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[Gabon : Dotation de matériel informatique] L’Etat renforce les associations en matériel numérique, pour plus d’efficacité

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Face à la fracture numérique qui pénalise les populations les plus fragiles, le ministère des Affaires sociales et de l’Inclusion a lancé une initiative inédite : équiper les associations de protection sociale en matériel informatique, dans l’objectif de renforcer leur efficacité, moderniser leurs méthodes de travail et consolider le lien social.

En plaçant l’engagement associatif au cœur de la lutte pour une société plus équitable, le ministère des Affaires sociales et de l’Inclusion a franchi une nouvelle étape ce mercredi. A l’occasion d’une journée de reconnaissance dédiée aux acteurs du secteur associatif, la ministre Nadine Awanang Anato a, au cours d’une cérémonie solennelle, procédé à la remise de matériel informatique à 86 associations et Organisations non gouvernementales (ONGs), réparties dans l’Estuaire, le Woleu-Ntem et l’Ogooué-Maritime, et œuvrant dans les domaines de la protection sociale.

Sous le thème évocateur : « L’engagement associatif, un rôle essentiel dans la construction d’une société plus juste et solidaire », la cérémonie a mis en lumière le rôle vital des associations dans la cohésion sociale, mais également leurs défis structurels. L’initiative gouvernementale s’inscrit dans la vision du président Brice Clotaire Oligui Nguema, qui fait de l’efficacité, du suivi de l’action publique et de la redevabilité des piliers de sa gouvernance.

[Gabon : Dotation de matériel informatique] L’Etat renforce les associations en matériel numérique, pour plus d'efficacité

Le membre du gouvernement a souligné un paradoxe préoccupant : bien que de nombreuses associations soient actives sur le terrain, peu d’entre elles produisent régulièrement des rapports d’activité. En cause : un déficit d’outils adaptés, freinant le suivi et l’évaluation de leurs actions.

En réponse à cette défaillance, les ordinateurs remis aux structures des trois provinces susmentionnées visent à renforcer leurs capacités de gestion, de communication et de traçabilité.

Au-delà d’un simple appui matériel, cette dotation se veut un levier de transformation. À l’ère du tout-numérique, « la fracture numérique frappe en premier lieu les publics les plus vulnérables », a rappelé la ministre, évoquant, notamment, les jeunes en difficulté, les personnes âgées ou encore les personnes vivant avec un handicap. Pour elle, le numérique doit devenir une passerelle vers l’autonomie et l’inclusion.

[Gabon : Dotation de matériel informatique] L’Etat renforce les associations en matériel numérique, pour plus d'efficacité

En appelant les bénéficiaires à faire un usage responsable de cette dotation, Nadine Awanang Anato a réaffirmé la place centrale des associations dans la stratégie nationale d’inclusion. Elle a, enfin, salué leur « engagement infatigable » et assuré du soutien continu de son ministère.

[Gabon Economic Forum] L’avis d’un expert : Patrick Mouloungui, directeur de la banque de détail UBA

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En marge de la grande rencontre économique, placée sous le haut patronage du président de la République et sous l’égide du ministère de l’Économie, des finances, de la dette et des participations, en charge de la lutte contre la vie chère, nous avons tendu notre micro à un participant, qui nous a confié, à bâtons rompus, ses impressions sur l’importance de ce grand forum. Lecture.

Gabonclic.info : Quel est votre regard sur l’organisation de ces assises ?

Patrick Mouloungui : Le Gabon Economic Forum, dont le thème est « Transformer l’économie gabonaise pour assurer une croissance durable et partagée », a permis de mettre en lumière plusieurs problématiques majeures. Aujourd’hui (mardi 08/07/2025 Ndlr), on a notamment parlé de l’endettement. Et je pense que c’est désormais plus clair pour beaucoup de personnes. Moi-même, bien que banquier comme vous l’avez rappelé, j’avais déjà une certaine connaissance de la question. Mais la manière dont le sujet a été abordé aujourd’hui a vraiment permis une meilleure compréhension, même pour le citoyen lambda.

Justement, que pensez-vous de la dette ?

