La ministre Laurence Ndong a clôturé le 17 juillet 2025 l’atelier national sur les Obligations bleues. Cette rencontre marque une étape décisive dans l’ambition de l’Etat de mobiliser les ressources innovantes pour défendre sa souveraineté écologique et asseoir une économie bleue durable.
A travers les Obligations bleues, le gouvernement gabonais explore une voie inédite de financement vert, centrée sur la protection de ses écosystèmes marins. La clôture de l’atelier par la ministre de la Mer, de la pêche et de l’économie bleue, Laurence Ndong, a souligné la volonté politique d’associer développement économique, justice environnementale et action climatique.
De plus, les engagements pris s’inscrivent dans une logique de souveraineté économique, en consolidant des leviers nationaux durables. Le gouvernement ambitionne de construire une économie bleue gabonaise à la fois inclusive, transparente et ancrée dans ses réalités territoriales, tout en répondant aux normes internationales de financement écologique.
L’atelier a permis de renforcer la synergie entre institutions nationales et partenaires techniques. L’appel de la ministre à une coordination interinstitutionnelle rigoureuse vise à garantir l’efficacité du projet des Blue Bonds, en harmonie avec la stratégie nationale de développement des secteurs liés à la mer, à la pêche et à l’économie bleue.
Partenaire clé du processus, The Nature Conservancy in Africa (TNC) apporte son expertise dans la structuration des Obligations bleues. Cet accompagnement technique contribue à garantir la crédibilité du projet sur la scène internationale et à faire du Gabon un modèle de gouvernance bleue sur le continent.
Pour conclure, la ministre appelle à un alignement total du projet avec la vision portée par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema. Le chantier des obligations bleues s’annonce comme un pilier stratégique pour le financement de la biodiversité marine, dans une perspective de souveraineté écologique assumée.
Le 2ᵉ arrondissement du chef-lieu de la province du Haut-Ogooué a accueilli, tout dernièrement, la clôture d’un concours entrepreneurial inédit, impulsé par l’honorable Justine Judith Lekogo. Cette initiative avait pour but de soutenir concrètement les porteurs de projets locaux, en particulier parmi les jeunes et les femmes.
À travers un processus structuré mêlant sélection, accompagnement et dotations matériel et financier, plusieurs lauréats ont vu leur ambition prendre forme. Le projet s’inscrit dans une volonté de faire émerger une économie de proximité, inclusive et dynamique. Ce concours illustre une approche de l’action politique directe et orientée vers les résultats. La députée de la transition en a été l’artisan principal, mobilisant ressources et partenaires pour en assurer le succès.
Dans un pays en quête de renouveau, son positionnement tranche avec une certaine routine institutionnelle. Ce geste renforce la place des élus qui agissent au plus près des réalités sociales, en cohérence avec les attentes citoyennes et les priorités de l’État.
Au-delà de son impact immédiat, cette démarche offre un modèle d’intervention locale reproductible. En misant sur les idées venues du terrain et en assurant un accompagnement rigoureux, l’expérience de Franceville montre que des solutions durables peuvent émerger à l’échelle municipale. Le dispositif mis en place pourrait inspirer d’autres collectivités, désireuses de dynamiser leur tissu économique en s’appuyant sur les forces vives locales.
L’exemple de Franceville rappelle qu’un développement efficace repose autant sur des visions nationales que sur des engagements concrets à l’échelle locale. En soutenant les initiatives citoyennes avec des moyens adaptés, Justine Judith Lekogo redonne du sens à la fonction politique. À travers son action, c’est une certaine idée du service public qui se redessine : proche, accessible et tourné vers l’avenir.
La ministre de l’Entrepreneuriat, du Commerce et des PME-PMI, Gninga Chaning Zenaba, a pris part tout dernièrement au lancement du Hub entrepreneurial des Jeunes, à la Chambre nationale des métiers de l’artisanat. Une initiative concrète portée par l’Association des jeunes entrepreneurs gabonais pour former et insérer durablement les jeunes dans l’économie nationale.
