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Gabon : Les élèves du Lycée Technique National Omar Bongo bientôt au contact de leur identité culturelle

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Le 30 mai prochain, le LTNOB vibrera au rythme de la culture et de l’identité gabonaise à l’occasion de la première édition de la Journée culturelle baptisée «Ma terre».

Portée par l’artiste et parlementaire de la transition, Annie-Flore Batchiellilys, cette initiative entend inviter les élèves à un retour symbolique vers leurs origines, à travers le thème «Mon héritage, voyage en terre ancestrale».

Selon Gabonreview, Annie-Flore Batchiellilys et son collaborateur Landry Onguele, ont récemment présenté aux élèves les fondements de ce projet. L’événement vise à raviver chez les jeunes le lien avec leur patrimoine culturel, tout en les sensibilisant à l’importance des relations humaines et aux impacts néfastes de la délinquance sur leur avenir.

Pour plusieurs élèves de cet établissement, cette journée promet une immersion inédite dans un héritage parfois méconnu, mais essentiel à la construction de soi.

Gabon : Les ministres du nouveau gouvernement ont prêté serment

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Trois jours après leur nomination, les membres du tout premier gouvernement de la Cinquième République ont officiellement prêté serment ce jeudi 8 mai 2025. La cérémonie s’est tenue devant le président Brice Clotaire Oligui Nguema et les membres de la Cour constitutionnelle.

Ce nouveau gouvernement est composé de 30 ministres, d’un Vice-président de la République et d’un Vice-président du gouvernement. Sept nouvelles personnalités ont fait leur entrée dans l’équipe gouvernementale et deux anciens ministres ont été promus au rang de ministre d’État.

Dans une ambiance solennelle, chaque membre du gouvernement a prêté serment consacré devant les juges constitutionnels : « Je jure de respecter la Constitution et l’Etat de droit, de remplir consciencieusement les devoirs de ma charge dans le strict respect de ses obligations de loyauté à l’égard du Chef de l’Etat, de garder religieusement, même après la cessation de mes fonctions, la confidentialité des dossiers et des informations dont j’aurais eu connaissance dans l’exercice de celles-ci ».

Cette cérémonie marque le véritable début de la mission du gouvernement, qui est fortement attendu sur le terrain des chantiers lancés par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema. Face aux nombreux défis que traverse le pays, qu’ils soient sociaux, économiques ou politiques, chaque ministre devra faire preuve de sérieux, d’efficacité et rester proche des besoins de la population.

Gabon : Port-Gentil sous le choc après un tir mortel qui soulève des questions

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La mort de Franzy Nguembi, abattu, le 2 mai dernier, par un policier, continue de susciter une vive émotion à travers le pays. Survenue dans un quartier résidentiel du 2ᵉ arrondissement de la cité pétrolière, cette tragédie, dont les circonstances demeurent floues, interroge sur la conduite des forces de l’ordre et soulève, une fois encore, la question de leur encadrement sur le terrain.

Face à l’onde de choc provoquée par cet événement, les autorités semblent vouloir réagir. Selon le journal en ligne Gabon Mail Info, l’Inspection générale des forces de police nationale a dépêché une équipe depuis Libreville pour mener une enquête approfondie sur le terrain. Le fonctionnaire impliqué dans les faits a été placé en garde à vue et son audition devrait permettre d’éclaircir le déroulement exact de ce drame. Par cette vive réaction de la hiérarchie, faut-il y voir le signe d’une prise de conscience réelle de la hiérarchie policière, ou s’agira-t-il d’un nouvel épisode sans suite tangible ?

Car derrière ce fait divers, beaucoup voient ressurgir des inquiétudes bien connues : les bavures policières, la gestion opaque des affaires sensibles et un sentiment persistant d’impunité. Les appels à une enquête indépendante et transparente se multiplient, portés par la famille de la victime et plusieurs voix de la société civile. La justice parviendra-t-elle à faire la lumière sur ce dossier et à restaurer la confiance entre citoyens et forces de sécurité ? Là est toute la question.

Si cette affaire devait être traitée avec rigueur et impartialité, elle pourrait représenter un tournant dans la gestion des abus au sein des forces de l’ordre. À l’inverse, un traitement bâclé ou une absence de sanctions crédibles renforcerait la fracture déjà visible entre la population et les institutions républicaines. Pour l’instant, seul l’avenir dira si le drame de Franzy Nguembi aura servi à éveiller les consciences ou s’il s’ajoutera à la tristement liste des affaires oubliées.

Gabon : Réclamation du remboursement des frais d’écolage au Lycée Djoué Dabany, Nicole Assélé rassure

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La fille de Jean Boniface Assélé, fondateur de LDD, est sortie de son silence, ce jeudi 8 mai 2025, face aux réclamations des parents d’élève, pour s’exprimer, avec l’autorisation de son père, sur la situation préoccupante liée au remboursement des frais d’écolage.

Face aux parents d’élève, Nicole Assélé s’est voulue rassurante, évoquant des engagements fermes et un retour à l’ordre dans la gestion de l’établissement. « Je pense qu’on s’est bien entendu. J’ai pris des engagements que nous allons respecter », a-t-elle déclaré à l’issue d’une réunion avec les parents d’élèves. Son objectif est clair : remettre de « l’ordre » dans « leur lycée ». Et de marteler : « Mon père s’est engagé à payer, et il va falloir payer !» Un communiqué officiel, annonçant la date des remboursements, devrait être publié dans les prochains jours. Il concernera environ 1 400 parents impactés par cette situation, selon une consœur de Gabon Actu, qui a recueilli sur place les témoignages de plusieurs parents.

Rappelons que certains élèves avaient été orientés au Lycée Djoué Dabany par le ministère de l’Éducation nationale. Au cours de l’année scolaire 2021-2022, Jean Boniface Asselé avait réuni les parents pour leur exposer une difficulté majeure : l’État gabonais rencontrait des retards dans le paiement des frais de scolarité. En conséquence, il avait été demandé aux familles de préfinancer les frais d’écolage, avec la promesse d’un remboursement une fois les fonds seraient versés par l’État.

