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Gabon : l’Education nationale et l’Economie numérique s’allient pour une école digitale

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Dans la perspective du démarrage des classes numériques à la rentrée académique 2025-2026, le ministère de l’Éducation nationale a tenu, le lundi 18 août 2025, une séance de travail avec le ministère de l’Économie numérique. Cette rencontre a permis de préciser les modalités de déploiement d’un projet qui ambitionne de transformer le système éducatif gabonais.

Au cœur de cette initiative, l’annonce de la mise à disposition de 4000 ordinateurs destinés aux structures relevant de l’Éducation nationale. Ce matériel, fourni grâce à l’appui du ministère de l’Économie numérique, constitue le socle indispensable à l’introduction des outils digitaux dans les salles de classe. « Ce projet marque une étape importante dans le processus de digitalisation des enseignements dans notre pays », a déclaré Camélia Ntoutoume, ministre de l’Éducation nationale.

L’intégration du numérique dans l’éducation vise non seulement à moderniser les méthodes d’enseignement, mais aussi à réduire les inégalités dans l’accès au savoir. Grâce aux classes numériques, les élèves pourront accéder à des contenus pédagogiques variés, interactifs et actualisés, tandis que les enseignants disposeront d’outils leur permettant de diversifier leurs approches pédagogiques et d’améliorer le suivi des apprentissages.

Gabon : l'Education nationale et l'Economie numérique s’allient pour une école digitale

Le ministre de l’Économie numérique, engagé à doter les structures éducatives d’équipements adaptés aux exigences de l’ère digitale.

À travers ce projet, le gouvernement entend préparer les jeunes générations aux défis de la société de l’information, où la maîtrise des technologies constitue un levier essentiel de compétitivité et d’insertion professionnelle. Le numérique apparaît ainsi comme un atout stratégique pour rehausser la qualité de l’éducation et renforcer l’égalité des chances.

Crédits carbone : Mays Mouissi exige des résultats sous dix jours

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Le ministre de l’Environnement a présidé, le 13 août dernier à Libreville, une réunion de travail avec les principales institutions publiques impliquées dans la gestion des crédits carbone. Objectif : harmoniser les approches et lever les obstacles pour accélérer la monétisation de ce mécanisme stratégique pour l’économie nationale.

Réunis autour du ministre de l’Environnement, Mays Mouissi, les représentants du Conseil National Climat (CNC), de l’Agence Gabonaise pour le Développement de l’Économie Verte (AGADEV), du Centre National de la Recherche Scientifique et Technologique (CENAREST), de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) et de l’Agence Gabonaise d’Études et d’Observations Spatiales (AGEOS) ont planché sur l’avenir du marché national des crédits carbone.

Crédits carbone : Mays Mouissi exige des résultats sous dix jours

Les représentants des principales institutions publiques réunis autour du ministre pour harmoniser les approches et lever les obstacles du marché carbone.

Au cœur des échanges, la nécessité d’une meilleure coordination et d’un cadre structurant. Le ministre a été clair sur ses attentes : « J’ai appelé à une synergie d’actions, à l’harmonisation des approches et à l’instauration d’un cadre structurant, afin d’obtenir des résultats concrets sous 10 jours. Cette initiative vise au service du financement et du développement national ».

Ce délai resserré illustre la volonté du gouvernement de transformer rapidement ce potentiel en une véritable source de financement. Au-delà des discussions techniques, il s’agit de franchir un cap décisif : identifier les blocages juridiques, accélérer la mise en œuvre opérationnelle et assurer au Gabon une place de choix sur le marché international des crédits carbone.

Secteur informel au Gabon : l’urgence de soutenir l’entrepreneuriat national

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Avec plus de 80 % des activités informelles contrôlées par des étrangers, le dernier recensement des entreprises révèle la faible présence des Gabonais dans un secteur pourtant vital pour l’économie. Une situation qui appelle à des réformes pour stimuler l’initiative locale.