En général, on pense que la dette est quelque chose de négatif, voire de néfaste, mais il a été démontré, et cela peut être vérifié, que les grandes nations sont elles aussi endettées, parfois même bien plus que nous. La différence réside dans la gestion de cette dette. Il faut être rigoureux, clair sur les raisons de l’endettement et surtout sur l’usage des fonds. Si l’on s’endette pour le plaisir, ou sans objectif clair, c’est un échec. Mais si l’endettement sert à financer des projets de développement qui contribuent à la croissance du pays, alors c’est bénéfique. Le problème, c’est quand on s’endette sans retour concret. Dans ce cas, ce sont les générations futures qui en paieront le prix. Et si, à leur arrivée, elles ne trouvent rien d’utile ou de structurant, c’est un échec total.

De plus en plus d’opérateurs économiques se plaignent des lenteurs de paiement de leurs créances. Ont-ils tort ?

L’autre point fondamental évoqué aujourd’hui concerne la dette envers les entreprises locales. Ces PME, qui emploient une grande partie de la population gabonaise, attendent des paiements qui n’arrivent pas. Et quand ces dettes ne sont pas réglées, ce sont des vies humaines qu’on détruit. Les chefs d’entreprise, à bout, ferment leurs structures, tombent malades, certains font des AVC parce qu’ils n’arrivent plus à payer leurs employés, à nourrir leurs familles, alors qu’ils attendent des paiements de 50, 80, voire 120 millions de francs. Comment voulez-vous qu’ils vivent ? Qu’ils survivent ? Fermer boutique devient une option, mais les conséquences sociales sont graves : c’est la santé, le bien-être et l’équilibre de familles entières qui s’effondrent. Une entreprise qui ferme, c’est peut-être 10 salariés qui perdent leur emploi. Mais derrière ces 10 personnes, il y a 30 ou 40 familles qui dépendent de ce revenu. Cela touche la scolarité des enfants, la santé des femmes enceintes, les loyers, l’alimentation. On entre dans une spirale de précarité.

Face à une telle situation préjudiciable à la survie des entreprises locales, que doit faire l’Etat ?

L’État doit accorder à la dette intérieure la même attention qu’à la dette extérieure. Car la dette intérieure, c’est la vie des gens. C’est le climat social. Et si les entreprises locales ne sont pas payées, cela peut dégénérer. Les enfants issus de ces familles démunies peuvent basculer dans la délinquance. Ce n’est pas ce qu’on souhaite, bien sûr, mais les réalités sociales sont là. Et chacun réagit à sa manière face à la misère. Il faudrait aussi que les grandes entreprises assument leur part de responsabilité. Certaines bloquent des paiements aux PME pendant six à huit mois, alors que ces petites structures dépendent d’elles pour survivre. C’est une pression énorme pour ces acteurs économiques.

En conclusion ?

En somme, le problème de la dette est immense, et sa gestion doit être plus rigoureuse, plus stratégique. Il faut repenser le tissu économique dans son ensemble pour favoriser un développement durable et inclusif ».

[Gabon Economic Forum] Éric Boumah plaide pour une croissance à deux chiffres via l’optimisation fiscale

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Ambition, transformation et rigueur fiscale : tels sont les maîtres-mots qui ont rythmé la première édition de la grande rencontre sur l’économie, les 7 et 8 juillet derniers à l’hôtel Radisson Blu de Libreville.

Placé sous le thème évocateur « Transformer l’économie gabonaise pour assurer une croissance durable et partagée », le forum s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Programme national de croissance et de développement (PNCD). Coorganisé avec la Fédération des entreprises du Gabon (FEG) et l’Université Omar Bongo, cet événement avait pour but de devenir un espace pérenne de réflexion et de propositions pour une gouvernance économique plus efficace et inclusive.

Parmi les nombreuses interventions marquantes, celle de Éric Boumah, Directeur général des impôts et inspecteur central des impôts, a retenu l’attention des participants. Au cours de l’entretien accordé à la rédaction de Gabonclic.info, il a livré une analyse lucide des enjeux fiscaux actuels et des perspectives de croissance : « À la lumière des débats que nous avons eus ces deux derniers jours, il ressort clairement que notre pays regorge de leviers de croissance inexploités. Aujourd’hui, les autorités nourrissent l’ambition d’atteindre une croissance économique à deux chiffres, et c’est une dynamique que nous devons accompagner avec rigueur », a-t-il déclaré.