Gabon : Réclamation du remboursement des frais d’écolage au Lycée Djoué Dabany, Nicole Assélé rassure

Un parent d’élève résume l’échange avec l’administration au Lycée Djoué-Dabany.

Mais depuis lors, silence radio. Les parents, toujours en attente de remboursement, se sont rendus au ministère de tutelle pour obtenir des éclaircissements. Sur place, ils ont appris avec stupeur que ces frais avaient déjà été intégralement réglés par l’État. Cette révélation a été jugée choquante et injuste par les concernés.

Face à cette situation, de nombreux parents ont exprimé leur colère en allant à l’établissement scolaire. La rencontre de ce jeudi, entre l’administration, Nicole Assélé et les parents d’élèves a permis d’amorcer un dialogue apaisé. « Ils ont été véridiques avec nous. Il y a eu une mauvaise gestion, ce qui a causé un manque de liquidités dans les caisses de l’établissement », a déclaré un parent à la sortie des négociations. Malgré les frustrations accumulées, l’ambiance semblait à l’apaisement. Les parents saluent l’écoute dont ils ont enfin bénéficié et ont l’espoir d’une résolution rapide du dossier.

Mali : Le ministre de la communication face aux responsables des médias s’explique sur la suspension des activités politiques

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Dans un contexte politique national marqué par suspension des activités des partis et associations à caractère politique, Alhamdou Ag Ilyène, a rencontré le mercredi 7 mai 2025, les responsables des médias privés maliens ainsi que ceux du public. Cette rencontre, qui s’est tenue dans la capitale malienne, visait à apporter des clarifications essentielles sur cette mesure gouvernementale controversée.

Dans les discussions, le ministre de la Communication, de l’économie numérique et de la modernisation de l’administration, Ag Ilyène, a exposé les raisons profondes qui ont motivé la décision du gouvernement de Transition. Il a insisté sur le fait que ce décret constitue une « mesure conservatoire » dictée par un « profond attachement à la stabilité, à la souveraineté de l’État et à la volonté du peuple malien », telle qu’exprimée lors des récentes concertations nationales.

Le ministre a ensuite étayé le fondement juridique de cette suspension, en se référant à l’article 39 de la Constitution malienne. Cet article stipule que les partis politiques doivent impérativement respecter les principes fondamentaux de la nation, à savoir la souveraineté nationale, l’unité, la démocratie, l’intégrité territoriale et la laïcité de l’État. Il a rappelé que la loi n°05-047 du 18 août 2005, qui encadrait l’existence et l’organisation des partis politiques, avait été abrogée lors du Conseil des ministres du 30 avril 2025.

Forces vives de la Nation

Selon le ministre, cette abrogation s’inscrit directement dans la continuité des recommandations issues des concertations nationales des Forces vives de la Nation, qui se sont tenues à Bamako les 28 et 29 avril derniers. Ces échanges avaient mis en évidence la nécessité d’une refonte du paysage politique malien, axée sur la cohérence institutionnelle et la moralisation de la vie publique.

Pour apaiser les inquiétudes, le ministre a tenu à rassurer les acteurs médiatiques et, par leur intermédiaire, l’ensemble de la population malienne. « Il ne s’agit en aucun cas d’une interdiction définitive ou d’une remise en cause du pluralisme politique », a-t-il déclaré avec fermeté. Il a précisé que cette suspension est une mesure « temporaire» visant à instaurer un espace propice à la réflexion et à la réorganisation, dans l’objectif est de mettre en place un cadre politique plus sain et plus représentatif ».

Le Ministre a également souligné que les Assises nationales de la refondation (ANR) avaient clairement préconisé une relecture de la charte des partis politiques, afin de garantir un engagement plus efficace de ces formations et une meilleure adéquation avec les valeurs essentielles de la République.

Ne pas céder à la désinformation

Face au contexte sécuritaire préoccupant qui touche le Mali et l’ensemble du Sahel, le ministre a appelé chacun à la responsabilité, exhortant à ne pas céder à la désinformation. Selon lui, celle-ci alimente les troubles à l’ordre public. « Le Gouvernement, à travers ce décret de suspension, ne cherche qu’à préserver la paix sociale et l’ordre public », a-t-il insisté. Il a encouragé les responsables des faîtières des médias à jouer un rôle actif dans le maintien de l’ordre public et la préservation de l’unité nationale.

Enfin, le ministre a salué le rôle crucial des médias dans cette période de transition délicate. « Je vous invite à accompagner cette transition avec lucidité et responsabilité. Le Mali a besoin de paix, de discernement et d’un climat de confiance pour réussir sa refondation », a-t-il déclaré.

A signaler que cette rencontre marque une étape significative dans la stratégie de communication du gouvernement de Transition, qui cherche à informer la population sur les enjeux et les décisions majeures de cette période.

Gabon : Le premier conseil des ministres de la Cinquième République a tracé le sillon du programme gouvernemental

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Présidé par le chef de l’Etat, chef du gouvernement, le tour de table des membres de l’équipe gouvernementale a confirmé la volonté de Brice Clotaire Oligui Nguema veut aller très vite et bien pour mettre en musique son programme proposé lors de la campagne présidentielle d’avril dernier. Le chef de l’Etat a décliné les sept axes directeurs autour desquels s’organisera l’action collective du gouvernement. Tout en invitant les ministres au travail, le président de la République a distribué les cartes par une architecture exécutive rationnelle, articulée autour de la présidence (centre stratégique), du Vice-président du gouvernement (coordination), et du Secrétariat général de la présidence (discipline administrative) et départements ministériels (exécution des politiques publiques.

Ci-dessous le communiqué final qui a sanctionné les travaux de ce premier tour de table gouvernemental.

Sous la Très Haute Présidence de Son Excellence Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA, Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement, le Conseil des Ministres s’est tenu ce jeudi 08 mai 2025 à 10h00 précises au Palais de la Présidence de la République.

En ouverture des travaux, le Président de la République, Chef de l’État et Chef du Gouvernement, a salué la nouvelle équipe gouvernementale, investie de la lourde mais noble mission de traduire en actes la volonté souveraine du peuple gabonais. Par son suffrage massif, ce dernier a exprimé une aspiration claire à la rupture, à l’intégrité, à la justice et à une gouvernance efficace.

