Blog Page 176

Tribune libre : la Volonté politique

0
 

Cet article sur la Volonté politique est une réflexion qui concerne les acteurs politiques intéressés par la conquête et l’exercice du pouvoir d’État.

Dans mon analyse, je mets laconiquement en exergue la stratégie et les mécanismes susceptibles d’apporter une plus-value à une action politique. La gestion rationnelle des ressources humaines, les professions de foi attractives et la gestion efficiente des ressources publiques constituent, à ne point douter, le socle de la réussite politique.

Cette réflexion comporte certainement des insuffisances et pourrait susciter des critiques et des désaccords, surtout sur mon appréciation des actions de certains acteurs politiques gabonais que je cite nommément. C’est normal car, la dialectique de la bouteille à moitié vide, à moitié pleine, impose des débats contradictoires et qualitatifs.

   I/ Définition

   Le concept de Volonté politique peut se définir comme un marché par lequel les acteurs politiques s’engagent à mettre en œuvre leur projet de société au bénéfice de leur espace territorial et de leurs concitoyens. Par leur Volonté politique, ils se déterminent à matérialiser le fruit de leurs pensées et de leurs intentions. La pensée précède toujours l’action.

Le Philosophe Henri Bergson l’écrivait à juste titre :  » Il faut agir en homme de pensées et penser en homme d’action« . Et à Derick Brinkerhoff de mentionner :  » Pour définir la Volonté politique de façon succincte, on pourrait dire qu’il s’agit de l’engagement des parties prenantes à mener des actions dans le but de réaliser une série d’objectifs, et à fournir les moyens nécessaires à la mise en œuvre des actions dans le temps « .

Il ajoute :  » Bien que la Volonté politique puisse s’exprimer à l’oral comme à l’écrit (discours, programmes politiques, documents juridiques…) elle ne se manifeste que par l’action « .

 Il y a donc une relation binaire entre le logos et la praxis.

 II/ La gestion rationnelle des ressources humaines

   La Volonté politique ne peut s’accomplir merveilleusement que si les politiques publiques, les réformes institutionnelles, les transitions politiques et le développement économique et social sont mis en pratique par des acteurs bien formés, performants, compétents, expérimentés et disposant des profils requis. Des personnes qui aiment leur pays et placent aux premières loges les intérêts supérieurs de l’État.

L’absence d’une Volonté politique de mettre sur orbite des personnes capables et respectueux de la chose publique conduit inévitablement à un échec dans la réalisation des objectifs.

Dans le cas du Gabon, par exemple, je voudrais préciser qu’en citant nommément certains acteurs politiques dont la Volonté politique me paraît incontestable, je mets en évidence ma probité morale et intellectuelle, mon esprit critique (attention : à ne pas confondre esprit critique et esprit de critique), une appréciation rigoureuse et impartiale. Je ne me suis pas laissé emberlificoter par sentiments personnels, ni par des postures subjectives. Je n’ai pas eu l’intention d’adopter une attitude condescendante, ou inquisitoriale à l’égard de ceux dont la Volonté politique reste sujet à caution.

Depuis le 30 août 2023, date du coup d’État pacifique baptisé « Coup de libération », le général Brice Clotaire Oligui Nguema fait preuve d’une Volonté politique évidente. Eu égard aux actions concrètes à mettre à son actif.

De façon non exhaustive, je cite le rétablissement des bourses des élèves dans les lycées et collèges, le secteur économique du bâtiment et des travaux publics  » BTP » qui est en effervescence, les voiries de grandes localités qui font peau neuve, la liquidation des pensions et des retraites à terme presque échu, etc.

