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Agro-industrie : Njemoka-Industries s’installe au Gabon pour produire de l’huile de canola

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La ministre de l’agriculture, de l’élevage et du développement rural, Odette Polo Pandzou, a reçu en audience Flobert Deffo Kamto, président de l’entreprise canadienne Njemoka-Industries, spécialisée dans la production d’huile de canola. Cette rencontre, organisée à la sollicitation du Haut-commissaire du Gabon au Canada, s’inscrit dans le cadre de la politique de diversification économique prônée par les plus hautes autorités du pays.

Dans le cadre de la coopération économique entre le Gabon et le Canada, Njemoka-Industries a obtenu les habilitations nécessaires pour créer une filiale gabonaise dédiée à la production locale d’huile de canola. Présentant le projet, le président de l’entreprise, Flobert Deffo Kamto, a souligné que « l’huile de canola est saine, nutritive et reconnue mondialement. C’est une huile haut de gamme, mais à la portée de tous ». L’entreprise prévoit de former des ingénieurs gabonais dans des fermes de production au Canada, afin qu’ils puissent ensuite encadrer la production nationale.

La ministre Odette Polo Pandzou a salué cette initiative qui s’aligne sur les priorités du gouvernement en matière de diversification de l’économie et de valorisation des compétences locales. Elle a encouragé Njemoka-Insdustries à collaborer avec le ministère de l’Agriculture pour s’implanter dans les Zones agricoles à forte productivité (ZAP). Déjà installée à Nkok, la filiale gabonaise de l’entreprise prévoit de se déployer prochainement dans l’Ogooué-Maritime et le Woleu-Ntem. Une perspective qui ouvre la voie à un nouveau segment agro-industriel prometteur pour le pays.

Oligui Nguema renforce la gouvernance et la transparence dans la filière aurifère

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En recevant, le 8 octobre 2025 au palais du bord de mer, les opérateurs économiques du secteur aurifère, le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a réaffirmé sa volonté d’assainir un secteur minier stratégique. Il s’agit ici de mettre fin à l’exploitation illégale, garantir la transparence et assurer que les richesses du sous-sol profitent pleinement à la nation.

Dans le cadre de ses consultations régulières avec les acteurs économiques, le chef de l’État a rappelé que la bonne gouvernance des ressources naturelles constitue un pilier de son action. « Les recettes minières doivent désormais être inscrites au budget de l’État, afin que chaque franc issu de l’or bénéficie à la collectivité nationale », a-t-il déclaré devant les opérateurs du secteur. Cette décision, déjà annoncée en novembre 2024, traduit une volonté claire : mettre fin aux pratiques opaques qui privent le pays d’importantes ressources.

Conscient des pertes financières et des atteintes à l’environnement causées par l’orpaillage clandestin, le président de la République a souligné l’urgence d’un encadrement rigoureux. Plusieurs enquêtes récentes ont permis la saisie de plusieurs kilogrammes d’or, d’une valeur supérieure à un milliard de francs CFA, et l’interpellation de nombreux exploitants illégaux dans les localités de Ndjolé, Makokou, Mitzic, entre autres.

Des mesures pour une exploitation responsable et transparente

Soucieux d’assainir durablement la filière, le chef de l’État a instruit le gouvernement de procéder à un audit complet du secteur et de renforcer le contrôle sur le terrain. Parmi les réformes annoncées figurent la mise en place d’un système de surveillance satellitaire, la fin de l’exploitation artisanale non encadrée, la création d’une grille nationale des prix de l’or, et l’instauration d’un raffinage obligatoire sur le territoire.

 « Notre pays doit être exemplaire dans la gestion de ses richesses. La transparence et la traçabilité de l’or ne sont pas négociables », a insisté Brice Clotaire Oligui Nguema. Pour conclure, il a également rappelé que l’or relève de la souveraineté de l’État et que son exploitation doit répondre à des impératifs d’équité et de développement durable.

La BCEG redéfinit le financement des entrepreneurs gabonais

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Avec des taux d’intérêt à partir de 5 %, la Banque pour le commerce et l’entrepreneuriat du Gabon ( BCEG) s’impose comme un acteur clé du financement accessible et productif.

En un peu plus de six mois d’activité, la BCEG s’affirme déjà comme un levier majeur du financement de proximité. Trois agences sont désormais opérationnelles dans le grand Libreville, appuyées par deux points cash et un bureau avancé à Port-Gentil. Une expansion qui répond à « une demande soutenue des populations et des entrepreneurs locaux en quête d’un partenaire bancaire à l’écoute de leurs réalités », indique un communiqué rendu public par l’institution bancaire le 9 octobre.