Il a ensuite tenu à remercier chaleureusement le Gouvernement pour les félicitations qui lui ont été adressées, par la voix du Vice-Président du Gouvernement, à l’occasion de son élection à la magistrature suprême.

Le Chef de l’État a rappelé que cette équipe intervient à un moment charnière de notre histoire républicaine. Elle porte l’espoir d’un nouveau pacte entre l’État et la Nation, dans le cadre d’une Ve République résolument tournée vers les résultats, la restauration de la confiance publique et la refondation de l’action de l’État.

Dans sa double qualité de Chef de l’État et de Chef du Gouvernement, il a présenté les fondements méthodologiques du travail gouvernemental, définis dans une circulaire présidentielle structurante, qui s’impose désormais comme le cadre de référence de la gouvernance sous la Ve République.

Le Président de la République a décliné sept axes directeurs autour desquels s’organisera l’action collective du Gouvernement :

  • Une gouvernance fondée sur l’efficacité, la célérité et le professionnalisme, appuyée sur une solidarité gouvernementale renforcée ;
  • L’éthique  comme  socle  d’exemplarité,  exigeant  intégrité, responsabilité, transparence et loyauté de la part de chaque ministre ;
  • Une architecture exécutive rationnelle, articulée autour de la Présidence (centre stratégique), du Vice-Président du Gouvernement (coordination), et du Secrétariat Général de la Présidence (discipline administrative) et départements ministériels (exécution des politiques publiques) ;
  • Une organisation standardisée des ministères, organes d’exécution des politiques publiques, reposant sur un modèle fonctionnel et opérationnel ;
  • Un fonctionnement cohérent des instances gouvernementales, notamment le Conseil Interministériel (préparation) et le Conseil des Ministres (décision) ;
  • Une culture de la redevabilité et du suivi de l’action publique, avec des tableaux de bord, des rapports mensuels et des séminaires trimestriels d’évaluation ;
  • Des procédures strictes en matière de nomination, encadrées par des règles précises et un formalisme rigoureux ;
  • La discipline, la méthode et l’exemplarité, comme exigences transversales dans la conduite de l’action publique.

Ensuite, le Président de la République a décliné la feuille de route du Gouvernement, articulée autour de six piliers stratégiques issus de son projet de société, lui-même structuré en quinze engagements prioritaires pour le septennat.

Chaque ministère est tenu de transmettre à la Présidence de la République, dans un délai impératif d’un mois, un état des lieux structuré et exhaustif, incluant les projets en cours, les projets à venir, ainsi que les propositions de politiques publiques nouvelles. Cette cartographie stratégique, consolidée par le Ministère de la Planification, en collaboration avec le Ministère de l’Économie et des Finances, servira de socle à l’élaboration d’un portefeuille national de projets, destiné à guider l’action sectorielle et à assurer une cohérence globale des interventions publiques.

Dans le prolongement de cette exigence de méthode, le Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement a réaffirmé ses engagements prioritaires en matière d’amélioration des conditions de vie des populations. Il a rappelé que la Ve République sera celle de l’accès universel à l’eau potable et à l’électricité, d’un système de santé souverain et performant, de la création d’un pôle numérique national, de la finalisation du réseau routier interconnecté, de la généralisation de l’accès au logement et à la propriété foncière, du soutien à l’entrepreneuriat national et à la création de champions nationaux, de l’accélération de la décentralisation et d’une réforme ambitieuse des finances publiques, articulée autour de la maîtrise des dépenses, de la diversification des recettes, et d’une meilleure allocation des ressources.

En matière de diversification économique, le Chef de l’État a insisté

sur la nécessité de relancer l’économie nationale à travers une politique proactive de création d’emplois durables et de richesses nouvelles, s’appuyant sur la transformation locale des matières premières et ressources naturelles, l’innovation et l’investissement privé. Enfin, dans une logique de performance et de reddition des comptes, le Président de la République a annoncé une première évaluation d’étape à l’issue des 100 premiers jours. Cette évaluation permettra de mesurer, de manière concrète, l’état d’avancement des orientations présidentielles et d’ajuster, si nécessaire, les modalités de leur mise en œuvre.

PROJETS DE TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES

Le Conseil des Ministres a délibéré sur les affaires suivantes :

MINISTERE DE LA REFORME ET DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS

  • Projet de décret portant réorganisation des services de la Présidence de la République.

Le présent projet de décret, élaboré en application des dispositions de l’article 95 de la Constitution, définit l’organisation des services de la Présidence de la République.

Dans le cadre de la réorganisation institutionnelle induite par l’entrée en vigueur de la Constitution du 19 décembre 2024, ce décret vise à structurer l’ensemble des services destinés à accompagner le Président de la République dans l’exercice de ses compétences constitutionnelles.

Désormais, les services de la Présidence de la République s’articulent autour des entités suivantes :

  • la Vice-Présidence de la République ;
  • la Vice-Présidence du Gouvernement ;
  • le Secrétariat Général de la Présidence ;
  • le Cabinet du Président de la République ;
  • l’État-major particulier du Président de la République ;
  • le Conseil National de Sécurité ;
  • le Secrétariat Général du Gouvernement.
  • Projet de décret fixant les modalités de la coordination de l’action gouvernementale.

Pris en application des dispositions des articles 69 et 95 de la Constitution, le présent projet de décret fixe les modalités de la coordination de l’action gouvernementale par le Vice-Président du Gouvernement qui aura désormais en charge les relations entre l’Exécutif et le Législatif sous l’autorité du Président de la République.

L’entrée en vigueur de la loi référendaire n°002-R/2024 du 19 décembre 2024 portant Constitution de la République Gabonaise marque ainsi le début de la cinquième République, en ce qu’il prévoit que le Vice- Président du Gouvernement assiste le Président de la République, Chef du Gouvernement.

