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Boxe : Les pugilistes nationaux dictent leur loi au Nigeria

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Les boxeurs gabonais ont marqué les esprits le week-end dernier à Lagos. Lors d’un gala international de haut vol, Yannick Mitoumba et Gaspard Zue ont surclassé leurs adversaires, ramenant deux victoires prestigieuses à Libreville.

Le National Stadium de Lagos a vibré, le week-end dernier, au rythme des gants et des uppercuts. L’Association Heritage Boxing Entertainment y organisait un gala international d’envergure, réunissant l’élite régionale : Nigeria, Ghana, Bénin, Congo, Togo et, bien sûr, le Gabon. Dans cette arène réputée difficile, la délégation gabonaise a réalisé un sans-faute historique.

Yannick Mitoumba : la foudre à la 3e reprise

Engagé dans la catégorie des 72 kg, Yannick Mitoumba n’a pas fait de détail. Opposé au Nigérian Ojo Adewalé dans un combat prévu en huit rounds, le Gabonais a écourté les débats. Faisant preuve d’une puissance dévastatrice, il a envoyé son adversaire au tapis par KO dès la troisième reprise. « Gagner au Nigeria n’est jamais un défi facile », a confié le champion après son sacre, tout en tenant à remercier ses soutiens (Cerise, Carrefour, Vie Club) ainsi que son promoteur, Kevin Mpiga, pour leur accompagnement dans cette préparation victorieuse.

Gaspard Zue : la rigueur de la Garde républicaine

L’autre héros de la soirée se nomme Gaspard Zue. Évoluant chez les 57 kg, le boxeur issu des rangs de la Garde républicaine (GR) a fait preuve d’une maîtrise technique exemplaire face au Nigérian Adama Loker. Au terme d’un duel intense, Zue s’est imposé avec autorité.

Fier de porter haut les couleurs de son corps de métier, le pugiliste a exprimé sa profonde gratitude envers le président de l’Assom GR, le colonel Taimana, soulignant que ce soutien institutionnel est le moteur de ses performances sur la scène internationale.

Avec deux finales remportées sur deux engagés, le Gabon affiche un bilan de 100% de réussite. Cette double victoire à Lagos confirme la montée en puissance de la boxe gabonaise dans la sous-région et prouve que les talents nationaux, lorsqu’ils sont encadrés, peuvent rivaliser avec les plus grandes nations du continent.

Gabon : la reprise du National-Foot joue les prolongations

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Nouveau coup dur pour le football gabonais. Initialement prévue en janvier, puis repoussée au 21 février, la reprise du championnat national est à nouveau décalée. La Ligue nationale de football professionnel la fixe désormais au 14 mars 2026, invoquant des impératifs d’organisation.

Les pelouses gabonaises devront encore patienter. Pour la troisième fois, le calendrier du National-Foot vient de subir une modification majeure. Alors que les supporters espéraient un retour de la compétition le 21 février prochain, la Ligue nationale de football professionnel (Linafp) annonce un nouveau report au 14 mars 2026.

Un chantier logistique encore en cours

Ce délai supplémentaire, qui porte le retard à près de deux mois par rapport à la date initiale du 24 janvier, serait justifié par des dossiers stratégiques non finalisés. La Linafp souhaite, en effet, verrouiller deux piliers essentiels avant le premier coup de sifflet.

D’abord la diffusion TV. L’instance organisatrice estime qu’il faut un diffuseur officiel pour accroître la visibilité du championnat.

Ensuite, l’équipementier : il faut choisir un partenaire unique pour l’ensemble des clubs engagés. « Ces décisions sont cruciales pour garantir un encadrement professionnel et une équité entre les clubs dès le lancement », laisse-t-on entendre du côté de la Ligue.

Climat d’incertitude pesant

Si ces arguments techniques sont mis en avant, ce nouveau glissement de calendrier souligne les difficultés structurelles et financières qui grippent le football d’élite au Gabon. Pour les clubs, déjà fragilisés par une longue période d’inactivité, ce report prolonge une préparation coûteuse et incertaine.

Désormais, tous les regards sont tournés vers la mi-mars. Ce énième rendez-vous sera-t-il le bon ? Les acteurs du ballon rond, entre lassitude et espoir, attendent des actes concrets pour que cette saison 2026 ne reste pas, une nouvelle fois, une promesse sans lendemain.

