La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a rappelé le 3 octobre 2025 l’entrée en vigueur effective de l’interdiction des sachets plastiques à usage unique sur l’ensemble du territoire national à compter du 15 octobre 2025.
Cette mesure, déjà actée par l’ordonnance 0012-PR du 26 février 2024 et confirmée par la loi 009-2024 du 5 août 2024, s’inscrit dans la volonté des autorités gabonaises de renforcer la protection des consommateurs et de préserver l’environnement. « Les sachets plastiques constituent une menace réelle pour la santé publique, la biodiversité et l’équilibre écologique », a rappelé la directrice générale de la DGCCRF, Élise-Emmanuele Tsamouba.
Concrètement, le retrait définitif de ces emballages sera appliqué dans tous les commerces et marchés du pays. Les opérateurs économiques sont appelés à se conformer strictement à la réglementation, sous peine de sanctions, tandis que les consommateurs sont encouragés à privilégier les alternatives : sacs réutilisables, emballages biodégradables ou autres supports écologiques.
La décision s’inscrit également dans la lutte contre la vie chère. Elle marque, selon la DGCCRF, « une avancée majeure vers un cadre de vie plus sûr, plus sain et plus durable pour les générations futures ».
Avec cette interdiction, le Gabon rejoint la liste des pays africains ayant opté pour une réglementation stricte contre l’usage du plastique jetable, dans l’objectif de réduire la pollution et de promouvoir un mode de consommation responsable.
Lacapitale malienneest confrontée à une situation alarmante depuis quelques jours : une augmentation brutale des prix du carburant doublée d’une pénurie sévère dans de nombreuses stations-service. Cette situation explosive fait craindre une paralysie des activités économiques et un impact direct sur le quotidien des Bamakois.
Le constat est sans appel, comme l’a relevé notre équipe d’enquête dans plusieurs quartiers, allant de Sénou à Sirakoro-Méguétan, jusqu’à Faladié. Aux abords des grands axes, les stations-service affichent un manque criant de carburant, ou sont prises d’assaut par de longues files indiennes de motocyclistes et de conducteurs.
L’inquiétude est palpable chez les usagers. Interrogés, plusieurs d’entre eux ne cachent pas leur désarroi. « C’est devenu sérieux, on ne peut avoir de l’essence, même avec l’augmentation du prix », lâche l’un d’eux. « Sans l’essence, toutes les activités dans les villes seront paralysées. Comment allons-nous faire pour nous rendre au travail sans nos engins ? », s’interroge un autre conducteur.
Une flambée bien au-delà du plafond officiel
Malgré les avertissements des autorités visant à faire respecter le prix plafond fixé, la réalité du marché est tout autre. Si le litre d’essence se négocie officiellement entre 775 FCFA et 800 FCFA dans une majorité de stations à Bamako, des reportages font état de prix atteignant jusqu’à 2000 FCFA le litre dans certaines zones plus reculées de la capitale. Cette augmentation, jugée « expresse » et non autorisée par les autorités, met en péril le budget des ménages et des transporteurs.
Selon nos informations, la cause principale de cette hausse brusque des hydrocarbures est directement liée à la menace sécuritaire sur les axes d’approvisionnement du pays. Des groupes terroristes mènent des actions ciblant les transporteurs, notamment en coupant les routes, en procédant à des enlèvements, et en incendiant les citernes d’essence. Ces attaques perturbent gravement la chaîne logistique et l’acheminement du carburant vers la capitale.
La situation requiert une réponse rapide des autorités pour sécuriser les routes et stabiliser l’approvisionnement, afin d’éviter une crise économique et sociale plus profonde à Bamako.
Le ministre de l’Environnement, de l’écologie et du climat, Mays Mouissi, a reçu, le 3 octobre 2025, le directeur de The Nature Conservancy (TNC) pour le Gabon, Stanislas Stephen Mouba. Cette rencontre a permis de faire le point sur les projets menés par l’organisation internationale au Gabon et d’évaluer leur contribution à la politique nationale de développement durable.