A ce titre, il est chargé, entre autres, de :

  • convoquer et présider les Conseils et Comités interministériels ;
  • étudier, en liaison avec les départements ministériels concernés, les dossiers soumis à l’examen du Conseil interministériel ;
  • proposer au Président de la République l’ordre du jour du Conseil des ministres, assurer le suivi de l’exécution de ses décisions, et veiller à la régularité du fonctionnement de l’administration centrale ainsi que de l’ensemble des services publics.
  • Projet de décret fixant les attributions et le fonctionnement du Conseil Interministériel ;

Pris en application de l’article 95 de la Constitution, le présent décret fixe les règles d’organisation, de fonctionnement et les attributions du Conseil interministériel, organe de coordination placé sous l’autorité du Président de la République, Chef de l’État et Chef du Gouvernement.

Présidé par délégation par le Vice-Président du Gouvernement, le Conseil interministériel est chargé de l’examen préalable des affaires nouvelles ou urgentes soumises par les membres du Gouvernement, en amont du Conseil des ministres.

Le décret précise les modalités de convocation, les responsabilités du Secrétariat Général du Gouvernement en matière de préparation des dossiers, les obligations de transmission des projets ministériels, ainsi que le processus d’adoption et de suivi des décisions.

Il institue une rigoureuse chaîne de coordination administrative visant à garantir la célérité, la rigueur et la transparence du travail gouvernemental.

  • Projet de décret règlementant les procédures d’adoption, promulgation et de publication des textes législatifs et règlementaires.

Pris en application de l’article 95 de la Constitution, fixant le cadre juridique, procédural et institutionnel relatif à l’élaboration, l’adoption, la promulgation et la publication des textes législatifs et réglementaires.

Ce   décret   définit   une chaîne   normative   rigoureuse et une méthodologie gouvernementale harmonisée dans la production normative. Il clarifie les rôles respectifs des ministères initiateurs, du Secrétariat Général du Gouvernement, du Conseil d’État, du Conseil des Ministres et du Parlement, dans une logique de sécurisation juridique, de rationalisation des procédures, et de renforcement de la qualité de la norme.

Le projet de décret précise notamment :

  • les modalités de préparation des avant-projets de textes, leur validation ministérielle ou interministérielle, et les consultations techniques nécessaires ;
  • le processus d’examen, de validation et de soutien des projets de textes en Conseil Interministériel, puis en Conseil des Ministres ;
  • le rôle du Conseil d’État pour avis, avant l’adoption formelle des projets par les instances délibérantes ;
  • les procédures spécifiques aux décrets, ordonnances, lois ordinaires, lois organiques, lois de finances et lois référendaires, y compris les exigences de contreseing, de contrôle constitutionnel et de ratification parlementaire le cas échéant ;
  • la procédure de promulgation, y compris les possibilités de seconde lecture par le Parlement à l’initiative du Président de la République ;
  • Enfin, les règles précises de numérotation, datation et publication des textes au Journal Officiel, assurées par la Direction des Publications Officielles.

Ce décret constitue un instrument stratégique de gouvernance normative, visant à garantir la transparence, la traçabilité et l’efficacité dans l’action normative du Gouvernement, en parfaite cohérence avec les exigences de la Constitution de la Ve République.

MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION CHARGE DE L’INTEGRATION ET DE LA DIASPORA

  • Projet de loi portant Ratification de l’Accord portant sur la conservation et l’utilisation durable de la biodiversité biologique marine des zones situées au-delà de la juridiction nationale, signé le 20 septembre 2023 à New York, aux Etats-Unis.

Le présent projet de loi, pris en application des articles 113 et 114 de la Constitution Gabonaise, autorise la ratification de l’Accord portant sur la conservation et l’utilisation durable de la biodiversité biologique marine des zones situées au-delà de la juridiction nationale (BBNJ), signé à New York, aux Etats-Unis, le 20 septembre 2023.

Aussi, vise-t-il à offrir aux Etats la possibilité de disposer d’un cadre juridique universel de la gouvernance des océans qui soit solide, complet, cohérent et résilient afin de relever les défis actuels de la santé, la productivité et la résilience du milieu marin au-delà des juridictions nationales, représentant près des deux tiers de l’océan mondial et promouvoir un partage équitable des avantages découlant de l’utilisation des ressources génétiques marines des zones ne relevant pas de la juridiction nationale.

EN MATIERE DE POLITIQUE GENERALE

MINISTERE DE LA FEMME, DE LA FAMILLE ET DE LA PROTECTION DE L’ENFANCE

Le   Conseil   a    pris   bonne   note    de   la    communication        relative    à l’organisation, le 15 mai 2025, de la Journée internationale des Familles, placée sous le thème : « Un monde, une famille : construire des ponts entre les générations ».

Enfin, le Conseil des Ministres a entériné plusieurs mesures individuelles, dont les principales portent sur les nominations suivantes :

PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE SECRETARIAT GENERAL

  • Secrétaire General :Mme Murielle MINKOUE MEZUI ép MINTSA MI OWONO.
  • Secrétaire Général Adjoint : M. MATSINGUI MBOULA Fortuné.

SECRETARIAT DU CONSEIL DES MINISTRES

  • Conseiller Spécial, Secrétaire du Conseil des Ministres : M. Yves D. Sylvain MOUSSAVOU BOUSSOUGOU.
  • Conseiller Spécial, Secrétaire Adjoint du Conseil des Ministres : Mme Elza Ritchuelle BOUKANDOU.

DEPARTEMENT DU PROTOCOLE D’ETAT

  • Conseiller Spécial, Chef de Département : Mme Marie-Edith TASSYLA-YE- DOUMBENENY.
  • Conseiller  Spécial,   Chef   de   Département   Adjoint   1   :                  Colonel   Yves MOUKAGNI.
  • Conseiller Spécial, Chef de Département Adjoint 2: M. Norbert NKOGHE EKOUAGHE.

