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Élections : Chambrier remporte un triomphe au premier tour avec 61,97 % à Libreville

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Aux lendemains des législatives, les résultats proclamés par le ministre de l’Intérieur, également président de la Commission nationale d’organisation et de coordinations des élections et du référendum (CNOCER), Alexandre Barro Chambrier sort largement vainqueur avec 61,97 % des suffrages lors du premier tour.

Le président du Rassemblement pour la patrie et la modernité (RPM) est donc élu député au premier tour dans le premier siège du 4ᵉ arrondissement de Libreville. Une victoire écrasante, marquée par un grand écart avec ses concurrents, notamment Christine Mba Ntoutoume, ancienne maire de Libreville et candidate du parti démocratique gabonais ( PDG), qui arrive en deuxième position avec seulement 13,39 % des voix.

Ce succès prend une dimension particulière puisque ce siège est considéré comme le fief électoral de Barro Chambrier. Lors des dernières législatives de 2018, il l’avait pourtant perdu au profit du PDG, représenté alors par Séverin Pierre Ndong Ekomi.

En reprenant aujourd’hui ce bastion, Barro Chambrier signe une véritable revanche contre le PDG. À l’époque, il avait vivement dénoncé la fraude électorale, estimant avoir été injustement battu. Sa large victoire actuelle apparaît donc comme une double confirmation : celle de son retour en force sur la scène politique et celle de la solidité de son ancrage dans son fief historique.

Élections 2025 : Jean Gaspard Ntoutoume Ayi crie à la « falsification » des résultats à Akanda

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À Akanda, les résultats du premier tour des législatives du 27 septembre 2025 font polémique. Les chiffres publiés par la Commission nationale d’organisation des élections et du référendum (CNOCER) diffèrent fortement de ceux affichés devant les 54 bureaux du 2 arrondissement.

Le candidat de l’Union nationale (UN), Jean Gaspard Ntoutoume Ayi, a dénoncé lors d’une conférence de presse organisée ce lundi 29 septembre 2025, une « falsification ignoble », accusant la commission électorale d’avoir inversé les résultats et minoré la participation.

Selon la CNOCER, seuls 4 364 électeurs ont voté sur 25 855 inscrits (16,88 %). Mais les procès-verbaux en possession des candidats indiquent 8 034 votants, 7 669 suffrages valides et une participation réelle de 29,66 %. Ces chiffres changent aussi le classement : l’UDB serait en tête, Ntoutoume Ayi deuxième et Franck Nguéma (CNCD) seulement troisième.

S’appuyant sur la loi électorale, Ntoutoume Ayi affirme que « toute autre version est une falsification ». Il exige la publication de vrais résultats, la suspension du président de la commission locale et des poursuites contre les responsables.

Pour lui, l’affaire dépasse Akanda. « Si on peut truquer aussi ouvertement ici, qu’en est-il à l’intérieur du pays ? », s’est-il interrogé. Alors que le second tour approche, il a rendu publics les 54 procès-verbaux, plaçant la CNOCER et le ministère de l’Intérieur face à leurs responsabilités.

Mali : L’UBIM ouvre ses portes avec ambition à Bamako

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L’Université bilingue internationale du Mali (UBIM) a officiellement ouvert ses portes le vendredi 27 septembre 2025, marquant le début d’une nouvelle ère pour la formation dans le pays. Situé au centre de Bamako, dans le quartier prisé d’Hamdallaye ACI 2000, le nouvel établissement se positionne comme une institution résolument tournée vers l’avenir, l’excellence, et l’international.

L’inauguration lance une année académique qui s’annonce sous le signe de l’innovation et de l’ouverture internationale. L’UBIM se distingue immédiatement par son approche bilingue (français et anglais), visant à former des diplômés aptes à évoluer sur la scène mondiale. L’université met en avant un environnement moderne et connecté, ainsi qu’un corps professoral de qualité, composé d’enseignants qualifiés et internationaux.

Des Formations adaptées aux besoins du Marché

Consciente des mutations rapides du marché de l’emploi, l’UBIM propose un éventail de programmes de formation conçus pour préparer des acteurs compétents et responsables. Parmi les filières offertes, on retrouve : agrobusiness, entrepreneuriat et gestion des PME, administration des entreprises, marketing et communication, comptabilité, contrôle et audit, informatique et développement numérique, économie et statistique appliquée.