Au centre des discussions figurait le Project finance for permanence (PFP), un mécanisme de financement innovant qui vise à garantir la pérennité des actions de conservation. Ce modèle entend renforcer la gestion des aires protégées, assurer la cohérence des plans de conservation avec la vision du gouvernement et soutenir l’objectif mondial 30×30, qui consiste à préserver 30 % des terres, océans et eaux douces.
Vers une meilleure protection des aires protégées dans le cadre de l’objectif mondial 30×30.
Pour le ministre Mays Mouissi, cette collaboration illustre la volonté du Gabon de bâtir une économie verte fondée sur la durabilité et la coopération internationale. « Nous avons échangé sur les projets que TNC mène au Gabon, leur impact environnemental et les pistes d’un accompagnement accru aux priorités nationales de développement durable », a-t-il déclaré, tout en réaffirmant l’engagement de son département à poursuivre la mise en œuvre des objectifs fixés.
Mays Mouissi a également salué le potentiel du PFP, qu’il considère comme un outil clé pour conjuguer protection de la nature et développement économique. « Nous avons également abordé le mécanisme innovant Project finance for permanence (PFP), conçu pour mobiliser des financements durables et garantir, sur le long terme, la gestion efficace de nos aires protégées, l’atteinte de l’objectif mondial 30×30 et la valorisation de notre capital naturel comme levier économique », a-t-il souligné.
À quelques jours du second tour des élections législatives, le candidat de l’Union démocratique des bâtisseurs (UDB), Luc Ondias Souna, en lice pour le 1er siège du 1er arrondissement d’Akanda, a tenu une grande causerie politique le samedi 4 octobre au 1er Campement. L’événement a rassemblé de nombreux sympathisants venus réaffirmer leur soutien à sa candidature.
En ballotage face à Nkoma Lawson James David, candidat indépendant, Luc Ondias Souna a reçu un appui de taille : celui du Secrétaire général de l’UDB, Mays Mouissi, présent à ses côtés pour galvaniser les troupes. « Je me suis rendu au 1er Campement en vue de soutenir Luc Ondias Souna », a-t-il déclaré, saluant l’engagement et la détermination du candidat à défendre les valeurs du parti.
« Sa présence traduit l’unité et la détermination de notre parti à défendre la vision de notre président fondateur, Brice Clotaire Oligui Nguema, portée par le projet Bâtissons l’édifice nouveau », a souligné Luc Ondias Souna.
Sous un tonnerre d’applaudissements, Luc Ondias Souna appelle à la mobilisation générale le 11 octobre prochain.
Reconnaissant envers ses partisans, le candidat a lancé un appel à la mobilisation générale. « Je reste profondément reconnaissant envers toutes celles et ceux qui croient en notre engagement pour la République, et plus particulièrement pour notre circonscription, Akanda. Le chemin continue. Avec votre confiance et votre soutien, nous irons jusqu’au bout et remporterons haut la main cette élection du second tour », a-t-il conclu.
Brice Clotaire Oligui Nguema et Séraphin Akure-Davain se sont rencontrés au Palais du Bord de mer. Cette audience, tenue à la veille de la rentrée des cours et tribunaux, a permis au président de la République de faire le point avec le ministre de la Justice, Garde des sceaux, sur les grands chantiers du secteur. L’objectif réaffirmé est clair : redonner confiance aux Gabonais dans leur justice.
Au menu des échanges figuraient des dossiers prioritaires pour moderniser l’appareil judiciaire. Parmi eux : la mise en service de l’annexe du palais de justice de Libreville, la réhabilitation des tribunaux de l’intérieur du pays, mais aussi la mise en place du Secrétariat permanent du Conseil supérieur de la magistrature et l’adaptation des textes de loi à la nouvelle Constitution. Autant d’initiatives qui traduisent la volonté du chef de l’État de rendre la justice plus accessible et plus proche des réalités des citoyens.