Sommet de l’UA à Addis-Abeba : l’Afrique face au défi vital de « l’or bleu »

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Le 39ème Sommet ordinaire de l’Union africaine se tient les 14 et 15 février 2026 à Addis-Abeba. Dans un climat marqué par des crises sécuritaires et climatiques, les 55 États membres placent la gestion de l’eau au sommet des priorités stratégiques du continent.

L’heure est à la mobilisation générale dans la capitale éthiopienne. Le siège de l’Union africaine (UA) accueille, cette fin de semaine, le plus important rendez-vous politique du continent : la 39ème session des chefs d’État et de gouvernement, dont la réflexion portera sur un enjeu de survie : la sécurité hydrique.

Sous le thème « Assurer une disponibilité durable de l’eau et des systèmes d’assainissement sûrs pour atteindre les objectifs de l’Agenda 2063 », ce sommet marque un tournant important. L’Afrique ne traite plus l’eau comme une simple question technique, mais comme un atout stratégique indispensable à sa prospérité.

Les débats se concentreront sur trois axes majeurs :

l’accès universel : améliorer ladistribution d’eau potable et les infrastructures d’assainissement ;

la coopération régionale :mettre en place une gestion concertée des ressources partagées pour prévenir les tensionsentre États ;

le financement : mobiliser des capitaux massifs pour bâtir les infrastructures résilientes de demain.

Sécurité et Agenda 2063 en ligne de mire

Si l’eau occupe le devant de la scène, les dossiers brûlants de la paix et de la sécurité restent omniprésents. Les dirigeants africains procéderont à un examen approfondi des crises persistantes au Sahel, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) et au Soudan. L’objectif est clair : renforcer les mécanismes de prévention pour faire taire les armes sur le continent.

Ce sommet sert également d’accélérateur pour l’Agenda 2063, la boussole stratégique de l’UA pour une Afrique intégrée. En misant sur l’innovation et l’énergie de sa jeunesse, le continent espère transformer ses défis actuels en opportunités économiques durables.

À l’heure où les premières délégations arrivent à Addis-Abeba, les attentes sont immenses. Les décisions prises durant ces 48 heures pourraient bien dessiner le nouveau visage d’une Afrique plus résiliente et souveraine face à ses ressources.

Mairie de Port-Gentil : Houangni Ambourouet veut nettoyer les écuries

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À peine installé, le nouveau maire de la capitale économique du Gabon vient de rendre publics les résultats d’un audit interne dévastateur. Un agent sur deux serait en situation irrégulière au sein de cette institution. Va-t-il donner un grand coup de pied dans cette fourmilière ?

L’heure est aux comptes à la mairie de Port-Gentil. Dans une note de service datée du 5 février 2026, l’édile de cette collectivité locale, Pascal Houangni Ambourouet, dévoile les conclusions d’une inspection rigoureuse menée au sein des ressources humaines.

Le chiffre donne le tournis : 507 agents municipaux, soit quasiment la moitié des effectifs de la commune, sont pointés du doigt pour des irrégularités administratives.

Une gestion opaque du personnel

Selon le document officiel, cet audit a mis en lumière des failles systémiques dans le recrutement et le suivi des carrières. Ces 507 employés perçoivent des salaires alors que leur situation ne repose sur aucun cadre juridique ou réglementaire précis. En clair, la mairie finance des postes dont la légitimité administrative reste à prouver.

Pour assainir cette gestion jugée opaque, le maire a décidé de convoquer l’ensemble des agents concernés devant la Commission administrative paritaire. Chaque dossier sera passé au crible, afin de déterminer les cas à régulariser et ceux qui devraient quitter le navire.

Le mur budgétaire des 60 %

Cette opération « mains propres » n’est pas seulement une question d’éthique. Elle est également vitale pour les finances de la ville. Aujourd’hui, la masse salariale engloutit plus de 60 % du budget municipal.  Une situation d’asphyxie financière qui paralyse l’investissement et empêche la réalisation de projets d’infrastructure pour les Portgentillais.

En dépit des remous sociaux et des tensions syndicales que pourrait engendrer sa décision, Pascal Houangni Ambouroue semble déterminé à tenir son cap. Conscient de l’ampleur du chantier, il compte sur l’appui de l’État pour mener à bien cette restructuration et redonner à la mairie de Port-Gentil les marges de manœuvre nécessaires à son développement.