Les invités à l'occasion du lancement officiel de l'Université Bilingue Internationale du Mali.
Les invités à l’occasion du lancement officiel de l’Université Bilingue Internationale du Mali.

Ces programmes visent à doter les étudiants des compétences nécessaires pour s’insérer efficacement dans leurs domaines respectifs et contribuer au développement économique.

Des partenariats internationaux stratégiques

L’ambition internationale de l’UBIM se concrétise par des partenariats stratégiques majeurs, offrant des opportunités uniques à ses étudiants : double diplôme avec ISGMI Paris. Ce partenariat permet aux étudiants d’obtenir une double reconnaissance académique internationale, ouvrant la voie à des opportunités professionnelles à l’échelle mondiale.

Grâce à une convention de reconnaissance des crédits, les étudiants peuvent effectuer leurs deux premières années d’études à l’UBIM à Bamako, puis choisir de continuer leur cursus au Canada à partir de la troisième année à l’Université de Moncton.

Invitation à la découverte

Cette journée d’ouverture est l’occasion pour les futurs étudiants, parents, et professionnels de l’éducation de venir rencontrer l’équipe pédagogique, échanger avec les conseillers d’orientation, visiter les infrastructures du campus et s’informer sur les modalités d’inscription pour l’année académique 2025-2026.

L’UBIM lance un appel aux jeunes désireux de bâtir un avenir solide à rejoindre cette nouvelle institution qui place l’excellence, l’innovation et l’ouverture au monde au cœur de sa mission éducative.

Oligui Nguema s’imprègne du déroulement du scrutin du 27 septembre

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De retour à Libreville ce matin, le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a accordé un entretien au ministre de l’Intérieur, Herman Immongault, au pavillon présidentiel. Objectif : s’informer directement de l’organisation et du déroulement du double scrutin du 27 septembre.

Un rendez-vous d’autant plus attendu que, lors de la tenue de ces élections, le chef de l’État se trouvait en déplacement officiel à Cuba. Censé être une étape clé vers le retour à l’ordre constitutionnel, ce scrutin a été marqué par de nombreuses irrégularités. On compte parmi elle : retards dans l’ouverture de certains bureaux de vote, arrivée tardive des cartes d’électeurs, actes de transhumance politique, destruction d’urnes dans certains bureaux de vote sans oublier les contestations de résultats dans plusieurs circonscriptions.

Ces dysfonctionnements rappellent, pour une partie de la classe politique, les pratiques du passé. L’ancien Premier ministre Raymond Ndong Sima, président de l’Alliance patriotique, a dénoncé dans un communiqué « une histoire qui repose sur la fraude et une compétition déloyale », estimant que « le pays est revenu à la case départ, comme avant le 30 août 2023 ». Une position partagée par d’autres figures. Guy Nzouba Ndama, président du parti Les Démocrates, a lui aussi fustigé « les mêmes schémas, les mêmes difficultés et les mêmes irrégularités que ceux dénoncés hier ».

Dans un climat politique où les attentes de transparence et d’équité restent fortes, la rencontre entre le chef de l’État et son ministre de l’Intérieur apparaît comme une première étape vers un nécessaire éclaircissement. Mais suffira-t-elle à restaurer la confiance dans un processus électoral largement contesté ?

Après les scrutins, Libreville retrouve son rythme

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Le 26 septembre dernier, un communiqué du ministère de l’Intérieur, de la sécurité et de la décentralisation annonçait la fermeture des débits de boissons pendant la journée réservée aux scrutins électoraux. Mais au-delà des bars et buvettes visés, plusieurs autres entreprises et commerces avaient, par mesure de précaution, gardé leurs portes closes, entraînant un ralentissement de l’activité économique.

Au lendemain de ce jour particulier, le 28 septembre, les avis étaient partagés. Certains ont évoqué des pertes économiques, tandis que d’autres ont accueilli cette pause forcée comme une occasion de repos. « Le 27 septembre, presque toutes les boutiques, que ce soit les grandes surfaces ou les petites, étaient fermées. Depuis ce 28 septembre, tout a repris normalement », nous a confié une habitante du quartier Akébé, dans le 3e arrondissement de Libreville. Un autre « Après les élections, on est vite passé à autre chose. La vie a repris normalement et chacun vaque à ses occupations», a ajouté un autre rencontré dans le 6e arrondissement de la capitale.