Dans un contexte où les taux d’intérêt pratiqués sur le marché oscillent encore entre 13 % et 15 %, la BCEG change la donne. Grâce aux dispositifs CATR et FAMAD soutenus par le président de la République, la banque propose désormais des crédits bonifiés à des taux à partir de 5 %, rendant le financement « accessible, durable et créateur de valeur ». « L’ambition, elle, est claire : rendre le crédit accessible, durable et créateur de valeur », souligne la BCEG dans son communiqué.

Mais au-delà des chiffres, la BCEG entend transformer la relation entre la banque et l’entrepreneur. « Plutôt que de simples transferts de liquidités, la banque finance l’acquisition d’équipements productifs », à travers le crédit-bail ou le crédit d’investissement, favorisant ainsi la montée en puissance des activités économiques. Une approche « pragmatique, centrée sur le développement réel des capacités économiques locales ».

Aussi, portée par un capital 100 % gabonais et des valeurs de responsabilité, d’innovation et d’engagement, la BCEG se positionne aujourd’hui comme un acteur incontournable de la transformation économique nationale. En mettant la proximité et la flexibilité au cœur de sa stratégie, la jeune institution bancaire « s’impose comme un pilier de l’inclusion financière et du développement économique au Gabon ».

Dinonga-Irondou : un contrat pour produire plus et partager mieux

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Le nouveau contrat d’exploitation entre la Gabon oïl company (GOC), officiellement la Société nationale des hydrocarbures du Gabon, et le ministère du Pétrole relance la production onshore, tout en plaçant l’emploi et la redistribution des revenus au cœur de la stratégie nationale.

Face au déclin de la production pétrolière, passée sous la barre des 200 000 barils par jour, le Gabon s’engage sur une nouvelle trajectoire avec la signature, le 10 octobre 2025, du Contrat d’exploration et de partage de production (CEPP) Dinonga-Irondou entre le ministère du Pétrole et la Gabon Oil Company (GOC).

Ce partenariat stratégique vise à redynamiser les champs matures de Tsiengui et d’Obangué, tout en assurant une meilleure répartition des richesses issues du sous-sol national. « On a une production qui décline fortement chaque année… Il est important de tout faire pour que la GOC retrouve de quoi produire et changer le sens de la courbe de production », a déclaré Sosthène Nguema Nguema, ministre du Pétrole et du Gaz.

En fixant une part de production de l’État entre 45 et 48 %, le contrat matérialise une ambition claire : produire davantage, mais surtout redistribuer mieux, afin de relancer la production onshore, créer des emplois et maximiser les revenus publics au service du développement national. « Cette signature nous permet enfin d’avoir un cadre légal et de travailler de manière sereine, tant en interne qu’avec l’administration », a souligné Marcellin Simba Ngabi, Administrateur directeur général de la GOC.

Au-delà des volumes, l’enjeu est aussi social. La modernisation des installations et la réhabilitation des sites visent à renforcer la sécurité et la durabilité de l’exploitation. La GOC, bras séculier de l’État, entend ainsi bâtir une industrie pétrolière performante, responsable et bénéfique à tous les Gabonais. « Ce CEPP n’est pas une fin en soi, mais un commencement. Celui d’un Gabon maître de son destin pétrolier », conclut la société nationale des hydrocarbures.

Flambée des prix : les mercuriales du gouvernement mises à l’épreuve

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Malgré les décisions officielles, la hausse des prix des produits de première nécessité se poursuit. Entre contrôles insuffisants et coûts douaniers élevés, les consommateurs ne voient toujours pas d’amélioration.

Dans les supermarchés et les marchés de Libreville, le constat est sans appel : la mercuriale gouvernementale semble avoir perdu de son effet. Riz, huile, farine, lait, tous les produits de base ont vu leurs prix grimper en quelques semaines. « Des 5 kilos de riz qui coûtaient 3 500 francs, on parle désormais de 4 000. Le kilo des ailes dures est passé de 1 500 à 2 000 », se désole une cliente. Pour beaucoup de ménages, la hausse constante des prix érode un pouvoir d’achat déjà limité par un SMIG fixé à 150 000 francs.

