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Coupe Solidarité : Alexandre Barro Chambrier donne le coup d’envoi et rallume la flamme sportive chez la jeunesse

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Le 4 arrondissement de Libreville s’est embrasé d’une effervescence sportive et populaire le 20 août 2025. Alexandre Barro Chambrier, vice-président du gouvernement de la Ve République et président du Rassemblement pour la Patrie et la Modernité (RPM), a solennellement procédé au lancement officiel de la 18 édition de la « Coupe Solidarité ». Ce tournoi, instauré en hommage à son père, feu Marcel Éloi Rahandi Chambrier, figure politique majeure et premier pédiatre gabonais, perpétue la mémoire d’un homme dont l’engagement médical, social et politique a profondément marqué son époque avant son décès en novembre 2020.

Devenu un rendez-vous sportif et citoyen incontournable, l’événement se tient au cœur du fief électoral de l’illustre disparu. Seize (16) équipes de football rivalisent pour décrocher le prestigieux trophée, tandis que dix (10) formations de basketball, dont quatre (4) féminines, s’affrontent avec ferveur pour inscrire leur nom au palmarès. Le coup d’envoi s’est illustré par deux temps forts : sur la pelouse, Alexandre Barro Chambrier a donné la première impulsion de la rencontre inaugurale entre le FC Barça d’Akébé Djougou et les Mirandes d’Awendjé. Puis, sur le parquet d’Awendjé, il a renouvelé ce geste symbolique lors du match opposant les « Vieilles Gloires » féminines de Likouala à la jeune garde locale.

Coupe Solidarité : Alexandre Barro Chambrier donne le coup d’envoi et rallume la flamme sportive chez la jeunesse

Le basket fait partie des activités programmées.

Au-delà du football et du basketball, la compétition s’ouvre à d’autres disciplines, telles que l’athlétisme, le Scrabble ou encore le ludo. Ces activités sportives et récréatives traduisent l’essence même de la Coupe Solidarité : un espace de convivialité, un vecteur de rapprochement intergénérationnel et un instrument de cohésion sociale entre quartiers et communautés.

Bien plus qu’un simple tournoi, la Coupe Solidarité s’affirme comme un creuset où se conjuguent mémoire, fraternité et passion sportive. Elle demeure surtout un vibrant hommage à un homme dont la vie fut consacrée au service du Gabon et de sa jeunesse, et dont l’héritage continue d’inspirer.

Jean Rémy Yama, le candidat invisible ?

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Jean Rémy Yama n’apparaît pas sur la liste des candidatures retenues pour les élections législatives de septembre et octobre 2025. L’opposant dit avoir constaté cette absence en consultant le journal L’Union. Il attend désormais la communication officielle du ministère de l’Intérieur sur les motifs du rejet.

Nouveau revers pour Jean Rémy Yama. Le président du Parti National pour le Travail et le Progrès (PNTP) a confié à Gabonactu.com qu’il n’a pas retrouvé son nom sur la liste définitive des candidatures retenues pour les élections législatives prévues les 27 septembre et 11 octobre 2025. « Mon nom ne figure pas sur la liste des candidatures retenues aux élections législatives publiées au journal d’annonces légales L’Union », a déclaré l’opposant. « Est-ce une simple omission ou la volonté de m’écarter une fois de plus comme aux présidentielles ? », s’est-il interrogé, évoquant une « manœuvre » qui rappelle selon lui l’épisode du scrutin présidentiel du 12 avril dernier.

Lors de cette présidentielle, sa candidature avait été invalidée pour vice de forme : l’absence dans son dossier d’une copie de l’acte de naissance de son père, exigée par le Code électoral. Ancien syndicaliste, Jean Rémy Yama s’est fait connaître par ses prises de position tranchées contre le régime déchu. Après avoir soutenu le coup d’État militaire d’août 2023 et avoir été nommé sénateur de la Transition, il s’était rapidement radicalisé, critiquant la conduite du processus et annonçant ses ambitions présidentielles.

Malgré ce nouveau revers, il ne désarme pas. « Ça va se savoir demain jeudi au plus tard par une communication officielle des candidatures rejetées ainsi que des motifs du rejet. La lutte continue », a-t-il affirmé, rappelant qu’il avait déposé son dossier de candidature le 7 août dans le département de Mulundu (Ogooué-Lolo), au 4ᵉ siège.

