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Nadia Christelle Koye à Mulundu : la carte surprise de l’UDB aux prochaines élections

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C’est une entrée en politique locale surprise. À quelques heures de la clôture des dépôts de candidatures, Brice Clotaire Oligui Nguema, président-fondateur de l’Union démocratique des bâtisseurs (UDB), a tranché : Nadia Christelle Koye représentera le parti aux élections locales dans le département de Mulundu, province de l’Ogooué-Lolo.

Pour cette haute fonctionnaire, directrice générale de la CNAMGS, c’est un saut inédit dans l’arène électorale en qualité de tête de liste. Une promotion qui marque un tournant dans un parcours jusque-là construit à l’abri des projecteurs. Discrète mais aguerrie, Koye n’est pas étrangère dans les coulisses du pouvoir.

Juriste et administratrice civile, elle a longtemps évolué dans le cercle de l’ancien président de l’Assemblée nationale, Guy Nzouba Ndama,  où elle a occupé des postes stratégiques au sein du parti, Les Démocrates, avant de rejoindre l’UDB. Elle a été notamment vice-présidente de l’ex Centre gabonais des élections (CGE), pour le compte de l’opposition. Cette trajectoire, qui mêle expérience administrative et fine connaissance des mécanismes électoraux, explique sans doute la confiance placée en elle par les instances de l’UDB. Sa candidature illustre aussi une volonté de renouvellement des figures politiques en première ligne.

La campagne qui s’ouvrira dans quelques semaines ne sera pas un long fleuve tranquille. Face à elle, Marie Agathe Ntsono, du Parti démocratique gabonais (PDG), vivra également sa première expérience en tant que candidate tête de liste. Si l’étiquette de l’UDB lui confère un certain avantage, Koye compte aussi sur son ancrage local : native du district de Matsatsa et fille de l’ancien haut fonctionnaire Martin Koye, elle bénéficie d’un capital de sympathie solide au sein de sa communauté. Entre héritage familial et défi électoral, elle devra transformer ce soutien en votes concrets dans un département où rien n’est jamais joué d’avance.

Camélia Ntoutoume Leclercq : « La politique ne doit pas diviser les familles »

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La 3 vice-présidente du Parti démocratique gabonais (PDG), Camélia Ntoutoume Leclercq, a officialisé sa candidature le 7 août 2025 pour le 1ʳ arrondissement de Ntoum. Ce dépôt de dossier est une étape décisive dans sa course aux futures élections législatives.

Accompagnée de sa suppléante, la ministre d’État se lance dans la course à la députation. Elle était également entourée de la tête de liste et des colistiers pour les élections locales. « La politique ne doit pas diviser les familles. Elle est là pour faire avancer les choses dans notre pays », a-t-elle affirmé.

La vice-présidente du plus ancien parti politique national a souligné que ces candidatures incarnent l’engagement du PDG à défendre les valeurs de brassage culturel et de vivre-ensemble, si chères à Ntoum. L’unité de son équipe est la base d’un projet politique centré sur le développement local.

Forte d’un long parcours au sein du PDG, Camélia Ntoutoume a rappelé son engagement de longue date. Elle a ainsi mentionné ses rôles en tant que militante de base, membre du Comité central, du Conseil national, du Bureau national de l’UJPDG, du Bureau politique et du Comité permanent du Bureau politique. « C’est mon modeste parcours, enrichi par certains d’entre vous grâce à des rencontres, des partages d’expérience, des conseils et un encadrement », a-t-elle conclu.

Séisme politique au RPM à Port-Gentil : Rebela Rogombe quitte le navire

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Un coup de tonnerre vient de frapper le Rassemblement pour la Patrie (RPM) à Port-Gentil. Flavien Franck Rebela Rogombe, figure bien connue de la politique locale, voire nationale, et membre éminent du parti, a claqué la porte, dénonçant un « manque de respect » de la part de ses camarades. Selon des sources concordantes, il est sur le point de rejoindre le parti présidentiel, l’Union Démocratique des Bâtisseurs (UDB).

Cette démission retentissante intervient après que l’homme politique, pourtant conseiller spécial du président du parti et membre du bureau politique, a été relégué en sixième position sur la liste du RPM aux prochaines élections locales dans le 3e arrondissement de Port-Gentil.

