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Okondja : La campagne électorale au plus près des électeurs dans les quartiers

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Entre essoufflement financier et volonté de se rapprocher de l’électoral, les candidats en lice à Okondja misent sur la campagne de proximité plutôt que sur les grands meetings populaires.

Depuis l’ouverture officielle de la campagne électorale, la commune d’Okondja connaît une effervescence particulière. Mais à la différence des années antérieures, le porte-à-porte et les rencontres de proximité semblent supplanter les grandes messes politiques.

Le Parti gabonais du centre indépendant (PGCI), conduit par Carlos Okinda pour l’élection locale, illustre ce choix. À ce jour, aucun meeting populaire n’a été organisé dans la ville. Le candidat et son équipe préfèrent sillonner les quartiers, échanger directement avec les habitants et délivrer leur message de vive voix.

Kevin Yimbangoye (tête de liste aux locales) et Nicolas Wandjie( 1er siège législatif) du parti REGARD lors d'une causerie.
Kevin Yimbangoye (tête de liste aux locales) et Nicolas Wandjie( 1er siège législatif) du parti REGARD lors d’une causerie.

Adhésion générale au porte-à-porte

Même stratégie pour le parti Les 7 Merveilles du peuple (7MP). Son président, Joël Ngoueneni, engagé dans la bataille législative sur le premier siège de la Sébé-Brikolo, a également renoncé aux grands rassemblements. Ses militants et lui frappent aux portes, estimant que ce contact direct renforce la crédibilité de leur discours.

Le parti Rassemblement d’éveil gabonais pour l’action, la restauration et le développement (REGARD), mené par Mathias Otounga Ossibadjouo, a, quant à lui, lancé sa campagne le mardi 23 septembre par un meeting de présentation de ses candidats. Mais dès le lendemain, il a adopté, à son tour, la proximité, multipliant les visites dans les quartiers et les échanges de terrain.

L’économie, facteur décisif de la stratégie

Du côté de l’Union démocratique des bâtisseurs (UDB), la stratégie combine les deux approches. Après un meeting d’ouverture très suivi au cinéma Sébé, ses candidats ont, depuis lundi, opté pour le contact direct avec les populations dans chaque quartier, afin de maintenir le contact et renforcer leur ancrage local.

Causerie au QG de Joël Ngoueneni du 7MP.
Causerie au QG de Joël Ngoueneni du 7MP.

Reste que, derrière cette généralisation du terrain, se cache une réalité moins reluisante : la fragilité financière de nombreuses écuries politiques. Plusieurs candidats indépendants peinent à donner de la visibilité à leur campagne, tandis que certains partis tardent à entrer pleinement en scène. Le coût élevé des rassemblements explique, en partie, ce recentrage sur la proximité, jugée moins onéreuse mais plus efficace pour séduire un électorat de plus en plus exigeant.

Une chose est certaine : à Okondja, la bataille électorale se joue désormais dans les ruelles, les concessions et les salons, loin des estrades et des grands discours.

Ports : Owendo gagne 26 places au classement mondial malgré la crise

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Selon le dernier Indice de performance des ports à conteneurs (IPPC) publié le 22 septembre par la Banque mondiale, la performance des ports a globalement baissé entre 2020 et 2024. En cause : la crise en mer Rouge, les difficultés rencontrées au canal de Panama et les conséquences de la pandémie de Covid-19.

Dans ce contexte, les ports africains n’ont pas été épargnés. Le rapport souligne toutefois que certains tirent mieux leur épingle du jeu. En Afrique subsaharienne, c’est le port de Dakar qui domine le classement (108e mondial). Le port d’Owendo, lui, se retrouve beaucoup plus loin : 331e sur 403 ports évalués dans le monde.

Si ce rang peut sembler faible, Owendo affiche tout de même une petite amélioration par rapport à 2023, où il n’était que 357e. Sur le continent, il se place au 28e rang africain, et même au 3e rang en Afrique centrale, derrière les ports de Bata (260e mondial) et Malabo (285e mondial).

Mais cette progression est à relativiser. D’après plusieurs sources, Owendo souffre encore de temps d’escale trop longs, d’une mauvaise connectivité terrestre, de procédures douanières complexes, ainsi que d’un retard en digitalisation et en logistique.

Le port reste un acteur clé de la région, mais il est nettement dépassé par les grands ports nord-africains et certains ports d’Afrique de l’Ouest comme Dakar ou Cotonou. Pour espérer grimper au classement, Owendo devra moderniser ses infrastructures, fluidifier ses opérations et renforcer sa connexion avec les réseaux terrestres.