Adrien Nguema Mba aux policiers : « Ce qui doit être restauré le sera, …. »

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Le ministre de l’Intérieur a fait une immersion, lundi 9 février 2026, au sein des unités opérationnelles des Forces de police nationale (FPN). Entre vétusté des locaux et manque de moyens, le membre du gouvernement mise sur une future loi de programmation pour redresser la barre.

Quitter les dorures de son bureau pour la réalité brute des commissariats. C’est l’exercice auquel s’est prêté Adrien Nguema Mba, ministre de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation, lundi 9 février 2026. Le membre du gouvernement est allé au cœur des Forces de police nationale (FPN).

Un marathon sécuritaire

D’Akanda à Owendo, Adrien Nguema Mba a visité les sites stratégiques : les commissariats de l’aéroport, de Nzeng-Ayong et de Bellevue 2, ainsi que la Brigade nautique des ACAE. À chaque escale, un même rituel : observation directe et écoute des hommes.

Adrien Nguema Mba mesure les conditions réelles de travail des policiers.
Adrien Nguema Mba mesure les conditions réelles de travail des policiers.

À Owendo, la visite a revêtu une dimension pédagogique à l’École nationale de police, sur le site de l’ex-Ecole secondaire des cadets de la police (ESCAP) et un focus sur la « police scolaire ». Cette nouvelle unité spécialisée est désormais en première ligne pour sécuriser les établissements éducatifs ; un dossier prioritaire pour l’Exécutif.

Choc du réel

 Le commissariat du 5ème arrondissement de Libreville dit de « Sogatol » a constitué la boucle de cette inspection ministérielle à l’issue de laquelle un constat sans fard peut être établi : derrière le prestige de l’uniforme, la précarité marque le quotidien des policiers dans leur environnement professionnel. Locaux vétustes, déficit d’équipements et pression opérationnelle permanente ont été présenté à l’autorité de tutelle. Des réalités souvent occultées par les rapports administratifs, mais que le ministre a tenu à confronter de visu.

L’espoir d’une loi de programmation

Face aux troupes, Adrien Nguema Mba a joué la carte du pragmatisme, évitant les promesses intenables. « Ce qui doit être restauré le sera, dans la limite des dotations disponibles », a-t-il déclaré. Toutefois, le véritable levier de changement réside dans la future loi de programmation sécuritaire. Actuellement en chantier, ce texte doit permettre une remise à niveau structurelle et méthodique des forces de l’ordre.

En plaçant les conditions de travail au centre de son agenda, le ministre de l’Intérieur envoie un message clair : l’efficacité de la sécurité publique ne se décrète pas, elle se construit avec des moyens.

Reste désormais à transformer ces observations de terrain en lignes budgétaires concrètes.

 Gabon : Un faux entrepreneur aux arrêts pour escroquerie foncière

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Sous le couvert d’une entreprise de BTP, James Lionel, 39 ans, vendait des terrains avec des documents falsifiés. Pris la main dans le sac à Mikolongo, l’indélicat a été livré à la justice.

Les Forces de police nationale (FPN) ont mis fin aux activités délictueuses d’un prétendu homme d’affaires. James Lionel, 39 ans, dont le quartier général était établi derrière l’Université Omar Bongo (UOB), a été arrêté alors qu’il tentait de finaliser une énième vente illicite au quartier Mikolongo.

L’indélicat n’était pas à sa première escroquerie. Pour appâter ses victimes, le trentenaire s’était bâti l’image d’un homme d’affaires prospère. À la tête d’une agence fictive mêlant BTP et location de véhicules, il utilisait ce statut pour instaurer un climat de confiance.

Selon les premiers éléments de l’enquête policière, cette façade servait de paravent à une vaste entreprise de spoliation foncière, comme il s’apprêtait à le faire à Mikolongo, en tentant de vendre un terrain à 33 millions de FCFA sur la base d’un titre de propriété contrefait.

L’ombre de la mairie de Libreville

Lors de son interpellation, les enquêteurs ont saisi un véritable arsenal de matériels de falsification : documents administratifs, cachets et signatures attribués à d’anciens hauts responsables de la mairie de Libreville. Ces faux sceaux permettaient d’« authentifier » des transactions totalement illégales.