 Sous son impulsion, la Volonté politique de certains acteurs mérite d’être relevée et applaudie. Ainsi, le travail abattu par Alexandre Barro Chambrier au ministère de la Planification et, aujourd’hui, à la Vice-présidence du Gouvernement, Hermann Immongault au ministère de l’Intérieur, Camélia Ntoutoume-Leclercq à l’Education nationale, Adrien Mougougou à la Santé, Ogowet Siffon au Tourisme, Maurice Ntossui aux Eaux et Forêts, Régis Onanga Ndiaye aux Affaires étrangères, François Ndong Obiang à la Réforme des Institutions, Élodie Diane Fouefé-Sandjo à la Famille, doit objectivement être complimenté et exalté.

Depuis le dernier remaniement gouvernemental, le ministre d’État Henri Claude Oyima accomplit un véritable travail de bénédiction. Il démontre, avec érudition, sa maîtrise de l’économie et des finances publiques. Sa Volonté politique exprimée par le truchement de ses déclarations jointes à ses actions nous invite intellectuellement à le féliciter.

Quelques-unes de ses déclarations ont retenu notre attention :  » Toutes les recettes générées sur le territoire national doivent être reversées systématiquement et obligatoirement au Trésor national  » .  » Nous devons d’abord mobiliser les recettes avant d’engager les dépenses » C’est le principe. « Le travail que nous faisons aujourd’hui, c’est de faire en sorte que toutes les recettes qui sont dues à l’État doivent être domiciliées dans les caisses du Trésor public« . « L’Etat dépense plus qu’il ne gagne réellement. La masse salariale est élevée ; elle atteint 45,6 % des recettes fiscales. Les recettes pétrolières diminuent progressivement « .

 Sa Volonté politique de relancer l’économie, d’assainir les finances publiques, de réduire la dette et de lutter contre le chômage structurel des jeunes le rend très crédible.

Par contre, en quatorze ans de règne absolu, Ali Bongo et ses thuriféraires, par un manque de Volonté politique, ont lamentablement vendu du vent aux Gabonais. Leur gouvernance, qui restera tragiquement gravée dans la mémoire collective, s’est caractérisée par une piraterie financière démentielle, une flagrante violation des droits et libertés jamais connue au Gabon, un népotisme médiéval, un pays dévasté par une corruption endémique et systémique, une politique économique de marchand de tapis, des lilliputiens politiques dont la médiocrité frise l’apocalypse.

 En définitive, le Gabon est tombé dans le néant et le degré zéro (0), le véritable point de repère.

  III/ Les professions de foi

 La Volonté politique d’un acteur est toujours sujette à une profession de foi. Une profession de foi est une déclaration publique des convictions d’un homme politique, qu’elles soient politiques, philosophiques, voire religieuses. Elle peut prendre la forme d’un discours, d’un manifeste ou d’autres moyens de communications parmi lesquels :

–  le projet de Société

Un projet de Société est une vision globale, cohérente d’un acteur politique ou d’un parti politique. Sa finalité repose sur l’organisation et le fonctionnement de l’État que l’acteur politique veut mettre en œuvre. Il sert de boussole pour toutes les actions à mener, les décisions à prendre, les thématiques à développer fixant les objectifs à atteindre. Comme l’écrit si bien Henri Pena Ruiz :  » Soutenu par des valeurs morales ou éthiques, un projet de société formule des principes et donne des orientations générales sous forme d’un programme politique « .

– une communication politique efficiente

Une communication politique est un ensemble de stratégies et de techniques dont la finalité est non seulement d’attirer, de fidéliser davantage les partisans, mais aussi d’influencer et de convaincre les populations pour gagner en crédibilité. 

La communication politique joue donc un rôle central dans la propagande, la diffusion des idées, des discours, des messages dans les médias, les campagnes publicitaires, les ateliers, séminaires, colloques, etc.

– la transparence

 La transparence constitue un élément clé dans la prise de décisions et la cohérence du groupe. Elle crée la confiance, non seulement entre le leader et son premier cercle de collaborateurs en les rassurant en permanence, mais aussi de les fidéliser.