DEPARTEMENT POLITIQUE, SUIVI-EVALUATION DES POLITIQUES PUBLIQUES ET DU PROJET DE SOCIETE

  • Conseiller Spécial, Chef de Département : M. Lambert OWONO.
  • Conseiller   Spécial,    Chef   de    Département   Adjoint   1:    M.                   Germain BIAHODJOW.
  • Conseiller Spécial, Chef de Département Adjoint 2 : Mme Edith OKERY.
  • Conseiller Spécial, Chef de Département Adjoint 3 : M. Régis MAYOMBO.
  • Conseiller Spécial, Chef de Département Adjoint 4 : M. Steeve Davin MOUGHIAMA.
  • Conseiller Spécial, Chef de Département Adjoint 5 : Mme Raïssa NANA. DEPARTEMENT DIPLOMATIE
  • Conseiller Spécial, Chef de Département : M. Hervé INGUENZA.
  • Conseiller Spécial, Chef de Département Adjoint 1 : Mme Yasmine PENGUET.
  • Conseiller Spécial, Chef de Département Adjoint 2 : Mme Florentine IWENDA.

DEPARTEMENTJURIDIQUE

  • Conseiller Spécial, Chef de Département: M. Télésphore ONDO.
  • Conseiller Spécial, Chef de Département Adjoint 1: Mme Lydie Scholastique PAILLAT.
  • Conseiller Spécial, Chef de Département Adjoint 2 : Mme KOMBA BANGO. DEPARTEMENT ECONOMIE, FINANCES, DETTE ET LUTTE CONTRE LA VIE CHERE
  • Conseiller Spécial, Chef de Département : M. Jean Hermann NZEBI.
  • Conseiller Spécial, Chef de Département Adjoint 1: M. Jean Aimé Christian DIWASSA.
  • Conseiller Spécial, Chef de Département Adjoint 2: Mme Elise NTSAME

ОВАМЕ.

  • Conseiller Spécial, Chef de Département Adjoint 3: Mme Lucie DAKER AKENDENGUE.

DEPARTEMENT EAU ETELECTRICITE

  • Conseiller Spécial, Chef de Département : M. SINDZI SOMBANGOYE.
  • Conseiller Spécial, Chef de Département Adjoint : M. Léopold EVAH.

DEPARTEMENT HYDROCARBURE, MINES, GEOLOGIE TRANSFORMATION

  • Conseiller Spécial, Chef de Département : M .Arnaud Calixte ENGANDII.
  • Conseiller Spécial, Chef de Département Adjoint 1: M. François MBONGO RAFEMO BOURDETTE.
  • Conseiller Spécial, Chef de Département Adjoint 2 : M. Jonas RABENKOGO.

DEPARTEMENT ENTREPREUNARIAT, EMPLOI ET TRAVAIL

  • Conseiller Spécial, Chef de Département : M. Nicolas NGUEMA.
  • Conseiller Spécial, Chef de Département Adjoint : M. Théophane NGWONI NGWONI.

DEPARTEMENT TRAVAUX PUBLICS ET INFRASTRUCTURES

  • Conseiller    Spécial,    Chef    de    Département     :    M.     Alain                   Simplice BOUNGOUERES.
  • Conseiller   Spécial,    Chef   de    Département   Adjoint   :    Mme Aurélie NTOUTOUME.

DEPARTEMENT DE LA MER, LA PECHE ET DE L’ECONOMIE BLEUE

  • Conseiller Spécial, Chef de Département : M. Fabrice Augan NTCHANGO
  • Conseiller Spécial, Chef de Département Adjoint 1 : M. Arnaud OSSEKE NDJOMBOUET.
  • Conseiller Spécial, Chef de Département Adjoint 2 : M. Georges MBA- ASSEKO.

DEPARTEMENT ADMINISTRATION DU TERRITOIRE ET DECENTRALISATION

  • Conseiller Spécial, Chef de Département : M. Willy ONTSIA.
  • Conseiller Spécial, Chef de Département Adjoint : M. Gaillard ASSOUMOU.

DEPARTEMENT SANTE

  • Conseiller Spécial, Chef de Département : M. Wenceslas YABA.
  • Conseiller Spécial, Chef de Département Adjoint : Docteur OKOME Régine.

DEPARTEMENT COMMUNICATION

  • Conseiller Spécial, Chef de Département : Mme Lydie Patricia MOUELLET BASSISSA.
  • Conseiller Spécial, Chef de Département Adjoint 1 : M. Gaétan Evrard OBIANG ETOUGHE.
  • Conseiller   Spécial,    Chef   de    Département    Adjoint    2    :                  Mme        Rose OGOUEBANDJA.
  • Conseiller Spécial, Porte-parole de la Présidence de la République : M. Théophane BIYOGHE.
  • Conseiller Spécial, Porte-parole de la Présidence de la République adjoint 1: Mme Mélodie SAMBAT.
  • Conseiller Spécial, Porte-parole de la Présidence de la République adjoint 2: Mme Annie MEYO.
  •  

DEPARTEMENT FONCTION PUBLIQUE

  • Conseiller Spécial, Chef de Département : M. Jean François MOUSSOUNDA.
  • Conseiller Spécial, Chef de Département Adjoint : Mme Ingrid Orphise LITCHANGOU BAMBOU p MOUTSIENDI.

DEPARTEMENTAGRICULTURE, EAUX ET FORETS, DEVELOPPEMENT DURABLE ET ENVIRONNEMENT

  • Conseiller Spécial, Chef de Département :Mme Ginette NGOMBE MIKIELA ep ITOUDI BIGNOUMBA.
  • Conseiller Spécial, Chef de Département Adjoint :M. Gilles Christian MANGONGO.

DEPARTEMENT EDUCATION, FORMATION PROFESSIONNELLE ET ENSEIGNEMENT SUPERIEUR

  • Conseiller Spécial, Chef de Département : Professeur Franck IDIATA.
  • Conseiller Spécial, Chef de Département Adjoint : M. Brice Alain NTENGO. DEPARTEMENT SPORT ET CULTURE
  • Conseiller Spécial, Chef de Département : M. Paul Ulrich KESSANY.
  • Conseiller Spécial, Chef de Département Adjoint : M. Jean Claude NDJIMBI. CABINET DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE
  • Directeur de Cabinet Privé : Conseiller Spécial, Mme Virginie WAURA ep ETENO.
  • Directeur de Cabinet Privé Adjoint : Conseiller Spécial, M. Benjamin NTOUKA.
  • Chef de Cabinet Civil : Conseiller Spécial, M. Dieudonné FOUNGA.
  • Chef de Cabinet Civil Adjoint : Conseiller Spécial, Mme Margarette OGANDAGA.
  • Chef de Cabinet Militaire : Conseiller Spécial, Lieutenant-Colonel NEMBE Macaire.
  • Chef de Cabinet Militaire Adjoint : Conseiller Spécial, Lieutenant- Colonel NGABINA ODOUMA Audry Hart-mann.