Selon nos confrères de direct info Gabon, le Recensement général des entreprises (RGE) mené fin 2023 par la Direction générale de la statistique (DGS) met en évidence un déséquilibre frappant : sur près de 200 000 opérateurs économiques recensés, seuls 40 000 sont gabonais, contre environ 160 000 étrangers. Une réalité qui illustre la domination des expatriés dans le commerce de proximité, la restauration ou encore certains services urbains, alors même que l’informel contribue à hauteur de 35 % du PIB national.

Cette présence massive des étrangers ne doit pas occulter le rôle crucial que devrait jouer la population gabonaise dans ce secteur stratégique. Si les expatriés parviennent à occuper ces espaces, c’est souvent en raison des difficultés auxquelles font face les nationaux : manque d’accès au financement, formation insuffisante, lourdeurs administratives. Résultat, les Gabonais se retrouvent minoritaires dans un domaine qui pourrait pourtant être un tremplin majeur pour l’emploi et la création de richesses locales.

Face à ce constat, l’État est appelé à agir sur deux fronts : intégrer davantage l’informel dans le cadre légal pour élargir l’assiette fiscale et sécuriser les emplois, mais surtout créer un environnement favorable à l’entrepreneuriat national. Cela passe par la mise en place de mécanismes de financement souples, des formations adaptées, et une véritable politique de promotion de l’initiative gabonaise. Car l’avenir du secteur informel, et plus largement celui de la souveraineté économique du pays, dépendra de la capacité des Gabonais à s’y imposer durablement.

[Chronique] Brice Clotaire Oligui Nguema, « l’Omarien » qui veut tordre le cou à « la géopolitique » !

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Dans son 1er discours à la nation, le 16 août 2025, le premier président « élu » de la Ve République gabonaise, Brice Clotaire Oligui Nguema, a indiqué sa méthode et fixé ses objectifs pour les prochaines années. Désormais président et chef du Gouvernement, C’BON a qualifié le 17 août de « jour sacré…symbole de notre souveraineté, de notre unité et de notre destin commun. »

Au cas où certains l’auraient oublié, ou en auraient douté, le président de la République re-fixe la hiérarchie des évènements. C’est-à-dire que le 17 août est, et demeurera, l’évènement-phare fondateur de notre Nation devant tous les autres, tout aussi importants…

Sur le plan politique, Brice Clotaire Oligui Nguema dit vouloir « œuvrer collectivement à la construction d’une démocratie gabonaise » et promet qu’à la suite de la présidentielle du 12 avril 2025, « …les élections législatives et locales à venir seront libres », elles aussi.

Décidé à surprendre l’élite politique et administrative habituée à d’autres pratiques, il assure que « …la géopolitique n’a pas porté ses fruits… » et qu’elle est désormais à bannir, au profit de « la compétence ».

L’idée qu’on peut bâtir ensemble

Autant de points qui nous interpellent. Existe-t-il une démocratie à la gabonaise qui se distinguerait de la démocratie moderne que nous connaissons ? Si oui, quelles seraient alors ses spécificités ?  A vrai dire, le président ouvre la porte à l’idée qu’on peut bâtir, ensemble, un dialogue permanent entre ceux qui se considèrent comme des opposants et dont la mission est de s’opposer et de proposer des solutions alternatives, à ceux qui dirigent. Il suggère que ce dialogue permanent permette aux acteurs politiques de se parler, de confronter leurs idées, d’exprimer leurs désaccords et de laisser le peuple décider par un vote clair, sans entraves et sans contraintes. C’est là, à ses yeux, les fondamentaux de notre « unité » et de notre « paix sociale ».

Comme si cela ne suffisait pas, le lointain successeur d’Omar Bongo a choisi de tirer un trait sur une politique de son mentor : la géopolitique. Cette façon de gouverner qui veut qu’à certains postes, et nonobstant la compétence, soient nommées des personnalités issues de telle ou telle province ou ethnie.

Chacun se souvient que sous Omar Bongo, le poste de Premier ministre était réservé à l’Estuaire, que les postes de ministre de la Défense ou des Finances étaient la chasse gardée du Haut-Ogooué, etc. Brice Clotaire Oligui Nguema ne veut plus de cette forme de gouvernance du pays.