Les commerçants, eux, oscillent entre bilan et rattrapage. « Nous sommes allés accomplir notre devoir de citoyen, mais ça nous a permis aussi de nous reposer samedi. Heureusement que le dimanche, j’ai réalisé un bon chiffre d’affaires », témoigne une vendeuse du marché.

Du côté des bars, l’impact a été immédiat. Samedi est souvent considéré comme un bon jour pour les affaires. Pour beaucoup, le manque à gagner est considérable quand bien même nombre de clients se seraient rués vers les débits de boissons le lendemain du vote.

Ainsi, après les scrutins, Libreville a retrouvé son quotidien. Entre reprise économique et satisfaction d’avoir accompli un devoir civique, la capitale semble déjà tournée vers la suite. La maturité des populations et l’appropriation des principes et valeurs démocratiques devraient permettre à l’avenir des journée d’élections sans la fermeture de certaines activités économiques.

Elections législatives et locales : Immongault dresse un bilan du scrutin du 27 septembre

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Le 28 septembre, Hermann Immongault, ministre de l’Intérieur, a pris la parole quant à la tenue des élections législatives et locales organisées la veille. Selon lui, le scrutin s’est globalement bien déroulé, porté par une forte mobilisation des Gabonais, présents en nombre dans les centres de vote, que ce soit dans le pays ou à l’étranger, pour le premier tour des députés et le tour unique des conseils départementaux et municipaux.

Selon Hermann Immongault, la Commission nationale d’organisation et de coordination des élections et du référendum (CNOCER) a constaté un déroulement fluide des opérations sur l’ensemble du territoire. Pourtant, derrière cette organisation générale, certaines circonscriptions ont rencontré des difficultés mineures, rapidement corrigées pour permettre la poursuite du vote, a-t-il souligné.

Des électeurs dans un bureau de vote le 27 septembre 2025.
Des électeurs dans un centre de vote le 27 septembre 2025.

Trois zones ont toutefois été particulièrement touchées, nécessitant une reprise du scrutin après saisine de la Cour constitutionnelle : le 1er arrondissement de Ntoum dans l’Estuaire, le 1er siège du département de la Lékoni-Lékori dans le Haut-Ogooué et les sièges du département de la Douigny dans la Nyanga. Sur les réseaux sociaux, des images ont choqué de nombreux Gabonais : urnes endommagées, bulletins éparpillés… autant de signes révélant des failles organisationnelles importantes.

Urne endommagées à Essassa, symbole des irrégularités dénoncées pendant le scrutin.
Urne endommagée à Essassa, symbole des irrégularités dénoncées pendant le scrutin.

Malgré ces incidents, le ministre a tenu à rassurer : « Ces incidents, bien que regrettables, ne remettent aucunement en cause la volonté des électeurs à exercer leur devoir civique, dans un esprit de consolidation démocratique ». Son message souligne la mobilisation des citoyens et la régularité globale du scrutin. Néanmoins, ces épisodes interrogent sur la préparation et le contrôle logistique des élections. La transparence sur les causes de ces incidents et sur les mesures correctives sera essentielle pour restaurer pleinement la confiance des électeurs et garantir la crédibilité de ce scrutin.

Rentrée pastorale : le diocèse de Libreville placé sous le signe du témoignage chrétien

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Le 28 septembre 2025, la communauté chrétienne du diocèse de Libreville a officiellement lancé sa rentrée pastorale. Un moment de communion qui a permis de rappeler le thème retenu pour les trois prochaines années : « Vous êtes le sel de la terre… la lumière du monde » (Mt 5, 13-14).

Ce passage biblique, choisi par Mgr Jean Patrick Iba-Ba, Archevêque métropolitain de Libreville, invite les fidèles à affermir leur foi et à rayonner par leur témoignage dans la société. Comme l’a souligné le curé du Cœur Immaculé de Marie de Nzeng-Ayong, l’abbé Henri-Noël Ndoume Abiaghe : « Être le sel, c’est donner saveur et sens à notre monde par une foi vivante, une charité active et une espérance qui ne déçoit pas. Être la lumière, c’est éclairer autour de nous les hommes et les femmes par le témoignage d’une vie fraternelle, même dans les épreuves »

Au cours de la célébration, prêtres, religieux et laïcs ont été exhortés à s’approprier cette ligne directrice afin de vivre une pastorale qui mette en valeur l’engagement chrétien dans la famille, le travail, la vie sociale et ecclésiale. Elle a aussi été l’occasion de renforcer la communion au sein des communautés paroissiales, tout en appelant à une plus grande implication des fidèles dans la vie de l’Église et le service du prochain.

