La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) du Gabon a ordonné le retrait immédiat de l’insecticide « Super Rambo » en raison de risques d’explosion et de toxicité graves. Composé à 99 % de kérosène et de gaz de pétrole, ce produit présente un danger extrême pour les consommateurs, ainsi qu’un défaut majeur de traçabilité et un étiquetage trompeur. La DGCCRF appelle à l’arrêt immédiat de l’utilisation de ce produit.
Dans un avis officiel publié le 27 avril dernier, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a ordonné le retrait immédiat de l’insecticide « Super Rambo ». Très populaire dans les foyers gabonais, ce produit est désormais jugé impropre à la consommation en raison de risques sanitaires et sécuritaires majeurs.
Selon l’administration, l’efficacité redoutable de ce produit cache une dangerosité alarmante. Sa composition, révélée à 99 % par du kérosène et du gaz de pétrole, en fait un produit hautement inflammable. Les autorités mettent en garde contre un risque réel d’explosion lors de l’utilisation domestique.
Au-delà du péril incendiaire, l’impact sanitaire est lourd. L’inhalation de cet insecticide peut provoquer de graves troubles respiratoires ainsi que des irritations oculaires et cutanées. La DGCCRF souligne que ces effets sont particulièrement préoccupants pour les populations vulnérables, notamment les enfants et les femmes enceintes.
Fraude à l’étiquetage et traçabilité nulle
L’enquête menée par les services de répression des fraudes a mis en lumière des pratiques commerciales trompeuses. L’étiquetage du produit ne reflète en rien sa composition réelle, induisant délibérément le consommateur en erreur. Plus grave encore, l’absence totale d’informations fiables sur le fabricant rend toute traçabilité impossible, empêchant d’identifier les responsables de la mise sur le marché.
Face à l’urgence, la DGCCRF exhorte les ménages à cesser immédiatement l’usage de «Super Rambo ». Consigne particulière : il est formellement interdit de jeter le flacon à la poubelle ou de tenter de le brûler, sous peine de provoquer une explosion. Les commerçants, quant à eux, sont sommés de vider leurs rayons sans délai. L’administration prévient que des contrôles seront effectués et que toute infraction sera lourdement sanctionnée. La population est par ailleurs invitée à signaler tout point de vente récalcitrant.
Par cette mesure de force, la DGCCRF réaffirme sa mission de protection de la santé publique face à la prolifération de produits non conformes sur le marché national.
Comment réagir et signaler ?
Stockage sécurisé : si vous détenez un flacon de « Super Rambo », placez-le dans un endroit frais, sec et hors de portée des enfants, en attendant les consignes de collecte spécifiques. Ne le videz pas dans l’évier. Signalement : si vous constatez que ce produit est encore en vente, contactez les services de la DGCCRF via leur numéro vert (le 8085) ou rendez-vous dans la délégation provinciale la plus proche. Symptômes : En cas d’inhalation accidentelle suivie de vertiges ou de difficultés respiratoires, aérez immédiatement les lieux et consultez un médecin.