Football : Jim Allevinah annonce son opération et une longue absence

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L’attaquant international gabonais Jim Allevinah (Angers SCO) a annoncé qu’il allait subir une opération chirurgicale dans les prochains jours, afin de mettre un terme à des douleurs persistantes au mollet. Le joueur est atteint du syndrome des loges, une pathologie qui provoque une pression anormale dans les muscles et qui rendait sa pratique du football de plus en plus difficile.

« Je souffrais depuis plusieurs semaines, et il était devenu impossible de continuer à jouer normalement. L’opération est désormais inévitable », a confié l’attaquant des Panthères.

Cette intervention, programmée très prochainement, devrait l’éloigner des terrains pour au moins deux mois. Une absence qui représente un coup dur pour son club, Angers SCO, actuellement en manque de solutions offensives.

Mais l’inquiétude est surtout nationale : la blessure d’Allevinah remet en question sa participation à la Coupe d’Afrique des nations 2025, un rendez-vous majeur pour les Panthères du Gabon, dont il est l’un des cadres offensifs.

Les supporters gabonais espèrent un rétablissement rapide de leur attaquant, déterminant lors des dernières campagnes qualificatives. « Je vais me battre pour revenir plus fort », a-t-il assuré, plein d’optimisme malgré l’épreuve.

A Oyem, Flaubert Meye plaide pour des mairies au service du développement local

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En campagne dans le 2 arrondissement d’Oyem, le 23 septembre, le candidat indépendant Flaubert Meye M’Edou, par ailleurs coordonnateur général adjoint de la plateforme La Grande alliance, a tenu à rappeler aux populations l’importance de la décentralisation.

Au cours de ces échanges organisés dans plusieurs quartiers, Flaubert Meye M’Edou a expliqué que l’État prévoit de transférer certaines compétences jusque-là réservées aux ministères techniques vers les municipalités. Une réforme qu’il considère comme une véritable opportunité pour renforcer l’action des mairies. De la Vallée Sud à Keng-Akok en passant par Eyenassi, le candidat a insisté sur le fait que ce transfert de compétences doit permettre aux communes de sortir de leur rôle limité à la délivrance d’actes administratifs.

Ils veulent redonner le pouvoir aux communes.
Ils veulent redonner le pouvoir aux communes.

Pour lui, les mairies doivent devenir de véritables pôles d’activités économiques et sociales, capables de créer des emplois et de porter des projets concrets de développement local. Devant des jeunes et des aînés réunis à Nkomayat, il a souligné que cette évolution transformera les municipalités en acteurs majeurs du progrès.

Pour que cette vision devienne réalité, Flaubert Meye estime que les populations doivent confier la gestion de la municipalité à des leaders « polycompétents », ouverts et à l’écoute. Selon lui, un maire ne peut plus se contenter d’un rôle cérémoniel, mais doit travailler en étroite collaboration avec les habitants, identifier leurs besoins et proposer des solutions adaptées. C’est à ce prix, a-t-il conclu, que « la décentralisation produira ses effets et que les communes pourront jouer pleinement leur rôle dans l’amélioration du quotidien des citoyens ».

La Poste vers une grève générale pour des arriérés de salaires

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Les postiers ont dénoncé une situation intenable de salaires impayés lors d’une assemblée générale houleuse tenue le 23 septembre. Après quatre mois sans ressources, le Syndicat national de la Poste (Synaposte) brandit la menace d’une suspension immédiate du travail dès ce 25 septembre si les arriérés ne sont pas intégralement réglés.

Au cœur du conflit : les trois mois d’arriérés de salaire (juin, juillet et août), auxquels s’ajoute le mois de septembre, déjà entamé sans paiement. Face à l’urgence, l’organisation syndicale appelle les autorités à agir rapidement pour éviter une paralysie totale de l’entreprise publique.

Mamboundou Davy secrétaire général du synaposte, lors de sa prise de parole le 23 septembre 2025.
Mamboundou Davy secrétaire général du synaposte, lors de sa prise de parole le 23 septembre 2025.

La rencontre a également permis au Synaposte de clarifier sa position vis-à-vis d’un collectif d’employés qui s’est récemment exprimé au nom des travailleurs. Le syndicat a rappelé que seuls les délégués du personnel et l’organisation sont habilités à défendre les intérêts des postiers. « Ce collectif n’a aucune légitimité pour parler au nom du personnel », a martelé Mamboundou Davy, secrétaire général du Synaposte, dénonçant une tentative de confusion.