Face aux policiers, le mis en cause a tout nié en bloc. « Je suis passé par toutes les administrations chargées de m’orienter pour l’achat de ce terrain. Je ne me suis jamais procuré le cachet de qui que ce soit », a-t-il martelé lors de son audition, assurant avoir agi de « manière normale ».

La municipalité aux aguets

Malgré cette ligne de défense, l’étau se resserre autour du présumé faussaire. Selon la mairie de Libreville, une expertise des sceaux utilisé par James Lionel est en cours. Si la falsification est confirmée, l’institution communale devrait se porter partie civile.

James Lionel encourt une lourde peine pour escroquerie, faux et usage de faux, conformément au Code pénal gabonais.

Propriété foncière au Gabon : Cap vers l’objectif de cinquante mille dossiers traités

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Lundi 9 février 2026, une étape majeure a été franchie avec la transmission de 5 224 décisions de cession à la Conservation foncière. En un mois, l’administration a réalisé l’équivalent de 18 ans de travail au rythme ancien. Un signal fort envoyé par les autorités pour briser un système sclérosé par la bureaucratie.

En finir avec le « parcours du combattant ». C’est l’ambition affichée par le ministre du Logement et de l’Habitat, Mays Mouissi, lors de la remise officielle de plus de 5 000 dossiers de cession lundi 9 février 2026 à la Conservation foncière. Ces documents constituent le sésame indispensable à la création de titres fonciers pour des milliers de foyers gabonais, longtemps restés dans une précarité juridique génératrice de conflits et de spéculations.

Une efficacité administrative retrouvée

Cette accélération historique repose sur une synergie entre les acteurs clés du secteur. En effet, sous l’impulsion de la politique de refondation voulue par le président Brice Clotaire Oligui Nguema, l’Agence nationale de l’urbanisme, des travaux topographiques et du cadastre (ANUTTC) a traité 4 000 dossiers en moins de 30 jours. Parallèlement, la Société nationale immobilière (SNI) a transmis 1 224 dossiers destinés à régulariser la situation de familles installées sur son patrimoine.

Une étape clé vers l’accès sécurisé à la propriété pour des milliers de familles gabonaises.
Une étape clé vers l’accès sécurisé à la propriété pour des milliers de familles gabonaises.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : alors qu’en 121 ans, le Gabon n’a délivré que 33 000 titres (soit 273 par an), ce nouveau lot de 5 224 dossiers traités en un seul mois marque une rupture radicale avec les lenteurs du passé.

Cap sur les 50 000 titres

Pour le ministre Mays Mouissi, ce n’est qu’un début. « Notre objectif est d’atteindre les 50 000 dossiers. À ce jour, 10 % du cap sont remplis et nous visons 5 000 dossiers supplémentaires sous 30 jours », a-t-il affirmé.

Cette dynamique vise à restaurer la confiance des citoyens envers une administration foncière souvent associée, par le passé, à l’opacité et à la corruption. En impliquant directement la direction générale des Impôts et la Conservation foncière, le gouvernement entend sécuriser l’ensemble de la chaîne de production.

Le défi de la pérennité

Si le bond en avant est indéniable, le plus dur reste à faire : maintenir cette cadence sur le long terme. Dans un pays où les effets d’annonce sont accueillis avec prudence, la réussite de cette réforme se mesurera à la capacité de l’État à transformer durablement ces décisions de cession en titres définitifs, loin des « vieux démons » du foncier gabonais.

Eramet : le directeur financier écarté, une enquête indépendante lancée

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Le groupe minier français annonce une réorganisation temporaire de sa direction financière, sur fond de signalements internes et de divergences stratégiques au sommet.

Le groupe Eramet a réagi officiellement, le 9 février 2026 depuis Paris, aux récents articles de presse évoquant des remous en son sein. Dans un communiqué parvenu à notre rédaction, l’entreprise minière et métallurgique a confirmé la mise en place d’une organisation temporaire pour superviser sa direction financière, tout en précisant le contexte des changements intervenus à la tête du groupe.

Une réorganisation financière liée à une enquête interne

Eramet indique qu’« une organisation temporaire a été mise en place afin d’assurer la supervision de sa Direction financière », à la suite de la dispense d’activité temporaire de son directeur financier.

Selon le groupe, cette décision n’est pas liée au départ de Paulo Castellari de ses fonctions de directeur général. L’entreprise précise que ce dernier « a été révoqué en raison de divergences sur les modes de fonctionnement avec le Conseil d’administration », comme annoncé dans un précédent communiqué publié le 1er février 2026.

