C’est par le biais d’une déclaration virulente publiée sur sa page Facebook, ce jeudi 26 juin 2025, que l’ancien candidat à la présidentielle d’avril dernier et leader du Large Rassemblement Arc-en-ciel, a vivement critiqué l’opacité qui entoure l’étape du dépôt des comptes de campagne à la Cour des comptes.
À en croire l’homme politique, l’État gabonais n’a déboursé aucun franc pour financer les campagnes électorales des candidats en lice, mais exige pourtant de ces derniers un dépôt en bonne et due forme de leurs états financiers. Un paradoxe que Stéphane Germain Iloko Boussengui juge inacceptable, d’autant plus que les institutions impliquées semblent elles-mêmes dépassées par la procédure.
Selon lui, la Cour constitutionnelle, censée garantir le bon déroulement du processus démocratique, se montre incapable d’assurer une coordination minimale avec le ministère de l’Intérieur. En renvoyant les candidats vers un document fantôme – inexistant dans la législation électorale en vigueur – elle alimente un climat de confusion inquiétant. « Si la procédure était limpide et respectée, peut-on affirmer avec certitude que le président élu lui-même a respecté les plafonds autorisés ? Rien n’est moins sûr », ironise l’ancien candidat dans sa publication.
Le président du Large Rassemblement Arc-en-ciel va plus loin en dénonçant ce qu’il considère comme une stratégie politique visant à disqualifier certains anciens candidats sous prétexte de non-dépôt. À ses yeux, cette menace d’inéligibilité est une manœuvre cousue de fil blanc, destinée à évincer de potentiels adversaires à l’avance, dans une logique de verrouillage du jeu démocratique.
Il n’épargne pas non plus ceux qui, malgré les nombreuses embûches institutionnelles, ont volontairement pris part au scrutin. Leurs réticences actuelles à rendre publics leurs comptes de campagne, sous prétexte que les fonds provenaient de sources privées, seraient, selon lui, symptomatiques d’une certaine duplicité et d’un déficit de transparence vis-à-vis de leurs propres équipes. « La démocratie gabonaise mérite davantage que ces simulacres procéduraux et ces exclusions déguisées », conclut-il, appelant à un sursaut éthique et institutionnel.
Lors du Conseil des ministres du vendredi 30 mai 2025, le président Brice Clotaire Oligui Nguema, a décidé l’interdiction d’exporter le manganèse brut à partir du 1er janvier 2029 et de privilégier sa transformation locale. Cette décision, comme il fallait s’y attendre, semble avoir été mal accueillie par Eramet, la maison-mère de la Comilog, principal exploitant de cette matière première au Gabon, qui met en avant l’incapacité industrielle du pays, principalement son insuffisance énergétique et même de la main-d’œuvre qualifiée. Dans une interview fleuve accordée à certains de nos confrères, L’ancien Administrateur directeur général de Comilog et ancien ministre du Pétrole, Marcel Abeké, a balayé ces insinuations du revers de la main. Synthèse.
D’entrée, Marcel Abeké a signalé le souhait, depuis des décennies, des pouvoirs publics gabonais de transformer les ressources minières localement. Ce projet, vieux de près d’une cinquantaine d’années, était cher à Omar Bongo, qui avait fait de la formation de certains cadres gabonais par la Société de ferromanganèse de Paris-Outro (SFPO) comme prémices de la transformation locale du manganèse.
Sur les inquiétudes exprimées sur la faisabilité technique et énergétique pour la transformation locale à grande échelle et les investissements prévus pour 2029, date butoir pour la transformation locale du manganèse.
L’ancien Administrateur directeur général de la Comilog ne voit aucune raison particulière de s’inquiéter sur la capacité pour un pays souverain, comme le Gabon, quant à la mobilisation des moyens pour rendre réalisables tous les projets qu’il aimerait entreprendre. « Le Gabon a décidé de la transformation de toute sa production de manganèse, il ne serait plus possible d’exporter du manganèse brut. C’est donc aux opérateurs du secteur de prendre toutes les dispositions pour que d’ici les trois ans accordés par l’Etat, pour n’exporter que des produits finis. L’exportation concernera désormais le silico-manganèse ou le ferromanganèse. Certains opérateurs ont compris le message et ont déjà commencé à s’investir sur les projets pour être prêts avant la date indiquée. »
A propos des arguments d’Eramet concernant les problèmes d’infrastructures, de l’énergie et des zones industrielles.
Marcel Abéké rappelle qu’avant la réalisation de l’Ecole des mines et de la métallurgie de Moanda (E3MG), dans laquelle Comilog a investi, il n’y avait pas suffisamment d’énergie pour son opérationnalité. C’est une question de volonté. Et la volonté politique s’est exprimée par Omar Bongo et aussi de la part du management d’Eramet de l’époque. Une coopération s’est alors instituée entre les deux parties. L’Etat gabonais a investi dans le Grand Poubara pour la production de l’électricité, et Eramet a investi dans la partie industrielle. C’est dans le même esprit qu’il faut donc inscrire les grandes orientations données par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema. Qui peut se traduire par : « On vous donne trois ans pour être prêts ». D’autant plus que ces orientations ne datent pas d’aujourd’hui, mais du temps d’Omar Bongo, dans les années 70, et reprises par ses successeurs. D’où l’inauguration de l’E3MG en 2015, avec la volonté affichée d’avoir de moins en moins de produits bruts exportés.
