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Elections législatives et locales 2025 : Le camp du CLR pour le Cinquième arrondissement de Libreville en ordre de bataille

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Convoquée le 27 juillet 2025 par Judykael Mombo, délégué du 5ème arrondissement de Libreville pour le compte du Centre des libéraux réformateurs (CLR), une réunion stratégique s’est tenue au siège de la formation politique. Le principal point inscrit à l’ordre du jour concernait les préparatifs de la liste de l’arrondissement pour les prochaines locales.

C’est dans une salle comble que se sont retrouvés les militants et sympathisants proches du général Jean-Claude Ivala Boussamba, qui doit conduire la liste de l’arrondissement au nom du CLR. Cette rencontre décisive préélectorale, a suscité enthousiasme et engagement de la part d’une nouvelle génération d’hommes et de femmes décidés à occuper le terrain politique pour le changement souhaité par les populations de la circonscription administrative. Et pour cet engagement, le paysage politique de la commune de Libreville en général et particulièrement le Cinquième arrondissement doit évoluer avec un homme dont le sens du devoir patriotique est reconnu de tous : le général Jean-Claude Ivala Boussamba.

Elections législatives et locales 2025 : Le camp du CLR pour le Cinquième arrondissement de Libreville en ordre de bataille

Plusieurs interventions ont ponctué cette réunion décisive, concernant notamment la qualité des colistiers, le financement de la campagne et, bien entendu, l’ordre de bataille. Sur ce point précis, Judykael Mombo a fait savoir à ses compagnons de lutte que la stratégie et l’ordre de campagne sont des domaines réservés au chef de file, le général Jean-Claude Ivala Boussamba. Celui-ci, absent du territoire national, pourrait, dès son retour, se prononcer sur la conduite à tenir avant l’ouverture officielle des campagnes.

Il est à noter que le général Jean-Claude Ivala Boussamba et sa troupe participeront régulièrement aux élections législatives et celles des locales. Bien que ces deux listes soient sous sa direction, l’ancien chef des Forces de police nationale (FPN) prend régulièrement la température auprès de ses coéquipiers. C’est le sens des constantes rencontres au siège du parti comme à son domicile et bientôt au siège de la direction de campagne qui reste à définir.

Elections législatives et locales 2025 : Le camp du CLR pour le Cinquième arrondissement de Libreville en ordre de bataille

C’est donc dans une réelle ambiance enthousiaste, participative et de cohésion, dont la discipline et le respect sont les maîtres-mots que cette rencontre s’est achevée. Il est une règle essentielle à laquelle tient fortement le général Jean-Claude Ivala Boussamba : l’ordre, la ponctualité et le respect des normes. Sans ces notions, aime-t-il à rappeler, aucune œuvre humaine ne peut prospérer. C’est dans cette logique que le délégué du Cinquième arrondissement de Libreville pour le compte du CLR a dirigé les débats à la satisfaction générale des participants.

BGFI Holding : L’introduction en bourse reportée

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L’institution bancaire a annoncé, dans un communiqué datant du 28 juillet, la suspension temporaire de son introduction en bourse à la BVMAC.

Cette décision est liée à une requête encore en cours auprès de la COSUMAF, organe de régulation des marchés financiers en Afrique Centrale. Par souci de rigueur et de transparence, le groupe bancaire préfère attendre l’issue de cette procédure avant de poursuivre les démarches.

BGFI Holding insiste sur son engagement envers la conformité réglementaire, assurant que cette pause n’est ni un retrait ni un signe de faiblesse, mais une étape nécessaire pour garantir la fiabilité de l’opération. Le groupe souhaite rassurer les investisseurs en réaffirmant sa solidité et son ambition de contribuer activement au développement du marché financier régional.

La société conclut son communiqué en précisant que cette suspension est provisoire et que l’introduction en bourse reprendra dès que toutes les conditions seront réunies. Elle dit rester confiante dans les institutions financières de la zone CEMAC et dans le potentiel de son projet.

