La société BW Energy ambitionne de porter sa production à 90 000 barils par jour à l’horizon 2028, contre 34 000 actuellement. Une croissance qui confirme le rôle stratégique du Gabon dans l’industrie pétrolière régionale.
En renforçant ses capacités, BW Energy entend consolider sa place sur le marché africain des hydrocarbures. L’entreprise prévoit de tripler sa production en trois ans, portée par une stratégie d’investissements ciblés et par des nominations clés à sa direction. L’arrivée d’un Chief Operating Officer et d’un Chief Financial Officer traduit la volonté de la société d’optimiser ses opérations et sa gestion financière dans un contexte de croissance accélérée.
Pour le Gabon, cette montée en puissance représente une opportunité économique majeure. L’accroissement de la production devrait contribuer à dynamiser les recettes publiques, stimuler l’emploi local et conforter le pays comme un acteur énergétique incontournable en Afrique centrale.
La Place des Fêtes de Bikélé, dans le 3e arrondissement de la commune de Ntoum a servi de cadre, le samedi 20 septembre 2025, au meeting d’ouverture de campagne de l’Union démocratique des bâtisseurs (UDB), formation politique dirigée par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema.
Sous la conduite du doyen politique Paul Biyoghe Mba, candidat aux élections législatives, la mobilisation a été à la hauteur des attentes. À ses côtés, Okome Biyoghe Jeannette et Brice Anicet Mombo, respectivement têtes de liste pour les élections locales, ont été officiellement présentés, de même que leurs colistiers.
Un appel à la mobilisation des électeurs
Dans son adresse aux populations, Paul Biyoghe Mba a lancé un appel pressant aux électeurs pour qu’ils retirent leurs cartes d’électeurs le plus tôt possible, insistant également sur l’importance de voter correctement afin d’éviter la multiplication des bulletins blancs ou nuls. « Chaque voix compte. Voter, c’est s’assurer que la volonté populaire s’exprime sans ambiguïté », a-t-il rappelé.
L’ambiance était au rendez vous à la Place des fêtes de Bikele.
Prenant la parole, Okome Biyoghe Jeannette a mis l’accent sur la proximité avec les habitants. « Nous voulons une gestion locale plus humaine, où les préoccupations quotidiennes des familles de Bikélé trouvent des réponses rapides et concrètes. Ensemble, nous allons travailler pour améliorer l’accès à l’eau, à l’électricité et aux services de santé », a-t-elle déclaré, sous les applaudissements du public.
Des opportunités pour les jeunes et le développement local
« Nos jeunes doivent avoir des opportunités ici, chez eux, sans être obligés d’aller toujours ailleurs. Nous voulons développer des espaces de formation, encourager l’emploi local et bâtir une commune forte et dynamique », a affirmé de son côté Brice Anicet Mombo, insistant sur la nécessité de renforcer les infrastructures locales et d’offrir des perspectives à la jeunesse.
Au-delà des échéances électorales, l’ancien Premier ministre a réitéré l’une de ses priorités : faire de Bikélé une commune à part entière, et non plus un simple arrondissement rattaché à Ntoum. Un projet qui, selon lui, répond à la croissance démographique et aux besoins spécifiques de cette localité.
Le meeting d’ouverture, marqué par une forte mobilisation des sympathisants, a donné le ton d’une campagne que les candidats de l’UDB espèrent placée sous le signe de l’unité et du développement local.
Les parents de la petite Richesse Bibana Ango, âgée d’1 an et 9 mois, sont sous le choc depuis le 18 septembre. Leur fillette a été enlevée vers 16 heures à leur domicile de Beau-Séjour, dans le 5ᵉ arrondissement de Libreville. D’après les premiers témoignages, une femme inconnue l’aurait emmenée avant de disparaître aussitôt.
Une source proche de la famille explique que l’enfant jouait dehors au moment des faits, sans surveillance directe. En constatant son absence, les proches ont immédiatement commencé à la chercher dans toute la maison et ses alentours, mais sans succès.
L’entourage pense fortement à un enlèvement, ce qui plonge les parents dans une inquiétude extrême. Cette disparition survient d’ailleurs un mois et demi seulement après l’affaire tragique d’Esther Ludivine Moussavou Eyang Mba, une fillette de 10 ans retrouvée morte au PK 12, dans le 6ᵉ arrondissement de Libreville.
« Nous sommes tous dépassés par cette situation », a confié un proche, bouleversé.
Face à la situation, la famille a lancé des appels à l’aide sur les réseaux sociaux et a porté plainte contre X auprès de la police nationale, en espérant que les enquêteurs agissent vite pour retrouver Richesse.
Le Gabon poursuit sa montée dans le classement mondial de la FIFA. Selon la dernière mise à jour publiée le 18 septembre, les Panthères grimpent d’une place pour atteindre la 79ᵉ position mondiale, et gagnent également une place en Afrique, se hissant à la 15ᵉ position continentale.