 – la rigueur dans l’exécution des professions de foi

   La rigueur s’exprime fondamentalement dans le choix des principaux collaborateurs, qui doivent traduire la pensée de l’acteur principal et la mise en œuvre de ses actions. C’est dans ce registre que la bonne moralité est un critère très important dans ce choix des collaborateurs. Un collaborateur véreux, manipulable, transactionnel, mercantiliste, peut trahir à tous moments et mettre en mauvaise posture l’action politique du leader.

 IV/ La gestion rationnelle des ressources publiques

La gestion rationnelle des ressources publiques peut se définir comme un ensemble de mécanismes mis en œuvre pour utiliser, de manière rigoureuse et transparente, les moyens publics. La planification des besoins et de leur utilisation permettra d’atteindre les objectifs fixés.

 La Volonté politique des acteurs en matière de gestion des finances publiques nécessite un contrôle drastique du budget et des actifs de l’État (terrains, bâtiments, équipements, etc. Les administrateurs doivent rendre compte de l’utilisation des fonds publics. La reddition des comptes est un impératif.

La Volonté politique d’un acteur est la source fondamentale de la réussite ou de l’échec de son action. En effet, la réussite d’un homme, c’est bien l’homme lui-même qui la prépare ; l’échec d’un homme, c’est également l’homme lui-même qui le prépare. La Volonté politique est donc la fille du discernement.

       Alfred Nguia Banda

Docteur en Droit

Diplôme d’études approfondies (DEA) Histoire des Idées politiques 

Maîtrise de Sociologie politique.

Côte d’Ivoire : Alassane Ouattara brigue un quatrième mandat

0


L’annonce tant redoutée comme attendue est désormais officielle : le président ivoirien sera candidat à la présidentielle d’octobre prochain.

La rumeur persistante a fini par être confirmée. Ce mardi 29 juillet, le président ivoirien Alassane Ouattara a déclaré sa candidature pour un quatrième mandat, mettant ainsi fin à plusieurs mois de spéculations. Cette déclaration, retransmise à la télévision nationale, intervient dans un climat politique où les attentes étaient fortes, tant du côté de ses soutiens que de ses opposants.

À 83 ans, le chef de l’État justifie sa décision par la nécessité de garantir la stabilité, la prospérité et la sécurité du pays. « Je suis candidat, parce que je veux que notre chère Côte d’Ivoire continue de demeurer un pays prospère, en paix et en sécurité », a-t-il affirmé avec détermination.

Élu pour la première fois en 2010, réélu en 2015, puis à nouveau en 2020 lors d’un scrutin vivement contesté, Alassane Ouattara avait pourtant assuré qu’il ne se représenterait pas. Mais en janvier dernier, il opère un revirement. Dans une vidéo diffusée sur son compte X, il explique : « La Constitution de notre pays m’autorise à faire un autre mandat, et ma santé le permet ».

Face à des défis sécuritaires, économiques et monétaires qu’il qualifie « d’inédits », le président estime que l’heure n’est pas au retrait mais à la continuité : « Je suis candidat parce que notre pays fait face à des défis… dont la gestion exige de l’expérience », a-t-il souligné. Et d’ajouter, pour légitimer ce retour en arrière : « Le devoir peut parfois transcender la parole donnée de bonne foi ».

L’annonce ouvre une nouvelle page dans la vie politique ivoirienne et ne manquera pas d’alimenter les débats à l’approche du scrutin prévu pour le 25 octobre prochain.

Révision de la liste électorale : Le Ministre Hermann Immongault en tournée d’inspection dans le Grand Libreville

0

À deux semaines de la clôture officielle de l’opération, le ministre de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation a effectué, le 28 juillet 2025, une visite de terrain dans plusieurs centres du Grand Libreville.

Cette descente avait pour objectif de s’assurer du bon déroulement des opérations, d’évaluer les conditions de travail des agents et d’encourager les équipes mobilisées à maintenir un service de qualité. Elle a également servi de cadre pour sensibiliser les agents en charge de la révision sur les enjeux majeurs de cette opération citoyenne.