Situation dramatique et ultimatum

Les agents décrivent une situation dramatique qui se répercute sur leur vie quotidienne : expulsions de logements, scolarité des enfants menacée, malades sans soins. « Cela fait quatre mois que les postiers ont faim », a poursuivi le secrétaire général, insistant sur le fait que la dignité même des travailleurs est en jeu. Plusieurs rappels au gouvernement et à la direction générale de la Poste sont restés lettre morte, malgré les assurances données.

Si les salaires ne sont pas versés avant le 25 septembre, le Synaposte annonce qu’aucune activité, ni financière ni postale, ne sera assurée. « Nous ne faisons pas du bénévolat. La condition pour travailler, c’est le paiement des trois mois de salaire », a conclu l’organisation.

L’appel est désormais lancé directement à l’État, actionnaire unique de la Poste, pour qu’il débloque les fonds nécessaires et accélère le plan de restructuration de l’entreprise. Reste à voir si, cette fois, les postiers auront gain de cause.

Blaise Louembé promet reverser son salaire de député aux habitants de Koulamoutou 

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En pleine campagne électorale à Koulamoutou, Blaise Louembé, candidat du Parti démocratique gabonais (PDG) dans le 1er arrondissement, a surpris en annonçant qu’il reverserait intégralement son salaire de député à la population locale.

Lors d’un rassemblement devant une foule attentive, Blaise Louembé déclaré : « Si vous votez pour moi et que je vais à l’Assemblée nationale, je vous donne chaque mois mon salaire de député ». Cette promesse a suscité des réactions enthousiastes, certains y voyant un geste de solidarité, d’autres une preuve d’engagement envers ses concitoyens.

Cependant, cette annonce soulève des questions : peut-elle être tenue ? Existe-t-il un cadre légal pour ce type de démarche ? Comment organiser concrètement ce reversement à toute une circonscription ? Au-delà de la faisabilité, cette promesse s’inscrit dans une tendance électorale à faire des annonces spectaculaires pour marquer les esprits. Reste à voir si elle influencera durablement les électeurs ou si elle alimentera un débat sur la responsabilité et la transparence des engagements politiques.

Pour l’instant, Blaise Louembé a capté l’attention à Koulamoutou. Le verdict se fera dans les urnes.

Brice Clotaire Oligui Nguema en quête de partenariats à New York 

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En marge de la 80 Assemblée générale des Nations unies, le chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, n’a pas perdu une minute, il a enchaîné les rencontres de haut niveau, déterminé à faire entendre la voix d’un Gabon en quête d’opportunités et de partenariats concrets.

Face à Ajay Banga, président du groupe de la Banque mondiale, le chef de l’État a plaidé pour un appui financier ciblé. En ligne de mire : des projets prioritaires pour les Gabonais, améliorer les soins de santé, développer les infrastructures, moderniser l’énergie et accélérer la transition numérique. Des secteurs clés pour une croissance plus inclusive et durable.

Mais le président ne s’est pas arrêté là. Avec les Émirats arabes unis, il a obtenu la promesse d’investissements renforcés dans le pétrole et le gaz, tout en recevant une invitation officielle qui marque un tournant dans les relations bilatérales. Autre moment symbolique : l’établissement de relations diplomatiques avec le Kirghizstan, pays d’Asie centrale. Une ouverture inattendue, mais pleine de promesses dans les domaines des mines, de l’énergie et de la protection de l’environnement. À New York, le Gabon a montré qu’il ne veut plus rester en marge, mais bien au cœur du jeu diplomatique mondial.

Affaire BR Sarl : le verdict reporté, les épargnants invités à la patience

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Le 23 septembre 2025, les épargnants espéraient connaître le verdict de leur procès contre BR Sarl et plusieurs banques mises en cause. Mais ils devront patienter, en raison des récentes mutations opérées par le Conseil supérieur de la magistrature.

C’est lors d’un rassemblement au siège des épargnants, qu’Emmanuel Mve MBA, leader au sein de la société civile gabonaise et représentant des épargnants, a expliqué que le report de l’audience est lié au changement de tous les juges du tribunal de commerce de Libreville. « Nous sortons avec une grande colère, pas contre les magistrats, mais contre le temps. Contre le temps, parce que nous pensions qu’aujourd’hui nous allions avoir notre verdict », a déclaré Emmanuel Mve MBA, appelant ses compatriotes à rester patients et unis. « Pendant près de dix ans, nous avons supporté cette situation. Ce n’est pas en deux semaines que nous allons perdre patience. Courage à tout le monde, et ensemble, nous sommes forts», a-t-il ajouté.