En inscrivant son action pastorale sous le signe du sel et de la lumière, le diocèse de Libreville rappelle à chaque baptisé sa responsabilité de témoin actif et joyeux du Christ, dans un monde en quête de repères et d’espérance. Cette nouvelle année pastorale s’annonce donc comme un temps d’engagement renouvelé, où chaque fidèle est invité à devenir, à son échelle, sel de la terre et lumière du monde.

Football : opération réussie, place à la convalescence pour Jim Allevinah

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Bonne nouvelle pour le football gabonais. L’international Jim Allevinah, attaquant du SCO Angers, a subi avec succès une intervention chirurgicale. L’opération, réalisée en fin de semaine dernière, s’est déroulée sans complication et permet au joueur de 30 ans d’envisager sereinement la suite de sa carrière.

Allevinah s’était imposé comme l’un des cadres offensifs de la sélection nationale, les Panthères du Gabon. Victime d’un pépin physique qui nécessitait une prise en charge médicale, il a dû se résoudre à passer par la case chirurgie.

Le club angevin a confirmé que l’attaquant observe désormais une période de repos avant de commencer un programme de rééducation adapté. Si la durée exacte de son indisponibilité n’a pas été communiquée, le staff médical se veut confiant sur ses chances de retrouver la compétition dans de bonnes conditions.

Pour Angers, qui compte sur lui dans sa quête de stabilité en Ligue 1, comme pour la sélection gabonaise, son retour sera scruté de près. Allevinah a souvent su se montrer décisif, notamment lors des grandes compétitions africaines où il a porté les couleurs du Gabon avec détermination.

En attendant son retour sur les terrains, le joueur bénéficie du soutien de son club, de ses coéquipiers et des supporters, qui espèrent le revoir rapidement exprimer sa vitesse et sa justesse technique.

Le « combat de titans » n’a pas eu lieu : Mays Mouissi écrase Yves-Fernand Manfoumbi à Ndendé

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Le duel tant attendu des élections législatives du 27 septembre dans le département de la Dola n’a pas tenu ses promesses de suspense. Présenté comme un affrontement fratricide et serré, il s’est soldé, selon les dernières tendances, par une victoire écrasante de Mays Mouissi de l’Union démocratique des bâtisseurs (UDB) sur Yves-Fernand Manfoumbi du Parti démocratique gabonais (PDG), avec un écart de plus de 2000 voix, déjouant tous les pronostics.

L’élection législative dans le chef-lieu de la Dola n’aura pas donné lieu à ce « combat de titans » âprement disputé qu’on imaginait. Selon les tendances qui se sont dégagées dès la soirée du scrutin, Mays Mouissi, nouvel arrivant sur l’échiquier politique local, s’est imposé avec une avance de plus de 2 000 voix sur son adversaire Yves Fernand Manfoumbi du PDG.

Une campagne acharnée

L’intensité de la campagne électorale avait pourtant laissé présager un score bien plus serré. Les deux « frères ennemis »de la Dola n’ont ménagé aucun effort. Manfoumbi, misant sur son ancrage local, avait fustigé son rival qu’il qualifiait de parachuté, déconnecté des réalités de Ndendé.

Face à ces attaques, Mays Mouissi, d’abord mesuré, a rapidement riposté en mettant en avant son rôle dans le développement de la ville de « Neuf-Routes » depuis un moment. Il a pointé du doigt le bilan catastrophique du parti de Manfoumbi, accusé d’avoir laissé Ndendé dans le dénuement total pendant des décennies, se positionnant ainsi comme l’homme du changement contre l’homme du passé.

La question des moyens et de la transhumance électorale

Au-delà des discours de campagne, plusieurs observateurs estiment que la différence s’est faite au niveau des moyens financiers des deux candidats. La veille du vote, l’arrivée de dizaines de bus en provenance de Libreville, transportant des centaines d’électeurs, a soulevé des questions. «Des personnes qui n’ont aucun ancrage au niveau de Ndendé, ni aucun intérêt», rapporte un habitant local, qui met en cause la responsabilité des deux candidats dans cette transhumance électorale. 