Selon lui, l’optimisation des recettes fiscales demeure un préalable incontournable pour offrir à l’État les marges budgétaires nécessaires à un investissement public stratégique. Et cette optimisation repose, selon ses termes, sur trois piliers essentiels : ⁠« Il s’agit d’abord de la digitalisation de l’administration fiscale, ensuite de la rationalisation des dépenses fiscales et enfin de la mise en œuvre d’une politique de recouvrement plus performante. Ces axes permettront d’élargir l’assiette fiscale, de sécuriser les recettes et, par ricochet, de financer les politiques publiques porteuses de croissance. »

Dans un contexte marqué par la quête de résilience économique et de justice sociale, l’appel d’Éric Boumah à la modernisation du système fiscal s’inscrit dans une volonté plus large : faire de la fiscalité un véritable levier de développement.

[Gabon : Procès] Sylvie Aimée Marie Valentin épouse Bongo et ses co-accusés seront jugés en novembre

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Le procès très attendu de l’épouse du président déchu et de plusieurs autres accusés, initialement prévu du 21 au 25 juillet, a été officiellement reporté du 10 au 14 novembre 2025. L’annonce a été faite, le 7 juillet, par le procureur général près la Cour d’appel judiciaire de Libreville, Eddy Minang, sur la chaîne nationale, Gabon 1ère.

Selon le magistrat, ce décalage vise à « permettre à certains avocats résidant à l’étranger et se trouvant déjà en vacances, de pouvoir effectuer le déplacement du Gabon ». Une décision qui, au-delà de sa dimension logistique, répond à une exigence juridique : celle d’un procès équitable. « Ce report a été décidé dans le souci de respecter les principes édictés à l’article préliminaire du code de procédure pénale », a-t-il souligné, insistant sur les garanties de contradiction et d’équilibre entre les parties, au cœur de toute procédure pénale digne de ce nom.

Le souci de transparence du ministère public dans cette affaire n’est pas nouveau. Le 16 mai dernier, Eddy Minang s’était déjà exprimé, lors d’un point presse, à propos de la mise en liberté provisoire de Sylvie Bongo et de Nourredine Bongo Valentin. Une décision prise par la Première Chambre d’accusation spécialisée, estimant que leur état de santé était incompatible avec la détention.

S’appuyant sur les articles 132 et 143 du Code de procédure pénale, le procureur général avait rappelé que « la liberté est le principe, la détention, l’exception », tout en soulignant que la procédure se poursuivait normalement jusqu’au jugement.

Alors que la mère et le fils Bongo sont actuellement hors du territoire national, le procureur a rappelé les conséquences juridiques d’une absence injustifiée à l’audience : « En matière criminelle, lorsqu’un accusé ne se présente pas malgré une convocation régulière, il peut être jugé selon la procédure de contumace », a-t-il précisé, citant l’article 257 du Code de procédure pénale. Le cas échéant, des mandats d’arrêt pourraient être émis.

Dans une affaire scrutée de près par l’opinion, la justice gabonaise s’efforce de conjuguer rigueur procédurale et pédagogie institutionnelle. Rendez-vous est désormais pris pour la semaine du 10 au 14 novembre 2025.

[Gabon Economic Forum] Vers une gestion stratégique et responsable de la dette

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Au cours des assises économiques, qui se tiennent du 7 au 8 juillet 2025, les experts et décideurs ont tiré la sonnette d’alarme. L’enjeu serait de repenser l’endettement non comme une fatalité, mais comme un outil stratégique au service de l’avenir du pays.

Organisé sous l’impulsion du ministère de l’Économie, des finances, de la dette et des participations, chargé de la lutte contre la vie chère, ce grand forum économique a pour thème : « Transformer l’économie gabonaise pour assurer une croissance durable et partagée ». Au cœur des échanges, un constat alarmant est relevé sur la trajectoire actuelle de l’endettement du Gabon, jugé de plus en plus préoccupant tant par les acteurs nationaux que les bailleurs internationaux.