Compétence : savoir, savoir-faire, savoir-être

Il se veut le chantre de la compétence ! Ainsi, gare aux militaires et civils incapables. Ils ne sont plus sûrs de pouvoir garder leurs postes. Aussi, même si la compétence renvoie à « l’ensemble des connaissances, aptitudes et comportements qui permettent à une personne d’accomplir efficacement une tâche ou un ensemble de tâches dans un contexte professionnel », ses trois composantes, « savoir, savoir-faire, savoir-être », donnent-elles une indication claire de ce mot ?

Ce qui nous gouverne

Un nouveau chapitre s’ouvre désormais pour notre pays. L’ère de « l’homme qu’il faut à la place qu’il faut » a sonné. Appelé de tous leurs vœux, depuis la nuit des temps, par plusieurs Gabonais, le concept « ce qui nous gouverne, chère à Me Paulette Oyane Ondo, devrait devenir une réalité. » D’autant plus que « ce qui nous gouverne » – qui est au-dessus de nos têtes, sous nos pieds, dans l’air…- gouverne à la fois les gouvernés et les gouvernants : les normes. Ces lignes rouges à ne pas franchir, notamment le népotisme, le clientélisme, l’abus de pouvoir, les passe-droits, les règlements de comptes, les détournements des derniers publics…devraient céder définitivement la place à la bienveillance dans l’exercice de chaque fonction publique, la transparence dans la gestion du bien public, la promotion de l’éthique et de la déontologie en tout lieu et en toutes circonstances…

Ainsi, si les concours professionnels sont organisés avec rigueur et de manière impartiale, si l’attribution d’une bourse d’études répond à des critères objectifs applicables à tous, si la nomination à un poste met en compétition les plus méritants, si un ministre de la République ne limoge pas un compatriote – pour des raisons extraprofessionnelles – pour le jeter dans la précarité, si le président de la République appliquait toutes les normes de fonctionnement d’un Etat…. alors, on n’aura plus besoin de parler de « géopolitique » ; puisque les meilleurs seront au service de tout le monde, et chaque Gabonais trouvera son compte.

L’oubli d’Ali Bongo dans une publication de l’UDB fait polémique et indigne les internautes

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Un post de l’Union démocratique des bâtisseurs (UDB) a provoqué une vive controverse sur les réseaux sociaux ce 17 août 2025. Censée célébrer la fête de l’indépendance du Gabon, la publication a suscité une vague d’indignation en raison de l’absence notoire de l’ancien président Ali Bongo Ondimba parmi les anciens présidents y figurant.

L’image, partagée sur la page Facebook du parti, rendait hommage aux figures emblématiques de l’histoire gabonaise, affichant les portraits des ex-présidents Léon Mba et Omar Bongo Ondimba, ainsi que de l’ancienne présidente de transition Rose Francine Rogombé. Cependant, l’omission d’Ali Bongo Ondimba, qui a dirigé le pays pendant 14 ans, a été immédiatement perçue comme une tentative de réécriture de l’histoire. Les commentaires ont rapidement afflué, accusant le parti de vouloir effacer de la mémoire collective une partie du passé national.

Une marche arrière saluée par la population

Face à la tempête médiatique, l’UDB a retiré la publication originale et l’a remplacée par une nouvelle version. Cette fois-ci, le portrait de l’ancien président Ali Bongo était bien visible. Cette volte-face a été largement saluée par les internautes. De nombreux Gabonais ont rappelé au parti l’importance de ne pas modifier l’histoire. « C’est bien d’être à l’écoute. Les blagues ont des limites, ne faites plus jamais ça. Bonne ou pas, c’est l’histoire de notre pays », a commenté un utilisateur. Un autre a souligné : « L’histoire ne s’efface pas : Ali Bongo Ondimba a été Président de la République pendant 14 ans, cela fait partie de la mémoire nationale. Un peuple qui assume toute son histoire marche plus sûrement vers sa destinée ».