Pourquoi un retard à l’allumage, d’autant que la décision s’était déjà manifestée ?
Selon Marcel Abeké, « il n’y a pas de retard. D’autant plus que l’usine a été inaugurée en 2015 et, actuellement, le Gabon produit du silico-manganèse. La transformation du manganèse se compose d’une partie chimique appelée le manganèse métal et une partie de pyrométallurgie. Il s’agit maintenant d’intensifier cette production pour diminuer la quantité de brut au profit de la quantité transformée, en investissant un peu plus dans les usines de transformation. En ce qui concerne le problème d’énergie électrique, quand le Grand Poubara a été construit, avec une production de 160 MWH, avec un potentiel de 280 MWH, la moitié avait été réservée pour les investissements de la Comilog et aussi pour des opérateurs miniers, comme Gabon Mining et la société chinoise basée à Ndjolé. Il suffira donc de réfléchir à accroître la capacité du Grand Poubara. Il y a aussi un potentiel énergétique à travers tout le Gabon. Il existe donc des possibilités d’interconnexion, c’est une question de volonté. Si c’est pour cela qu’Eramet veut de la résistance, c’est mal venu. »
Les montages financiers pour la réussite du pari
Pour le financement, il en existe plusieurs types comme, par exemple, ceux conventionnels et ceux issus d’associations entre les différents producteurs ou partenaires, comme cela existe dans d’autres secteurs. Les usines actuelles de la Comilog ont été financées par des partenaires internationaux
Le Gabon est aujourd’hui suffisamment outillé en matière de main-d’œuvre qualifiée pour relever le défi. Quand on veut quelque chose, on met les moyens. On a voulu du Complexe métallurgique de Moanda (CMM) et on y a mis les moyens. Justement pour le CMM, dont l’équipement est d’origine chinoise, on a envoyé des collaborateurs, des ingénieurs et des techniciens en Chine, pendant six à dix-huit mois, pour se former. Ils sont revenus. Ce sont ces cadres actuellement aux commandes. Pour la maîtrise ou l’exécution, il y a des programmes de formation mis au point sur place à Moanda. Et aujourd’hui, dans la salle de contrôle de l’usine, il n’y a que des Gabonais. D’où la création de l’Ecole des mines, qui s’est muée en Ecole des mines et de métallurgie, en prévision justement de la transformation des mines qui était déjà envisagée, et qui forme des ingénieurs et des techniciens supérieurs. Une anticipation en quelque sorte. Ces personnes doivent maintenant être utilisées, puisque c’était dans la perspective de limiter la main-d’œuvre extérieure et l’exportation des matières brutes. Ce qui permet d’avoir des produits à forte valeur ajoutée.
A propos de formation, à part l’E3MG, y a-t-il des partenariats avec d’autres écoles pour le cap de 2029 ?
Bien sûr qu’il y a des partenariats avec d’autres écoles, mais l’E3MG est suffisamment outillée pour former la main-d’œuvre nécessaire. Il avait été même question d’élargir l’accès à d’autres étudiants des pays de la sous-région. Il nous faut maintenir l’effectif nécessaire et former la quantité nécessaire de personnes qualifiées.
Dans son interview du 16 juin, la PCA d’Eramet Bories a déclaré : « Transformer localement le manganèse au Gabon reviendrait à mettre à mettre au Gabon, deux fois la capacité de transformation de l’Europe », quelle interprétation en fait le gouvernement ?
Marcel Abeké juge cette information infondée. Pour lui, le chef de l’Etat n’a jamais déclaré que les dix millions de tonnes de manganèse soient effectifs en trois ou quatre ans. Il a dit : « Je ne veux plus entendre parler de manganèse brut à l’export ». Mais entretemps, on peut le faire d’une manière progressive et arriver, plus tard, à 10 millions de tonnes. « Il faut le faire de manière progressive, au fur et à mesure qu’on prend des dispositions énergétiques ou autres. A Poubara, il y avait de l’énergie disponible. Qui doit utiliser cette énergie ? C’est Comilog, c’est Eramet, c’est MGM ou d’autres », a estimé l’ancien membre du gouvernement de la Transition.
Pour lui, « il faut faire en sorte que les choses puissent se produire selon le souhait du gouvernement. De toutes les façons, c’est une orientation qui a été prise par les plus hautes autorités du Gabon, il ne peut en être autrement. Il n’est pas question de faire de la résistance, il faut s’asseoir et voir la faisabilité de cette décision », a-t-il estimé. Tout en conseillant que ce n’est pas en faisant de la résistance qu’ils amèneront le président Brice Clotaire Oligui Nguema à changer d’avis. « Pas en posant dix mille conditions comme : « Il faut une énergie peu chère, une énergie propre, une énergie bleue, etc. »
Et de déclarer : « J’en sais quelque chose, parce que pour le CMM, c’est moi qui ai négocié les prix de l’énergie. Bon, à l’époque de la négociation, c’était beau d’exiger de l’Etat gabonais le prix de 10 francs le KWH. Mais quand on demande au Gabon 10 francs le KWH, nos usines qui étaient à l’extérieur du pays, étaient largement au-dessus de 15 francs. Pourquoi venez-vous demander au Gabon des tarifs que vous n’exigez pas aux autres ? Nous sommes, comme on a tendance à le dire, un petit pays, mais le taux d’industrialisation n’a rien à voir avec la démographie. »
Sur les déclarations de la PCA d’Eramet, qui remet en cause la capacité de transformation du manganèse par le Gabon.