Conseillers Spéciaux du Président de la République :

  • Mme Danielle MBASSI MEPINAULT;
  • Mme Aleysia NYNGONE ;
  • M. Walter Eldrige MEYE M’ONDO ;

Conseillers du Président de la République :

  • Capitaine DIPENDE KOUMBA Léandre;
  • Capitaine Stephen OBOUBA LEBIBI;
  • Capitaine Karl MBANDJI;
  • Capitaine Walker ABESSOLO;
  • Yannick LOUMBANGOYE;
  • Victor KOUNA;
  • Linsey Simone EMBINGA.

SECRETARIAT DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

  • Chef Secrétariat, Secrétaire Particulière : Mme Marie-Antoinette COUILLATAUP JOUMAS ep DOMINGOS.
  • Chef Secrétariat adjoint 1:Mme Stephy Charles ANGUILE.
  • Chef Secrétariat adjoint 2 : Mme Sidonie NDJOROGO ESSANGA.
  • Secrétaires :
    • Widricia NKIELEAYIGA;
    • Marie Louise Natacha RABENKOGO.

CONSEIL NATIONAL DE SECURITE

  • Secrétaire Général: M. Gérard ONDJAMBI ONGUIA.
  • Secrétaire Général Adjoint: Général de Brigade Parfait MOUKADY.

GARDE REPUBLICAINE

  • Commandant en Chef de la Garde Républicaine : Général de Brigade Antoine BALAKIDRA.

INSPECTION DES SERVICES DE LA GARDE REPUBLICAINE

  • Inspecteur General : Général de Brigade Eugène LEMAMI.

MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION, CHARGE DE l’INTEGRATION ET DE LA DIASPORA

  • Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République Gabonaise, près le Benelux, représentant permanent auprès de l’Union Européenne et de l’OEACP : M. Régis IMMONGAULT TATANGANI

Gabon : Séraphin Moundounga dans ses nouveaux habits de Vice-président de la République

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Nommé à ce poste par le président de la République, le 5 mai 2025, l’ancien président du Conseil économique, social et environnemental a officiellement pris ses nouvelles fonctions, ce mercredi 7 mai.

Séraphin Moundounga succède à Joseph Owondault Berre, qui a occupé ce poste pendant la Transition. Dans ses nouvelles fonctions, le Vice-président de la République aura pour mission d’épauler le chef de l’Etat, Brice Clotaire Oligui Nguema, dans ses importantes responsabilités.

Lors de son discours circonstanciel, à l’occasion de son installation, le Vice-président de la République a appelé tous ses collaborateurs à se montrer unis et engagés : « Je compte sur tout le monde pour qu’on soit à la hauteur de la confiance que le président de la République m’a accordée », a-t-il déclaré. Et d’insister sur l’importance du travail collectif.

Très motivé à accomplir ses nouvelles fonctions avec toute son énergie et de toute sa volonté, il a affirmé qu’il ne ménagera aucun effort pour s’investir pleinement dans la mission de bâtir le « nouveau Gabon ». Son expérience dans la vie politique et administrative devrait l’aider à relever les nombreux défis qui l’attendent.

Originaire de Moabi, dans le sud-ouest du Gabon, Séraphin Moundounga, enseignant de formation, a été élu député à l’Assemblée nationale en 1990, où il a été tour à tour secrétaire général du groupe parlementaire du Parti démocratique gabonais (PDG), avant d’accéder à la questure, qu’il occupera jusqu’à son entrée au gouvernement en 2009, sous le régime d’Ali Bongo, à la tête du département ministériel de l’Education nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Séraphin Moundounga est réputé pour sa droiture, son sérieux et son dévouement.

Après le scrutin tumultueux de la présidentielle de 2016, il s’exile en France durant tout le second septennat d’Ali Bongo. Rentré au bercail, après le « coup de libération » d’août 2023, il s’est vu confier la présidence du Conseil économique, social et environnemental (CESE) par le pouvoir de Transition.

Après le plébiscite de Brice Clotaire Oligui Nguema à la présidentielle d’avril dernier, Séraphin Moundounga est nommé aux prestigieuses fonctions de Vice-président de la République, où il a été installé sur son fauteuil, le 7 mai, par Guy Rossatanga, le secrétaire général de la présidence de la République.

Gabon : Les résolutions du Dialogue national inclusif sur les partis en point de mire après la rencontre du chef de l’Etat avec la classe politique

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Dans sa volonté de « restaurer » le paysage politique national, le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a reçu les responsables des partis politiques dans le but d’assainir ce milieu quelquefois confus et déconnecté des réalités du pays. S’appuyant sur les recommandations faites au terme du Dialogue national inclusif d’avril 2024, le chef de l’Etat tient à les rendre opérantes.

À l’issue de ces échanges, le Chef de l’État a annoncé la création de deux commissions stratégiques. La première aura pour mission de rédiger une nouvelle loi sur les partis politiques, dans l’esprit des recommandations du Dialogue national dans l’objectif de moraliser la vie politique et de garantir un fonctionnement plus transparent et plus rigoureux des formations politiques. La seconde commission s’attellera à une révision du redécoupage des sièges sur l’ensemble du territoire national, afin d’assurer une représentation plus équitable des populations dans les futures institutions.

Pour cette initiative hautement bénéfique pour l’avenir politique du pays, le président de la République, qui a toujours milité pour le consensus, a lancé un appel fort à tous les acteurs politiques, avec lesquels il tient à avoir une collaboration franche, dans un esprit patriotique et républicain, loin des calculs partisans, pour consolider les bases d’une démocratie plus crédible pour l’entrée du Gabon dans la nouvelle République.