Abordant l’enjeu de la confiance, le ministre Séraphin Akure-Davain a évoqué les attentes citoyennes. « Au cours de cette rencontre, il s’est également agi d’évoquer les aspects relatifs à la gouvernance et la confiance des citoyens dans les institutions judiciaires » a-t-il indiqué. Un enjeu majeur dans un contexte où de nombreux Gabonais expriment encore des attentes fortes vis-à-vis d’une justice plus équitable, transparente et au service de tous.
Les initiatives qui traduisent une volonté de restaurer les institutions.
Poursuivant sur les réformes en cours, Akure-Davain a évoqué la nécessité d’harmoniser la loi organique avec les dispositions de la nouvelle constitution. « Cette nouvelle Constitution a fait évoluer notamment le Conseil supérieur de la magistrature. Il était donc important de voir comment les lois organiques qui mettent en place le secrétariat permanent du Conseil supérieur de la magistrature peuvent être en phase avec les nouvelles dispositions constitutionnelles » a-t-il précisé.
Par cette dynamique de réforme, le chef de l’État et le Garde des Sceaux ambitionnent de bâtir une justice crédible et protectrice. Leur objectif est de garantir à chaque Gabonais, quel que soit son statut social, la possibilité d’être entendu et protégé par la loi, remettant ainsi l’institution judiciaire au cœur de la confiance citoyenne.
Nommés à l’issue des travaux du Conseil supérieur de la magistrature le 12 septembre dernier, les nouveaux responsables de l’administration de la Justice ont été installés dans leurs fonctions le 4 octobre. La cérémonie était présidée par le ministre de la Justice, Garde des sceaux, chargé des Droits humains, Séraphin Akure-Davain.
Selon nos confrères de la Presse judiciaire, cette série de nominations vise à renforcer la performance de la Chancellerie et à moderniser la gestion administrative du ministère.
Jacques Lebama, ancien Conseiller spécial à la Présidence de la République, a été nommé Secrétaire général du ministère, en remplacement de Martin Obadja-Owoula, parti à la retraite. Arlette Mermoz Ntsame Nzeng devient pour sa part Secrétaire générale adjointe, tandis que Pierre Souanguele Mbome prend la tête de la Direction générale des Affaires civiles.
D’autres mouvements ont concerné plusieurs directions clés. Jean-Félix Raïviri succède à Guy Martial Boucalt à la Direction générale des Affaires administratives, épaulé par Chérubin Kouendi. Leïla Létitia Ayombo Moussa, ex-juge d’instruction, prend la tête de la Direction de la Gestion des Sceaux et symboles de la République, tandis que Gwladys Maganga Amoussou est désormais responsable des Affaires sociales et de la protection de l’enfance.
En clôturant la cérémonie, le ministre Séraphin Akure-Davain a exhorté les promus à faire preuve d’efficacité et de rigueur. « La feuille de route est claire : travailler vite et bien, dans l’intérêt du justiciable et du respect de l’État de droit », a-t-il déclaré.
Il y a des déclarations qui déclenchent un fou rire national. Le Parti démocratique gabonais (PDG), architecte du paysage politique gabonais pendant un demi-siècle, vient de découvrir l’« anarchie électorale » lors des législatives et locales de 2025. Une prise de conscience subite qui, dans la grande tradition de l’arroseur arrosé, laisse le pays hilare.
Par la voix de sa Secrétaire générale, Angélique Ngoma, le PDG a dégainé un communiqué d’une sévérité rare, le 2 octobre, pour dénoncer une litanie d’irrégularités qui « compromettent la transparence, l’intégrité et la sincérité des résultats ».
Le scrutin de la révélation : le PDG pleure des larmes… de crocodile
Le parti, désormais dans l’opposition de fait, dénonce une liste de griefs à faire pâlir les observateurs : « la désignation des membres des commissions électorales (…) à des fins partisanes, la distribution tardive des cartes d’électeurs (…) et la délivrance irrégulière et massive des procurations (…) et leur utilisation frauduleuse ».