Révision de la liste électorale : Le Ministre Hermann Immongault en tournée d’inspection dans le Grand Libreville

Au cours de sa tournée, le ministre a porté une attention particulière à la rapidité du traitement des demandes, à l’accueil des personnes âgées, des femmes vulnérables et des personnes à mobilité réduite. Il a rappelé avec insistance la nécessité pour les agents de respecter scrupuleusement la législation en vigueur, notamment l’interdiction de la transhumance électorale, conformément à l’article 59 du code électoral, ainsi que les modalités strictes encadrant la radiation des personnes décédées.

Révision de la liste électorale : Le Ministre Hermann Immongault en tournée d’inspection dans le Grand Libreville

Le ministre de l’Intérieur a visité successivement les centres de révision des six arrondissements de Libreville, la mairie centrale d’Owendo, le 2ᵉ arrondissement d’Akanda, ainsi que les centres du 1ᵉʳ arrondissement de Ntoum. Cette tournée s’inscrit dans la volonté du gouvernement de garantir une opération de révision électorale transparente, efficace et respectueuse des droits des citoyens. Aussi, Hermann Immongault a-t-il réaffirmé l’engagement des autorités publiques à assurer un processus électoral crédible et inclusif en amont des prochaines échéances.

Gabon : L’Etat en quête d’appui financier pour accompagner sa transformation économique

0

Dans le cadre de la préparation de la loi de finances 2026 et du Plan national de croissance et de développement (PNCD), le gouvernement gabonais, par le biais du ministère de l’Économie, des finances, de la dette et des participations, a lancé une série de consultations avec les acteurs économiques, les universitaires, les experts financiers et les partenaires au développement.

Organisée le vendredi, 25 juillet 2025 à Libreville, cette rencontre s’inscrit dans la volonté des autorités de construire une stratégie de financement ambitieuse, capable de soutenir une croissance forte, durable et inclusive. Placée sous le thème : « Quelle stratégie de financement pour assurer une croissance forte ? », cette initiative marque une rupture avec les approches technocratiques du passé. Elle témoigne d’une gouvernance plus ouverte, à l’écoute des compétences nationales et internationales pour relever les défis structurels du pays. A travers ce dialogue, l’exécutif ambitionne de consolider sa crédibilité financière tout en attirant les appuis indispensables à la mise en œuvre du PNCD, dont le coût est estimé à 10.000 milliards FCFA.

Gabon : L’Etat en quête d'appui financier pour accompagner sa transformation économique

Cette démarche s’aligne sur le pilier 5 du PNCD : « Économie et Développement durable », porté par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema. Ce pilier vise à restructurer l’économie gabonaise en profondeur, en misant sur la diversification, la souveraineté financière et la justice sociale. Atteindre une croissance de 10% exige non seulement des ressources massives, mais aussi une discipline budgétaire rigoureuse et des partenariats intelligents.

Gabon : L’Etat en quête d'appui financier pour accompagner sa transformation économique

Les réflexions ont ainsi porté sur trois axes majeurs : les instruments financiers à mobiliser pour soutenir les réformes, les dispositifs incitatifs à proposer aux investisseurs et les modalités opérationnelles d’accès aux soutiens extérieurs. Une feuille de route qui, si elle est suivie avec cohérence et transparence, pourrait faire du Gabon un exemple de relance économique en Afrique centrale.

Gabon : Oligui Nguema reçoit des émissaires du Congo et de la Guinée équatoriale

0

Le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a reçu, le lundi 28 juillet 2025, au Palais Rénovation, deux envoyés spéciaux des chefs d’État du Congo et de la Guinée équatoriale. Des rencontres qui s’inscrivent dans un contexte de renforcement de la coopération régionale et de coordination diplomatique au sein de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC).