Un poids lourd mis à l’écart

La décision de Fanck Rebela Rogombe de quitter le parti de Barro Chambrier est d’autant plus surprenante que son parcours politique témoigne de son influence et de son expérience. Ancien lieutenant de Maître Séraphin Ndaot, il a été une des chevilles ouvrières de l’Alliance Nationale des Bâtisseurs (ANB), un mouvement qui avait la mainmise sur le 3e arrondissement. C’est sous cette bannière, non reconnue légalement, qu’il a d’ailleurs siégé comme sénateur indépendant de 2009 à 2015.

Plus tard, en fondant le Mouvement Démocrate et Populaire (MODEP) avec Reteno Ndiaye, il a déjoué les pronostics et réussi à se faire élire conseiller municipal. Son arrivée au RPM, puis son intégration au bureau politique, étaient considérées comme un atout majeur pour le parti, qui cherchait à s’ancrer solidement dans la capitale économique. Après le coup d’État du 30 août, il a même été nommé 4e délégué spécial adjoint à la mairie de Port-Gentil, une preuve supplémentaire de son poids politique.

La responsabilité de la direction du RPM en question

La mise à l’écart de Rebela Rogombe soulève des interrogations sur la stratégie du RPM. Pourquoi un parti qui cherche à s’implanter solidement à Port-Gentil se priverait-il d’une figure aussi influente ? Le 3e arrondissement étant très disputé, la sixième place qui lui a été attribuée sur la liste équivaut de fait à un retrait de la course.

La responsabilité du président du parti, Barro Chambrier, est pointée du doigt. Bien qu’il n’ait pas directement orchestré cette relégation, le fait de l’avoir laissée se produire a renforcé la frustration de l’homme politique, le poussant ainsi à démissionner.

Une défection aux lourdes conséquences pour le parti

Ce départ intervient à un moment critique, à la veille d’élections locales très disputées. En perdant Franck Flavien Rebela Rogombe, qui rejoindra le parti présidentiel, l’Union Démocratique des Bâtisseurs (UDB), le RPM se prive d’une figure capable de mobiliser l’électorat.

Beaucoup estiment que cette défection pourrait affaiblir considérablement le RPM, déjà jugé vulnérable malgré la notoriété de son président et que ce transfert représente un atout majeur pour l’UDB.

 Le PDG, cet allié qui pique : drôle de soutien à Oligui Nguema

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Affichant un soutien indéfectible à Brice Clotaire Oligui Nguema, le Parti Démocratique Gabonais (PDG) vient pourtant d’envoyer à l’Union Démocratique des Bâtisseurs (UDB) une missive qui frôle la menace et pourrait, si appliquée, invalider les candidats du parti fondé par le chef de l’État.

Au lendemain du coup d’État du 30 août 2023, l’euphorie populaire a balayé le Gabon. De Libreville à Tchibanga, de Makokou à Port-Gentil, les Gabonais se réjouissaient de voir Ali Bongo Ondimba, son clan et son PDG quitter le pouvoir. Surprise : même les plus ardents PDGistes, jadis défenseurs acharnés du régime, jubilaient. À Okondja, fief du Haut-Ogooué, Mathias Otounga Ossibadjouo, soutien indéfectible d’Ali Bongo, organisa même une marche de soutien à Brice Clotaire Oligui Nguema. Ce jour-là, Pacôme Ongala, ex-président du Conseil départemental de la Sébé-Brikolo, lisait un vibrant message de ralliement.

Un soutien affiché, des privilèges maintenus

Le PDG, que l’on imaginait rejoindre l’opposition, proclama au contraire son « soutien indéfectible » à Oligui Nguema. Il fit campagne pour le « Oui » au référendum et mobilisa ses troupes pour son élection.

Au gouvernement, au Parlement de la Transition, dans la haute administration, les PDGistes furent reconduits ou nommés, au nom de l’« inclusivité » voulue par Brice Clotaire Oligui Nguema.

Le masque tombe : une menace directe contre le parti du président

Mais voilà que le masque tombe. Clamant appartenir à la majorité présidentielle, le PDG a adressé au secrétaire général de l’UDB, Mays Mouissi, un courrier signé Angélique Ngoma, rappelant que tout candidat ayant quitté le PDG sans respecter la procédure – notamment la délivrance d’un quitus et un délai de quatre mois avant tout investissement – s’expose à l’annulation de son élection. Autrement dit : l’allié PDG se réserve le droit de déclencher un contentieux susceptible de faire invalider les candidats UDB.