Lutte contre l’hépatite : Une mobilisation sanitaire d’envergure à Libreville

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A l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre l’hépatite, célébrée le 28 juillet, les autorités sanitaires gabonaises, en partenariat avec des professionnels de santé et des réseaux médicaux, ont organisé une vaste campagne de dépistage et de sensibilisation dans la capitale. Le but est de briser les barrières d’accès aux soins et renforcer la prévention.

La Société nationale des maladies de l’appareil digestif et le Réseau gabonais des hépatites se sont fortement mobilisés ce 27 juillet à Libreville. En amont de cette journée mondiale, ils ont initié une vaste campagne de dépistage de masse et de sensibilisation, notamment à la Baie des Rois, lieu stratégique pour toucher un large public. Médecins, professeurs, infirmiers et étudiants en sciences de la santé ont quitté leurs structures habituelles pour aller au contact direct de la population.

L’initiative a pour but d’informer le public sur les risques liés aux hépatites virales, en particulier les types B et C, qui touchent une part importante de la population. Les statistiques sont préoccupantes : environ 7,4 % de prévalence pour l’hépatite B, et 5 % pour l’hépatite C, avec des risques élevés de complications comme la cirrhose ou le cancer du foie. Le thème retenu cette année, « Hépatite : faisons tomber les barrières », invite à la levée des obstacles financiers, sociaux, et systémiques, sans oublier la stigmatisation. Le ministre de la Santé, Pr Adrien Mougougou, a rappelé dans sa communication que : « les hépatites virales englobent les virus qui agressent principalement le foie, à l’exclusion de ceux qui n’atteignent cet organe que de manière secondaire ou occasionnelle. Le Gabon, bien qu’à faible démographie, est une zone de forte prévalence pour les virus des hépatites B et C. »

Lutte contre l’hépatite : Une mobilisation sanitaire d’envergure à Libreville

Les examens médicaux ont été dispensées gratuitement. Une opportunité que de nombreux usagers ont saisie, heureux de bénéficier de soins sans frais dans un contexte économique difficile. Sur les lieux, une citoyenne témoigne : « C’est important, ce sont des examens médicaux et il y en a plusieurs. Ça coûte de l’argent, donc j’en profite. C’est gratuit, et ça me permet de connaître mon état de santé. »

La mobilisation s’est poursuivie avec une journée de consultation gratuite en gastro-entérologie au SAMU social le 28 juillet. Une initiative saluée pour sa portée sociale et préventive, rappelant l’urgence de faire de l’accès aux soins une priorité nationale.

Foire Chine-Gabon : Une coopération qui a pris vie sur les stands de la Baie des Rois

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Clap de fin le 27 juillet 2025 à la Baie des Rois, de la Foire des produits Chine-Gabon. Un événement placé sous le très haut patronage du Président de la République et qui, pendant quatre jours, a rassemblé des centaines de visiteurs, d’exposants et d’acteurs économiques venus découvrir la diversité des produits issus de la coopération sino-gabonaise.

Plus qu’un simple marché, la foire aura été une plateforme d’échanges, de découvertes et de valorisation du savoir-faire local. Entre vêtements, perruques, produits alimentaires, cosmétiques et innovations thérapeutiques, les stands ont rivalisé d’originalité. Une dynamique particulièrement bénéfique pour les artisans gabonais, à l’image de madame Moussambi, promotrice de la marque « Rose&Fille », qui a proposé des savons naturels, des huiles capillaires, du sel assaisonné à double usage (culinaire et thérapeutique) ou encore le « moufira », un aromate traditionnel. Autant de produits issus de sa propre culture et révélateurs d’un ancrage local assumé.

Foire Chine-Gabon : Une coopération qui a pris vie sur les stands de la Baie des Rois

Pour cette entrepreneure passionnée, cette foire a été une véritable opportunité de visibilité, de contact direct avec le public, mais surtout une reconnaissance du rôle central des artisans dans l’économie nationale. « Le socle même de l’économie, c’est l’acteur économique local », a-t-elle affirmé, appelant à un meilleur accompagnement des petites entreprises par les pouvoirs publics, tout en encourageant les consommateurs gabonais à privilégier les productions locales.