Le ministère de l’Intérieur a annoncé qu’une communication préciserait dans les prochaines heures la liste complète des candidatures invalidées, accompagnée des motifs de rejet. Selon le communiqué, une période de recours sera ouverte devant la Cour constitutionnelle afin de permettre aux candidats évincés de contester ces décisions.

Extradition : des magistrats gabonais mieux outillés pour une justice sans frontières

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Pendant trois jours, les magistrats gabonais ont pris part à un atelier de formation consacré aux mécanismes juridiques en matière d’extradition. Une initiative qui vise à renforcer leurs compétences dans la gestion de cette procédure sensible, au croisement entre coopération internationale, respect des droits humains et lutte contre la criminalité.

Placée sous le thème « L’extradition comme moyen efficace de la coopération judiciaire », la rencontre a permis aux participants de revisiter les fondements de cette procédure, qui débute par une demande diplomatique et aboutit devant les magistrats. « Les magistrats sont au centre de la procédure d’extradition », a rappelé Thallie Aubone Nguemah épouse Edjo Assam, avocat général près la cour d’appel de Libreville.

Les experts ont insisté sur la dimension universelle de la justice. « L’extradition permet, quel que soit l’endroit du monde où vous vous trouvez, d’être remis à l’État qui vous réclame pour être jugé », a expliqué Jean-Bedel Moussodou Moundounga, avocat général près la Cour de Cassation. Un avis partagé par Pierre Ondo Aboghe, directeur général de l’École nationale de la magistrature, pour qui « la justice ne s’arrête pas aux frontières et l’impunité ne trouve refuge nulle part ».

Débutée le 18, la formation s’est achevée le 20 août par la remise de certificats aux magistrats, désormais mieux armés pour appliquer ce mécanisme judiciaire dans le respect des principes fondamentaux. Une avancée qui illustre l’engagement du ministère de la Justice à hisser la coopération judiciaire gabonaise au standard international.

Mali : L’UJRM dévoile un rapport alarmant sur la précarité du métier

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« Le journaliste malien vit et travaille dans des conditions indignes de son rôle ». C’est par ce constat sans appel que Boubacar Kanouté, président de l’Union des Journalistes Reporters du Mali (UJRM), a ouvert sa prise de parole lors de la présentation d’un rapport inédit sur les conditions de vie et de travail des journalistes maliens. Ce document, fruit d’une enquête menée de mars à juillet 2025 à Bamako et dans huit régions, met en lumière une réalité souvent occultée : la grande précarité de la profession.

« Ce rapport marque une étape importante pour notre profession », a déclaré le président Kanouté, soulignant que cette enquête est l’une des rares à documenter «de manière claire, objective, indépendante et complète » les défis auxquels sont confrontés les journalistes du pays. L’étude, financée intégralement par l’association elle-même, révèle une situation alarmante, loin de l’image de la « plume libre » souvent véhiculée.

Des problèmes majeurs révélés par le rapport

Les résultats de l’enquête sont sans équivoque et dessinent un tableau ténébreux de la profession. Le rapport pointe du doigt plusieurs problèmes majeurs notamment : l’absence généralisée de contrats de travail et la non-application de la convention collective, des salaires souvent dérisoires et irréguliers, une couverture sociale quasi inexistante pour la majorité des journalistes, un manque cria de formation continue, en dépit des nouvelles exigences du numérique.

Mali : L'UJRM dévoile un rapport alarmant sur la précarité du métier

« Combien d’entre nous se lèvent le matin, sans certitude de pouvoir nourrir leur famille ?», s’est interrogé Boubacar Kanouté, illustrant par cette question les difficultés quotidiennes vécues par les journalistes. Il a insisté sur la nécessité de rendre cette réalité publique, afin qu’elle soit connue de tous : autorités, employeurs, partenaires et société civile. « Car derrière chaque article, chaque reportage, se trouvent des femmes et des hommes qui se battent pour informer », a-t-il ajouté.

Un appel à l’action pour un avenir plus digne

L’objectif du rapport n’est pas seulement de dénoncer, mais aussi de proposer des solutions concrètes. Le président de l’UJRM a lancé un appel à un dialogue constructif entre toutes les parties prenantes, pour « l’application effective des lois et conventions existantes » et la mise en place d’un mécanisme de protection sociale adapté aux journalistes. Il a également plaidé pour des programmes de formation continue afin de renforcer les compétences de la profession.