Marcel Abeké est clair : « Je crois que ce n’est pas une bonne interprétation des choses. Là, on voit encore qu’il n’y a pas une certaine volonté, parce que c’était une condition de plus qu’on pose, pour faciliter la réalisation de cet objectif des autorités gabonaises. On prend un élément de plus. On prend le chiffre de 10 millions de tonnes, pour diviser par trois, ça donne un peu plus de 3 millions de tonnes de produits finis. C’est peut-être cela la capacité en Europe, qui doit être de 2 millions ou 2,5 millions et puis on se dit voilà. Si on fait cela, vous allez devoir produire 3 millions de tonnes de ferromanganèse ou de silicone. Ce n’est que cela que nous avons demandé. Nous, on a dit que nous voulons mieux gérer nos ressources naturelles. Et si on comprend cela, je crois qu’on a compris tout le reste. Nous voulons mieux gérer nos ressources naturelles, parce qu’il ne faut pas oublier que cette société voulait monter à 15 millions de tonnes. Alors, vous divisez les réserves par 15 millions de tonnes, vous allez vous retrouver avec une durée de vie d’exploitation du gisement de Moanda de vingt ans. Et après, il va falloir parler de l’après-manganèse. »
Un défi lancé au Gabon ?
« Ce n’est pas loin de ça », reconnaît l’ancien ADG de la Comilog. « Mais moi je dis que les autorités ont très bien réfléchi. Cela fait plus de soixante ans qu’on exploite le minerai brut. Et en soixante ans, l’Etat gabonais a formé des jeunes. Il y a, au Gabon, des gens qui savent calculer. On n’a pas attendu des gens de l’extérieur pour nous montrer comment il fallait exploiter une mine. Les mines aujourd’hui, au Gabon, peuvent être exploitées par les Gabonais, à l’exclusion de tous les autres. On ne veut chasser personne, je crois qu’on a besoin de tous les autres pour travailler ensemble dans la même synergie. Mais on ne veut pas qu’on vienne nous imposer des choses. On a aussi été chez les autres, on sait comment ça se passe. On ne s’est jamais imposé chez les autres. Et quand on arrive chez nous, on aimerait bien que les gens nous respectent. Quand on prend une décision, les gens doivent entrer dans les dispositions de ces décisions », a-t-il déclaré.
Que répondre à ceux qui pensent que les pays africains ne doivent pas viser une telle ambition de la souveraineté en matière de transformation de manganèse ?
Marcel Abeké pense que le Gabon trace sa propre voie. « Nous ne sommes pas les seuls. Il y a beaucoup de pays qui se sont lancés dans la transformation. Des pays comme l’Indonésie, la RDC, le Botswana, et plein d’autres qui pensent qu’il est temps qu’on lève le pied sur les matières brutes et qu’on essaie de nous amener un peu plus de valeur ajoutée. C’est comme cela qu’on va se développer, et non prendre tous les produits pour les exporter, avec tous les problèmes que cela pose. Il faut exporter dix millions de tonnes sur le chemin de fer, vous voyez ce que cela peut faire ? Alors que si on transforme, cela correspondra peut-être à deux millions de tonnes de produit raffiné. C’est quand même plus facile de gérer deux millions de tonnes par rapport à dix millions de tonnes. Les deux millions peuvent vous rapporter plus, en plus de la création des emplois. Vous allez voir des sociétés qui vont se créer dans les différents secteurs liés à la production de brut, avant d’aller dans le secteur transformé », estime M. Abeké.
Des opérateurs craignent une rupture brutale, des frictions économiques pour ces acteurs déjà implantés
L’ancien ministre répond : « Il n’y a pas de raison de crainte. Je crois qu’il s’agit seulement de manifester sa volonté d’aller dans le sens des pouvoirs publics. Quand on a fait le CMM, nous avons posé les premières conditions, les pouvoirs publics ont manifesté de la compréhension et ils ont dit : « Nous allons faire Poubara ». Et on ne s’était pas aligné, je crois qu’on n’allait pas faire grand-chose. Les pouvoirs publics ont pris leurs responsabilités et ont réalisé Poubara. C’est une question de compréhension mutuelle. La preuve, vous avez les autres opérateurs qui n’ont pas réagi. Ils ont opté pour la réflexion. Et dès qu’on aura bien regardé tous les contours, on pourra se rapprocher des pouvoirs publics pour dire : faisable ou pas faisable, ou faisable sous telles conditions ; mais ce n’est pas en faisant de la résistance. »
Le Gabon ambitionne de capter de la valeur ajoutée localement, cette volonté s’inscrit-elle dans une dynamique continentale ?