L'oubli d'Ali Bongo dans une publication de l'UDB fait polémique et indigne les internautes

Face à la vague de critiques, l’UDB a publié une version modifiée, incluant cette fois-ci le portrait de l’ancien président.

Les critiques plus virulentes ont qualifié l’UDB de « révisionniste » et d’« effaceur de mémoire », certains s’interrogeant sur le rôle des « intellectuels » au sein du parti. Finalement, un internaute, vraisemblablement un membre du parti, a lui-même reconnu l’erreur, soulignant sur la page Facebook de l’UDB : « Si nous L’UDB on existe c’est à cause des erreurs de celui qu’on a oublié dans l’autre publication. Donc n’oublions pas notre passé car il nous aidera à mieux nous comporter dans notre futur ».

Cet incident souligne la sensibilité des Gabonais à la préservation de leur histoire et l’importance de reconnaître toutes les étapes de leur passé, même les plus controversées.

L’UDB lance une tournée nationale pour se préparer aux élections

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Deux jours après sa réunion stratégique tenue à Libreville, l’Union Démocratique des Bâtisseurs (UDB) a annoncé le lancement d’une tournée interprovinciale destinée à consolider son implantation locale. Le secrétaire général du parti, Mays Mouissi, a rendu public, samedi 16 août, le calendrier de ce déplacement politique qui vise à installer les structures de base et à présenter les candidats investis aux prochaines élections législatives et locales.

Le programme débutera le 20 août à Ndendé avant de se poursuivre à Tchibanga le 21, puis Mouila le 22 et Lambaréné le 23. La caravane de l’UDB se déplacera ensuite vers Makokou le 25 août, Oyem le 2 septembre, Koulamoutou le 3 septembre, Franceville le 4 et  Port-Gentil le 5 septembre. Les dates relatives à la province de l’Estuaire seront communiquées ultérieurement.

À travers cette tournée, la direction de l’UDB affirme sa volonté de renforcer sa présence sur l’ensemble du territoire et de se rapprocher des électeurs. Une démarche qui s’inscrit dans la stratégie du parti de bâtir un ancrage territorial solide à l’approche des échéances électorales.

Quatrième mandat d’Alassane Ouattara en Côte d’Ivoire : ne faut-il pas prévenir une éventuelle hécatombe?

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Depuis deux week-ends, les rues d’Abidjan, capitale économique, vibrent au rythme des revendications. Le quatrième mandat en vue du président Alassane Ouattara passe difficilement, avec pour corollaire, la menace d’une crise post-électorale aux conséquences imprévisibles. Il est temps pour les organisations internationales, notamment l’Organisation des Nations-Unies et l’Union africaine (UA) de tirer la sonnette d’alarme.

A la place Ficgayo de Yopougon, l’ancien président de la République et président du Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI), Laurent Gbagbo, a exprimé, samedi 16 juillet, son opposition à la volonté du chef de l’État, Alassane Ouattara, de briguer un quatrième mandat. Une semaine auparavant, au lendemain de la commémoration du 65ème anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire, une manifestation géante, à l’appel des leaders du Parti démocratique de Côte d’Ivoire-Rassemblement démocratique africain (PDCI-RDA), du PPA-CI et d’autres partis politiques, s’est déroulée au même endroit.

Tous ces rassemblements interviennent dans un contexte politique de vive tension autour du processus électoral, à moins de deux mois de l’élection présidentielle. Plusieurs leaders de l’opposition dont Laurent Gbagbo, Tidjane Thiam, Guillaume Soro et Charles Blé Goudé sont exclus du processus électoral, pour des raisons judiciaires.

Une situation délicate pour la Côte d’Ivoire qui risque de revivre une autre crise politique, après celle de 2000-2010 dont les affrontements militaro-civils ont meurtri le pays, occasionné sa partition et causé des milliers de morts.