Le Hub Entrepreneurial des jeunes se positionne comme une plateforme stratégique de formation et d’autonomisation. Sur trois mois, des dizaines de jeunes seront formés aux métiers du BTP et de l’agriculture, deux secteurs clés pour l’économie gabonaise. Cette initiative s’inscrit dans une volonté de répondre à l’urgence de l’insertion socio-professionnelle des jeunes en leur offrant des outils concrets et des compétences immédiatement mobilisables.
Dans son intervention, la ministre Gninga Chaning Zenaba a salué cette action citoyenne, affirmant qu’elle reflète l’esprit du projet de société du Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, qui fait de la jeunesse un levier de transformation économique.
Cette initiative, à la fois formatrice et transformatrice, incarne un modèle à dupliquer à l’échelle nationale. Le ministère de l’Entrepreneuriat entend soutenir et accompagner ce type de projet, qui lie formation, ancrage local et ambition économique. Le Hub entrepreneurial des jeunes devient ainsi un symbole fort de l’engagement du gouvernement pour une jeunesse outillée, autonome et actrice de son propre destin.
Plusieurs associations locales du chef-lieu de la province de l’Ogooué-Maritime ont bénéficié d’un don significatif de matériel informatique, lors de la célébration en différé de la Journée nationale de la reconnaissance des associations, le 16 juillet 2025. Une démarche qui s’inscrit dans la continuité des actions engagées par le ministère pour renforcer les capacités des acteurs de terrain.
A l’occasion de la Journée nationale de la reconnaissance des associations, célébrée en différé, la capitale économique a vibré au rythme de la solidarité. Plusieurs organisations sociales portgentillaises ont reçu un don important en matériel informatique. Ce geste, porté par le ministère des Affaires sociales et de l’inclusion, à travers sa représentante, Diana Mapangou Ndombi, directrice de la vie associative, vise à accompagner les associations dans leur mission quotidienne d’appui aux populations vulnérables. Un geste du ministère de tutelle pour moderniser et professionnaliser les structures de terrain.
Les bénéficiaires n’ont pas manqué d’exprimer leur gratitude face à cette initiative inédite. Pour plusieurs associations, dont certaines existent depuis plus de dix ans, c’est la toute première fois qu’elles reçoivent une aide aussi concrète de la part de l’État. « En dix ans d’existence, nous n’avions jamais bénéficié d’un tel appui. Ce don nous redonne espoir et nous encourage à aller plus loin dans nos actions », a déclaré une responsable associative. Le sentiment est partagé par l’ONG Agir pour le handicap à l’école, engagée dans la scolarisation des enfants atteints de trisomie 21 et d’autisme, qui voit dans ce soutien une reconnaissance notable du travail accompli.
Pour le ministère des Affaires sociales, cette dotation n’est pas un geste ponctuel, mais le prolongement d’une vision à long terme. En outillant les ONG avec du matériel numérique adapté, l’administration désire leur permettre de fluidifier leur travail administratif, de mieux gérer les données et d’assurer un meilleur suivi des cas traités. Il s’agit de donner aux structures locales les moyens de renforcer leur impact social et de bâtir une synergie plus efficace entre les pouvoirs publics et la société civile. Selon Diana Mapangou Ndombi, il est crucial de créer un environnement propice au développement de l’action sociale de proximité.
Au-delà du matériel reçu, c’est aussi un message d’espoir que les associations ont perçu à travers ce geste. A l’unisson, elles ont salué les efforts du ministère et remercié le chef de l’État, estimant que cette Cinquième République marque un tournant dans la considération portée aux couches vulnérables. Plusieurs voix ont évoqué un nouveau départ pour le monde associatif, longtemps marginalisé, mais désormais pleinement associé aux dynamiques sociales du pays. Ce soutien marque ainsi un pas de plus vers une société plus inclusive, solidaire et mieux structurée.