Concernant le directeur financier, arrivé au sein du groupe à la mi-septembre 2025, Eramet souligne qu’il « a simplement été dispensé temporairement d’activité » afin de permettre le bon déroulement d’une enquête indépendante. Cette investigation a été déclenchée à la suite d’un signalement provenant de plusieurs collaborateurs de la direction financière, portant sur des pratiques de management internes.

Le groupe insiste ainsi sur le caractère temporaire de la mesure et sur la nécessité de garantir des conditions d’enquête impartiales et transparentes.

Maintien du calendrier financier et rappel du positionnement du groupe

Malgré cette situation, Eramet assure que ses activités suivent leur cours normal. Le groupe confirme que « la publication des résultats annuels aura lieu comme prévu le 18 février 2026 », maintenant ainsi son calendrier financier.

Dans son communiqué, l’entreprise rappelle également son positionnement stratégique et industriel. Spécialisé dans la transformation des ressources minérales, Eramet met en avant sa contribution « à la croissance de l’industrie et aux défis de la transition énergétique ».
Le groupe, présent dans plusieurs pays, affirme que ses collaborateurs s’engagent dans une démarche citoyenne et participent activement au développement des territoires où il opère. Il valorise notamment des métaux stratégiques tels que le manganèse, le nickel, les sables minéralisés et le lithium, jugés indispensables à la construction d’un monde plus durable.

Partenaire de nombreux clients industriels, Eramet souligne son rôle dans la fabrication d’infrastructures plus robustes, de moyens de mobilité plus performants, d’équipements médicaux plus sûrs et de technologies de communication plus efficaces.

Enfin, le groupe réaffirme son ambition de devenir « une référence de la transformation responsable des ressources minérales de la Terre », avec pour objectif déclaré de contribuer au bien-être collectif et au développement durable.

Interconnexion électrique avec la Guinée équatoriale : la SEEG démonte la rumeur des « 235 millions impayés »

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Face à une polémique enflée sur les réseaux sociaux et reprise par certains médias, la Société d’énergie et d’eau du Gabon sort de sa réserve et oppose des chiffres précis, des procédures contractuelles et un démenti catégorique.

La Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) a publié, le 9 février 2026, une mise au point détaillée afin de couper court à une information largement relayée, selon laquelle « le Gabon doit 235 millions de FCFA à la Guinée équatoriale » au titre de l’électricité importée. Une rumeur née de révélations du média équato-guinéen Impacto SG, et qui a rapidement alimenté débats politiques et controverses en ligne.

Dans son communiqué, l’entreprise publique replace d’abord les faits dans leur contexte. Elle rappelle que la ligne d’interconnexion moyenne tension (20 kV) entre Ebebiyin et Bitam a été officiellement mise en service le 25 février 2025 par les présidents Teodoro Obiang Nguema Mbasogo et Brice Clotaire Oligui Nguema. Dans le prolongement de cette coopération, une mission du comité mixte bilatéral s’est tenue du 2 au 6 février 2026 à Djibloho, réunissant notamment les Directions générales de l’énergie, la SEEG et la SEGESA, pour « évaluer l’état d’avancement du projet, les conditions d’exploitation, ainsi que la situation financière ».

Une situation financière « traitée avec rigueur »

Au cœur de la polémique, la question de la dette supposée. La SEEG tranche : « contrairement aux rumeurs persistantes relayées sur les réseaux sociaux faisant état d’une dette impayée, la situation financière fait l’objet d’un traitement rigoureux et concerté ».

Le procès-verbal signé par les parties prévoit notamment que la société équato-guinéenne SEGESA « procédera à la correction des erreurs relevées sur les factures des mois d’août à octobre 2025 », conformément aux dispositions contractuelles. Ces rectifications intégreront « les retenues liées aux prestations de services » avant transmission à la direction financière de la SEEG, après validation par le ministère équato-guinéen de l’Électricité, « dans un souci de transparence et de bonne communication ».

Les chiffres communiqués par l’entreprise illustrent ces ajustements. Avant corrections, le montant total facturé s’élevait à 623 073 192 FCFA, dont 257 377 360 FCFA déjà payés, laissant un solde de 365 695 832 FCFA. Après intégration des modifications, la facture globale descend à 505 194 480 FCFA, pour un reste à payer de 247 817 120 FCFA.