«La publication de ce rapport n’est pas une fin, mais un point de départ», a conclu Boubacé Kanouté, invitant chacun à se mobiliser. « Défendre les conditions de vie et de travail des journalistes, c’est défendre la liberté de la presse, et défendre la liberté de la presse, c’est défendre la démocratie malienne ». Un appel fort, qui espère faire de ce rapport un « levier d’action » pour construire un avenir plus digne pour les journalistes du Mali.

Législatives 2025 : l’EPG dénonce des irrégularités, le ministère de l’Intérieur rappelle la loi

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La publication le 20 août 2025, dans le quotidien L’Union, de la liste des candidats retenus aux élections législatives du 27 septembre prochain, a déclenché une polémique. Le parti Ensemble Pour le Gabon (EPG) de l’ancien Premier ministre Alain-Claude Bilie-By-Nze dénonce des « manquements graves » dans le traitement de ses dossiers, tandis que le ministère de l’Intérieur appelle au respect strict du Code électoral.

Dans un communiqué rendu public le 20 août, le parti Ensemble Pour le Gabon (EPG) a exprimé sa « profonde surprise » et ses « regrets » face à la manière dont a été publiée la liste des candidatures validées pour les législatives.

L’EPG crie au traitement inéquitable de ses candidatures

Selon le texte, le ministère de l’Intérieur aurait attendu « un (1) jour de la fin du délai accordé pour le recours contentieux » avant de rendre publique la liste, ce qui « pénalise lourdement les candidats se trouvant hors de Libreville qui n’auront donc que 24 heures pour se pourvoir devant la Cour constitutionnelle ».

Autre grief majeur : sur les 24 dossiers déposés par EPG, seuls dix ont été validés. Le parti relève que cette sélection s’est faite « sans autre retour ni explication », alors que certaines candidatures ont été écartées alors même qu’elles figuraient sous la bannière EPG.

Le parti d’Alain-Claude Bilie-By-Nze fustige également l’absence de réaction de la Commission nationale d’organisation et de coordination des élections et du référendum (CNOCER) qui, selon lui, n’aurait pas répondu dans les délais réglementaires. Pour l’EPG, ces « manquements graves » traduisent une volonté manifeste de fragiliser ses chances de participation. Le mouvement dit « dénoncer vigoureusement ces irrégularités » et appelle le ministère de l’Intérieur et la CNOCER à « respecter les délais légaux » afin de garantir la transparence du scrutin.

Le ministère de l’Intérieur rappelle le cadre légal des recours

En réponse, le ministère de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation a publié un communiqué, lu par Jean Eric Nziengui Mangala, conseiller en communication du ministre Hermann Immongault. Le texte précise que les candidats non retenus disposent « d’un délai de 72 heures à compter de ladite publication pour introduire le recours devant la Cour constitutionnelle pour les candidatures à l’élection des députés et devant les tribunaux administratifs pour les candidatures aux conseils départementaux et municipaux ».

Le ministère rappelle que ces dispositions sont conformes aux articles 87, 202 et 359 de la loi organique n°001/2025 du 19 janvier 2025 portant Code électoral en République gabonaise. Par ailleurs, il annonce que la publication des listes pour l’élection des conseils départementaux et municipaux interviendra « ce jeudi 21 août 2025 ».

Enfin, le ministre Hermann Immongault exhorte « les uns et les autres à se conformer scrupuleusement à ces dispositions légales », soulignant que le cadre institutionnel prévu par la loi reste la seule voie de recours.

Mays Mouissi lance la tournée de l’UDB à Ndendé sous une ferveur populaire

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Le secrétaire général de l’Union Démocratique des Bâtisseurs (UDB), Mays Mouissi, a ouvert à Ndendé la tournée interprovinciale de son parti. Accueilli par une foule nombreuse et enthousiaste, il a donné le ton d’une campagne qui s’annonce décisive face à la concurrence du Parti Démocratique Gabonais (PDG).

Une tournée pour consolider l’implantation de l’UDB

L’UDB a dévoilé le 16 août 2025 le programme d’une vaste tournée politique à travers le pays. Présentée par son secrétaire général, Mays Mouissi, cette initiative vise à installer les structures locales du parti et à présenter officiellement les candidats aux élections législatives et locales à venir.