La même source ajoute : «À la fin, c’est Mays qui aura transporté plus d’électeurs parce qu’ayant plus de moyens».

Depuis la soirée du 27 septembre, les tendances placent Mays Mouissi largement en tête dès le premier tour. L’intéressé a lui-même confirmé sa victoire ce 28 septembre sur sa page Facebook, annonçant les chiffres. «4164 voix pour Mays Mouissi (UDB), 2097 voix Yves-Fernand Manfoumbi (PDG). Merci pour votre engagement en faveur de l’alternance», a-t-il écrit.

Jusqu’ici, son adversaire Yves Fernand Manfoumbi n’a fait aucune déclaration publique. L’écart substantiel de plus de 2 000 voix aura laissé sur sa faim le public qui s’attendait à un duel historique.

Retour sur une journée de tensions : Sécurité renforcée au centre de vote de Dragages

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Le plus grand centre de vote du 2e siège du 6e arrondissement de Libreville, celui de Dragages, a été le théâtre de vives tensions samedi 27 septembre, nécessitant un important dispositif de sécurité. Cet épisode a contrasté avec le calme observé dans la plupart des autres centres de la circonscription, lors de la journée électorale.

Dès le matin de samedi, des tensions ont été signalées au centre de vote de Dragages. Avec ses 20 bureaux de vote, il s’agit du plus grand centre du 2e siège du 6e arrondissement de Libreville. Ce poids démographique concentre beaucoup plus d’électeurs que d’autres centres, tels que le lycée public de Nzeng- Ayong (7 bureaux) ou l’école de Nzeng-Ayong cité (3 bureaux).

Ce fort afflux électoral a, en partie, expliqué la pression observée tout au long de la journée. Ajoutée à cela la provocation observée à l’endroit de certains candidats, notamment ceux du Parti démocratique gabonais (PDG). Ce qui a d’ailleurs appelé une réaction virulente d’un membre du directoire de la campagne de l’Union démocratique des bâtisseurs (UDB) dans la circonscription. 

Nuit de dépouillement sous haute surveillance. La police est restée mobilisée devant le centre de Dragages pour garantir la sécurité et la sérénité du processus électoral
Nuit de dépouillement sous haute surveillance. La police est restée mobilisée devant le centre de Dragages pour garantir la sécurité et la sérénité du processus électoral.

« La politique c’est un combat d’idées. Beaucoup au niveau de Dragages ici, posent des actes qui ne doivent plus exister : des insultes vis-à-vis des candidats. On interpelle bruyamment les électeurs en leur demandant de ne pas voter pour tel ou tel autre candidat. En démocratie, on ne fait pas cela. Chacun a son opinion et il appartient au peuple d’exprimer sa liberté de choix, pour avoir des représentants dignes de ce nom », a déclaré Augustin Ndong.

La tension s’est accentuée au moment du dépouillement, une période perçue comme décisive et souvent sensible dans le processus électoral. Le calme des autres centres du 2e siège du 6e arrondissement a d’ailleurs souligné la particularité de la situation à Dragages.

Intervention et compromis pour ramener la sérénité

Face à l’agitation grandissante devant le portail, un dispositif sécuritaire massif a été rapidement déployé. Des policiers, présents en nombre, ont pris position devant l’entrée pour interdire tout accès au centre, empêchant même ceux qui en sortaient de revenir. Cette mesure de restriction a eu pour effet d’exacerber la colère des électeurs et des curieux, qui se sont mis à faire du vacarme et à provoquer les forces de l’ordre.

C’est alors qu’un commandant est intervenu pour désamorcer la situation. Il a appelé au calme et a réussi à proposer un compromis : permettre aux personnes déjà présentes d’assister au dépouillement depuis l’enceinte du centre, mais sans pour autant pouvoir entrer dans les salles de vote.

Malgré cet arrangement, la police est restée mobilisée dans les environs, afin de s’assurer que la sécurité et la sérénité du processus électoral, notamment le dépouillement et l’acheminement des résultats, soient garanties jusqu’à la fin de la soirée.