Sans sous-entendu, Marcel Abeké estime que la décision du Gabon est souveraine. « Je ne sais pas si ces pays du continent se sont entendus, ou si c’est vraiment une coïncidence. Mais la tendance est celle-là, aller vers plus de valeur ajoutée sur place. Cela concerne tous les produits, même dans le secteur de l’agriculture. Nous, on essaie de faire dans la production du manioc. Mais si vous allez à Gafou, vous allez trouver des petites boîtes, toutes faites, avec la farine de manioc « Made in Gabon » des Plateaux Batéké. A l’époque, on sortait les tubercules, on en faisait de la pâte de manioc et on s’arrêtait là, ou on pouvait en vendre. Mais maintenant, on va plus loin. La tendance est celle-là et on la retrouve dans tous les pays, aussi bien dans les ressources minières que dans les produits agricoles, que d’autres secteurs ou produits. »
Au-delà de l’économie, cette décision à une symbolique forte, celle du président de la République d’affirmer une souveraineté sur la chaîne des valeurs. Quel message envoyé aux partenaires internationaux, aux investisseurs et à l’opinion publique sur le sens politique et économique de cette mesure ?
L’ancien ministre affirme ne pas juger les décisions des autres, mais bien celles du Gabon. « Les différents pays sont souverains. Cette souveraineté va se manifester aux plans industriel et économique. Tous les pays feront tout pour essayer de remonter vers la chaîne de valorisation de tous les produits, et faire en sorte que la valeur ajoutée puisse être ramenée au fur et à mesure. Donc, on remonte dans la chaîne de la valeur ajoutée des différents produits. Pour les pays comme le nôtre, on a suffisamment de force pour imposer aux opérateurs qui opèrent chez nous, les nouvelles dispositions. Il ne s’agit pas de les chasser. Il faut que l’Etat donne quand même plus d’orientations, parce que les opérateurs sont aussi perdus. Sinon, c’est l’opérateur qui fait ce qu’il veut et, pendant longtemps, ce sont les opérateurs qui faisaient la loi. Maintenant, des Etats comme les nôtres, bien que petits, sont tout de même puissants. On peut aider le pays aussi. On peut donner un certain nombre d’éléments au pays sur l’extérieur, sur ce qui se passe. Mais le pays aussi a des informations, on n’est plus à l’époque coloniale. Aujourd’hui, on a la main-d’œuvre qualifiée, des gens sur place. Si vous allez dans la plupart des sociétés, vous verrez que toutes les usines sont pilotées par des Gabonais. Donc, il faut que les opérateurs nous respectent un peu plus. »
La compétitivité de l’offre gabonaise, plus complexe ou plus coûteuse, pour le transport. Comment arriver à maintenir l’attractivité commerciale de son manganèse transformé dans un marché globalisé et concurrentiel ?
Marcel Abeké est sans détour : « Les produits transformés ne représentent pas le même volume que les produits bruts. Si on baisse côté brut, le transport sera soulagé, plus organisé et connaîtra un peu moins de problèmes. Pas besoin d’énumérer les problèmes que nous avons aujourd’hui, parce qu’avec l’intensité actuelle, on n’a pas nécessairement le temps pour faire ce qu’il faut, en termes de surveillance de la voie, de l’entretien. Peut-être qu’en faisant comme les autres, avec des voies électriques. Mais pour le moment, avec ce qu’on a, il faut faire avec. Les produits transformés ont moins de problèmes, à cause de la quantité. Il y a des pays qui disposent de l’énergie mais qui ont une main-d’œuvre plus coûteuse. Nous, on a une main-d’œuvre, peut-être moins chère, mais peut-être qu’on a moins d’énergie. C’est difficile de trouver un pays qui a tout, qui a l’équilibre parfait, avec l’énergie moins cher, la main-d’œuvre moins chère, cela n’existe pas. Même si vous allez en Chine, vous allez trouver une main-d’œuvre moins chère, mais vous avez de l’énergie qui coûte beaucoup plus chère. »
Pour cette réforme, la question de l’emploi est centrale. Eramet évoque 10 460 emplois soutenus par Comilog et Setrag. Quelles sont les opportunités économiques qu’ouvre cette politique en termes d’emplois ?
Pour l’ancien ADG, il y aura encore plus d’emplois que ceux actuellement réclamés par Eramet. « Il y aura beaucoup plus d’emplois. Aujourd’hui, nous n’avons que le minerai brut. Demain, nous aurons le minerai transformé dans des installations particulières. Des installations qui demandent énormément de qualifications, d’énergie. Cela veut dire qu’il va falloir des barrages et autres, pour créer des emplois. Les usines, qui seront installées, doivent être entretenues. Il faudrait qu’il y ait des gens qualifiés pour les entretenir. Là, on est en pyrométallurgie, où il y a beaucoup de chaleur. Ce sont des métiers particuliers. Il y aura donc de la formation pour les gens qui y vont travailler. Et puis, il faut transporter ce personnel. Si tout le monde arrive à jouer le jeu, on est parti pour au moins dix mille emplois. »
Les emplois au Gabon pourraient détruire ceux d’ailleurs
M. Abeké coupe net : « Nous avons besoin des emplois pour les Gabonais. Donc, la valeur ajoutée revient ici au Gabon. C’est une conception lancée depuis de nombreuses années. Les opérateurs ont peut-être manqué d’un tout-petit de volonté. Aujourd’hui, les responsables ont pensé qu’il était temps de pousser un peu plus les opérateurs à prendre leurs responsabilités. Cette initiative date depuis longtemps. Les opérateurs ont seulement traîné les pieds. »
Le Gabon pourra-t-il tenir tête à une entreprise comme Eramet, lorsqu’on sait comment se comportent ces grands groupes face aux pays africains. Le Gabon peut-il tenir face à Eramet ?