Le calendrier prévoit neuf étapes majeures : Ndendé le 20 août, Tchibanga le 21, Mouila le 22 et Lambaréné le 23. La caravane prendra ensuite la direction de Makokou le 25 août, avant de rejoindre Oyem le 2 septembre, Koulamoutou le 3, Franceville le 4 et Port-Gentil le 5 septembre. Les dates pour l’Estuaire seront précisées ultérieurement.

Mays Mouissi lance la tournée de l’UDB à Ndendé sous une ferveur populaire

Mays Mouissi et la delegation de l’UDB dans les rues de Ndendé.

À travers cette tournée, la direction de l’UDB entend renforcer son ancrage territorial et témoigner de sa volonté de proximité avec les électeurs. « Notre objectif est de bâtir une force politique présente sur tout le territoire », a insisté Mays Mouissi en annonçant le programme.

Une entrée remarquée à Ndendé

C’est dans son fief de Ndendé, au cœur de la Ngounié, que le secrétaire général a donné le coup d’envoi de cette mobilisation. Le 20 août, Mays Mouissi a été accueilli par une foule en liesse, traduisant une ferveur populaire exceptionnelle. « Je vous remercie, populations du département de la Dola, pour votre accueil chaleureux et votre mobilisation exemplaire », a-t-il déclaré, saluant « un engagement indéfectible aux côtés de notre Parti ».

Mays Mouissi lance la tournée de l’UDB à Ndendé sous une ferveur populaire

Les habitants de Ndendé venus nombreux accueillir l’UDB.

Cette démonstration de force a rassemblé plusieurs milliers de personnes, donnant à l’UDB une visibilité spectaculaire. Elle s’inscrit aussi dans un contexte de rivalité politique très marqué : quelques jours plus tôt, Yves Fernand Manfoumbi, candidat du PDG, avait lui aussi été ovationné à Ndendé lors de l’officialisation de sa candidature.

Dès lors, les observateurs anticipent une bataille électorale serrée entre les deux fils de Ndendé, chacun porté par une base solide et déterminée. Dans cette confrontation, l’entrée remarquée de Mays Mouissi apparaît comme un signal fort : l’UDB entend s’imposer comme une alternative crédible et une force d’espoir pour le pays.

Gabon : Le concours « Oser mon projet » met en lumière l’audace de la jeunesse entrepreneuriale

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C’est une véritable célébration de l’innovation qui a eu lieu le 20 août 2025 à la Baie des Rois. La grande finale du concours national de l’entrepreneuriat « Oser mon projet », qui a débuté avec plus de 1 000 candidatures, a couronné dix jeunes entrepreneurs et en a sélectionné 90 autres pour un accompagnement crucial.

L’événement, qui a mêlé solennité et festivités, a été l’occasion pour la ministre de l’Entrepreneuriat, Gninga Chaning Zenaba, de souligner l’importance de la jeunesse dans la transformation économique du pays. « Cet événement symbolise l’audace, la créativité et l’engagement de notre jeunesse pour bâtir une nation plus innovante et plus inclusive », a-t-elle déclaré, rappelant que 1 291 projets avaient été enregistrés.

Le soutien de l’Etat et des partenaires        

Le vice-président du gouvernement, Alexandre Barro Chambrier, a transmis un message du chef de l’État : « Oser mon projet n’est pas un simple concours. C’est un appel à croire en soi, à transformer les idées en solutions et les ambitions en levier de développement national ». Il a également encouragé les jeunes à persévérer, affirmant que la République les accompagnerait dans leur parcours.

La remise des prix a été le moment fort de la soirée, avec des chèques de 2 à 5 millions de FCFA. Le grand vainqueur, Gelin Bissielou Bissielou, est reparti avec 5 millions de FCFA. D’autres lauréats notables incluent Martin Gaspard Minsta Minsta (2,5 millions de FCFA) et Koumba Koumba Roddy Paterne (3,5 millions de FCFA), dont le projet Thermolock, un dispositif de fermeture de gaz intelligent, a particulièrement impressionné. « C’est une joie immense », a confié Koumba Koumba Roddy Paterne. « J’encourage tous ceux qui entreprennent à persévérer. Ce concours met en avant des projets innovants et la jeunesse gabonaise. Je suis fier et heureux».