Au-delà du commerce, c’est un message fort en faveur de l’entrepreneuriat local et de la coopération stratégique entre le Gabon et la Chine qui a été porté durant ces quatre jours. Une édition 2025 qui aura donc su conjuguer partage culturel, développement économique et innovation artisanale. Et qui appelle, selon les exposants, à une pérennisation de ce genre d’initiatives pour stimuler l’écosystème entrepreneurial gabonais.

 Offre de stage au PNPE : une exclusion inacceptable pour les jeunes diplômés

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Dans une note publiée le 21 juillet 2025, le Pôle National de Promotion de l’Emploi (PNPE) propose un « stage » qui ressemble davantage à un emploi déguisé. Une annonce truffée d’incohérences, qui interroge sur les dérives de certaines politiques d’insertion professionnelle.


Le Service Public de l’Emploi gabonais, par l’intermédiaire du PNPE, a récemment diffusé une offre de stage en logistique qui fait grincer des dents. Sous couvert d’un contrat de professionnalisation (CP), censé favoriser l’insertion des jeunes sans expérience, l’annonce exige… jusqu’à trois ans d’expérience professionnelle ! Un comble.

Incohérence

L’offre cible des candidats âgés de 18 à 35 ans, titulaire d’un BAC+5, dans le domaine de la logistique. Mais comment peut-on exiger une telle qualification académique pour un stage, censé justement aider à acquérir de l’expérience pratique ? Cette surqualification demandée révèle une méconnaissance flagrante, ou pire, une tentative déguisée de recruter un cadre opérationnel… à prix de stagiaire.

Autre contradiction notoire : l’annonce valorise les candidats ayant déjà une expérience professionnelle, ce qui exclut les véritables jeunes diplômés, les premiers concernés par ce type de dispositif. En somme, on réclame un profil expérimenté, tout en parlant de formation initiale. On nage en pleine incohérence.

Pire encore, les missions confiées – rédaction de procédures, appui aux activités logistiques et hébergements – relèvent d’un travail de technicien, voire d’assistant logistique. Rien de très formateur pour un diplômé BAC+5. Une désillusion assurée.

Des diplômés expérimentés traités comme des stagiaires

Cette annonce interpelle sur les pratiques de certains services publics censés promouvoir l’emploi : cherche-t-on à insérer les jeunes, ou à contourner les obligations salariales en recrutant des diplômés expérimentés sous l’étiquette de « stagiaires » ? Une clarification s’impose. À défaut, ces « offres de stage » pourraient bien devenir le nouveau visage d’un marché de l’emploi cynique, où la précarité est soigneusement emballée dans un langage institutionnel.

Enfin, ce qui choque davantage, c’est que cette offre aberrante n’est pas un cas isolé. Le PNPE est coutumier du fait : la quasi-totalité de ses annonces exigent une expérience professionnelle, même lorsqu’il s’agit de stages ou de premiers emplois. Une logique absurde qui marginalise systématiquement les jeunes diplômés en quête d’une première chance. Plus grave encore, cette pratique est en totale contradiction avec la politique d’emploi inclusive prônée par le président Brice Clotaire Oligui Nguema, qui fait de l’insertion des jeunes un pilier de son action.

Crise au PDG : Pendant que Louis reste digne, Onanga Y’Obegue s’autoproclame vainqueur

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Alors que la Cour constitutionnelle n’a encore rendu aucune décision, Ali Akbar Onanga Y’Obegue, fidèle à sa posture d’agitateur, crie déjà victoire sans preuve. Du côté de Louis, c’est une tout autre attitude qui prévaut : calme, réserve et confiance dans les institutions.

Le directoire du Parti démocratique gabonais (PDG), dirigé par Blaise Louembé, garde une posture sereine en attendant l’avis de la Cour constitutionnelle, saisie le 25 juillet dernier par le juge des référés du tribunal de première instance de Libreville. Une sérénité réaffirmée dans une déclaration de Frédérique Eyang Beyeme, porte-parole du parti, rendue publique samedi dernier au siège du PDG.