Ce samedi 19 juillet 2025, le siège du PDG, sis au quartier Louis, a accueilli une cérémonie symbolique. Plusieurs cadres originaires du canton Nyé ont officiellement adhéré au parti, marquant ainsi un tournant significatif dans leur trajectoire politique.
Fiers de leurs origines et conscients des enjeux actuels, ces nouveaux militants ont justifié leur ralliement par la volonté de participer activement à la refondation du pays sous l’impulsion du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema. Pour eux, le PDG représente le socle de la continuité républicaine, mais aussi un instrument de transformation nationale. « Pourquoi le PDG ? Parce que dès les premières heures de la Transition, ce parti a apporté un soutien constant et sans ambiguïté à l’élan patriotique porté par le chef de l’État », ont-ils affirmé. Un soutien qu’ils considèrent comme un acte de foi envers une vision politique résolument tournée vers le progrès, la stabilité et l’unité.
Leur engagement s’inscrit aussi dans la volonté de perpétuer l’héritage politique du défunt président Omar Bongo Ondimba, père fondateur de cette formation politique.
L’initiateur de cette adhésion collective, Charles Assembe Ovono, figure politique influente du canton Nyé, a profité de l’occasion pour rappeler son engagement passé : « En avril 2025, j’ai eu l’honneur de diriger la campagne du candidat Brice Clotaire Oligui Nguema dans le canton Nyé, sous la bannière du Rassemblement des Bâtisseurs (RdB). Avec les membres de la Coordination CBON, nous avons mené une mobilisation exemplaire qui a abouti à une victoire éclatante de notre candidat, crédité d’un score sans appel de 98,99 % », a-t-il souligné.
Convaincu de la nécessité d’unir les forces patriotiques pour accompagner le chantier de transformation engagé, Assembe Ovono a déclaré que son soutien s’inscrit désormais dans «un engagement fidèle et loyal au PDG ».
Par cette adhésion, les cadres du canton Nyé entendent devenir des acteurs à part entière de la refondation du Gabon. Un engagement qu’ils placent sous le sceau des valeurs chères au parti. Leur intégration au sein du PDG est aussi perçue comme un appel lancé à toutes les forces vives de la nation, afin de « conjuguer les énergies » pour bâtir durablement le Gabon nouveau.
Cette rencontre s’inscrit également dans le cadre des prochaines élections législatives et locales pour lesquelles Charles Assembe Ovono est pressenti comme un potentiel candidat.
Cette entreprise a démontré son expertise dans la réalisation de ce chantier à forte portée symbolique et institutionnelle à lui confié par les pouvoirs publics.
Construite en 1976, la résidence du gouverneur de la Nyanga avait sombré dans un délabrement avancé. Aujourd’hui, sous l’impulsion du chef de l’État, elle est en cours de transformation grâce aux travaux de réhabilitation exécutés par la société MN-Industrie. Rappelons que ce logement, autrefois emblématique, avait accueilli de grandes personnalités étrangères et gabonaises, tels que les feus présidents Omar Bongo Ondimba et Mobutu Sese Seko du Zaïre (actuelle République démocratique du Congo) lors des fêtes tournantes.
Le bâtiment resté à l’abandon pendant plusieurs années, est en train d’opérer sa mue, sous l’impulsion du président de la République « Si l’État ne fait rien, alors moi, Président, j’irai y dormir », a déclaré Brice Clotaire Oligui Nguema pour marquer de donner un visage reluisant à la résidence de son représentant dans la province nynoise.
MN-Industries : une méthode offensive et silencieuse
Dès que le chantier lui a été attribué, MN-Industries a immédiatement mobilisé ses équipes. La main-d’œuvre locale a été valorisée, les normes de sécurité respectées, et les travaux avancent à un rythme soutenu. Interrogé sur cette célérité, Machel Nguema, président de MN-Industries, s’est montré réservé : « Nous ne pouvons pas encore communiquer. Nous travaillons nuit et jour. Faites votre travail, et revenez dans 6 semaines. », a-t-il lancé.