Face aux élections mal organisées et tronquées sous le règne du PDG, le peuple gabonais a payé le prix fort de l’« anarchie électorale » que le parti dénonce… après l’avoir inventée.
Ces défaillances « jettent un certain discrédit sur les résultats annoncés ». Le PDG se désolidarise : « Nous affirmons avec force que le Parti démocratique gabonais ne saurait être tenu responsable de cette défaillance ». Un coup de théâtre qui confine à l’absurde, étant donné que le mode d’emploi de la « défaillance » électorale a été la marque de fabrique du parti depuis des décennies.
La mémoire courte, l’histoire longue : le rire du peuple
Si tout le monde peut dénoncer la fraude, voir le PDG s’en étrangler relève de la comédie burlesque. Ce même parti s’est maintenu au pouvoir par des méthodes « déloyales », comme en attestent les victoires contestables d’Ali Bongo en 2009 et 2016, ou les élections tronquées de 2023. Le PDG pleurniche aujourd’hui sur l’utilisation frauduleuse des procurations, un outil qu’il a manié avec l’élégance d’un orfèvre. Son silence aurait été d’or, mais ses plaintes confirment une dure loi : on n’est jamais trahi que par ses méthodes.
Face à cette « tragédie » électorale, le PDG conditionne sa participation au second tour : « La participation au second tour de nos candidats ne peut survenir que si les conditions de transparence, d’intégrité et d’équité sont rétablies et garanties ».
Le parti de Blaise Louémbé exige désormais l’encadrement strict, voire la « suspension pure et simple » des procurations. L’objectif, affirme le PDG, est d’empêcher que « La Ve République ne puisse s’enliser dans l’anarchie électorale ». Un vœu pieux, émis par le parti qui y a superbement enlisé le pays pendant des lustres, pour commencer. Aujourd’hui, le PDG est victime du monstre qu’il a lui-même engendré.
L’Union démocratique des bâtisseurs (UDB) a organisé le 3 octobre à Port-Gentil une grande cérémonie en l’honneur de ses candidats qualifiés pour le second tour des élections législatives dans la province de l’Ogooué Maritime. L’événement, présidé par Léon Ababé, Secrétaire général du parti pour la province, a été le théâtre de ralliements inattendus et massifs, soulignant la puissance de frappe politique de l’UDB dans la province.
Dès l’ouverture, le secrétaire général adjoint a dressé un bilan très positif du premier tour : sur les 13 sièges que compte la province, l’UDB en a remporté cinq dès le 3 octobre (contre 1 siège pour le PDG), notamment avec les victoires de Richard Royembo au 3e de Port-Gentil, d’Onanga Ndiaye et Dougandaga Maxime à Etimboué, ainsi qu’Odette Polo Pandzou et Eddy Mario Moubamou Mounanga Bounda à Ndougou. Pour les sept sièges restants en ballotage, l’UDB a mis en œuvre une stratégie de rassemblement payante. L’homme clé de cette manœuvre est sans conteste Léon Ababé, dont le dynamisme et les talents de stratège sont mis en avant.
« Ratisser Large » : Une Stratégie Réussie
Léon Ababé a exprimé sa satisfaction devant l’engouement suscité par son parti. « La mission qui nous avait été assignée par les plus hautes autorités de notre parti était de ratisser large et je peux vous dire que nous avons été agréablement surpris par l’engouement et l’adhésion de beaucoup de personnes, aussi bien morales, les partis politiques, que physiques », a-t-il affirmé. Il a insisté sur la volonté d’intégrer tous les acteurs. « Nous n’avons laissé personne sur le côté. Et dans la directive de notre hiérarchie, il était pour nous pas du tout question de laisser quelqu’un sur le bas-côté », a-t-il précisé.