Selon elle, il est impératif de ne pas se laisser berner par « les insuffisances juridiques des imposteurs », laissant entendre que les manœuvres du camp adverse relèveraient davantage de la manipulation que du droit. Elle a précisé avec fermeté : « Toute affirmation selon laquelle la justice aurait tranché ou que le procès serait terminé relève purement et simplement de la communication mensongère destinée à pervertir la réalité des faits. » Et de rappeler qu’à ce jour, aucune décision n’a été rendue, un fait que nul juriste sérieux ne peut ignorer.

Insistant sur « l’esprit de responsabilité et de respect des institutions », la porte-parole a appelé à la retenue, estimant qu’il serait irresponsable de commenter une affaire encore pendante devant la haute juridiction. « Toute déclaration en ce sens pourrait être interprétée comme une tentative de pression sur les juges », a-t-elle mis en garde.

Dans cette optique, les militants et sympathisants ont été invités à garder leur calme, à ne pas se laisser gagner par la désinformation, et à continuer de croire en la justice gabonaise.

Pour mémoire, la Cour constitutionnelle a été saisie après que Me Francis Nkea Ndzigue, avocat de « l’aile Ali Akbar Onanga Y’Obegue », a soulevé une exception d’inconstitutionnalité lors de l’audience visant à interdire à ce dernier l’usage des insignes et signes distinctifs du PDG. Une démarche qui, selon de nombreux analystes, s’apparente à une stratégie de blocage, voire à un artifice pour « gagner du temps », avec l’espoir que la Cour statue après la clôture du dépôt des candidatures aux élections à venir.

En attendant, Louis ne tremble pas — il s’en remet au droit.

PDG à Okondja : guerre de générations, guerre d’ambitions, Luc Oyoubi pointé du doigt.

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Chaque jour apporte sa dose de règlements de comptes internes au sein du Parti Démocratique Gabonais. Cette fois, c’est Okondja qui flambe. Au cœur de la tourmente : le sénateur Luc Oyoubi, accusé par un lanceur d’alerte d’étouffer l’émergence de nouvelles figures politiques.

L’audio de la colère : LENKOULOU charge Oyoubi

Dans un audio devenu viral, Sieur LENKOULOU, lanceur d’alerte originaire du Haut-Ogooué, s’en prend frontalement à Luc Oyoubi, sénateur de la Transition. Il s’étonne qu’à 71 ans, ce dernier refuse de se retirer de la scène politique. Il lui reproche d’avoir déjà tout obtenu — DGA au Commerce, DG de l’IEF, Député 15 ans, Ministre — et pourtant de vouloir monopoliser les postes, notamment à Okondja. LENKOULOU l’accuse de vouloir imposer son neveu, Hervé Nkona, contre la potentielle candidature de la ministre Brigitte Onkanowa sur le même siège.

Pour lui, Oyoubi a usé d’une mécanique « maléfique » pour une fois de plus s’imposer comme candidat aux futures sénatoriales. Pour LENKOULOU, Luc Oyoubi est un manipulateur. C’est le symbole d’un PDG figé dans les magouilles, et fermé à toute alternance. Pour montrer à quel point le personnage est ambigu, un internaute écrit : « Luc Oyoubi si tu n’existais pas, il faudrait t’inventer. Au moins, cela permet de faire la différence entre le bien et le mal ».

La réplique du clan Oyoubi : “Mensonges et jalousie”
La réponse n’a pas tardé. Dans un communiqué musclé, Jean Luc AMPALA, neveu du sénateur, démonte point par point les accusations. Il affirme que Luc Oyoubi « n’a jamais parlé de candidature au Sénat à Okondja » et que « ce sont les structures du Parti qui l’ont proposé à Franceville ». Selon lui, les candidats éliminés n’avaient même pas renouvelé leur adhésion.

Quant à l’âge, AMPALA ironise : « Au Cameroun, on a des députés de 90 ans. Luc Oyoubi donne encore des cours sans notes, participe aux débats économiques, et anime la vie politique. » Pour lui, Oyoubi est victime d’un « complot d’un Obamba frustré », et les accusations de LENKOULOU relèvent d’une amertume mal digérée.