« Nous sommes des partenaires, mais il y a un qui amène les moyens, qui est le financier, l’autre dispose de son minerai. Il dispose de son sous-sol et dit : « Tu exploites mon sous-sol, tu dois face ceci ou cela ». C’est d’ailleurs les conditions actuellement posées aux gens du fer. On a dit : « Vous venez, vous prenez le fer, mais la finalité c’est de transformer ce fer localement », déclare Marcel Abeké.
Résolution des problèmes à Moanda ?
L’ancien ADG de LA Comilog a semblé marché sur des œufs. « Pour ce qui concerne l’employabilité, c’est évident, c’est clair. Puisque, quand on a commencé, on est passé de 1500 à 2000 personnes. Ce qui veut dire qu’il y a eu 500 emplois directs, en plus des emplois indirects, par des sociétés sous-traitantes de cette nouvelle entreprise qu’on venait de mettre en place. Donc, si demain, au lieu d’avoir une seule usine, ou bien une usine de plus avec cette capacité, on va avoir beaucoup plus d’emplois et résoudre le problème d’employabilité », a-t-il annoncé.
Les plaintes à Moanda où les populations sont actuellement précarisées
Toujours précautionneux, Marcel Abeké se prononce avec circonspection : « Il faut poser cette question, je crois, aux gens qui sont sur place. Parce que, entre mon départ et maintenant, il y a des choses qui m’échappent. Je sais comment je gérais ce personnel. Maintenant, comment se sont passées les choses ? Aujourd’hui, la société a évolué différemment. Peut-être que les responsables ont pris les décisions appropriées et, par rapport au contexte, peut-être dans ce cadre, cela ne rencontre pas l’assentiment des collaborateurs. »
Comilog étant membre du groupe Eramet, pourra-t-elle suivre la voie tracée par Brice Clotaire Oligui Nguema ?
Marcel Abeké est catégorique : « Ont-ils le choix ? Non ! Le minerai est là. Si l’Etat décide de prendre des dispositions par rapport à son minerai, si lui commande, Eramet devra se plier. La société doit pouvoir s’asseoir pour coopérer et puis, voir ensemble les conditions de faisabilité de cette décision récemment prise par les pouvoirs publics. Il vaut mieux négocier plutôt que de faire des observations à l’emporte-pièce. C’est mieux de regarder au lieu de dire que l’Etat doit revoir sa copie, que l’Etat doit refaire ses calculs. Dans l’Etat, il y a des personnes qui savent faire les calculs, Eramet n’est pas la seule qui sait faire des calculs. »
Et l’ancien ADG de conclure : « Je souhaiterais, pour ce qui concerne les responsables d’Eramet, qu’ils prennent conscience de cette décision prise par les pouvoirs publics et les amener à coopérer. Aussi bien qu’eux, que tous les opérateurs miniers puissent s’entendre pour la faisabilité de cette décision, qui date de plus de trente ans. Et trois décennies après, on se rend compte qu’on a valorisé à peine 5% de ce qu’on produit. On peut constater l’échec. Cela veut dire qu’on prend le taureau par les cornes et on dit aux opérateurs : « il faut faire les choses correctement, c’est ce qu’on attend de vous. »
La Fédération nationale des travailleurs des assurances tient une assemblée générale ce vendredi à 15h à la Chambre de commerce. Cette rencontre du donner et du recevoir est une première sous la cinquième République.
Plus rien ne sera plus comme avant dans le secteur des Assurances. Les professionnels de ce pan de notre société se retrouvent ce vendredi 27 juin 2025 à 15h00, à la Chambre de Commerce de Libreville.
Selon un communiqué, parvenu à notre rédaction, ce rendez-vous marquera une étape importante dans la vie du mouvement syndical et permettra de porter collectivement la voix des travailleurs du secteur des assurances et les autres branches affiliées. C’est pour cette raison que la présence de tous les membres de la formation syndicale est précieuse.
Et en participant aux travaux de cette assemblée générale, chaque membre affirme son engagement pour un syndicalisme fort, uni et représentatif.
Depuis plus d’une semaine, des pluies diluviennes frappent avec intensité les provinces du Guangdong et du Fujian. Les images relayées par les médias montrent des villes englouties, des rues transformées en torrents et des quartiers entiers envahis par les eaux.
Les autorités locales ont ordonné l’évacuation de près de 80 mille personnes dans la province du Guangdong, tandis que le nombre total des déplacés dépasse les 100 mille. Dans plusieurs localités, les crues ont submergé les infrastructures routières, bloquées les transports et provoqué des pannes d’électricité. Selon Wang Xu, porte-parole des services d’urgence, cinq escadrons de sauveteurs sont mobilisés pour secourir les populations vulnérables et assurer les évacuations dans les zones à haut risque.
Le Fujian en alerte maximale
La province voisine du Fujian n’est pas épargnée. Plus de 220 mille habitants y ont été relogés de manière préventive, alors que les précipitations continuent. Les autorités locales craignent que la situation ne s’aggrave avec la poursuite de la mousson encore plus intense, attendue dans les jours à venir.
Les effets pervers du dérèglement climatique
Ces inondations dramatiques viennent s’ajouter à une longue liste de catastrophes similaires observées à travers le monde. L’Europe, l’Amérique du Sud, l’Afrique et d’autres régions d’Asie subissent également des crues anormales et des précipitations records.