Un allié à craindre : la sorcellerie politique

Étrange ciblage : cette missive n’est adressée qu’à l’UDB, pourtant d’autres anciens PDGistes ont créé leur parti et investi des candidats pour les législatives et locales du 27 septembre. Alain-Claude Bilie-By-Nze dirige l’EPG (Ensemble Pour le Gabon), Mathias Otounga Ossibadjouo est à la tête de REGARD (Rassemblement Gabonais pour le Développement et le Renouveau), mais aucun rappel à l’ordre officiel n’a filtré à leur encontre.

En définitive, Oligui Nguema devrait se méfier de cet « allié » à la mémoire sélective. Menacer d’invalider les candidats du parti de votre « Sauveur » relève moins de la stratégie que de la sorcellerie politique. Du jamais-vu, même aux heures les plus hégémoniques du PDG.

Côte d’Ivoire : l’opposition dans la rue pour réclamer une élection « inclusive »

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Des milliers de partisans de l’opposition ivoirienne ont manifesté le 9 août à Yopougon, à l’ouest d’Abidjan, pour s’opposer à un éventuel quatrième mandat du président Alassane Ouattara et réclamer une élection présidentielle « inclusive ».

Le Front commun de l’opposition, mené par le Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI) de Laurent Gbagbo et le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) de Tidjane Thiam, a mobilisé des foules impressionnantes. Les organisateurs estiment la participation à cinq millions de personnes, tandis que la police avance le chiffre de trois millions.

Plusieurs figures de l’opposition, dont Sébastien Dano Djédjé (PPA-CI) et Noël Akossi Bendjo (PDCI), étaient présentes. Pascal Affi N’Guessan, du Front populaire ivoirien (FPI), a également rallié le mouvement.

Sébastien Dano Djédjé a qualifié la mobilisation d’ « avertissement » pour le pouvoir en place, réclamant la réintégration sur les listes électorales des leaders exclus, notamment Laurent Gbagbo, Tidjane Thiam, Guillaume Soro et Charles Blé Goudé. Il a également appelé à l’ouverture d’un dialogue politique pour des élections « apaisées ».

Emirates prépare une liaison aérienne vers Libreville

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La compagnie aérienne Emirates se rapproche du Gabon. Suite à des rencontres avec le ministre des Transports, M. Ulrich MANFOUMBI MANFOUMBI, et l’Agence Nationale de l’Aviation Civile (ANAC), la compagnie a officiellement entamé un processus d’étude pour l’ouverture d’une nouvelle ligne directe vers Libreville.

Pour faire avancer ce projet, une délégation d’Emirates, menée par son Représentant pour l’Afrique, M. Paulos LEGESSE, a sollicité des données précises sur le trafic passagers auprès de l’ANAC. Elle a été accueillie au siège de l’agence par le directeur général, le général de division, Éric Tristan Franck Moussavou.

Ces informations sont jugées indispensables pour mener à bien une étude de faisabilité qui sera analysée par le siège de la compagnie. Les discussions porteront sur des aspects techniques et commerciaux, notamment la fréquence des vols et la possibilité de faire de Libreville un hub régional.

Si elle se concrétise, cette liaison offrirait un accès inédit pour le Gabon vers le vaste réseau mondial d’Emirates, depuis le Moyen-Orient jusqu’à l’Asie, l’Europe et l’Amérique. Au-delà de l’amélioration de la connectivité pour les voyageurs, les autorités gabonaises y voient un levier de développement économique, touristique et commercial. L’ANAC a d’ailleurs réaffirmé son engagement à soutenir pleinement le processus, confirmant l’attente forte autour de cette initiative.

Séminaire gouvernemental : cent jours après, l’heure du premier grand bilan

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Sous la conduite du président Brice Clotaire Oligui Nguema, l’exécutif gabonais ouvre un séminaire stratégique de deux jours pour évaluer ses 100 premiers jours et relancer le Plan d’Action 2025–2032.

Cent jours après sa mise en place, l’équipe gouvernementale se livre à un exercice inédit de transparence et de rigueur. À Libreville, ce dimanche 10 août 2025, s’ouvre un séminaire d’envergure destiné à dresser un bilan précis du premier trimestre d’action publique. Ministres, hauts fonctionnaires et partenaires institutionnels se réunissent autour d’un objectif commun : confronter les ambitions aux résultats concrets.

