a également appelé à une synergie entre pouvoirs publics et secteur privé. Il plaide pour une convergence des politiques de formation et d’emploi avec les réalités économiques contemporaines. Il exhorte à l’instauration de mesures publiques incitatives, favorisant les entreprises socialement responsables, respectueuses des droits des travailleurs et engagées dans la création d’emplois stables et durables.
En cette Journée internationale des travailleurs, le Syndicat des travailleurs des industries minières et métallurgiques, par la voix de son secrétaire général Joscelain Lebama, a lancé un appel vibrant à la mobilisation, dans un climat social de plus en plus délétère. Loin des festivités convenues, le syndicat a opté pour une célébration militante, empreinte de gravité et de détermination.
Dès les premières paroles, le ton est donné : « ce 1er mai ne sera ni folklorique, ni anecdotique. Il se veut un moment de recueillement collectif et de réveil des consciences ». Cette journée n’est pas une simple commémoration. Elle incarne la mémoire des luttes passées, le refus des injustices présentes et l’exigence d’un avenir plus équitable » a-t-il martélé Joscelain Lebama. À travers ce message, le STRIMM rappelle que chaque conquête sociale est le fruit d’une lutte opiniâtre, jamais le résultat d’une simple faveur.
Le discours du secrétaire général du STRIMM a abordé ensuite les tensions internes qui secouent l’entreprise COMILOG, dénonçant une atmosphère délétère où la parole des salariés est étouffée et où la peur a remplacé la confiance. Le syndicat déplore l’effondrement du dialogue social, pilier fondamental d’une gouvernance saine. Le slogan de la « Grande famille COMILOG » sonne désormais creux, trahi par des pratiques de favoritisme, d’exclusion et d’arbitraire. « Le temps du silence complice est révolu. Les cadres doivent retrouver le chemin du courage, de l’intégrité et de la loyauté envers les valeurs qui ont fondé cette maison », insiste le secrétaire général du STRIMM.
Fidèle à sa ligne de conduite, le syndicat annonce son refus de participer aux cérémonies officielles qualifiées de « vitrines sans consistance ». Il privilégie une commémoration authentique entre affiliés, au sein du foyer des travailleurs, symbole de leur unité et de leur engagement. « Ce n’est qu’unis et disciplinés que nous pourrons imposer le respect de nos droits », a réitéré Joscelain Lebama en appelant à une mobilisation massive pour soutenir les négociations en cours avec la direction générale.