Gabon : Le concours « Oser mon projet » met en lumière l'audace de la jeunesse entrepreneuriale

Un Prix d’excellence a également été décerné au Président de la République, reçu par le vice-président du gouvernement.

Un accompagnement au-delà des prix

Malgré un léger retard, l’enthousiasme général a été palpable, renforcé par les prestations d’artistes locaux. L’émotion des lauréats et l’engagement du gouvernement à accompagner les 90 entrepreneurs sélectionnés après la finale ont marqué les esprits.

Gabon : Le concours « Oser mon projet » met en lumière l'audace de la jeunesse entrepreneuriale

La cérémonie a également été rythmée par des moments de festivités.

« Aujourd’hui, nous célébrons des victoires individuelles portées par une force collective », a conclu la ministre, saluant le « courage et la résilience » de cette nouvelle génération. Le concours « Oser mon projet » s’est déjà imposé comme un catalyseur pour l’ingéniosité et la détermination de la jeunesse gabonaise, confirmant la place centrale de l’entrepreneuriat dans la construction d’un Gabon prospère.

Concours « Oser mon projet » : Gelin Fausnel Bissielou séduit avec ses stations solaires mobiles

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Lauréat du premier prix de la première édition du concours « Oser mon projet », Gelin Fausnel Bissielou Bissielou a conquis le jury avec son initiative baptisée Horizon 2027, l’énergie pour tous jusqu’aux derniers kilomètres. Un projet novateur qui vise à déployer des stations de recharge solaire pour téléphones portables dans les zones reculées, périurbaines et dans les espaces publics du pays.

« L’idée m’est venue du constat amer que nos batteries se déchargent souvent lors de nos déplacements, sans possibilité de recharge. Mon ambition est donc de mettre à disposition des populations des bandes de recharge accessibles partout : gares, aéroports, centres de loisirs », explique le jeune entrepreneur.

Encore à l’étape de prototype, ce projet se distingue par sa faisabilité technique grâce à l’accompagnement de l’Institut de recherche technologique, et par son impact socio-économique. « C’est un projet inclusif qui prend en compte toutes les couches sociales. Il contribuera à moderniser nos villes et à rapprocher les citoyens du numérique », insiste le lauréat, avant de remercier les autorités et le président de la République pour la confiance placée en la jeunesse.

Concours « Oser mon projet » : Gelin Fausnel Bissielou séduit avec ses stations solaires mobiles

Le lauréat tenant fièrement sa récompense.

Si le prix remporté ne couvre pas encore l’ensemble du budget nécessaire à l’industrialisation, il ouvre la voie à une première production avec des matériaux de qualité. A terme, l’objectif est d’installer 200 stations solaires de recharge sur le territoire.

En récompensant ce type de projet, le concours rappelle combien l’innovation énergétique est stratégique pour un pays comme le Gabon. Dans un contexte où l’accès à l’électricité reste un défi dans plusieurs zones rurales, des initiatives locales comme Horizon 2027 démontrent que la solution peut aussi venir de la créativité et de la détermination de sa jeunesse.

Gabon : L’Onu et le gouvernement s’unissent pour une réforme de la petite enfance

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En visite auprès du ministre de la Réforme et des Relations avec les Institutions, François Ndong Obiang, le 20 août 2025, la Coordinatrice résidente par intérim des Nations Unies au Gabon, Dr Marie-Reine Chirezi Fabry, a insisté sur la priorité accordée à la réforme de la petite enfance, désormais considérée comme un levier central du développement.

« La réforme de la petite enfance est capitale, car il est essentiel de se concentrer dès le plus jeune âge sur les enfants et les jeunes, qui deviendront les acteurs de notre futur », a déclaré la Dr Chirezi Fabry. Elle a précisé que ce processus nécessite un appui intersectoriel, impliquant des réformes dans divers domaines. En effet, c’est pendant l’enfance que se forge la personnalité. Un bon encadrement est la meilleure prévention contre les dérives futures.

Une vision élargie pour le développement

Au-delà de cette priorité, la représentante de l’ONU a insisté sur l’importance de renforcer d’autres secteurs clés. « La réforme de la justice est un pilier fondamental pour le développement. De même, la formation doit être renforcée dans tous les domaines, notamment dans le cadre des réformes en cours », a-t-elle ajouté.