Gabon : Les résolutions du Dialogue national inclusif sur les partis en point de mire après la rencontre du chef de l’Etat avec la classe politique

Les responsables des partis politiques à l’audience accordée par le président de la République.

L’adhésion d’au moins 18 000 militants

A noter que les recommandations du Dialogue national inclusif avaient marqué des conditionnalités pour rendre le paysage politique plus conséquent avec les réalités du pays. Selon les exigences émises par les commissaires, des préalables ont été établis pour la création et le fonctionnement de toutes les formations politiques en République gabonaise. En ce qui concerne spécifiquement la création d’un parti, il est dorénavant exigé l’adhésion d’au moins 18 000 militants répartis sur l’ensemble du territoire national. Brice Clotaire Oligui Nguema ne voulant pas déroger à cette nouvelle règle, tient à sa mise en exécution. Et de rappeler : « … pour la création et le fonctionnement de tout parti politique, il faut avoir un siège et un compte bancaire. C’est vous qui l’avez retenu au dialogue national. Je ne suis pour rien. Pour le maintien d’un parti existant, il faut avoir au moins cinq parlementaires et au moins trente élus locaux aux prochaines élections. Enfin, s’agissant de la réalité des adhésions et du fonctionnement des partis, la liste des adhérents devra se baser sur le NIP et la soumission au contrôle de la Cour des comptes. Et tout ceci, c’est encore vous qui l’avez exigé au dialogue national », a évoqué le chef de l’Etat.

La ferme volonté

Certes, ces dispositions ne font point l’affaire de certains chefs de parti et même de plusieurs hommes politiques. Pour cause, l’explosion incontrôlée dans la création des partis, depuis la Conférence nationale de 1990, a favorisé un véritable tohu-bohu dans ce secteur, devenu une profession pour des politiciens en rupture de ban avec leur vocation primaire. Pour plusieurs observateurs de la scène politique, cette initiative s’inscrit dans la ferme volonté des autorités étatiques à rendre le terrain politique aux véritables politiciens, capables de réfléchir sur le devenir et le développement du pays. Les partis politiques devraient devenir des champs d’échanges, qui pourraient susciter des débats constructifs et émettre des avis promotionnels pour l’intérêt de la nation.

Les travaux des deux commissions auront essentiellement une vision sur les échéances électorales fixées par le code électoral et confirmer le retour à l’ordre constitutionnel sur des bases solides, justes et apaisées. Les jours à venir seront donc décisifs pour le travail que devront fournir les deux commissions.

[Tribune libre] : Tout autorité vient de Dieu et de Dieu Seul

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Romains 13 v 1 : << Que toute personne soit soumise aux autorités supérieures ; car il n’y a point d’autorité qui ne vienne de Dieu, et les autorités qui existent ont été instituées de Dieu. >>

La méditation de ce verset biblique et l’observation de l’exercice du pouvoir par ceux qui sont investis de l’autorité dans les nations du monde, m’ont emmené à comprendre que seul Dieu est le détenteur du pouvoir absolu. Ce pouvoir est encadré par des lois et des principes spirituels dont la violation peut attirer la colère de l’Éternel.

Il y a une chose dont Dieu est jaloux, c’est sa gloire. Depuis que le monde existe, Dieu n’a jamais voulu partager sa gloire, (Ésaïe 42 v 8) : << Je suis l’Éternel, c’est là mon nom ; et je ne donnerai pas ma gloire à un autre, ni mon honneur aux idoles.>>

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L’homme le plus puissant du monde à son époque

Nous pouvons ne pas croire en Dieu et attribuer notre ascension sociale ou nos succès à des pratiques mystiques ou ésotériques, c’est notre droit le plus absolu, mais cela n’affecte pas cette vérité biblique annoncée plus haut. Pharaon d’Égypte, Ramsès II, au temps de Moïse, était l’homme le plus puissant du monde à son époque. Il croyait que ses pouvoirs venaient des dieux qu’il adorait (dieu soleil, déesse lune, etc. ), mais Moïse lui prouva le contraire.

En effet, Dieu dit à Moïse, va dire à Pharaon : <<…Car cette fois, je vais envoyer toutes mes plaies contre ton cœur, contre tes serviteurs et contre ton peuple, afin que tu saches que nul n’est semblable à moi sur toute la terre. Si j’avais étendu ma main, et que je t’eusse frappé par la mortalité, toi et ton peuple, tu aurais disparu de la terre.  Mais, je t’ai laissé subsister, afin que tu voies ma puissance, et que l’on publie mon nom par toute la terre. >> (Exode 9 v 13 à 16 ).

La Parole de Dieu reste éternelle et immuable. Si tous, nous admettons que Dieu est omnipotent, alors, donnons-lui toute la gloire sans partage, sachant qu’en toute chose, il a le dernier mot.

Il le sait d’avance

 Et si nous croyons qu’il est omniscient, donc ce qui nous arrive dans la vie ne le surprend pas et ne l’émeut pas, il le sait d’avance (Jérémie 1v 4 à 5 ) et, surtout, il connaît la fin de toute chose, dès le commencement.

Trois choses sont essentielles pour qu’un dirigeant politique puisse attirer la grâce du Très-Haut et affermir son pouvoir dans une nation : la recherche de la justice pour le bien du peuple, comme ce fut le cas du roi Salomon, la crainte de Dieu et l’humilité (2 Chroniques 1 v 7 à 12, Proverbes 9 v 10 et Proverbes 15 v 33).

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Il n’y a pas dans la vie d’un être humain, un domaine qui échappe au contrôle de Dieu. Nous pouvons ignorer sa présence ou la mépriser, cependant, il est là prêt à agir s’il le faut.

La Parole de Dieu déclare, dans Proverbes 8 v 15 à 16 : << Par moi les rois règnent, et les princes ordonnent ce qui est juste ; par moi gouvernent les chefs, les grands, tous les juges de la terre. >>

Dieu auprès du peuple

Dans ce passage, aucun détenteur du pouvoir dans le monde, n’est mis à l’écart. Un dirigeant politique est donc un « serviteur » de Dieu auprès du peuple. Souvenons-nous de la confession de feu président Omar Bongo Ondimba avant sa mort : << Dieu ne nous a pas donné le droit de faire du Gabon ce que nous sommes en train de faire…>>.