Les scientifiques pointent du doigt le réchauffement climatique, responsable du dérèglement du cycle de l’eau. L’élévation des températures globales intensifie les phénomènes météorologiques extrêmes, les rendant plus fréquents et plus dévastateurs.
Un avertissement mondial ignoré
La multiplication de ces catastrophes naturelles devrait alerter la communauté internationale. Malheureusement, les efforts de coopération restent faibles face à l’ampleur des enjeux environnementaux.
La pollution massive générée par les grandes puissances et la dégradation continue de la couche d’ozone devraient faire l’objet d’une mobilisation planétaire. Il est grand temps que les nations détournent leur énergie des conflits armés pour se consacrer à la préservation de l’écosystème commun.
Libreville, 26 juin 2025 – À l’occasion de la Journée internationale contre l’abus et le trafic illicite de drogues, célébrée chaque 26 juin, le ministre gabonais de la Santé a délivré un message d’une rare intensité. Son allocution, aussi solennelle qu’empreinte d’humanité, exhorte l’ensemble des citoyens à une mobilisation sans faille face à ce fléau insidieux qui ronge les fondements de notre société.
Sous le thème international « Les faits sont clairs : investissons dans la prévention et le traitement », le Gabon, engagé dans sa dynamique de la Ve République, s’aligne avec détermination sur les exigences mondiales de santé publique et de protection sociale. « Cette journée ne saurait être une simple commémoration de plus. Elle est un cri d’alarme, une interpellation directe à notre responsabilité collective », a martelé le Professeur Mougougou.
Une réalité glaçante, des chiffres qui interpellent
À l’échelle mondiale, les chiffres de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) sont effarants : plus de 205 millions de consommateurs de drogues, dont 25 millions souffrent de dépendance chronique. Près d’un demi-million de décès sont enregistrés chaque année, causés par des overdoses ou des pathologies connexes comme le VIH/SIDA, l’hépatite ou la tuberculose. Mais au-delà des statistiques, ce sont des familles brisées, des futurs anéantis, des communautés fragilisées, un pays amoindri.
Une menace omniprésente et pernicieuse
Pour le ministre de la Santé, le danger est désormais ancré dans les quartiers, nos établissements scolaires, les villages et les familles. La consommation de drogues, notamment la cocaïne, le cannabis ou les produits de synthèse, comme le tristement célèbre « kobolo », s’est répandue au point de devenir une bombe sociale à retardement. Face à cette situation, le gouvernement, sous l’impulsion du chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, a adopté une posture de rigueur. Des opérations musclées ont permis de démanteler des réseaux criminels, grâce à la vigilance des forces de défense et de sécurité.
Un triptyque : répression, prévention, traitement
S’il salue les efforts des forces de l’ordre, Adrien Mougougou rappelle que la répression seule ne saurait être suffisante. Elle doit être adossée à deux piliers essentiels : la prévention et la prise en charge thérapeutique. « Investir dans la prévention, c’est protéger nos enfants. Investir dans le traitement, c’est restaurer des vies. C’est un choix de société, pas une dépense, mais un investissement social et humain durable », a-t-il insisté.
Des pistes concrètes pour inverser la tendance
Le ministre de la Santé propose un plan d’action articulé autour de plusieurs axes : renforcer les campagnes de sensibilisation, en s’appuyant sur les outils numériques, les réseaux sociaux et les influenceurs proches de la jeunesse ; impliquer les familles, les enseignants, les leaders communautaires et religieux dans l’éducation préventive. Professeur Mougougou propose aussi le développement d’un réseau national de centres de traitement accessibles à tous ; la formation massive des professionnels spécialisés, tels que les psychologues, addictologues et travailleurs sociaux pour garantir un véritable parcours de réinsertion pour les personnes affectées, dans une approche empreinte d’empathie.
Une main de fer contre les trafiquants, une main tendue aux victimes
En somme, la stratégie nationale repose sur une dualité équilibrée : une lutte implacable contre les réseaux mafieux d’un côté et une prise en charge bienveillante des consommateurs de l’autre. Dans un contexte, où la jeunesse est plus que jamais vulnérable, le message du ministre Adrien Mougougou fait office de boussole morale et politique : il est urgent d’agir avec lucidité, cohérence et solidarité pour préserver l’avenir des jeunes du Gabon.
Baie de la Mondah, 25 juin 2025 – Apparu en treillis, symbole de son appartenance aux Forces de défense et de sécurité, le Président de La République a supervisé, ce mercredi 25 juin 2025, l’exercice tactique grandeur nature baptisé conduit par l’État-major général des Forces armées (EMGFA).
Organisé dans le cadre du renforcement des capacités opérationnelles des troupes, ce déploiement militaire s’inscrit dans une dynamique de préparation stratégique face aux menaces actuelles, qu’elles soient terrestres, maritimes ou asymétriques. L’exercice consiste en des manœuvres complexes, réalisées en environnement ouvert, visant à tester la réactivité, la coordination interarmes et la résilience des unités engagées dans un scénario de crise simulée.
Sous l’œil vigilant du chef de l’État et en présence des haut gradés du commandement de l’armée, les forces engagées ont démontré leur savoir-faire tactique, leur maîtrise technique et leur cohésion sur le terrain. Ce rendez-vous a permis l’évaluation de l’efficacité des troupes, la logistique des unités de soutien et la capacité des états-majors à planifier et à conduire des opérations militaires d’envergure.