Le Premier ministre congolais, Anatole Collinet Makosso, a été le premier à être reçu. Mandaté par le président Denis Sassou Nguesso, il a salué « les liens d’amitié entre les deux pays, la qualité de la gouvernance actuelle au Gabon ainsi que les avancées du processus de transition ». Il a également transmis un message de soutien à la candidature du Congolais Firmin Matoko au poste de directeur général de l’UNESCO. « Cette visite traduit non seulement la volonté du Congo de renforcer les liens bilatéraux avec le Gabon, mais aussi s’adressera à l’ensemble du monde », a-t-il affirmé.

Gabon : Oligui Nguema reçoit des émissaires du Congo et de la Guinée équatoriale

Rencontre avec le ministre équato-guinéen, Lucas Abaga Nchama.

Quelques instants plus tard, le chef de l’État gabonais s’est entretenu avec Lucas Abaga Nchama, ministre équato-guinéen de l’Intégration régionale. Ce dernier portait un message du président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, dans le cadre des consultations régulières initiées par la présidence en exercice de la CEEAC. Les échanges ont porté sur les défis sécuritaires, l’intégration économique et la nécessité d’une coordination accrue. « Vous savez que le président de la République de Guinée-Équatoriale est le président en exercice de la CEEAC. Il est tout à fait normal que des échanges, des consultations se fassent régulièrement pour parler d’une même voix au monde », a déclaré Lucas Abaga Nchama.

Ces deux audiences confirment la place centrale que le Gabon occupe dans les dynamiques régionales, en misant sur la diplomatie de proximité et la concertation.

Gabon : Les épargnants de la Poste Bank en assemblée générale devant le ministère de la Communication

0

Le bureau exécutif des épargnants de la Poste Bank a organisé, ce mardi 29 juillet 2025, une assemblée générale devant le ministère de la Communication, pour dénoncer l’inaction persistante des autorités face à la situation de leurs avoirs gelés depuis plusieurs années.

En fin de matinée, les membres du collectif ont exprimé leur frustration face à ce qu’ils qualifient de « désintéressement total » de la part des pouvoirs publics. Selon le bureau, aucun signal concret n’a été donné depuis 2018 pour résoudre la crise financière qui les prive de l’accès à leurs économies déposées à la Poste Bank.

Gabon : Les épargnants de la Poste Bank en assemblée générale devant le ministère de la Communication

« Suite au désintéressement qui dure depuis 2018, alors que nous sommes déjà en 2025, on ne sait pas où ça bloque. Nous voulons rencontrer le ministre de tutelle pour qu’il puisse nous dire quand est-ce qu’on pourra passer à la Poste Bank pour récupérer notre argent », a déclaré Nzogue Meyo Pierre, secrétaire général du bureau exécutif.

Le collectif prévoit de renouveler ces actions dans les semaines à venir, jusqu’à obtenir une réponse claire et un calendrier de remboursement. Ce mouvement a pour objectif d’alerter les autorités compétentes, notamment le ministère en charge de la Communication et celui de l’Économie, sur l’urgence d’une solution durable à cette crise qui touche des milliers d’épargnants à travers le pays.

Education nationale : Onze écoles officiellement homologuées selon les normes françaises

0

Dans un communiqué publié, le 24 juillet 2025, signé de la ministre d’Etat Camélia Ntoutoume Leclercq, le ministère de l’Education nationale a annoncé que seuls onze établissements scolaires, au Gabon, disposent à ce jour d’une homologation officielle délivrée par le ministère français de l’Éducation nationale. Cette reconnaissance leur permet de dispenser un enseignement strictement conforme à celui appliqué dans les écoles françaises.

Répartis sur trois provinces, les établissements reconnus sont, pour la province de l’Estuaire: l’École Publique Conventionnée de Gros Bouquet 1 ; l’École publique conventionnée de Gros Bouquet 2 ; l’École publique conventionnée des Charbonnages ; l’École publique conventionnée d’Owendo et le Lycée Blaise Pascal. Pour la province du Haut-Ogooué : l’École publique conventionnée de Franceville ; l’École primaire COMILOG de Moanda et le Lycée Henri Sylvoz de Moanda. Et pour l’Ogooué-Maritime : l’École publique conventionnée de Port-Gentil ; l’École Léopold de Port-Gentil et Lycée Victor Hugo de Port-Gentil.