Un chantier stratégique… et une attente symbolique
Au-delà de la performance technique, la perspective d’une visite du chef de l’État dans la résidence rénovée revient avec insistance. Ce serait un acte fort, comparable à celui de 1976. Dans une région longtemps marginalisée, ce geste réaffirmerait le lien entre République et territoire. Le calendrier des évènements politiques renforce cette attente. En effet, le chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema est attendu à Tchibanga le 30 août 2025, pour la célébration de la Fête de la Libération. Un moment qui pourrait marquer l’inauguration officielle de la résidence et, pourquoi pas, le retour du chef de l’État dans une résidence restaurée, qui n’a pas encore livré tous ses secrets symboliques.
En plein cœur de Libreville, à quelques pas de l’hôpital général de Libreville (CHUL) et de la direction centrale de la SEEG, une scène insoutenable s’offre aux regards pressés et indifférents des passants. Une femme, sans doute une mère, et une fillette, assises à même le sol, vivent dans la poussière, le froid de la grande saison sèche, les bras nus face à l’oubli général. Elles sont là. Depuis des jours. Peut-être des semaines. Invisibles. Ignorées. Abandonnées. Dans une ruelle pourtant fréquentée chaque jour par des médecins, des ministres, des cadres, des infirmiers et des directeurs bien vêtus, bien nourris. Personne ne s’arrête. Personne ne semble voir cette détresse. Et pourtant, elle crie.
Comment ne pas être révolté face à tant d’indifférence ? Comment expliquer que dans un État qui proclame haut la main la solidarité, une mère et son enfant soient laissés pour compte, en pleine capitale ? Où est la République sociale que nous promet la 5e République ? Où est le cœur de nos institutions ?
Madame Nadine Nathalie Awanang, épouse Anato, vous êtes ministre des Affaires Sociales et de l’Inclusion. À quoi sert votre ministère si de telles tragédies humaines se déroulent sous vos fenêtres ? Votre département a pourtant pour mission de « prendre en charge les personnes en situation de vulnérabilité, d’exclusion ou de détresse sociale ». Ce n’est pas un slogan. C’est une responsabilité. Un devoir.
Madame la ministre, faut-il attendre que le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, lui-même passe dans cette ruelle pour que les choses bougent ? Faut-il une tragédie, un drame, pour que les services sociaux se réveillent ? À quoi bon avoir des services spécialisés, des budgets, des directeurs, des délégués, si aucune main n’est tendue quand la souffrance est là, devant nous, nue, exposée, silencieuse mais criante ?
Il faut agir. Vite. Maintenant. Avant que le froid, la poussière ou l’indifférence ne fassent le pire. Avant que cette mère ne s’éteigne. Avant que cette fillette ne sombre. La République doit leur tendre la main. L’humanité doit retrouver sa voix.
Alors qu’il vient de « secouer » les ministres du gouvernement Oligui Nguema I, incitant les uns et les autres à plus d’entrain dans l’exécution de leurs missions respectives, le Vice-président du gouvernement est appelé à soumettre au président de la République des changements liés aux rendus des Conseils des ministres.
Gouverner dans le noir, ça doit changer ! Comment expliquer que des Conseils des ministres tenus le matin débouchent sur des communiqués finaux publiés au cœur de la nuit ? Et parfois vers 2h du matin ? Improvisation, magouilles ou légèreté d’État ? Une habitude incompréhensible qui ternit la promesse de changement. Et pourtant, le Gabon et les Gabonais méritent mieux.
Sous Ali Bongo Ondimba, pendant 14 ans, les Conseils des ministres se tenaient systématiquement à 10 h ou 11h du matin. Mais, le communiqué final sanctionnant ces travaux n’était rendu public qu’entre 22h et 1h du matin. Une pratique qui lassait les Gabonais, déjà endormis, réveillés par des appels pour leur annoncer qui une nomination, qui une éviction.