Sur le terrain, certains consommateurs dénoncent le manque de suivi des mesures gouvernementales. « Faudrait que les contrôles soient accrus sur le terrain afin de faire respecter la mercuriale arrêtée par le gouvernement », martèle un économiste. Un constat partagé par de nombreux citoyens qui estiment que les contrôleurs de prix apparaissent de manière ponctuelle, sans action durable. « Les contrôleurs arrivent, les prix baissent. Dès qu’ils repartent, les commerçants augmentent à nouveau », regrette Moïse Obame, habitué du marché PK8.

Pour d’autres, la responsabilité ne se limite pas aux commerçants. Christian Ondo client, met en avant la pression fiscale et douanière qui pèse sur les importateurs : « Le véritable problème, ce sont les coûts élevés de la douane qui poussent les opérateurs à augmenter les prix. Si quelqu’un ouvre son entreprise, c’est pour avoir un bénéfice, pas pour perdre. La balle est dans le camp des autorités : s’ils baissent les tarifs douaniers, les prix baisseront aussi dans les commerces ». Il appelle à une régulation équilibrée combinant révision des taxes d’entrée et contrôles renforcés dans les points de vente.

Alors que la population exprime son ras-le-bol face à la vie chère, les autorités sont interpellées pour faire respecter les règles qu’elles ont fixées. Sans actions coordonnées entre les douanes, le ministère du Commerce et les contrôleurs de terrain, les mercuriales risquent de rester de simples documents administratifs, loin des réalités économiques des ménages.

Le Gabon lauréat de la médaille d’Or à l’exposition universelle d’Osaka

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Le Gabon vient d’être consacré dans la catégorie « Sauver des vies » dans son pavillon conjoint.
Ce prix vient d’être décerné au pays à la cérémonie de remise des prix du bureau international des expositions (BIE) actuellement en cours. Une quinzaine de pays exposait dans ce pavillon dont Israël, l’Uruguay, San Marine.
Le prix a été réceptionné par Nina Abouna, Commissaire général aux expositions.

(Nous y reviendrons)

Second tour des législatives : le chef de l’État exige une transparence totale

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À la veille du second tour des élections législatives prévu ce samedi 11 octobre, le président de la République a donné le ton : le scrutin devra se dérouler dans une « transparence totale » et dans le « strict respect des dispositions du Code électoral ».

Cette séance de travail importante, tenue ce vendredi, a réuni les responsables de la Commission nationale d’organisation et de coordination des élections et du référendum ( CNOCER), de l’Autorité de contrôle des élections et du référendum (ACER), ainsi que les ministres de l’Intérieur et de la Justice et les commandants des Forces de Défense et de Sécurité.

Bilan et injonction présidentielle

Selon le communiqué conjoint publié à l’issue de ce conclave, le ministre de la Justice s’est « satisfait de la bonne tenue globale du scrutin », bien que quelques « dysfonctionnements constatés dans quelques centres et bureaux de vote » aient été signalés.

Le chef de l’État s’est « réjoui de l’organisation globale des élections » mais a rappelé que les cas litigieux du 27 septembre ont déjà fait l’objet d’une saisine des juridictions compétentes. Il a surtout « exhorté les acteurs électoraux, les Forces de Défense et de Sécurité à redoubler d’effort et de vigilance pour garantir la transparence, l’intégrité et la sincérité du scrutin dans un climat apaisé », précise le communiqué.

Mesures strictes pour l’intégrité du vote

Afin d’assurer la régularité et la sérénité du second tour, des mesures strictes ont été arrêtées.

L’accès aux bureaux de vote sera contrôlé, notamment par un dispositif de régulation des électeurs. Les procurations feront l’objet d’un contrôle rigoureux, limitant l’autorisation à « une procuration régulière par électeur ». Il est également « interdit aux candidats de demeurer aux abords des bureaux de vote » après avoir voté.

Dans un souci de transparence, la « présence des Observateurs sera facilitée » ainsi que la « couverture par les médias du dépouillement public du scrutin ».

Enfin, des poursuites judiciaires seront engagées contre les auteurs des délits électoraux. Les auteurs de la « délivrance des procurations frauduleuses et de destruction du matériel électoral » commises le 27 septembre feront l’objet d’une interpellation.

Ces directives visent à garantir que le second tour des élections législatives se déroule dans un climat de confiance et de rigueur, loin des irrégularités signalées lors du premier tour qui ont déjà fait l’objet d’une « saisine des juridictions compétentes ».