Le ministère de l’Education nationale invite les parents d’élèves à faire preuve de vigilance dans le choix de l’établissement scolaire de leurs enfants pour l’année académique 2025-2026. L’objectif est d’éviter les mauvaises surprises en s’assurant que les écoles respectent bien les critères d’homologation.

Le communiqué rappelle également aux établissements scolaires souhaitant obtenir une homologation, qu’ils doivent d’abord vérifier leur conformité auprès de l’Inspection générale des services du ministère gabonais. Ils sont ensuite invités à se rapprocher de l’ambassade de France, via le Service de coopération et d’action culturelle, pour initier les démarches officielles.Toute école qui ouvrirait, sans respect de ces procédures, s’expose à des sanctions prévues par la loi gabonaise, précise le communiqué.

Procès de l’Esther Miracle : Deux décisions clés attendues le 7 août prochain

0

Deux ans après le naufrage du navire de la compagnie Royal Cost, le tribunal correctionnel de Libreville pourrait rendre deux décisions majeures le 7 août prochain, dans un procès devenu symbolique pour la justice gabonaise.

La première concerne la légalité de la détention prolongée de plusieurs accusés, dont l’ex-directeur général de la Marine marchande, Fidèle Angoué Mba et le propriétaire de la compagnie Royal Cost, Armand-Blaise Mbadinga, détenus depuis avril 2023, au-delà de la limite de 18 mois prévue par la loi. La défense réclame leur libération immédiate, tandis que les familles des victimes redoutent qu’une libération, même conditionnelle ou provisoire, n’affaiblisse le procès.

La seconde touche à la possible comparution de l’État gabonais, en tant que partie civilement responsable. Les avocats des familles souhaitent que d’anciens hauts responsables, comme l’ancien Premier ministre Alain-Claude Bilie-By-Nze et le ministre des Transports de l’époque, Brice-Constant Paillat, soient entendus sur les possibles défaillances institutionnelles.

Ces décisions pèseront beaucoup sur la capacité de la justice à faire face aux responsabilités, y compris celles de l’État. Pour beaucoup d’observateurs, le 7 août pourrait marquer un tournant décisif entre simple procès technique et véritable moment de vérité nationale.

Conflit Homme-Faune dans le Haut-Ogooué : À Louami-Lelama, les éléphants règnent, les humains fuient

0


Face à la menace constante des éléphants, les populations du canton Louami-Lelama, dans le Département de la Sébé-Brikolo (Okondja) crient leur désespoir. Un chef de village, excédé, rompt le silence et interpelle un gouvernement resté sourd.

« Est-ce qu’on attend que les éléphants nous tuent ? » La voix du chef du village Andèguè tremble autant de colère que de fatigue. Dans le canton Louami-Lelama, département de la Sébé-Brikolo, la cohabitation avec les éléphants est devenue invivable. « Je n’habite plus ma maison. À 15h, ils sont là, autour de moi. Je dors au village en famille pour survivre », déclare-t-il, impuissant.

Les éléphants dictent leur loi

Des villages entiers sont assiégés : Olounga, Andèguè, Okila, Ossélè, Mbounga. La peur y règne en maître. « Les femmes ne peuvent même plus cueillir une feuille derrière la maison, ni aller chercher de l’eau. On vit dans la peur. On mange, ils cassent. On dort, ils cassent. On ne vit plus là », s’indigne-t-il. Les éléphants, par troupeaux, se déplacent librement, traversent les rues, détruisent les plantations, empêchent toute activité agricole ou domestique. Résultat : la misère s’installe, l’exode devient une option. « On va tous aller nous réfugier en ville. On vit avec la peur au ventre », lance-t-il dans un appel presque désespéré.