Cette progression reflète les résultats encourageants des matchs récents de l’équipe nationale, qui ont permis au Gabon de consolider sa position parmi les meilleures nations africaines. Bien que la montée soit modeste, elle confirme la dynamique positive initiée depuis plusieurs mois.
Cette progression est un signal prometteur à quelques semaines des prochaines échéances internationales, où les Panthères auront l’occasion de confirmer leur statut et de viser un classement encore plus élevé sur la scène continentale et mondiale.
Le FC 105 a réussi son entrée en compétition africaine en s’imposant 2-0 le samedi 20 septembre face au club zambien Zesco United, au stade de Franceville, lors du match aller du tour préliminaire de la Coupe de la CAF.
Les Gabonais ont rapidement fait la différence en première période grâce à des buts de Khaleb Nzambe (20e) et Essono (38e). Malgré un début de match un peu timide, le vice-champion du Gabon a su faire preuve d’efficacité en transformant ses deux seules occasions franches avant la pause.
De leur côté, les Zambiens ont dominé la possession de balle mais n’ont pas su concrétiser. La défense du FC 105 a tenu bon, même si l’équipe a parfois manqué de maîtrise dans la relance, multipliant les dégagements.
« L’objectif était de bien commencer, marquer un ou deux buts et ensuite bien défendre », a expliqué le capitaine Larry Ekoua après la rencontre.
Avec ce succès à domicile, le FC 105 prend une belle option avant le match retour en Zambie, où il faudra confirmer pour valider la qualification.
Une importante opération de police a eu lieu dans la nuit du 20 au 21 septembre à Nzeng-Ayong, dans le 6e arrondissement de Libreville. Sans communication officielle préalable, ce déploiement a soulevé de vives interrogations et un sentiment d’insécurité chez les habitants, qui craignent des contrôles arbitraires.
Un important dispositif de sécurité a quadrillé la zone, avec des barrages mis en place au rond-point, au carrefour Seeg et au carrefour des Sœurs. Des policiers, certains armés, contrôlaient chaque véhicule et chaque individu. Interrogé sur les raisons de cette intervention, un policier a d’abord parlé d’un « simple contrôle de routine » destiné à « assurer la sécurité des citoyens ».
Une explication peu convaincante face à l’ampleur du dispositif. Un autre agent a finalement admis que leur but était de « nettoyer le quartier » car il y a « toujours quelque chose pour qu’on en arrive là », sans toutefois fournir de détails supplémentaires. Au rond-point, une dizaine de jeunes ont été interpellés et regroupés dans un camion, un policier justifiant l’action par le fait qu’ils n’avaient pas leurs pièces d’identité.
Cette situation a accentué les craintes d’un contrôle arbitraire. Bien que la présence des forces de l’ordre soit en théorie rassurante, cette intervention a, au contraire, accentué le sentiment d’insécurité chez beaucoup. En cette période électorale, les rumeurs se multiplient et certains parents recommandent à leurs enfants de ne plus sortir la nuit.
« Nous sommes là pour assurer votre sécurité même si l’on sait que vous ne vous sentez plus en sécurité avec nous ». Cette déclaration d’un policier au terme d’un contrôle illustre la profonde crise de confiance entre la population et la police. Pour restaurer ce lien essentiel, les autorités devront faire preuve de transparence et les forces de l’ordre d’un professionnalisme sans faille, afin que ce type d’opération ne soit pas l’occasion de nouvelles bavures.
Dans un climat politique marqué par des débats sur l’organisation des élections législatives et locales, le président du parti d’opposition Ensemble pour le Gabon (EPG), Alain-Claude Bilie-By-Nze, a rencontré le 20 septembre le Représentant spécial du Secrétaire général de l’Onu pour l’Afrique centrale, Abdou Abarry. Cette entrevue a été l’occasion d’un « long échange » sur le processus électoral en cours.
Selon un message posté par Bilie-By-Nze lui-même, les discussions ont porté sur « les élections législatives et locales » ainsi que sur « la vision que porte le parti Ensemble pour le Gabon sur la gouvernance actuelle et sur les préoccupations sociales des Gabonaises et des Gabonais ».
Un processus électoral en question
Cette rencontre intervient quelques jours après que le leader de l’EPG a vertement critiqué l’organisation des élections. Lors d’une conférence de presse tenue le 17 septembre, jour d’ouverture de la campagne électorale, Alain-Claude Bilie-By-Nze a dénoncé les conditions du scrutin et demandé le report des élections.
Le lendemain, il a été reçu par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguéma. Dans un communiqué de presse, son parti a précisé que Bilie-By-Nze a « évoqué auprès de son hôte, la demande du report des élections compte tenu du risque d’une part des perturbations du calendrier scolaire et d’autre part du non-respect des dispositions du code électoral ».
L’entrevue avec Abdou Abarry, le représentant de l’Onu, montre que les préoccupations de l’opposition gabonaise atteignent désormais l’échelon international. Elle met en lumière les désaccords autour du processus électoral et la volonté du leader de l’opposition de s’assurer de la légitimité du scrutin.