L’enjeu est double : identifier les obstacles freinant la mise en œuvre des réformes et accélérer la dynamique du Plan d’Action Gouvernemental 2025–2032. Placée sous le signe de l’efficacité, cette rencontre entend harmoniser les politiques sectorielles, dynamiser les leviers de transformation structurelle et ancrer la vision présidentielle d’un Gabon plus juste, plus fort et résolument tourné vers le progrès.

Séminaire gouvernemental : cent jours après, l’heure du premier grand bilan

Une vue de l’assistance composée des membres du gouvernement et des hauts fonctionnaires et partenaires institutionnels.

Articulé autour de quatre axes majeurs – gouvernance, développement durable, justice sociale et souveraineté économique – le plan stratégique doit désormais passer du stade des engagements politiques à celui des résultats tangibles pour la population. Ce rendez-vous marque ainsi une étape charnière : démontrer que la volonté politique se traduit en actes.

Un séminaire sous le sceau de la discipline et de l’efficacité

En ouvrant les travaux, le chef de l’État a donné le ton : « Nous sommes tous des soldats au service de la Nation. Et sans discipline, aucun soldat ne réussit sa mission », a-t-il soutenu. Trois objectifs stratégiques guident ces assises : établir un bilan objectif des 100 premiers jours, mesurer l’avancement du Plan d’Action 2025–2032 et jauger l’efficacité des réformes institutionnelles.

Plus qu’une simple réunion technique, ce séminaire marque l’entrée du gouvernement dans une phase de consolidation et de transparence, avec un cap clair : aligner la gouvernance sur les attentes des Gabonais et répondre aux promesses par des résultats concrets.

Tribune libre : « Quels élus locaux et nationaux pour notre Ve République ? »

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La Ve République est confrontée à un défi majeur : celui de la compétence de ses élus. L’inaptocratie et l’incurie de l’ancien régime ont laissé des traces, et il est temps de poser la question des critères de sélection de nos représentants. Pour que la décentralisation soit une réussite et que le pays se développe, il est impératif d’avoir des élus à la hauteur des enjeux. C’est sur cette analyse que Sylvanus Kowet, professeur certifié de philosophie, fonde sa tribune.

Si l’on attache à la pratique de la politique essentiellement des missions d’intérêt public, en principe, toute prétention à des fonctions électives de type Conseiller municipal, Conseiller départemental, Député, Sénateur, devrait s’astreindre à des exigences spécifiques auxquelles devraient, plus que jamais, mais, sérieusement, penser le législateur en matière électorale. La rupture avec les louvoiements ou les égarements du Régime Bongo est à ce prix.

L’urgence de sortir de l’inaptocratie

Qui ne voit pas, en effet, que l’un des facteurs de l’inaptocratie de l’ancien régime était justement l’incurie en matière d’encadrement des candidatures aux élections, doublée d’une vacuité en matière de codification des fonctions électives ?

Aussi pensons-nous que pour plus d’efficacité et de rentabilité dans les assemblées locales et nationales, quelques principes devraient être posés.

Vers une sélection plus exigeante des candidats

Ainsi, avant la campagne de dépôt des candidatures, des critères devraient être clairement définis, adossés à un questionnement essentiel de type : qu’est-ce qu’un Conseil Municipal ? Qui doit y aller ? Etc.

Les représentations locales et nationales y gagneraient de façon significative. Le rasoir d’Ockham qui fonctionnerait ici comme un tamis ou un filtre, épargnerait à nos communes, départements et parlement des élus de pacotille, sans background qui, parce qu’ils sont venus en politique pour « se caser » professionnellement, sont incapables de prononcer une allocution, « chauffent » les bancs du Parlement sans jamais rien savoir des débats qui y ont lieu… Émargent à des frais de missions à l’étranger qui sont très vite transformées en voyages d’agrément pour cause d’inaptitude à prendre part à des assises internationales…

Un projet pour chaque élu : la décentralisation en marche

Les attentes sont alors grandes pour les prochaines collectivités locales notamment. Il en faudra de bien outillées au plan des ressources humaines pour traduire avec succès dans les faits la décentralisation dont le Chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, fait un de ses viatiques pour un développement équilibré de toutes les régions du pays.