Autrement dit, le montant exact du solde dépend de factures rectifiées et validées par les deux parties. La SEEG précise qu’« à réception des factures actualisées (…) la SEEG procédera au règlement du solde réel dans les meilleurs délais ».

Des engagements techniques renforcés

Au-delà de la question financière, la mission bilatérale a également abouti à un accord technique. Les deux pays ont validé le principe d’une augmentation du plafond énergétique, avec un passage effectif de 2 à 5 MW à compter du 9 février 2026, en cohérence avec la puissance contractuelle de 8 MW.

Pour la SEEG, ces décisions « attestent de la bonne foi, de la recherche permanente de transparence et du respect strict des engagements contractuels ». L’entreprise dénonce ainsi des affirmations « inexactes, infondées et contraires aux faits » selon lesquelles le Gabon refuserait de payer ses factures ou violerait la convention en vigueur.

Un démenti pour restaurer la confiance

En publiant des données chiffrées et le contenu précis des accords bilatéraux, la SEEG cherche manifestement à rétablir les faits et à apaiser une polémique aux relents politiques. Elle rappelle que les « accords conclus entre États souverains obéissent à des procédures claires et rigoureuses » et ne sauraient être « remis en cause par des campagnes de désinformation ou des interprétations erronées ».

Cette mise au point se veut donc une opération de transparence : en clarifiant l’état réel des comptes et les mécanismes contractuels en cours, la SEEG affiche sa volonté de solder les factures sur des bases exactes, loin des approximations et des chiffres brandis sans vérification.

Gabon : Owendo passe à l’offensive pour le programme « 1 Gabonais, 1 titre foncier »

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La municipalité d’Owendo et la Société Nationale Immobilière (SNI) ont accordé leurs violons ce lundi, 9 février. Objectif : préparer le déploiement technique d’une réforme qui promet, entre autres, de délivrer 50 000 titres fonciers à travers cette banlieue Librevilloise.

Le Grand Libreville est en ordre de marche vers la régularisation foncière. A Owendo, l’heure est aux derniers réglages avant le coup d’envoi opérationnel du programme national « 1 Gabonais, 1 titre foncier ». Le maire de la commune, Arnaud Sandri Nombo, a reçu ce matin une délégation de la Société Nationale Immobilière (SNI), conduite par son directeur de la gestion immobilière, Yves Manga.

Cette séance de travail marque une étape cruciale dans la mise en œuvre de cette réforme phare du chef de l’Etat, Brice Clotaire Oligui Nguema. L’enjeu est de taille : sortir des milliers de ménages de la précarité juridique en transformant leurs occupations précaires en titres de propriété définitifs.

Vue d’ensemble de la réunion préparatoire, consacrée au partage des données clés et à la prévention des litiges fonciers.
Vue d’ensemble de la réunion préparatoire, consacrée au partage des données clés et à la prévention des litiges fonciers.

50 000 titres pour briser les lenteurs administratives

Le projet, mené conjointement avec l’Agence nationale de l’urbanisme, des travaux topographiques et du cadastre (ANUTTC), affiche une ambition claire : délivrer 50 000 titres fonciers dans des délais records. Une rupture assumée avec les lourdeurs bureaucratiques qui paralysent le secteur depuis des décennies.

Lors des échanges, les contours pratiques de l’opération ont été dévoilés. Les discussions ont porté sur : les critères d’éligibilité des occupants ; la composition simplifiée des dossiers ; les coûts d’acquisition préférentiels. L’opération ciblera prioritairement, dans un premier temps, les occupants de terrains bâtis relevant du patrimoine de la SNI.

Un enjeu de justice sociale

Pour l’édile d’Owendo, ce programme dépasse le simple cadre administratif. « L’accès sécurisé à la propriété est un levier majeur de stabilité pour les familles et un moteur pour le développement durable », a souligné Arnaud Sandri Nombo. En sécurisant le foncier, la municipalité espère également encourager l’investissement local et pacifier les rapports sociaux souvent mis à mal par les litiges de voisinage.

La mairie a réaffirmé son engagement à accompagner la SNI, notamment à travers une campagne de sensibilisation de proximité pour garantir que chaque citoyen éligible puisse bénéficier de cette opportunité. Avec cette phase préparatoire, Owendo entend s’ériger en laboratoire de réussite pour ce chantier national de régularisation massive.