UKAL DIMBU 2025 fait suite à l’exercice de poste de commandement (CPX), organisé du 14 au 17 février dernier, dans une logique de continuité visant à consolider les dispositifs de défense nationale, notamment contre la piraterie maritime et d’autres menaces sécuritaires émergentes.
Les opérations se poursuivront les 26 et 27 juin dans la zone stratégique de la Baie de la Mondah jusqu’à Cocobeach, avec la participation active de la Marine nationale pour des actions maritimes coordonnées. La Gendarmerie nationale, appuyée par les services de la Santé militaire, interviendra, quant à elle, sur les volets humanitaire et sécuritaire, notamment dans la gestion des populations déplacées.
Cette démonstration de force témoigne, une fois de plus, de la volonté du Président Oligui Nguema de restaurer la souveraineté militaire du Gabon et d’asseoir une défense républicaine, réactive et adaptée aux enjeux contemporains.
À l’occasion de la 38ᵉ conférence internationale du Cercle de réflexion et d’échange des dirigeants des administrations fiscales (CREDAF), tenue à Kinshasa du 17 au 20 juin 2025, le Directeur général des Impôts du Mali, a été brillamment élu Administrateur au sein du bureau exécutif, comme représentant de la zone Afrique de l’Ouest.
Cette élection prestigieuse vient couronner l’engagement, la rigueur et leadership de Dianka à la tête de l’administration fiscale malienne, dont les performances sont en constante progression. La reconnaissance internationale s’inscrit dans un contexte de réformes profondes de la gouvernance économique et fiscale du Mali, impulsées par la vision des plus hautes autorités du pays.
Retenons que dans le cadre de la refondation de l’État, l’administration fiscale malienne a su renforcer la mobilisation des ressources internes, avec une hausse significative des recettes fiscales ces trois dernières années ; améliorer la transparence et la redevabilité, à travers des réformes structurelles, notamment la digitalisation des procédures fiscales et le renforcement du contrôle fiscal ; aligner sur les standards internationaux, tout en intégrant les enjeux de fiscalité équitable, inclusive et durable.
Ces efforts, soutenus politiquement au plus haut niveau, ont positionné le Mali comme un acteur crédible et respecté dans les cercles internationaux de la gouvernance fiscale. L’élection de Hamadou Fall Dianka comme Administrateur au sein de son bureau exécutif marque une étape importante dans la reconnaissance du savoir-faire fiscal malien et conforte la place du Mali au cœur des dynamiques régionales et internationales de réforme. Un motif de fierté nationale, reflet du travail collectif engagé pour un Mali souverain, performant et tourné vers l’avenir.
A souligner que le Cercle de réflexion et d’échange des dirigeants des administrations fiscales (CREDAF) est une organisation internationale regroupant 30 pays membres de l’espace francophone. Sa mission est de favoriser la coopération, le partage de bonnes pratiques et l’amélioration continue des administrations fiscales.
Libreville, le 25 juin 2025 – Dans le cadre des efforts gouvernementaux visant à offrir une solution durable à la problématique persistante des déchets, les ministres de l’Intérieur, de la sécurité et de la décentralisation, Hermann Immongault et celui de l’Environnement et du climat, Mays Mouissi, ont reçu ce mercredi une délégation de l’entreprise indienne Golden Swan, spécialiste de la gestion intégrée des déchets.
Leader sur le continent africain en matière de traitement et de recyclage des ordures, qu’elles soient électroniques, industrielles, ménagères ou biomédicales, Golden Swan est reconnue pour ses solutions innovantes et écologiquement responsables. L’entreprise ambitionne de mettre son expertise au service du Gabon, dans une logique de coopération technique et d’investissement durable.
La journée de travail sur la question s’est ouverte par une série de réunions techniques dans les locaux des ministères de l’Intérieur et de l’Environnement. Ces échanges ont permis de poser les bases d’un éventuel partenariat public-privé pour une meilleure gestion des déchets sur l’ensemble du territoire.
Dans un second temps, la délégation conduite par le ministre Hermann Immongault, accompagnée notamment du Gouverneur de la province de l’Estuaire, des délégués spéciaux en charge des communes de Libreville et de Ntoum, ainsi que du directeur général de Clean Africa, s’est rendue sur deux sites stratégiques : la décharge actuelle de Mindoubé, sur le point d’être fermée et le site prévu pour accueillir la nouvelle décharge à Nkoltang.
Cette visite de terrain a permis aux experts de Golden Swan de mieux appréhender les défis logistiques, sanitaires et environnementaux liés à la gestion des ordures au Gabon. L’évaluation vise à orienter les futurs investissements de l’entreprise et les adaptations nécessaires de son modèle aux réalités locales.
Déjà présente dans plusieurs pays comme l’Inde, les Émirats arabes unis, l’Angola, la Côte d’Ivoire ou encore la Guinée équatoriale, Golden Swan affiche son ambition d’élargir son empreinte en Afrique centrale, en accompagnant les États dans leurs stratégies de développement durable.
Pour les autorités gabonaises, cette démarche s’inscrit dans la dynamique de transformation engagée depuis l’avènement de la Cinquième République. Il s’agit de doter le pays d’un système moderne et efficace de gestion des déchets, garant d’un meilleur cadre de vie pour les populations et d’un environnement plus sain.
