À Bruxelles, le 29 octobre 2026, l’ambassadeur du Gabon en Belgique, Régis Immongault, a échangé avec Stefano Signore, directeur pour l’Afrique à la Direction générale des partenariats internationaux de la Commission européenne. Au cœur de cette rencontre : la mobilisation des investissements, la valorisation des ressources nationales et le renforcement du partenariat entre le Gabon et l’Union européenne au service de la transformation économique du pays.

Comment transformer les richesses naturelles du Gabon en moteurs de croissance, de création de valeur ajoutée et d’emplois durables ? C’est l’une des principales questions au centre de la rencontre tenue ce jeudi 29 octobre 2026 à Bruxelles entre S.E.M. Régis Immongault, ambassadeur de la République gabonaise auprès du Royaume de Belgique, et M. Stefano Signore, directeur pour l’Afrique à la Direction générale des partenariats internationaux de la Commission européenne.
Cette rencontre s’inscrit dans la dynamique de consolidation des relations entre Libreville et Bruxelles, avec une attention particulière portée aux perspectives de coopération dans les secteurs stratégiques pour le développement du Gabon. Les discussions ont notamment concerné les mines, la pêche, la forêt, les infrastructures, l’énergie, l’environnement et l’écotourisme.


Ces domaines représentent des leviers importants pour la diversification de l’économie nationale et la valorisation du potentiel gabonais. L’enjeu consiste à renforcer les investissements tout en favorisant une exploitation responsable des ressources, davantage tournée vers la transformation locale et les retombées économiques au bénéfice du pays.
Au-delà des opportunités sectorielles, les échanges mettent ainsi en évidence la nécessité de consolider un partenariat capable de répondre aux priorités nationales et de soutenir les ambitions de développement du Gabon.
Investissements, transformation locale et souveraineté économique
La mobilisation du secteur privé constitue l’un des axes majeurs de cette démarche. L’objectif est de favoriser une participation accrue des entreprises aux projets structurants, afin que les investissements contribuent plus directement à la création de richesses, au développement des activités productives et à l’emploi.
Dans cette perspective, le partenariat entre le Gabon et l’Union européenne est appelé à produire des effets concrets sur l’économie nationale. Il ne s’agit pas uniquement d’attirer des capitaux, mais également de promouvoir des investissements susceptibles de renforcer les capacités locales, de développer les chaînes de valeur et d’accroître les bénéfices tirés des ressources du pays.
Cette orientation rejoint la volonté des autorités gabonaises de faire de la souveraineté économique et de la résilience des priorités du développement national. Elle implique notamment de mieux articuler les partenariats internationaux avec les besoins de l’économie locale, en privilégiant les projets qui favorisent la transformation des matières premières et la création de valeur sur le territoire national.
La dimension environnementale occupe également une place importante dans cette réflexion. La préservation du patrimoine naturel, notamment face aux défis du changement climatique, demeure un enjeu essentiel pour un pays dont les ressources forestières et la biodiversité constituent des atouts majeurs. L’objectif est donc de concilier développement économique, attractivité des investissements et gestion durable des ressources naturelles.

Libreville et Bruxelles : vers une nouvelle étape du partenariat
Partenaire stratégique du Gabon, l’Union européenne est appelée à accompagner cette dynamique en cohérence avec les priorités nationales et la vision du président de la République, chef de l’État et chef du Gouvernement, S.E. Brice Clotaire Oligui Nguema. Celle-ci place la souveraineté, la résilience économique et la transformation locale au cœur de l’ambition nationale.
Dans cette perspective, le Gabon réaffirme son ouverture aux investissements et aux opportunités d’affaires, tout en mettant l’accent sur les retombées économiques attendues des partenariats conclus avec ses partenaires internationaux. L’attractivité du pays doit ainsi aller de pair avec une meilleure contribution des investissements à la création de valeur ajoutée, au développement des compétences et à la consolidation du tissu économique national.
L’enjeu est donc de franchir une nouvelle étape dans les relations entre le Gabon et l’Union européenne : faire du potentiel national un véritable levier de souveraineté économique et de prospérité partagée.
La rencontre entre Régis Immongault et Stefano Signore témoigne, à cet égard, de l’importance du dialogue diplomatique dans la recherche de nouvelles perspectives de coopération. En rapprochant les priorités du Gabon des possibilités de partenariat avec l’Union européenne, cette démarche ouvre un espace de discussion autour d’un objectif commun : faire des ressources nationales et des investissements un moteur de transformation économique durable.
Au-delà du dialogue institutionnel, le défi reste celui des résultats : faire en sorte que les partenariats internationaux se traduisent par davantage de valeur ajoutée, d’emplois durables et de retombées concrètes pour l’économie gabonaise.