Avec l’arrivée d’Oligui Nguema et le souffle nouveau promis par la Transition, on espérait en finir avec cette incongruité. Hélas, l’effet de surprise reste intact, les heures de publication des conclusions du Conseil des ministres restent nocturnes, imprévisibles et déroutantes. Comment comprendre qu’au sommet de l’État, les décisions affectant toute une nation soient rendues publiques à l’heure où le peuple dort ? Est-ce le signe d’une impréparation chronique, d’une improvisation totale, ou tout simplement le temps laissé aux manipulations de dernière minute pour y glisser le nom d’un parent au dernier moment ?
Pourtant, en amont, tout est censé être prêt
Avant chaque Conseil des ministres, se tient le Conseil interministériel, présidé par le Vice-président du Gouvernement. Cette instance de coordination et d’arbitrage examine, filtre, corrige les propositions des ministères pour éviter les doublons, régler les désaccords et préparer l’ordre du jour.
C’est aussi elle qui veille à la cohérence des textes et propose les projets définitifs au président de la République. Ce travail en amont, mené avec l’appui du Secrétariat général du Gouvernement, est censé fluidifier la prise de décision et assurer la rigueur juridique. En clair, le Conseil interministériel fait le gros du travail : le Conseil des ministres ne devrait que valider, ajuster et trancher. Alors, pourquoi le rendu tarde-t-il autant ?
Un système plombé par les bricolages de dernière minute
Le retard du communiqué final s’explique, selon nos sources, par des pratiques troubles. Des noms changeraient dans les coulisses, entre la présidence, le gouvernement et le secrétariat du Conseil. Plus grave, comme tout le monde, certains ministres découvrent, la nomination ou le limogeage de tel ou de tel autre compatriote à la télévision ou à l’Union. Pas que ! De nombreux ministres proposeraient de nominations sans critères académiques, ni professionnels solides.
Conséquence : même après le Conseil, il faut combler les vides, improviser, chercher en urgence un profil crédible. Il en va de même pour certains décrets ou projets de loi, parfois réécrits en catastrophe, faute de préparation. Ce cafouillage doit cesser. La Ve République ne doit pas être la photocopie des errements de la IVe. Gouverner, c’est prévoir, pas bricoler. Ça doit changer pour le bien de tous !
Élu depuis 2018 et, aujourd’hui, député de la Transition, et surtout illustre distributeur de tee-shirts aux participants à la marche ayant accueilli le chef de l’Etat lors de son retour des Etats-Unis dernièrement, Jean-Bosco Ndjounga concentre sur lui toutes les frustrations d’un département presque abandonné par les pouvoirs publics alors même que son train de vie s’accroît « exponentiellement ». Dans la contrée, des voix s’élèvent pour une alternance politique réelle, portée par une jeunesse en quête d’espoir et de développement.
Le département de Bayi-Brikolo, avec pour chef-lieu la commune rurale d’Aboumi, est une zone enclavée où le développement semble s’être arrêté aux promesses de campagne depuis la nuit des temps. Aucune route goudronnée, ni structure médicale moderne, pas même une pharmacie, ni une boulangerie. La précarité est telle que la commune voisine d’Okondja, pourtant également dans le Haut-Ogooué, apparaît comme un eldorado. Pendant les 14 années du règne d’Ali Bongo Ondimba, Aboumi est restée dans l’oubli, comme figée dans un autre siècle. Parallèlement ou paradoxalement, c’est selon, lui, Jean-Bosco Ndjounga, un zélé d’Ali Bongo était tout, sauf au trente-sixième dessous.