Cette approche inclusive a porté ses fruits, notamment dans le 2e arrondissement de Port-Gentil. Le candidat de l’UDB, Patrick Barbera Isaac, a reçu le soutien d’une large coalition regroupant des partis comme l’Alliance Patriotique (AP), le Rassemblement National des Républicains (RNR), Gabon Nouveau, le RPG, l’UPR, ou encore le Mouvement Populaire de la Jeunesse Gabonaise (MPJG).
Léon Ababé, le Secrétaire general adjoint pour l’Ogooué Maritime, un des artisans du ralliement massif enregistré par l’UDB à Port-Gentil.
Landry Judicaël Massindi, président du MPJG, a officialisé cet engagement. « Nos partis politiques et associations membres de la coalition de soutien annoncent solennellement notre ralliement à l’UDB et à son candidat Patrick Barbera Isaac ainsi qu’à son suppléant David Foutou Nzamba », a-t-il souligné. De son côté, Yves Sabivounda, porte-parole des indépendants, a affiché une ambition claire : « Ensemble, unis et déterminés, nous œuvrons pour une victoire nette et sans appel de l’UDB et de son candidat le 11 octobre », a-t-il martelé.
Soutien Total du RPM
Plus significatif encore, le Rassemblement pour la Patrie et la Modernité (RPM), parti de Barro Chambrier, a étendu son soutien à l’ensemble des candidats de l’UDB qualifiés pour le second tour dans toute la province. « Le RPM appelle à la mise en place d’une majorité présidentielle à l’issue de ce scrutin. Et annonce solennellement son ralliement et son soutien à l’UDB et à tous les candidats dans la province de L’Ogooué-Maritime pour leur élection au second tour des législatives du samedi 11 octobre prochain », a fait savoir Jean Marie Agambouet, Responsable provincial du RPM.
Les militants de l’UDB et leurs alliés mobilisés pour ratisser large à l’issue du second tour dans l’Ogooué Maritime.
Cette vague de ralliements, illustrée également par le soutien du groupe des indépendants de Mamboundou Mamboundou au candidat Jean de Dieu Nzigou dans le 4e arrondissement, confère à l’UDB un statut de grand favori pour le scrutin final, et valide la stratégie de rassemblement du parti.
A l’approche du second tour des législatives dans le 1er arrondissement de Lambaréné, prévu le 11 octobre, le candidat de l’Union démocratique des bâtisseurs (UDB), Paul-Marie Gondjout, a enregistré un soutien non négligeable. Léa Bendome, arrivée troisième au premier tour, a officiellement annoncé son ralliement lors d’un meeting le 2 octobre 2025, renforçant ainsi la dynamique du camp UDB.
Lors de ce rassemblement en plein cœur de la circonscription, Paul-Marie Gondjout a salué un acte « de conviction », se réjouissant de l’appui de l’ancienne candidate de l’Union pour la République. « Nous sommes là à l’invitation de Léa, parce qu’elle a voulu nous donner son soutien », a-t-il déclaré devant une foule compacte. Ce rapprochement vient conforter le candidat UDB, arrivé en tête au premier tour avec 39,05 % des suffrages (1 593 voix).
Le candidat de l’UDB au 1er arrondissement de Lambaréné continue de mobiliser lors de ses sorties.
Dans son discours, Paul marie Gondjout a adopté un ton offensif, appelant ses partisans à « tourner la page d’un système épuisé ». Il a dénoncé « les mêmes menaces, les mêmes embrigadements » et une « confiscation locale du pouvoir », avant de tracer un parallèle entre l’alternance nationale et le scrutin local. « Le 30 août 2023, le CTRI a libéré le Gabon. Le 11 octobre 2025, nous allons libérer le 1er arrondissement de Lambaréné », a-t-il martelé sous les ovations du public.
Fort du ralliement de Léa Bendome (14,46 % au premier tour) et du soutien affiché d’Henri Mbira Nzé de l’USP (8,78 %), Gondjout apparaît désormais comme le grand favori face à la candidate du Parti démocratique gabonais (PDG), Madeleine Rogombé Berre, arrivée deuxième avec 37,71 % (1 538 voix). « Ils ont pensé nous mettre à terre. Cependant, nous sommes passés devant eux. Au second tour, nous allons carrément les mettre de côté », a lancé Gondjout, sûr de sa dynamique.