Pour ce faire, pourquoi ne devrait-on pas exiger par exemple d’un candidat au Conseil Municipal ou au Conseil Départemental, un petit projet de société, une vision condensée, une projection structurée de la commune, de l’arrondissement, du quartier ou du département dont il veut être l’élu, comme, du reste, on exige aux candidats à la Présidence de la République un projet de société ou un programme de gouvernement ? »

Sylvanus Kowet

Professeur certifié de philosophie

NB : Les intertitres sont de la Rédaction

Élections 2025 : 48 heures de plus pour compléter les dossiers incomplets

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À moins de deux mois des élections législatives et locales, le ministère de l’Intérieur accorde un délai supplémentaire aux candidats aux dossiers incomplets, un geste salué pour son sens républicain.


Dans un communiqué daté du 10 août 2025, le Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation, également Président de la Commission Nationale d’Organisation et de Coordination des Élections et du Référendum (CNOCÉR), informe les candidats aux élections législatives et locales du 27 septembre 2025 qu’« il leur est accordé un délai de rigueur de 48 heures » pour compléter leurs dossiers incomplets.

Ce délai court sur lundi 11 et mardi 12 août et concerne exclusivement les dossiers « déjà enregistrés par la commission », précise le communiqué, excluant ainsi toute nouvelle candidature. Les compléments devront être déposés « auprès des Commissions électorales de leurs ressorts, qui assureront une centralisation rapide et leur transmission par voie hiérarchique ».

L’objectif est clair : permettre aux candidats qui avaient déposé des dossiers incomplets de régulariser leur situation et éviter ainsi des exclusions pour raisons administratives. Les destinataires sont donc directement les candidats concernés, mais aussi les commissions électorales chargées de la logistique.

En agissant ainsi, le ministère démontre une volonté de transparence et d’équité. Accorder 48 heures supplémentaires à ces candidats relève d’une véritable œuvre de pédagogie et d’utilité républicaine. C’est offrir une chance égale à tous de participer pleinement à la compétition électorale, dans un esprit d’ouverture et de justice.

Le Secrétaire exécutif du FDS, Anges Kevin Nzigou, candidat à la mairie de Libreville

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L’avocat et secrétaire exécutif du Front Démocratique Socialiste (FDS), Anges Kevin Nzigou, a officiellement annoncé sa candidature à la mairie de Libreville. L’annonce a été faite lors d’une rencontre politique au rond-point de Nzeng-Ayong, dans le 6e arrondissement de la capitale, le 9 août 2025.

Devant ses partisans, Me Nzigou a appelé les populations à soutenir les listes que présente son parti aux élections locales. Se positionnant comme une alternative aux pratiques politiques traditionnelles, le candidat a déclaré : « Je me dresse devant vous non pas comme un homme politique de plus, mais comme un fils de cette ville. Le coup d’État du 30 août 2023 a marqué la fin d’une époque, la fin d’un système qui avait confisqué notre démocratie. » Il a également promis de mettre un terme aux « promesses creuses, à l’improvisation, au clientélisme et à la corruption ».

Le FDS, qui présentera des listes dans tous les arrondissements de Libreville, fonde son programme sur l’accès aux droits fondamentaux et la lutte contre les discriminations. Anges Kevin Nzigou a souligné son engagement en faveur de la dignité humaine tout au long de sa carrière, affirmant vouloir faire de Libreville une ville « où l’humain compte plus que le profit » et où « chaque fonds sera justifié ». Il a conclu son discours en invitant les habitants à s’inscrire massivement sur les listes électorales pour participer au processus démocratique.

Le Secrétaire exécutif du FDS, Anges Kevin Nzigou, candidat à la mairie de Libreville

C’est devant ses partisans, à Nzeng Ayong, que le Secrétaire exécutif du FDS a annoncé sa candidature à la mairie de la capitale gabonaise.

La tâche s’annonce ardue. Le FDS ne peut, à lui seul, espérer obtenir la majorité absolue des sièges. Son secrétaire exécutif devra donc s’appuyer sur sa capacité à sceller des alliances avec d’autres formations politiques pour atteindre son objectif. La compétition est d’autant plus féroce qu’il devra affronter des adversaires de taille, notamment l’Union Démocratique des Bâtisseurs (UDB), le parti du président de la République, ainsi que le Parti Démocratique Gabonais (PDG), qui n’a pas encore dit son dernier mot.