Les épargnants poursuivent plusieurs banques, dont UBA Gabon, ECOBANK et Orabank Gabon, pour des pratiques qualifiées d’« escroquerie, blanchiment de capitaux et financement du terrorisme ». Emmanuel Mve MBA a précisé que le report n’affecte pas le fond du dossier, mais qu’il est nécessaire d’attendre l’installation de la nouvelle équipe judiciaire. La prochaine audience devrait être fixée dans deux semaines, après la prise de fonction des nouveaux magistrats.

Malgré ce contretemps, Emmanuel Mve MBA a salué l’engagement des épargnants et des avocats, y compris ceux venus de l’étranger, soulignant que patience et unité restent les clés pour obtenir justice.

Grave accident de la route à Sakeville : deux morts et plusieurs blessés

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Un bus de transport appartenant à la société Major Transport, de marque Toyota Coaster et immatriculé JY-590-AA, a quitté la route mardi dernier à Sakeville, une petite localité située à une dizaine de kilomètres de Mitzic, dans la province du Woleu-Ntem. Le drame a coûté la vie à deux passagers, Paterne Evoung Akue et Judicaël Ndzikzok, décédés sur place. Plusieurs autres personnes ont été blessées et sont actuellement prises en charge à l’hôpital de Mitzic.

Le bus, parti de Libreville avec 24 personnes à bord et roulant en direction d’Oyem, circulait à vive allure selon des témoins. Arrivé à Sakeville, sur une pente légère, le véhicule aurait d’abord heurté deux voitures de type Picnic garées sur le bas-côté, avant de finir sa course en contrebas, couché sur le flanc droit.

Les survivants du l'accident qui se font sortir du bus.
Les survivants du l’accident qui se font sortir du bus.

Les secours sont rapidement intervenus pour évacuer les blessés vers l’hôpital départemental de Mitzic, tandis que les corps des deux victimes ont été transférés à Oyem par une société de pompes funèbres.

L'état du véhicule percuté par le bus.
L’état du véhicule percuté par le bus.

Le chauffeur du bus a été interpellé et placé en garde à vue, le temps pour la gendarmerie de mener l’enquête. D’après certaines sources, il se serait plaint de douleurs au ventre dès le départ de Ndjolé, ce qui expliquerait les manœuvres dangereuses observées sur la route avant l’accident.

Gab-Pêche : le Gabon se dote d’un levier de souveraineté halieutique

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Le projet Gab-Pêche, lancé en août 2025, insuffle une nouvelle dynamique au Centre artisanal de pêche et d’aquaculture de Libreville (CAPAL). Cette initiative de grande envergure vise à moderniser la pêche artisanale et à renforcer la sécurité alimentaire, avec l’ambition de déployer progressivement 700 pirogues modernes sur l’ensemble du territoire.

Le projet Gab-Pêche a déjà démontré son efficacité sur le terrain. Récemment, l’opération a permis à 68 mareyeuses—ces femmes clés de la filière qui approvisionnent les marchés—de collecter 2,5 tonnes de poissons. Ce résultat s’ajoute au succès du premier débarquement en septembre, où huit pirogues modernes avaient déjà rapporté 2,4 tonnes. Ces chiffres éloquents confirment la dynamique positive du projet et l’impact immédiat des nouvelles embarcations sur la productivité.

Le succès d’une vision stratégique

Au-delà de la mise à disposition d’équipements, Gab-Pêche s’inscrit dans une vision stratégique plus large : moderniser la filière, encourager sa «gabonisation » et réduire la dépendance aux importations. Chaque pirogue, fabriquée localement avec son matériel, est mise à la disposition des coopératives grâce à des prêts facilités par la Banque pour le commerce et l’entrepreneuriat du Gabon (BCEG). Cette approche renforce l’écosystème économique local.

Inscrit dans la stratégie nationale d’économie bleue, le projet est soutenu par des mesures structurantes portées par la ministre de la Pêche, Laurence Ndong. Il s’agit notamment de l’acquisition d’un navire de haute mer, de la construction de ports de pêche et de la mobilisation de financements innovants comme les Blue bonds. L’objectif est de concilier développement économique et préservation des ressources marines pour garantir un avenir durable.

Gab-Pêche s’affirme ainsi comme bien plus qu’une simple initiative de pêche artisanale. C’est un véritable levier de souveraineté et de croissance pour les populations gabonaises, garantissant un avenir où l’approvisionnement en poisson est non seulement abondant, mais aussi géré de manière durable et locale.