Second tour législative : Des figures emblématiques en duel

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Le second tour des législatives se tient ce samedi. Plus de cinquante sièges restent à pourvoir, dans un contexte où chaque vote pourrait faire basculer l’équilibre politique.

Dans la majorité des circonscriptions, le combat oppose le Parti démocratique gabonais (PDG) à l’Union démocratique des bâtisseurs (UDB). Deux partis qui mobilisent activement leurs candidats et militants pour convaincre un électorat attentif et souvent indécis.

À Koulamoutou, Blaise Louembé, président du PDG, affronte Jean Hilarion Landa, candidat de l’UDB. Le bastion longtemps acquis au parti au pouvoir est désormais en jeu. Lors d’un meeting dans sa ville natale, Blaise Louembé a affirmé : « La première chose qu’on doit changer ensemble, c’est que cette ville, Koulamoutou, doit se développer ».

À Owendo, Jeanne Mbagou du PDG croise le fer avec Hugues Régis Mayombot de l’UDB, deux personnalités qui s’affrontent pour un électorat clé. À Lambaréné, Paul Marie Gondjout, candidat UDB, se mesure à Madeleine Rogombé Berre, pour le PDG. Le secrétaire général de l’UDB, Mays Mouissi, a insisté sur les qualités de son candidat : « Le député dont nous avons besoin dans le 1er arrondissement de Lambaréné, c’est un député qui sera au travail, qui vous rendra compte, qui sera proche de vous, et Paul Marie Gondjout réunit toutes ces qualités. Il est la meilleure carte de cet arrondissement ».

À quelques heures du scrutin, la tension est palpable. Le PDG s’attache à défendre ses bastions historiques, tandis que l’UDB cherche à capitaliser sur les résultats du premier tour. Dans ce contexte, chaque voix pourrait peser lourd dans l’issue du second tour.

Second tour législatif : Les commissaires électoraux en formation

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À quelques heures  du second tour des élections législatives, le ministère de l’Intérieur a organisé, à l’hôtel de Ville de Libreville, une session de formation à l’intention des présidents et vice-présidents des commissions électorales locales. Cette rencontre, tenue à la fois en présentiel et par visioconférence, visait à renforcer les capacités des responsables chargés de superviser le scrutin du 11 octobre prochain.

Cette initiative intervient après plusieurs dysfonctionnements relevés lors du premier tour. Dans certaines circonscriptions, des retards dans la distribution des cartes d’électeurs avaient perturbé l’ouverture des bureaux de vote, tandis que des problèmes logistiques avaient entraîné des interruptions dans le déroulement des opérations. Des erreurs dans la transmission ou la centralisation des résultats avaient également été signalées, suscitant des critiques de la part des candidats et des observateurs.

Consciente de ces failles, l’administration électorale a voulu tirer les leçons de ce premier tour. La formation a donc permis de rappeler les procédures de gestion du matériel électoral, le rôle de chaque membre de la commission, ainsi que les règles de transparence et d’impartialité à respecter. L’objectif est d’éviter toute confusion et d’assurer une meilleure coordination entre les équipes locales et les autorités centrales.

Le ministre de l’Intérieur Hermann Immongault a appelé les participants à faire preuve de rigueur et de professionnalisme afin que ce second tour se déroule dans un climat apaisé et crédible. L’enjeu est de restaurer la confiance des électeurs dans le processus électoral et de garantir un scrutin conforme aux principes démocratiques.

Mondial 2026 : le Gabon s’impose face à la Gambie et reste en course

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Le Gabon a signé une victoire spectaculaire ce vendredi 10 octobre au Kenya en battant la Gambie sur le score de 4-3, lors de la 9 journée des éliminatoires de la Coupe du monde 2026.

Homme du match, Pierre-Emerick Aubameyang a inscrit les quatre buts des Panthères, permettant à son équipe de conserver toutes ses chances de qualification avant la dernière journée du groupe F.

Dans l’autre rencontre du groupe, la Côte d’Ivoire a largement dominé les Seychelles (7-0) et reste leader, un point devant le Gabon.

Les Panthères joueront leur dernier match décisif le 14 octobre à Franceville, face au Burundi, tandis que la Côte d’Ivoire recevra le Kenya.

À noter qu’Aubameyang, expulsé en fin de rencontre, sera suspendu pour cette ultime journée, un coup dur pour le Gabon à l’heure de viser une qualification historique pour le Mondial 2026.