Une rumeur virale évoquant le départ de Karpowership pour impayés a semé le trouble dans la population ce 18 mars. La SEEG sort de son silence et rétablit les faits.
Le mercredi 18 mars 2026, en l’espace de quelques heures, une rumeur persistante a enflammé les réseaux sociaux et certains médias en ligne au Gabon. Elle faisait état d’un prétendu retrait de l’entreprise turque Karpowership (KPS), fournisseur d’électricité, en raison d’impayés estimés à 15 milliards de FCFA. Une information rapidement démentie par la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) dans un communiqué officiel.
La SEEG y oppose un rejet catégorique, affirmant qu’il s’agit d’allégations « inexactes, infondées et de nature à induire les usagers en erreur ». L’entreprise précise : « A ce jour, aucun retrait unilatéral ou définitif des capacités de production de KPS n’a été acté ». Ce démenti vise à calmer une opinion publique inquiète face aux tensions récurrentes dans la fourniture d’électricité.
Dans les faits, Karpowership joue un rôle stratégique dans le dispositif énergétique du pays. À travers un contrat conclu avec l’État gabonais, cette société spécialisée dans les centrales électriques flottantes fournit une capacité de production complémentaire, notamment dans le Grand Libreville. Ces unités, installées sur des barges, permettent de pallier les déficits structurels du réseau et d’assurer une continuité de service en période de forte demande.
La SEEG rappelle que « le cadre contractuel en vigueur fait l’objet d’un suivi régulier » et que toutes les mesures sont prises « pour garantir la continuité du service et préserver l’équilibre de la fourniture en électricité ». Elle insiste également sur sa « pleine mobilisation pour assurer la continuité et la qualité du service public ».
Si le démenti est formel, la question des délestages demeure une réalité quotidienne pour de nombreux usagers. Toutefois, des efforts sont engagés pour stabiliser durablement le réseau et renforcer les capacités de production.
Dans ce contexte sensible, les médias sont appelés à plus de rigueur. La diffusion d’informations non vérifiées expose à des remous sociaux inutiles dans un secteur déjà sous tension. Vérifier, recouper et contextualiser restent des impératifs professionnels majeurs.