Ne l’oublions jamais, nous passerons tous, mais le Gabon demeurera. À chacun de jouer sa partition pour notre essor vers la félicité.

Ponce Pilate dit à Jésus : << Est-ce à moi que tu ne parles pas ? Ne sais-tu pas que j’ai le pouvoir de te crucifier, et que j’ai le pouvoir de te relâcher ?>>

Jésus répondit : << Tu n’aurais sur moi aucun pouvoir, s’il ne t’avait été donné d’en haut.>> ( Jean 19 v 10 à 11 )

Jésus était en train de dire à Ponce Pilate que le pouvoir que tu as, c’est Dieu, mon Père, qui te l’a donné, il peut te le retirer à tout moment si je le lui demande.

En ma qualité de serviteur de Dieu, de Docteur de la Parole, mon vœu le plus ardent est que tout citoyen gabonais, dans cette 5ème République, soit habité par la crainte de Dieu, car elle est source de sagesse.

Que Dieu bénisse le Gabon !

Yvon Bamba, Ministre de Dieu, leader du Ministère prophétique Rhéma (MPR), homme politique et cadre administratif.  

Liberté de la presse au Gabon : Entre espoirs de transition et devoirs d’amélioration

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Chaque 3 mai, la communauté internationale célèbre la Journée mondiale de la liberté de la presse, instaurée par les Nations Unies en 1993. Cette date fait écho à la Déclaration de Windhoek adoptée en Namibie en 1991, qui plaide pour un journalisme libre, pluraliste et indépendant, notamment en Afrique.

La Journée mondiale de la liberté de la presse, célébrée le 03 mai de chaque année revêt une importance capitale : elle permet de sensibiliser les citoyens et les gouvernements à l’importance d’une presse libre, de rendre hommage aux journalistes victimes de violences ou de censure, mais aussi de mettre en lumière les atteintes à la liberté de la presse à travers le monde.

Un bond historique du Gabon dans le classement RSF 2025

Le classement mondial de la liberté de la presse 2025, publié par Reporters sans frontières (RSF), marque une avancée spectaculaire pour le Gabon, qui passe de la 56ᵉ à la 41ᵉ place, avec un score de 70,65/100. Cette progression place le Gabon devant plusieurs grandes nations occidentales. Notamment, l’Italie, qui se classe à la 46ᵉ place et les États-Unis, se classant désormais à la 57ᵉ place, soit 16 places derrière le Gabon

Ce bond de 15 places traduit une dynamique nouvelle depuis l’arrivée au pouvoir du général Brice Clotaire Oligui Nguema, au pouvoir depuis août 2023. Dans un environnement régional encore marqué par la censure et les pressions politiques sur les médias, le Gabon se distingue nettement.

Les dix recommandations de RSF pour un élan durable

Malgré cette avancée significative, RSF appelle à la prudence et à la vigilance. Ainsi, alors que le Gabon amorce une nouvelle phase politique sous la présidence d’Oligui Nguema, Reporters sans frontières (RSF) propose dix mesures clés pour consolider durablement la liberté de la presse. Il s’agit, d’abord, de modifier les articles ambigus du Code de la communication de 2016, œuvre d’Alain Claude Bilie-By-Nze (alors ministre de la Communication), source d’insécurité juridique pour les journalistes, et de garantir un accès équitable à l’information, notamment pour les médias indépendants.

RSF recommande aussi de condamner publiquement les agressions contre les journalistes et d’engager des poursuites contre leurs auteurs, tout en mettant un terme aux intimidations exercées par les forces de sécurité.

L’organisation appelle à cesser les suspensions arbitraires de médias et à associer les journalistes à la désignation des membres de la Haute autorité de la communication (HAC). Elle suggère également de réviser la loi sur la HAC, notamment son article 55, qui autorise des sanctions sans réelle concertation, et de rendre plus transparent le processus d’accréditation des journalistes étrangers.

Enfin, RSF encourage la formation des juges et des forces de l’ordre aux nouvelles règles encadrant les délits de presse, ainsi que l’instauration d’un financement équitable et transparent des médias, débarrassé de tout favoritisme. Ces recommandations visent à instaurer un environnement médiatique plus libre, équilibré et responsable.

Entre deux ères : le bâillon d’Ali Bongo, l’ouverture sous Oligui Nguema

La liberté de la presse au Gabon ne peut être analysée sans évoquer la rupture radicale entre la gouvernance d’Ali Bongo Ondimba et celle de l’actuel président de la Transition. Sous le régime Bongo, la presse était largement muselée : les médias publics servaient d’organe de propagande, dédiés à chanter les louanges du pouvoir. Les médias privés critiques faisaient face à des intimidations, des suspensions fréquentes, voire des poursuites judiciaires. L’auto-censure était devenue la norme, la peur omniprésente.

En revanche, depuis la chute d’Ali Bongo en août 2023, le pays vit une libéralisation sans précédent du paysage médiatique. Des médias indépendants ont pu reprendre la parole, des journalistes ont dénoncé les abus passés sans être inquiétés, et les débats se sont diversifiés dans l’espace public. Ce changement d’environnement explique en grande partie le bond de 15 places dans le classement de RSF 2025.

La Journée mondiale de la liberté de la presse 2025 a une résonance particulière pour le Gabon, qui s’extrait de l’ombre d’un passé autoritaire pour entrevoir une presse libre et plurielle. Si la gouvernance d’Ali Bongo a laissé l’image d’un pouvoir verrouillant l’information, celle de Brice Oligui Nguema marque une parenthèse d’ouverture. À condition que les recommandations de RSF soient pleinement intégrées, le Gabon pourrait devenir un modèle en Afrique centrale en matière de liberté de la presse. La vigilance citoyenne, la mobilisation des journalistes et la volonté politique devront ensemble écrire la suite de cette transition.