Une dette de plus en plus stérile

À l’entame de son propos liminaire, Jean Gaspard Ntoutoume, directeur général de la dette, a donné le ton : « Je connais une seule manière de se désendetter : c’est de rembourser sa dette avec son propre argent. » Cette sentence simple met en lumière une réalité plus complexe : au Gabon, les emprunts servent majoritairement à rembourser des dettes passées plutôt qu’à financer des projets créateurs de valeur. Cette logique de recyclage des emprunts, sans retour sur investissement, installe le pays dans une spirale de dépendance financière dangereuse.

Comme l’a rappelé Patrick Mouloungui, agent au service clientèle de UBA : « Les grandes nations s’endettent aussi comme nous. » La véritable fracture ne réside donc pas dans le niveau d’endettement, mais dans la qualité de son usage. De nombreux prêts contractés ces dernières années n’ont pas été adossés à une vision stratégique. Des projets d’envergure écoles, hôpitaux, routes ont été mal planifiés, mal exécutés ou totalement abandonnés. Résultat : une dette croissante, mais peu d’actifs en contrepartie, et des citoyens toujours privés des services de base.

[Gabon Economic Forum] Vers une gestion stratégique et responsable de la dette

Une réforme urgente et structurante

Les participants au forum s’accordent sur un point essentiel : le Gabon doit repenser son modèle d’endettement. L’enjeu n’est plus seulement de limiter l’emprunt, mais de le rendre productif. Chaque emprunt doit désormais répondre à trois critères : utilité publique, rentabilité économique et traçabilité budgétaire. Cela exige une rupture avec les pratiques passées, notamment la transparence dans les appels d’offres, la rigueur dans la gestion des projets, le suivi indépendant, et l’implication renforcée du secteur privé local. Au-delà des mots, cette transformation implique un véritable courage politique, celui de rompre avec l’opacité, de sanctionner les dérives et d’instaurer une culture de la reddition de comptes.

À l’heure où les marges de manœuvre financières se rétrécissent, le Gabon est à la croisée des chemins. Soit il transforme sa dette en levier de croissance inclusive, soit il en fait un poids qui compromettra durablement son avenir. Le message du Forum est clair : la dette ne doit plus être perçue comme une ressource infinie, mais comme un outil stratégique à manier avec intelligence et responsabilité.

[Gabon Economic Forum]  Une première édition prometteuse pour bâtir une croissance forte, durable et inclusive

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Clôturé ce 8 juillet 2025 à Libreville, le tout premier Forum économique du pays, organisé sous le haut patronage du Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a jeté les bases d’un nouveau contrat économique national. Durant deux jours, plus de 150 experts, décideurs publics, acteurs du secteur privé et partenaires au développement ont réfléchi ensemble aux voies de transformation de l’économie gabonaise.

Le ministre de l’Économie, des finances, de la dette et des participations, en charge de la lutte contre la vie chère, Henri Claude Oyima, a ouvert les travaux en posant six questions stratégiques qui ont structuré les discussions, allant de la croissance économique durable au rôle de l’État actionnaire, en passant par la lutte contre le coût de la vie et la soutenabilité de la dette publique. Dans une allocution percutante, il a dressé un tableau sans fard : une croissance molle (2,5% à 3%), une dette croissante, une dépendance persistante aux ressources extérieures, un chômage des jeunes en hausse et un niveau de vie en berne. A cela, il a opposé une vision ambitieuse : faire émerger un modèle économique plus souverain, diversifié et équitable, avec une croissance ciblée à 10% à moyen terme, portée notamment par le secteur non-pétrolier.

Des échanges riches pour des réformes profondes

Les débats ont été structurés autour de panels et d’ateliers thématiques, consacrés à des secteurs clés comme l’agriculture, l’énergie, le bois, l’éducation, la santé, le transport ou encore l’industrialisation. Parmi les recommandations phares issues des travaux, l’accent a été mis essentiellement sur la mise en place d’une stratégie nationale d’industrialisation, la transformation locale des ressources naturelles, la rationalisation des dépenses publiques, la modernisation de la gouvernance des participations de l’État, ou encore l’amélioration du pouvoir d’achat à travers une meilleure redistribution et une politique d’achat centralisée. Les points fondamentaux comme la nécessité de produire des données économiques fiables, de formaliser le secteur informel et d’accélérer les investissements publics et privés ont également été soulignés.