Mangasport a réalisé une performance encourageante en tenant en échec Rahimo FC (0-0), ce samedi, au stade du 4-Août de Ouagadougou, lors du match aller du premier tour préliminaire de la Ligue des champions de la confédération africaine de football (CAF).
Face à un adversaire expérimenté, récent vainqueur du championnat, de la Coupe et de la Supercoupe du Burkina Faso, les Gabonais ont su faire preuve de rigueur défensive pour éviter de concéder un but à l’extérieur. Un résultat nul qui permet au club de Moanda de conserver toutes ses chances de qualification pour la suite de la compétition.
Le sort de cette double confrontation se jouera désormais à Moanda. Le match retour est prévu le dimanche 28 septembre 2025, au stade Henri Sylvoz. Devant leur public, les hommes de Mangasport tenteront de faire la différence et de décrocher leur billet pour le second tour.
Avec ce nul solide en déplacement, Mangasport aborde le rendez-vous décisif avec l’avantage du terrain et une confiance renforcée.
En vue de la première édition du Forum d’affaires Côte d’Ivoire–Gabon, une réunion technique s’est tenue le 19 septembre 2025 à Libreville, marquant le lancement des préparatifs. Cet événement, qui se tiendra les 9 et 10 octobre, vise à dynamiser les échanges et à explorer les opportunités d’investissement entre les deux nations.
Le siège de la Fédération des entreprises du Gabon (FEG) a servi de cadre à cette rencontre. Aux côtés du ministère de l’Économie, de l’Agence nationale de promotion des investissements du Gabon (ANPI-Gabon), de la Chambre de commerce et des représentants de l’ambassade de Côte d’Ivoire, les discussions ont porté sur l’avancée des travaux et la coordination des actions pour garantir le succès de ce forum. La FEG a d’ailleurs réaffirmé son engagement à mobiliser les entreprises gabonaises et à créer un environnement propice aux échanges.
Le Forum d’Affaires Côte d’Ivoire–Gabon, prévu à Libreville les 9 et 10 octobre, ouvrira de nouvelles perspectives d’investissement dans six secteurs stratégiques.
Placé sous le thème « Côte d’Ivoire–Gabon, un modèle de coopération économique Sud-Sud », le Forum d’Affaires est co-organisé par le Centre de promotion des investissements en Côte d’Ivoire (CEPICI) et l’ANPI-Gabon. Le programme inclura des rencontres BtoB (Business-to-Business) et BtoG (Business-to-Government), ainsi que des panels de discussion.
Ces échanges se concentreront sur six secteurs stratégiques : l’agriculture, l’agro-industrie, les infrastructures, les énergies renouvelables, les mines et la digitalisation. L’objectif est de valoriser le savoir-faire ivoirien, d’identifier les opportunités d’investissement au Gabon et de renforcer les synergies entre les acteurs économiques des deux pays.
Pour les économies ivoirienne et gabonaise, ce forum représente une opportunité majeure d’accélérer le développement local et de consolider la coopération régionale. En s’appuyant sur leurs complémentarités, les deux nations aspirent à devenir un modèle de partenariat gagnant-gagnant en Afrique, stimulant ainsi la croissance et le développement durable dans la sous-région.
Face à un nombre record de candidatures pour les prochaines élections des députés et des conseillers locaux, le ministère de l’Intérieur, de la sécurité et de la décentralisation a annoncé des mesures pour fluidifier le processus électoral. L’innovation majeure réside dans l’instauration d’un système de vote simultané, qui ne sera toutefois appliqué que dans les circonscriptions où le corps électoral est le plus important.
C’est dans un communiqué publié ce 20 septembre que le ministère a précisé ces nouvelles dispositions. L’objectif est de s’adapter à l’affluence attendue et de réduire considérablement les files d’attente dans les bureaux de vote. Le texte explique que «le nombre important de candidatures enregistrées pour les prochaines élections (…) nécessite que le parcours des électeurs au sein des bureaux de vote fasse l’objet de quelques ajustements».
Une solution pour éviter l’engorgement
Pour ce faire, dans les zones à forte densité d’électeurs, plusieurs personnes pourront accomplir leur devoir civique en même temps. L’une votera pour l’élection législative, l’autre pour l’élection locale, et vice-versa. Selon le communiqué, cette méthode est conçue pour «accélérer le déroulement du scrutin sans compromettre sa régularité». Un schéma détaillé est fourni aux présidents des commissions électorales pour garantir l’application uniforme de cette mesure.
Afin de ne pas compliquer inutilement les procédures dans les zones moins peuplées, le ministère précise que les bureaux de vote ayant un corps électoral moins important pourront continuer à faire voter un seul électeur à la fois, comme c’est l’usage. «Les bureaux de vote ayant un corps électoral moins important pourraient sans préjudice faire voter un seul électeur à la fois», souligne le communiqué.
Cette adaptation du circuit de l’électeur, modulée en fonction de la taille des circonscriptions, témoigne de la volonté du ministère de l’Intérieur de «garantir un processus électoral transparent, efficace et accessible à tous les citoyens gabonais».