Ce mercredi 25 juin 2025, la Commission du Sénat en charge de la Santé, de l’Éducation, des Affaires culturelles et de la Communication a tenu une importante séance d’audition, au sein de l’hémicycle provisoire.
Parmi les personnalités entendues figurait l’Honorable Geoffrey Foumboula Libeka Makosso, député de la Transition et ardent défenseur des causes sociales, qui a exposé sur les grandes lignes de sa proposition de loi relative à la promotion et à la protection des droits des personnes vivant avec un handicap en République Gabonaise.
Une initiative législative saluée par les acteurs de la société civile
Ce texte ambitieux vise à réformer en profondeur le cadre juridique existant, en vue de garantir une inclusion effective et équitable des citoyens en situation de handicap. Il entend notamment assurer la reconnaissance pleine et entière de leurs droits fondamentaux, souvent relégués au second plan dans les politiques publiques.
La proposition de loi bénéficie déjà d’un large soutien, notamment de la part de la Fédération nationale des associations pour personnes handicapées du Gabon (FNAPHG), qui voit en ce projet un levier majeur de transformation sociale.
Vers une société plus inclusive et solidaire
Dans son intervention, l’honorable Foumboula Libéka Makossoa souligné l’urgence de mettre fin aux discriminations systémiques et aux obstacles structurels auxquels font face les personnes handicapées dans l’accès à l’éducation, à l’emploi, aux soins de santé et à la participation citoyenne.
L’examen au fond de ce texte est en cours au sein de la Commission compétente et devrait se poursuivre dans les jours à venir avant un éventuel passage en plénière. Si elle est adoptée, cette législation marquera une étape historique dans la construction d’un Gabon plus juste, plus solidaire et plus respectueux de la diversité humaine.
Libreville, 25 juin 2025 – Dans une opération d’envergure ce mercredi matin, le gouvernement gabonais a procédé à la démolition de plusieurs habitations érigées illégalement sur la mangrove de Mindoumbé, dans le cinquième arrondissement de la commune.
Cette intervention musclée, placée sous la direction du ministre de l’Environnement, de l’écologie et du climat, Mays Mouissi, s’est déroulée en présence de plusieurs membres du gouvernement, notamment le ministres de la Mer, de la pêche et de l’économie bleue, Laurence Ndong, celui du Logement, de l’habitat, de l’urbanisme et du cadastre, Ludovic Megne Ndong et Edgard Moukoumbi,ministre des Travaux publics et de la construction. Le délégué spécial de la Commune de Libreville, Arsène Nkoghe était aussi de la partie.
Constat d’irrégularités, remblai sauvage et atteinte à un écosystème fragile
Sur le terrain, la délégation gouvernementale a pu constater l’ampleur des empiètements réalisés de manière anarchique. Des remblais sauvages opérés sans la moindre autorisation préalable ont servi de base à l’implantation de nombreuses habitations. Ces édifications, en totale infraction avec les règles d’urbanisme, ont également porté atteinte à un écosystème fragile et protégé, en l’occurrence la mangrove, zone classée d’intérêt écologique.
Démolitions immédiates en application des lois en vigueur
À l’issue du constat accablant dressé par les autorités compétentes, plusieurs constructions ont été immédiatement détruites, conformément aux prescriptions en vigueur en matière d’aménagement du territoire et de sauvegarde de l’environnement. Cette action s’inscrit dans la continuité d’une alerte déclenchée deux jours plus tôt, le lundi 23 juin, suite à l’installation arbitraire d’un portail métallique obstruant une voie publique et bloquant l’accès à la mangrove.
Une réaction rapide des autorités gouvernementales
Informé de cette entrave, le ministre de l’Environnement a promptement instruit la direction générale de l’Environnement et de la protection de la nature (DGEPN) de diligenter une mission d’inspection. Le rapport de terrain ayant confirmé les dérives, les démolitions sont intervenues sans délai.
Des comportements de plus en plus préoccupants chez certains naturalisés
Au-delà de l’aspect strictement environnemental et urbanistique, cet épisode soulève des interrogations plus larges quant à certaines pratiques illicites observées sur le territoire national. En effet, de plus en plus de citoyens naturalisés, souvent dans des conditions opaques, se rendent coupables de violations répétées des lois gabonaises. Ces comportements, qu’ils n’oseraient adopter dans leurs pays d’origine, traduisent un mépris flagrant de la souveraineté nationale et des institutions républicaines.
Ces compatriotes d’origine étrangère se distingue surtout par leur insubordination, les injures et leur manie des spéculations foncières. Une dérive inacceptable, particulièrement des injures proférées à l’encontre des plus hautes autorités de l’État, la spoliation foncière à grande échelle, les transactions immobilières clandestines. Les exemples de transgressions se multiplient, mettant à mal l’ordre public et l’équilibre social.
Vers des mesures plus fermes : le retrait de la nationalité pourrait être envisagé
Face à cette recrudescence d’actes délictueux, le gouvernement serait fondé à envisager des mesures dissuasives plus rigoureuses, notamment le retrait pur et simple de la nationalité gabonaise à tout individu naturalisé qui se rendrait coupable d’atteintes graves à l’ordre public, à l’intégrité territoriale ou aux principes républicains. Un tel signal fort marquerait la volonté ferme de l’État à restaurer l’autorité, tout en protégeant les intérêts supérieurs de la nation en pleine transition.