De Linas-Marcoussis à Pretoria

A l’époque, les missions de bons offices avaient été menées par la communauté internationale pour tenter d’éviter un bain de sang.  Des Accords de Linas-Marcoussis signés en 2003 en France, pour la formation d’un gouvernement de réconciliation nationale, le maintien du président Laurent Gbagbo au pouvoir jusqu’aux élections et le positionnement des soldats de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) et de l’opération Licorne (française) entre les belligérants. Ceux d’Accra III négociés au Ghana en 2004 pour approfondir la mise en œuvre des accords de Marcoussis, notamment en matière de désarmement et de la réunification du pays. Jusqu’à l’accord de Pretoria de 2005, sur le désarmement et le démantèlement des milices, la sécurité des biens et des personnes, ainsi que l’organisation des élections.

Un consensus avait été trouvé autour de l’ancien président sud-africain, Thabo Mbeki, très actif, pour permettre à tous les candidats de participer à l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire. Alassane Ouattara aura été le grand bénéficiaire de cet accommodement.

Aujourd’hui, grand est l’étonnement de Thabo Mbeki de voir ce dernier tirer les ficelles judiciaires pour le rejet des candidatures de ceux qui ont accepté, de bon cœur, sa participation au scrutin de 2010, qu’il avait fini par remporter, avec l’appui de la France, dans les conditions que l’on sait.

A l’approche du scrutin présidentiel d’octobre 2025, les prémices d’un véritable volcan près d’entrer en éruption sont visibles en Côte d’Ivoire. Pour plusieurs observateurs, Alassane Ouattara, soupçonné par les instances judiciaires internationales d’être le principal acteur de la crise post-électorale de 2011, craindrait des poursuites devant les tribunaux, devant la Cour internationale de justice (CPI) de la Haye. Voilà pourquoi il freine des quatre fers toute possibilité de négociation politique, qui pourrait ouvrir la possibilité aux candidatures de ses adversaires politiques, à même de remporter le scrutin.

La fin des cadeaux fiscaux : Le gouvernement gabonais suspend les exonérations pour trois mois

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C’est une décision qui marque un tournant dans la gestion des finances publiques. Le ministère de l’Économie, des Finances, de la Dette et des Participations a annoncé la suspension temporaire de l’octroi des exonérations fiscales et douanières. L’arrêté, signé le 8 juillet 2025 par le Ministre d’État Henri-Claude Oyima, a été publié au Journal officiel de la République Gabonaise N° 78 Ter du 13 août 2025, et son entrée en vigueur est immédiate.

Cette mesure, d’une durée de trois mois, vise à mettre un coup d’arrêt à une pratique jugée coûteuse pour les caisses de l’État. En suspendant l’attribution de ces avantages, le gouvernement entend évaluer leur efficacité et leur impact réel sur l’économie nationale. L’objectif est de s’assurer que les exonérations profitent véritablement au développement et non à des intérêts particuliers, souvent au détriment des recettes publiques.

Un impact direct sur les finances publiques

L’arrêté est limpide. L’article 1er et 2 stipulent clairement que l’octroi des exonérations est suspendu pour une période de trois mois. La mise en application de cette décision est confiée à la Direction Générale des Impôts et à la Direction Générale des Douanes et Droits Indirects. Ces deux entités, chargées de veiller à l’application de la mesure, devront s’assurer que les demandes d’exonérations en cours ne seront pas traitées durant cette période.

Cette décision intervient dans un contexte de forte volonté de l’exécutif de rationaliser les dépenses et d’optimiser les recettes de l’État. De nombreuses exonérations avaient été accordées par le passé, parfois de manière opaque, créant un manque à gagner significatif pour le Trésor public. En suspendant l’octroi de ces « cadeaux fiscaux », le gouvernement envoie un signal fort : celui d’une gestion plus rigoureuse et transparente.

Le ministre d’Etat Henri-Claude Oyima a justifié cette décision en invoquant les « nécessités économiques », soulignant l’urgence de rééquilibrer le budget de l’État pour financer les projets de développement et les politiques sociales. Reste à savoir si cette suspension temporaire débouchera sur une réforme plus profonde du système d’exonérations au Gabon. De futurs textes réglementaires sont d’ailleurs annoncés pour affiner les modalités d’application de cette nouvelle politique.