Il a fallu la prise du pouvoir du président de la Transition, Brice Clotaire Oligui Nguema, pour que des projets structurants y émergent enfin : construction d’un collège d’enseignement secondaire, lancement du bitumage de la route Alanga-Aboumi-Onga, rénovation des écoles publiques d’Aboumi, d’Oboli et d’Ontogo-Youma, installation de pompes hydrauliques dans les cantons Kolo et Bayi… Des avancées récentes qui ne doivent rien à l’élu local, mais tout à la nouvelle dynamique nationale.
Un homme au cœur de toutes les critiques Depuis 2018, Jean-Bosco Ndjounga représente Bayi-Brikolo à l’Assemblée nationale. Depuis cette date, il est systématiquement associé à tous les maux qui freinent le développement de sa circonscription. Sa reconduction comme député de la Transition par le président Oligui Nguema a été perçue comme une gifle par une partie de la population du cru.
Longévité suspecte, centralisation des projets, accusations de clientélisme dans les nominations, etc. Selon la majorité des habitants, Ndjounga contrôlerait tout ce qui touche au département.
Vrai ou faux, ce constat alimente une profonde fracture entre le député et une jeunesse de plus en plus éveillée, assoiffée de changement et de redevabilité. Pis encore, face aux accusations – notamment celle de détournement supposé de 268 millions de Fcfa destinés au développement local – Jean-Bosco Ndjounga n’a jamais jugé utile d’apporter publiquement des explications. Et pourtant, cette posture pédagogique souhaitée aurait pu « éduquer » ses propres administrés. Au contraire, trois jeunes d’Aboumi qui ont évoqué cette affaire sont passés par la case « cellule de la Direction générale des recherches » pour diffamation. Plutôt que de dialoguer, le député de la Transition répond par des plaintes. Cette manière de faire, condamnée par tous, a connu son épilogue grâce à l’entregent de Diane M. surnommée « la mère ». Laquelle a « usé » de ses relations pour expliquer « la dangerosité » de la posture « de la réprimande » de Ndjounga. Ce qui aurait conduit un dangereux radicalisme des positions.
Un mandat à bout de souffle Au reste, à mesure que les mois passent, Jean-Bosco Ndjounga semble perdre le peu de crédit qu’il lui restait. Sept années d’un mandat jalonné de soupçons, d’opacité et de silences gênants. Une fin de parcours politique qui ressemble étrangement à son commencement : dans le doute et la défiance.
Pourtant, Bayi-Brikolo regorge de talents capables d’assurer une représentation digne, juste et transparente. Des figures comme Ossaloyika Adoga Amandine, Guy Jonathan Zodi Awoulawou, Basile Hans Nganinga, Ernaud Dechanel Ayebe Mickala, Rosalie Andjouomo… pourraient porter une voix nouvelle, tournée vers le rassemblement, loin des tensions stériles.
Il est temps de tourner la page. Bayi-Brikolo ne peut plus se contenter d’un député qui clive, qui fuit le débat, et dont la seule réponse aux critiques est la répression judiciaire. Aboumi mérite mieux. Mieux qu’un nom, elle mérite un avenir différent de l’environnement dans lequel elle vit aujourd’hui.
Alors que la zone d’Angondje devait accueillir logements sociaux et développement inclusif, un conflit explosif oppose désormais la Société nationale immobilière (SNI), la multinationale OLAM, et les populations riveraines de la section YT5. À la clé : des ventes suspectes, des bornages illégaux et une menace directe sur les habitants. Enquête sur une affaire où le foncier se vend… comme un bien privé.
Tout commence par une portion de terrain de 22 hectares dans la section YQ1, située en face du Stade de l’Amitié d’Angondjé et du Lycée d’Excellence. Par le décret n°000449, ce terrain est attribué à la Société nationale immobilière (SNI). Mais ce décret est, plus tard, annulé par la Déclaration d’utilité publique (DUP) n°000401, signée par feu le président Omar Bongo Ondimba, au profit de l’État pour réaliser la cité Alhambra 3, sous gestion de la Société nationale de logement social (SNLS).