[Gabon Economic Forum]  Une première édition prometteuse pour bâtir une croissance forte, durable et inclusive

Une volonté d’unité entre l’État, le secteur privé et la société civile

Le forum a aussi été un espace d’interpellation des autorités. Le secteur privé, représenté par la Fédération des entreprises du Gabon, a plaidé pour un environnement des affaires plus attractif et plus prévisible. Le Vice-président du gouvernement, Alexandre Barro Chambrier, a salué l’initiative, en insistant sur la nécessité d’une action concertée entre les secteurs public et privé pour atteindre des résultats concrets et visibles.

Dans son discours de clôture, le ministre de l’Économie, des finances, de la dette et des participations, chargé de la lutte contre la vie chère, Henri Claude Oyima, a rappelé que ce forum ne devait pas rester un simple événement ponctuel, mais devenir une plateforme permanente de dialogue et de suivi. Il a annoncé la publication prochaine d’un plan d’action pédagogique issu des conclusions du forum et a proposé d’instaurer une édition annuelle pour assurer un suivi rigoureux des réformes engagées. « Ensemble, nous avons posé les fondations d’un nouveau contrat économique », a-t-il conclu en appelant à une mobilisation collective pour atteindre l’objectif d’une croissance à deux chiffres et d’un développement plus juste, plus inclusif et mieux partagé.

À l’heure où le Gabon s’inscrit dans une transition économique et politique majeure, cette première édition du Gabon Economic Forum marque un tournant. Elle incarne une volonté affirmée de rupture avec les pratiques anciennes, au profit d’une gestion rigoureuse, transparente et orientée vers les résultats. Plus qu’un simple forum, cet événement se veut désormais une force motrice au service de la transformation économique du pays.

[Gabon Economic Forum] L’engagement d’une nouvelle ère de transformation économique

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Le rideau est tombé, ce mardi 8 juillet 2025, sur la première édition du Gabon Economic Forum qui a duré deux jours. La clôture de cet événement d’envergure, présidée par le Vice-président du Gouvernement, Alexandre Barro Chambrier, sous la direction du ministre de l’Économie, des finances, de la dette et des participations, en charge de la lutte contre la vie chère, Henri Claude Oyima, a marqué un tournant décisif dans la stratégie économique nationale et a refondé le modèle économique gabonais pour une croissance durable et partagée.

Ouvert, le 7 juillet 2025, par le Vice-président du gouvernement, Alexandre Barro Chambrier, sous le thème : « Transformer l’économie gabonaise pour assurer une croissance durable et partagée », le Gabon économic forum a été très riche en enseignements et a appelé à une rupture structurelle de la dépendance aux matières premières, notamment le pétrole et le manganèse.

Pour les participants, notamment le ministre d’Etat Henri Claude Oyima, l’objectif affiché est d’atteindre une croissance à deux chiffres, grâce à la diversification de l’économie, à la réforme du cadre budgétaire, à l’investissement dans les secteurs productifs et à la modernisation des infrastructures.

Des recommandations fortes et structurantes

Parmi les principales recommandations issues des différents panels et travaux en ateliers, on retient : Le renforcement de la gouvernance économique avec une gestion budgétaire basée sur le principe du « budget zéro », une meilleure mobilisation des ressources internes et un encadrement rigoureux des exonérations fiscales ; la valorisation des secteurs à fort potentiel, tels que l’agriculture, la pêche, le tourisme, la forêt, l’énergie et le numérique, afin de réduire la dépendance aux ressources extractives ; l’accélération de la transformation locale des matières premières. Notamment, l’arrêt progressif de l’exportation brute du manganèse d’ici 2029, tout comme l’interdiction de l’importation du poulet de chaire dès 2027, pour favoriser la production locale….

[Gabon Economic Forum] L’engagement d’une nouvelle ère de transformation économique

Un nouveau cadre de dialogue entre l’État et le secteur privé

Le Forum a également été salué comme un tournant historique dans le dialogue entre l’État et le secteur privé. Une volonté affirmée d’installer un cadre de concertation régulier, transparent et structuré, pour associer durablement les entreprises et les investisseurs à la conduite des politiques publiques.