Pourtant, les autorités ne peuvent prétendre à l’ignorance. Des rapports ont été envoyés, accompagnés de photos. Une brigade spéciale, selon le chef, aurait été formée, dotée de véhicules et d’armes. Mais sur le terrain : « Aucune intervention, aucune autorité ne vient vivre la réalité avec nous ». Abandonnées, les populations se sentent trahies par un État qui leur demande pourtant de « revenir au village ».

Le gouvernement doit agir

Les conséquences sont dramatiques : plus de revenus, plus d’accès à l’eau, des déplacements à cinq kilomètres pour survivre. « Il faut louer une voiture pour avoir de l’eau. Mais avec quoi ? Il n’y a plus de plantation, plus de Nkoumou à vendre ». Le chef conclut, amer : « Le chef est là pour parler. Si nous mourons, qui viendra voter ? Les éléphants ? »

Le gouvernement doit urgemment déployer les brigades anti-conflit homme-faune dans les zones sinistrées et fournir des moyens de protection (barrières électriques, alarmes sonores), comme cela s’est fait dans d’autres régions. Il devrait par ailleurs accompagner les villages dans la sécurisation de leurs ressources vitales (eau, alimentation).

Lorsque les éléphants constituent une menace directe pour les populations, le gouvernement doit agir, et vite. Quitte à réviser la loi sur la protection de ces pachydermes. Protéger la faune ne doit jamais signifier sacrifier des vies humaines. À Louami-Lelama, les Gabonais ne demandent pas l’impossible : juste le droit de vivre.

Etimboué : La jeunesse réclame une rupture avec les vieilles pratiques politiques

0

Le ras-le-bol monte chez les jeunes de ce département de la province de l’Ogooué-Maritime, qui se disent marginalisés et peu considérés dans le processus décisionnel, dénonçant l’emprise persistante des anciens barons politiques qu’ils accusent de perpétuer les méthodes du passé.

Dans une déclaration devenue virale sur les réseaux sociaux, Jean Yves Onanga, l’une des figures locales les plus écoutées, a lancé un cri du cœur : « Cette localité si chère à mon cœur mérite mieux », a-t-il clamé au micro de nos confrères d’Ogooué-Maritime Infos (OMI). Cette déclaration vise notamment les anciens cadres politiques ralliés à l’Union démocratique des bâtisseurs (UDB), qu’il accuse de reproduire, dans cette nouvelle formation politique, les travers décriés du Parti démocratique gabonais (PDG).

Le grief principal : une jeunesse utilisée comme simple faire-valoir. « Nous avons été présents à leurs côtés dès notre adolescence […] Mais aujourd’hui, ils ne veulent pas nous accompagner dans nos propres projets », déplore un jeune militant d’Omboué. À en croire plusieurs témoignages, certains anciens leaders n’hésiteraient pas à enrôler les jeunes sur leurs listes électorales, tout en leur refusant toute place réelle dans les instances de décision.

Au cœur de la discorde : le manque de transparence dans la désignation des candidats. Les jeunes dénoncent un système verrouillé, où les décisions se prennent dans l’opacité et au profit des mêmes visages connus. « Les magouilles font rage. Ce sont les mêmes visages, les mêmes méthodes », fustige un autre membre de la jeunesse locale.

Une contestation qui résonne bien au-delà de l’Ogooué-Maritime, tant les frustrations semblent partagées dans d’autres provinces comme le Haut-Ogooué. Ce climat de défiance met à mal l’image de l’UDB, censée incarner une nouvelle voie politique. Pour de nombreux jeunes, le parti trahit ses promesses de rupture et d’inclusion. Ils lancent un avertissement clair : si l’UDB veut réellement représenter l’alternative, elle devra faire de la place à une nouvelle génération prête à assumer ses responsabilités.