Une crise révélatrice d’un PDG à bout de souffle
Derrière ce duel verbal, c’est toute la crise du PDG qui se dévoile. Loin de la discipline d’antan, les ambitions s’entrechoquent et les règlements de comptes éclatent sur la place publique. La situation à Okondja illustre un malaise plus large : le parti peine à renouveler ses cadres, les jeunes se sentent exclus, et les querelles internes se règlent désormais à coups de messages vocaux.
À ce jour, seul Luc Oyoubi a été confirmé comme candidat aux sénatoriales à Okondja. Pour les législatives, le flou persiste, alimentant les suspicions de favoritisme et de manipulation. Dans la Sébé-Brikolo, comme ailleurs au Gabon, le PDG navigue à vue, sans apaisement en perspective.

Secteur pétrolier : Mettre l’accent sur la formation pour améliorer la performance

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Dans une dynamique de modernisation et de renforcement des compétences nationales, le ministère du Pétrole et du Gaz a signé un accord-cadre stratégique avec IFP Training. Le but est de doter les agents du secteur de l’aval pétrolier de compétences techniques de haut niveau, adaptées aux évolutions du marché.

Sous l’impulsion du ministre du Pétrole, le directeur général de l’Aval pétrolier et gazier, Thibault Gaël Idoumi, a accueilli le 24 juillet dernier à Libreville une délégation de l’Institut Français du Pétrole (IFP Training), conduite par le membre de son directoire, Loïc du Rusquec. Cette rencontre a abouti à la signature d’un accord-cadre stratégique entre le ministère et l’institut français.

Un partenariat qui vise à mettre en place un programme de formation sur mesure pour les agents de la Direction générale de l’aval pétrolier et gazier (DGAPG), dans un contexte où le secteur pétrolier national est en pleine transformation. « Il est crucial que nos collaborateurs aient le même niveau de compétences que leurs homologues internationaux pour accompagner les mutations du secteur », a souligné Thibault Gaël Idoumi.

Plus qu’un simple transfert de savoir, ce partenariat entend répondre à certains besoins précis identifiés localement : transformation, stockage, distribution, lubrifiants, mécanismes de fixation des prix… L’approche pédagogique se veut pratique et contextualisée. Un bilan des compétences sera d’abord réalisé pour cerner les lacunes, puis des modules techniques ciblés seront proposés, en tenant compte des contraintes budgétaires.

Secteur pétrolier : Mettre l’accent sur la formation pour améliorer la performance

A travers cette initiative, le Gabon affirme sa volonté de miser sur le capital humain pour renforcer sa souveraineté énergétique. La formation continue devient ainsi un levier stratégique au service d’un secteur plus performant, mieux régulé et à forte valeur ajoutée.

Législatives et locales 2025 : Les commissions électorales locales entrent en fonction

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Le ministre de l’Intérieur, de la sécurité et de la décentralisation, Hermann Immongault, a, ce 27 juillet 2025, remis un lot de véhicules aux 88 commissions électorales locales, lors d’une cérémonie au Camp Michel Bigoundou (Fopi).

La machine électorale est en marche. La dotation en véhicules des commissions électorales locales marque une étape clé dans les préparatifs du double scrutin législatif et local prévu pour septembre et octobre prochains. Cette dotation en véhicules vise à renforcer les capacités logistiques des équipes déployées à travers le territoire national, dans un contexte où la fiabilité du processus électoral est une priorité.

Législatives et locales 2025 : Les commissions électorales locales entrent en fonction

Le 26 juillet, les 565 membres des commissions ont participé à une séance de travail avec la Commission nationale de l’organisation et de contrôle des élections (CNOCER). À cette occasion, Hermann Immongault a salué leur nomination, tout en soulignant l’importance des valeurs telles que l’intégrité, le sens du devoir et la neutralité dans l’exercice de leurs fonctions.

À présent investis de leur mission, les commissaires doivent rejoindre leurs zones d’affectation respectives pour superviser les différentes phases du processus électoral. Une tâche de terrain, essentielle au bon déroulement des élections à venir.