Vers un plan national de transformation

Les conclusions du forum serviront à alimenter le Plan national de croissance durable (PNCD), document stratégique que le gouvernement entend soumettre aux bailleurs de fonds internationaux pour mobiliser les financements nécessaires à la transformation du pays.

Ce premier Gabon Economic Forum a posé les bases d’une refondation ambitieuse de l’économie nationale. Il témoigne d’une volonté politique forte de construire un Gabon plus résilient, plus inclusif et plus attractif pour les investisseurs. Les mois à venir seront déterminants pour traduire ces engagements en actions concrètes sur le terrain.

[Gabon Economic Forum 2025] Jean-Marie Ogandaga fait des révélations fracassantes sur la gestion des finances au Gabon à l’époque d’Ali Bongo

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Cet ancien ministre de l’Economie et de la Relance (05 décembre 2019-08 décembre 2020) est revenu sur son passage à la tête de ce département ministériel. Au cours de son intervention, lors de ces assises, il pointe les pouvoirs excessifs d’un personnage non habilité qu’il décrit comme étant « plus puissant que le gouvernement lui-même ».

Le Gabon à la croisée des chemins : entre vérité, crédibilité et rupture nécessaire avec l’ordre ancien. Voilà l’équation à résoudre par notre conscience collective. Lors du Gabon Economic Forum 2025, organisé par le ministère de l’Économie, des Finances, de la Dette et des Participations, chargé de la Lutte contre la Vie Chère, Jean-Marie Ogandaga a capté l’attention des participants à ce rendez-vous du donner et du recevoir. Cet ancien ministre de l’Economie et de la Relance, s’exprimant avec retenue et une colère contenue mais avec gravité, a fait des révélations d’une rare franchise sur la manière dont les finances publiques étaient gérées sous l’ère Ali Bongo.

Il affirme, sans détour, que ses ordonnances de paiement étaient régulièrement bloquées, voire détournées, par un individu qu’il décrit comme étant « plus puissant que le gouvernement lui-même ». Un personnage qu’il ne nomme pas, « on ne cite pas les contemporains », dit-il, mais dont l’identité ne faisait guère de doute pour les participants présents dans la salle. L’homme en question, dit-on dans les couloirs de ce département ministériel, n’était autre que Noureddin Bongo Valentin, le fils d’Ali Bongo Ondimba, président de la République au moment des faits. 

Pour illustrer la profondeur du dysfonctionnement, il évoque un fait précis et consternant : un projet routier destiné à Doussala, financé par une banque sous-régionale, a failli être détourné vers une autre localité à la suite d’une intervention personnelle du fils du chef de l’Etat. La banque, refusant de céder à ce caprice politique, a annulé le prêt. Pire encore, des frais ont été imputés à l’État gabonais, qui a donc payé pour un financement qu’il n’a jamais reçu. Une absurdité budgétaire, un mépris de l’intérêt national.

Jean Marie Ogandaga n’aurait pas démissionné de lui-même

Face à un tel désaveu de sa mission et à l’impuissance institutionnelle, cet ancien ministre affirme avoir présenté (sic) sa démission. Un geste rare, digne, qui tranche avec l’attitude de bien des responsables ayant cautionné en silence la dérive d’un État capturé. Même si, et là il faut un peu nuancer, Jean Marie Ogandaga n’aurait pas démissionné de lui-même. « C’est le tout-puissant Ian Ngoulou, à l’époque ami personnel de Noureddin Bongo Valentin, glisse une source proche de la présidence de la République, qui avait obtenu sa tête dans le bureau de l’ancien Premier ministre, Mme Rose Christiane Ossouka Raponda. Le ministre de l’Economie était secoué par un scandale de légèreté présumée dans la conduite des finances de l’Etat. Avait-il oui ou non reçu des rétrocommissions contre des abattements fiscaux en faveur des sociétés pétrolières, notamment Total Gabon et Perenco ? Seule sa conscience peut répondre à une telle interrogation ». Mais bon, passons !