« Le temps du changement est arrivé « . Gondjout en route vers une victoire sur Madeleine Berre du PDG.
Le candidat UDB a enfin appelé à une mobilisation citoyenne massive. « Le temps du changement est arrivé. Le temps de la libération est là. Et vous devez le comprendre », a-t-il insisté.Et d’ajouter sur une note d’espérance collective : « Aujourd’hui, c’est le temps de l’UDB, c’est le temps d’Oligui Nguema, c’est le temps du changement. Nous voulons que ce pays change. Nous voulons que Lambaréné change. Et nous allons construire ensemble, parce que nous sommes des bâtisseurs ».
L’ancien Premier ministre et leader de l’Alliance patriotique (AP), Raymond Ndong Sima, a déclenché une double offensive. Il réclame l’annulation des élections locales et législatives du 27 septembre, dénonçant une « fraude inacceptable », et a vertement répliqué aux accusations de « tribalisme » formulées à l’encontre de son parti par le vice-président de la République, Séraphin Moundounga.
Lors d’un point de presse tenu le 3 octobre 2025, Raymond Ndong Sima, président de l’Alliance Patriotique (AP), a demandé l’annulation pure et simple des élections locales et législatives. Il a dressé un « constat accablant » d’un processus électoral ayant « connu une sortie de route », fustigeant une impréparation flagrante et des conditions de vote « déplorables ».
Le leader de l’AP a pointé l’ampleur des fraudes qui, selon lui, rendent les résultats irrecevables. Il a notamment dénoncé la persistance d’un fichier électoral non sincère, « encore surchargé de personnes décédées », et « l’usage excessif des procurations ». Pour Ndong Sima, ces pratiques rappellent un passé politique que le peuple gabonais ne peut plus tolérer. « La fraude électorale inacceptable hier serait-elle devenue acceptable aujourd’hui ? Ma réponse est non », a-t-il martelé.
Il a exhorté le président de la République à agir sans délai, affirmant que l’annulation est la seule voie pour préserver le prestige de la Transition et qu’il sortirait « grandi » de cette situation en ordonnant également des enquêtes pour punir les responsables. Ndong Sima a conclu son propos en appelant « sans équivoque à la reprise de l’intégralité du scrutin ».
Une riposte aux accusations de « tribalisme »
Parallèlement à cette exigence, Raymond Ndong Sima est sorti de son silence pour répondre aux attaques du Vice-président Séraphin Moundounga. Ce dernier avait accusé l’AP de « tribalisme » et d’« incitation à la haine » en riposte à une précédente tribune de Ndong Sima fustigeant l’organisation des élections.
L’ancien Premier ministre a qualifié la sortie du Vice-président de « tentative de diversion désespérée » et de « pitoyable mensonge ». Il a fermement réfuté le caractère tribal de son parti, rappelant la présence de candidats de l’AP dans six provinces. Il s’est montré particulièrement cinglant, attaquant directement la personne de Séraphin Moundounga, qu’il a jugé « superficielle, opportuniste » et dans une « logique vénale » visant à « plaire au détenteur du pouvoir ».
Ndong Sima a rappelé l’absurdité des accusations de tribalisme, qu’il a qualifiées de « nauséabondes », et a mis en garde contre une « criminalisation de l’opposition ». Il a insisté sur le fait que dénoncer les « irrégularités avérées et documentées » est un acte républicain, et a exhorté le Vice-président à se concentrer sur la lumière à faire sur les « fraudes massives » du scrutin.
La demande d’annulation du scrutin formulée par l’ancien Premier ministre s’ajoute à toutes celles qui pleuvent depuis le 27 septembre dernier, renforçant le front de la contestation face aux irrégularités.