PDG : Une guerre pour le trône – entre illusions de victoire et choc institutionnel

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Dans les coulisses d’un parti déchu, deux camps s’arrachent les lambeaux d’un héritage politique en ruine. Sur fond de communiqués et d’ambitions personnelles, la bataille pour le contrôle du Parti Démocratique Gabonais vire au psychodrame. Haletant.

Une « victoire » qui divise

Depuis le 24 juillet, le Parti démocratique gabonais (PDG) s’enfonce dans une guerre d’héritiers dont l’écho résonne jusque dans les salles d’audience. Le 25 juillet, en matinée, Ali Akbar Onanga Y’Obegue, secrétaire général nommé par Ali Bongo, a triomphalement annoncé une « victoire judiciaire » après le renvoi de l’affaire à la Cour constitutionnelle. Sur sa page Facebook, il s’est fendu d’un message de célébration, saluant une prétendue reconnaissance de sa légitimité. Pour lui, « le 25 juillet 2025 restera gravé dans l’histoire du PDG », comme le jour où la justice aurait confirmé sa position.

Dressant un bilan à charge contre ses adversaires, il dénonce des « tentatives désespérées » pour contester sa nomination par l’ancien président du parti. Dans un ton martial, il revendique désormais le monopole de validation des candidatures aux législatives et locales de septembre et octobre, affirmant que seules ses signatures auront valeur légale auprès du ministère de l’Intérieur. Une main tendue au dialogue a cependant été glissée, en guise d’appel à l’unité.

Le camp Louembé contre-attaque

Mais à peine l’encre virtuelle de cette déclaration avait-elle séché que le camp Louembé montait au créneau. Par la voix de sa porte-parole, Frédérique Eyang Beyeme, le directoire issu du congrès du 30 janvier 2025, conduit par Blaise Louembé, a tenu à « remettre les pendules à l’heure ». Un communiqué signé par Angélique Ngoma, leur secrétaire générale, affirme que le tribunal de première instance de Libreville n’a pas rendu de verdict. Le renvoi à la Cour constitutionnelle concerne un contrôle de constitutionnalité de l’article 64 de la loi n°016/2025 sur les partis politiques – pas un quitus à Onanga Y’Obegue.

« Toute affirmation selon laquelle la justice aurait tranché ou que le procès serait terminé relève de la communication mensongère », a fustigé Eyang Beyeme. Et de prévenir : les militants ne doivent « pas céder à la désinformation ». En clair, la bataille n’est pas close. Elle ne fait que changer de terrain.

La justice passe la main, le temps suspend son souffle

Face à une équation politique explosive, le juge des référés a choisi la prudence : direction la Cour constitutionnelle. En transférant le dossier, il évite d’ajouter une étincelle au baril de poudre que devient le PDG. Mais ce renvoi n’est pas anodin. Il ouvre une période d’incertitude, un temps suspendu qui affaiblit davantage une formation politique déjà mise à genoux par sa déchéance du pouvoir.

À moins de deux mois des élections législatives du 27 septembre, l’enjeu est colossal. Une interprétation stricte de l’article 64 pourrait amener le ministère de l’Intérieur à constater l’existence d’un bicéphalisme… et donc à suspendre le parti. Une éventualité qui précipiterait le PDG dans l’abîme, et offrirait sur un plateau une aubaine électorale à l’Union Démocratique des Bâtisseurs (UDB), machine politique du président Brice Clotaire Oligui Nguema.

Le poison du doute et l’attente d’un verdict

Le PDG se retrouve piégé dans un labyrinthe judiciaire et politique, où chaque camp joue sa partition avec fébrilité. La Cour constitutionnelle est désormais la seule arbitre capable de trancher. Mais plus le silence dure, plus le poison du doute se répand.

Dans ce théâtre de guerre froide, chaque jour de silence nourrit les spéculations, chaque posture médiatique devient une arme. La fracture est profonde. Le spectre d’un affrontement ouvert, bien réel. Si la haute juridiction tarde, elle risque de laisser le PDG s’enfoncer dans une crise dont il pourrait ne jamais se relever.