Aujourd’hui, alors que le président de la République Brice Clotaire Oligui Nguema tente, avec détermination, de redonner sens à l’action publique, les faits dénoncés par Jean Marie Ogandaga relèvent d’un passé lointain. Ces assises ayant jeté les bases d’un renouveau dans la gestion des finances publiques.

Le Gabon est donc à la croisée des chemins. La refondation nationale impose des ruptures nettes et des choix courageux. Et la vérité, aujourd’hui, appelle à une seule chose : la dignité dans la parole, la cohérence dans les actes…

La prise de parole de Jean-Marie Ogandaga invite à une prise de conscience collective face à l’urgence de la gestion judicieuse de nos finances publiques.

[Gabon Economic Forum 2025] Henri Claude Oyima face au devoir de transformer l’économie gabonaise pour assurer une croissance durable et partagée

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Le thème fort de la première édition du forum économique, dédiée aux échanges, mais surtout aux grandes orientations économiques, ouverte ce lundi 7 juillet 2025 parle à tout le monde et suscite plus que des attentes. L’ambition affichée par le gouvernement à travers le ministère de l’Economie, des finances, de la dette et des participations, chargé de la lutte contre la vite chère : générer une croissance soutenue d’au moins 10 % en posant les bases d’un nouveau modèle de développement, par la mise en place d’un plan réaliste, inclusif et structurant. L’espoir est permis.

En ouverture de cette grande messe économique, le ministre Henri Claude Oyima a nettement donné le ton pour la vision que compte donner le gouvernement à sa gouvernance économique : « Le Gabon Economic Forum a une ambition claire : poser les bases d’un nouveau modèle de développement pour notre pays, à travers un Plan réaliste, inclusif et ambitieux, générateur d’une Croissance soutenue de 10% minimum », a-t-il souligné. Tout en précisant que l’actuel modèle économique génère une croissance modérée et non inclusive, qui est, selon lui, « incapable de répondre aux besoins d’emplois massifs, pour notre jeunesse ». Voilà qui est dit !

[Gabon Economic Forum 2025] Henri Claude Oyima face au devoir de transformer l’économie gabonaise pour assurer une croissance durable et partagée

Une vue de l’assistance au cours de ces travaux.

Une base de réflexion sur un nouveau cap économique

Le gouvernement, à travers le ministère de l’Économie, a donc placé cette première édition du forum sous le thème évocateur : « Transformer l’économie gabonaise pour assurer une croissance durable et partagée ». Ce forum, qui réunit une diversité d’acteurs : experts, universitaires, chefs d’entreprise, partenaires au développement, institutions financières et décideurs publics, constitue une base de réflexion sur un nouveau cap économique. Et pour le ministre de l’Économie, des Finances, de la Dette et des Participations, chargé de la Lutte contre la vie chère, cette rencontre marque une étape majeure dans l’orientation d’une nouvelle gouvernance économique.

Henri Claude Oyima a souligné que l’événement s’inscrit dans la continuité de la vision portée par le président de la République Oligui Nguema, à travers son projet de société « Bâtissons l’édifice nouveau, pour notre essor vers la félicité ». Pour ce faire, le présent forum ne doit pas être simplement une rencontre de plus : « Il est une étape décisive dans la construction d’une économie nouvelle, plus forte, plus souveraine, plus transformée ». Il a dressé un constat sans équivoque : croissance non inclusive, inflation structurelle favorisant la vie chère, masse salariale publique en constante augmentation, dette soutenable mais vulnérable et l’affaiblissement de la signature financière de l’État en conséquence des ajournements de paiement.

Un levier de changement pour répondre aux attentes économiques et sociales croissantes

Face à ces  évidences, une transformation en profondeur du modèle économique s’impose. Le gouvernement entend donc faire de cette rencontre un levier de changement pour répondre aux attentes économiques et sociales croissantes. Et le ministre d’Etat Henri Claude Oyima, de laisser entendre qu’il s’agit de garantir la stabilité macroéconomique, de protéger les plus vulnérables, de restaurer la crédibilité de l’État et de renforcer sa capacité à mobiliser durablement les financements, à établir des partenariats solides et à impulser des réformes majeures. Et en mettant l’accent sur un fait : « Nous devons tous être conscients du fait que cette crédibilité ne se décrète pas », a-t-il rappelé.