Or, en 2015, la SNI – pourtant déchue de ses droits – revient à la charge et sollicite de nouveau le ministère de l’Habitat pour récupérer la section YQ1. Une demande illogique puisque la SNI n’est plus propriétaire du terrain. La confusion s’amplifie : ce n’est qu’en 2018, après une fusion-absorption de la SNLS par la SNI, que cette dernière reprend officiellement la main… Mais elle agit comme si elle avait toujours détenu les droits.
Un bornage illégal, un plan douteux, une vente opaque En 2015, soit trois ans avant cette fusion, la SNI présente un plan de bornage établi par le cabinet privé MEA-BTP. Ce plan, pourtant daté, affiche en en-tête les noms du ministère de l’Habitat et de l’Agence nationale de l’urbanisme, des travaux topographiques et du cadastre (ANUTTC), pourtant seule habilitée, depuis le décret n°01500/PR/MHUEDD du 29 décembre 2011, à vendre, borner et gérer le foncier de l’État. Ce document, signé par un cabinet privé, utilise même frauduleusement les armoiries de la République.
Malgré cette irrégularité flagrante, la SNI vend une partie de la section YQ1 à la multinationale étrangère Olam (GSEZ), spécialisée dans l’agro-industrie, ainsi qu’à Cofina et au Béninois Mohamed Aliou Saliou, ancien directeur de cabinet adjoint d’Ali Bongo Ondimba et fils de l’imam Oceni Ossa. Ces ventes s’opèrent sans ordonnance judiciaire, en violation totale du décret 0257/PR/MECIT du 19 juin 2012 régissant les terres domaniales. Un véritable détournement du patrimoine foncier destiné aux logements sociaux.
Olam, la SNI et l’intrusion dans la section YT5 Le scandale prend une nouvelle tournure en 2024, sous la Transition. Des employés d’Olam, jusque-là invisibles, surgissent pour revendiquer non pas la section YQ1 achetée par leur entreprise…, mais la section YT5 ; une zone où vivent des familles gabonaises depuis des décennies. Exceptée l’unique maison témoin qu’Olam avait construite à la limite de la YQ1 et la YT5, la seule infrastructure reste la cité Alhambra 3, bâtie jadis par la SNLS.
Comme il fallait s’y attendre, c’est justement à cet endroit où se trouve la maison-témoin d’Olam, que la SNI, dirigée par l’indéboulonnable et l’irremplaçable Hermann Kamonomono, avait vendu au Béninois Mohamed Aliou Saliou. Comment ? Mystère…
Les habitants, sidérés, font face à des intimidations, menaces de déguerpissement, sans aucun acte légal présenté. Aucun plan cadastral, aucun titre, aucune décision judiciaire ne rattache la section YT5 à Olam ou à la SNI.
De plus, une voie de 30 mètres sépare formellement les deux sections.
La grande imposture foncière d’État ? Pourquoi revendiquer une section qui ne fait pas partie de l’acte de vente ? Qui se cache derrière ces employés d’Olam ? Pourquoi l’État reste-t-il silencieux face à ces troubles publics et à l’usage abusif d’armoiries républicaines par un cabinet privé mandaté illégalement ? Mais, surtout, comment expliquer que la SNI, dirigée depuis 7 ans par Hermann Kamonomono, puisse manipuler plans, statuts et ventes sans opposition ?
Ce litige foncier, loin d’être un simple malentendu, révèle un système désordonné, opaque et, potentiellement, mafieux autour de la gestion du foncier public. Les populations d’Angondjé, elles, n’ont que leur légitimité d’occupation… et l’indignation. Le reste semble appartenir à ceux qui savent manipuler les lois, les décrets… et les hectares.
Les populations de la section YT5 lancent aujourd’hui un cri de détresse envers les nouvelles autorités du pays.
Enfin, enfin, ce Gabon-là peut-il « un moment donné » appartenir à tous les Gabonais ?