De son côté, le ministre François Ndong Obiang a réaffirmé les orientations du gouvernement. Il a rappelé que la protection des droits de l’enfant, la modernisation de la justice, ainsi que la formation et l’orientation professionnelle figurent en tête de l’agenda. Il a également insisté sur l’importance d’accélérer la mise en place des mécanismes de la Ve République pour une efficacité accrue.

Cette rencontre illustre la volonté commune du Gabon et de l’ONU de bâtir un partenariat solide, axé sur des réformes structurelles ambitieuses. La petite enfance en constitue le nouveau pilier, confirmant que l’investissement dans les jeunes générations est la clé d’un avenir prospère pour le pays.

Fin du partenariat CNNII-EBOMAF, cap sur la souveraineté maritime

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La Compagnie nationale de navigation intérieure et internationale (CNNII) a annoncé la fin de son partenariat avec le groupe EBOMAF. Une rupture qui dépasse le simple aspect contractuel et ouvre un nouveau chapitre dans la maîtrise gabonaise de son transport maritime.

La nouvelle est tombée le 20 août 2025 : la CNNII a mis un terme à son partenariat avec le groupe burkinabè EBOMAF. Dans un communiqué officiel, la compagnie publique « informe l’opinion publique, ses partenaires et l’ensemble de ses usagers de la cessation du partenariat qui la liait au Groupe EBOMAF ». La décision, prise « après évaluation conjointe et en toute sérénité », répond à une volonté « de réorienter les priorités stratégiques de chaque entité, dans le respect des engagements passés ».

La CNNII se veut rassurante. Elle affirme que « cette évolution n’affectera en rien la continuité de ses activités, ni la qualité des services rendus au public ». La société assure rester « pleinement engagée dans sa mission de développement du transport fluvial, maritime et logistique au Gabon ». Enfin, la Direction Générale « salue la collaboration menée avec le Groupe EBOMAF et réaffirme son engagement à poursuivre ses projets de modernisation, dans le respect des normes, des attentes des usagers et de la stratégie nationale ».

EBOMAF, ambitions et désillusions

Si le communiqué évoque une séparation à l’amiable, la réalité est plus nuancée. EBOMAF, dirigé par l’homme d’affaires burkinabè Mahamadou Bonkoungou, s’est installé au Gabon en août 2024 avec l’ambition de relancer le transport maritime. Le groupe, déjà présent dans le BTP et l’aviation, avait obtenu une concession de 20 ans pour moderniser la CNNII, avec l’arrivée annoncée d’un ferry de 500 places et 150 véhicules.

Mais très vite, les tensions ont éclaté. Les employés de la CNNII ont dénoncé une « gestion mafieuse », accusant EBOMAF de violations du droit du travail, de suppression d’acquis sociaux et du non-paiement d’arriérés de salaires. Les syndicats ont aussi pointé une opacité inquiétante dans la gouvernance, où les décisions semblaient prises en dehors de la direction officielle.

De son côté, EBOMAF s’est défendu en affirmant que la concession n’était pas encore effective. L’État gabonais n’aurait pas levé certaines conditions contractuelles, notamment l’apurement des dettes sociales et la remise des titres fonciers nécessaires. En conséquence, le groupe avait placé les recettes de la CNNII sur un compte séquestre, alimentant la méfiance.

Souveraineté retrouvée

À ces blocages se sont ajoutés des obstacles logistiques. Le super-ferry M/V Obang, inauguré en grande pompe en août 2024, n’a jamais pris la mer. Son tirant d’eau de cinq mètres ne lui permettait pas d’accoster dans les ports de Libreville et Port-Gentil, faute d’aménagements adaptés. Un fiasco qui a illustré l’écart entre les annonces et la réalité.

Enfin, au-delà des difficultés sociales et techniques, une question de souveraineté s’est posée. Nombre d’observateurs ont critiqué la mise sous gestion étrangère d’un secteur aussi stratégique que le transport maritime national. Pour l’État gabonais, reprendre la main sur la CNNII apparaît comme un acte de souveraineté logistique et économique.

En rompant son partenariat avec EBOMAF, le Gabon ne tourne pas seulement une page d’expériences contrariées. Il affirme surtout sa volonté de contrôler lui-même son transport maritime, secteur vital pour son économie et symbole de sa souveraineté retrouvée.