« Le Gabon est une terre d’opportunités » : le président Oligui Nguéma fixe les nouvelles règles économiques

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C’est un véritable appel à l’action que le président de la Transition, Brice Clotaire Oligui Nguéma, a lancé au peuple gabonais. Dans son discours à la nation le 16 août 2025, il a décliné sa vision pour la « V République » : une ère de souveraineté économique totale, où les Gabonais sont les seuls maîtres de leur destin.

Le discours du président Oligui Nguéma a été un signal fort, tant pour l’intérieur que pour l’extérieur. Loin des formules diplomatiques, le chef de l’État a été d’une clarté désarmante en définissant son cap économique. « Je veux que notre V République soit celle de la souveraineté économique, celle de la prise en main par les Gabonais de la gestion de leurs ressources naturelles », a-t-il clamé. Une phrase qui, à elle seule, résume l’ambition d’un Gabon maître chez lui.

L’objectif de croissance est à la hauteur de cette ambition. Le président a annoncé vouloir atteindre « un taux de croissance de 10 % ». Un chiffre qui peut paraître élevé, mais dont les conditions de réalisation ont été détaillées : « Cela impose discipline, ardeur au travail, probité, cohésion et méthode ». Une recette simple, mais exigeante, qui met l’accent sur la gouvernance et l’éthique comme moteurs de la prospérité.

S’adressant aux investisseurs étrangers, le président a été à la fois accueillant et ferme. Il a d’abord rappelé le potentiel du pays : « sachez que le Gabon est plus que jamais une terre d’opportunités, où chacun peut récolter le fruit de ses investissements ». Mais il a aussitôt ajouté une condition non négociable : le partage des richesses. « À une condition fondamentale : celle du partage de la production, dans une logique gagnant-gagnant, créatrice d’emplois et de richesses », a-t-il martelé.

Ce discours marque une nouvelle ère pour les partenariats internationaux, où la relation d’exploitation cède la place à une relation de collaboration équitable. L’objectif ultime est que la richesse du sous-sol gabonais et de ses autres ressources profite avant tout aux Gabonais.

Gabon : un nouveau cap politique axé sur la compétence, adieu la « géopolitique »

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À l’occasion du 65e anniversaire de l’indépendance du Gabon, le président de la République a dévoilé un tournant majeur pour la politique nationale. Dans son discours à la nation, prononcé le 16 août 2025, il a annoncé la fin d’une ère de gouvernance basée sur la « géopolitique » pour la remplacer par un nouveau concept : la compétence.

Ce changement radical vise à donner la priorité aux mérites individuels sur les origines ethno-régionalistes lors des nominations.

« La géopolitique comme mode de gouvernance à laquelle nous avons été nourris n’a pas porté les fruits escomptés. Cela doit prendre fin. Elle sera remplacée par la compétence », a déclaré le chef de l’État, appelant l’élite politique et administrative à adopter ce principe pour l’intérêt supérieur de la nation. Cette annonce est un signal fort pour une administration gabonaise plus performante et inclusive.

En parallèle, le président a insisté sur l’importance de bâtir une démocratie gabonaise soucieuse de liberté et de responsabilité. Il a également promis que les prochaines élections législatives et locales seraient à la hauteur de la récente élection présidentielle, qualifiée de « libre, transparente et apaisée ». Cet engagement vise à rassurer la population et les acteurs politiques, tout en les invitant à bannir les « querelles inutiles ».

Ce discours, qui intervient dans un contexte de transition politique, met l’accent sur l’unité et le respect des principes démocratiques. En confiant au « peuple gabonais, seul souverain », le soin de choisir ses représentants, le président a réaffirmé sa confiance en la volonté populaire. L’abandon de la « géopolitique » pour la compétence est perçu comme une étape décisive vers un Gabon plus juste et plus efficace, où le mérite primera sur les considérations régionales.