Les participants sont donc appelés à formuler des orientations claires pour une croissance plus robuste et résiliente, des propositions audacieuses pour renforcer la discipline budgétaire, des mécanismes novateurs pour assurer la soutenabilité de la dette et l’efficacité des investissements, des réformes stratégiques avec pour finalité de transformer les entreprises publiques en leviers de performance au service de l’État, des solutions concrètes et innovantes pour lutter durablement contre la vie chère.  «Le Gabon economic forum a une ambition claire : poser les bases d’un nouveau modèle de développement pour notre pays, à travers un plan réaliste, inclusif et ambitieux, générateur d’une croissance soutenue de 10 % minimum», a-t-il insisté.

Les travaux de ce grand rendez-vous du donner et du recevoir prennent fin cet après-midi à Libreville.

[Gabon : Miss Casino Croisette 2025] Anne Simbou sacrée

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Le samedi 5 juillet 2024, l’établissement de jeux de Libreville a accueilli la grande finale du concours de beauté. Dans une salle comble et un public survolté, douze finalistes se sont affrontées au terme de deux mois de compétition intense. Après plusieurs passages notés sur l’élégance, l’éloquence et la prestance, le jury a désigné la candidate numéro 3 comme la grande gagnante de cette édition.

Couronnée devant une foule conquise à sa cause, Anne Simbou succède avec brio à la précédente Miss Casino Croisette. Elle repart avec une récompense principale d’un million de FCFA, ainsi que de nombreux lots offerts par les partenaires de l’événement. Saluée pour sa grâce naturelle et sa confiance sur scène, la jeune femme s’est distinguée par son charisme tout au long de la soirée. « C’est son public qui l’a aidé à remporter la couronne au-delà de sa prestance », a déclaré Stecya Minkoue, la présidente de l’association des Miss du Gabon.

Un hommage émouvant à Axel Ibaba

La cérémonie a débuté par un moment fort en émotion : un hommage rendu à la mémoire d’Axel Ibaba, figure majeure de la culture gabonaise, récemment disparue. Les mannequins du Gabon, accompagnés de l’Association des Miss du Temps, ont ouvert la soirée par un défilé solennel, en mémoire de cet acteur passionné du monde artistique et des concours de beauté.

[Gabon : Miss Casino Croisette 2025] Anne Simbou sacrée

Outre la couronne, Anne Simbou bénéficie d’un véritable tremplin professionnel. Elle devient ambassadrice de Maybelline New York Gabon, égérie des Saveurs de l’Ivindo et représentante officielle de Casinocroisette.ga. Elle effectuera également un stage de trois mois chez Digitech Africa et repart avec un téléphone haut de gamme offert par Infinix Mobile Gabon. Une récompense riche en opportunités, reflet de la volonté du concours de promouvoir le leadership féminin.

Les dauphines mises à l’honneur

Les autres finalistes n’ont pas été en reste. Latifa Nynelle (numéro 7) a été élue 1ʳᵉ Dauphine et reçoit 500 000 FCFA, ainsi qu’un rôle d’ambassadrice de Casinocroisette.ga. Nephtaline Mbazogho (numéro 9), quant à elle, décroche le titre de 2ᵉ Dauphine et repart avec une enveloppe de 300 000 FCFA. Le prix de la Miss Public, choisi par les votes des spectateurs, a été attribué à Yasmina Nze (numéro 5).

[Gabon : Miss Casino Croisette 2025] Anne Simbou sacrée

Un prix spécial a été décerné à Bouna Lunel, jeune finaliste prometteuse. À seulement 18 ans, elle obtient un certificat de formation et un stage en communication digitale, offerts par l’agence OTILA COM et Mlle Okenkali. Une initiative saluée, symbolisant l’engagement du concours pour l’insertion professionnelle des jeunes filles gabonaises.

D’année en année, Miss Casino Croisette s’affirme comme un événement culturel majeur, célébrant la beauté, l’intelligence et le potentiel de la femme gabonaise. Pour Anne Simbou, cette victoire marque le début d’un nouveau chapitre, fait de responsabilités et d’engagement. Elle incarne une génération ambitieuse, prête à représenter avec fierté la femme gabonaise moderne, dans toute sa force et sa diversité.