L’Agence gabonaise de sécurité alimentaire (AGASA) a ordonné la fermeture immédiate d’un centre de stockage à Essassa, ce 16 mars 2026. En cause : un manque d’hygiène flagrant menaçant la santé des consommateurs de la commune de Ntoumet dans le Grand Libreville.
Le constat est sans appel. Lors d’une mission de contrôle sanitaire de routine, les inspecteurs de l’AGASA ont découvert un entrepôt dans un état de dégradation avancée : humidité stagnante, locaux inadaptés et absence totale de mesures d’hygiène. Le manioc, aliment de base des foyers gabonais, y était stocké dans des conditions favorisant les contaminations bactériennes.

Face à la gravité des manquements, les autorités n’ont pas hésité. La suspension d’activité a été prononcée sur-le-champ. Cette opération coup de poing vise à assainir la filière et à envoyer un message clair aux opérateurs économiques : la rentabilité ne doit jamais primer sur la santé publique.
Une tolérance zéro pour la sécurité sanitaire
La réouverture du dépôt est désormais conditionnée à une remise aux normes intégrale des locaux et à une nouvelle inspection de validation. « La rentabilité ne doit jamais primer sur la santé publique », rappelle-t-on du côté de l’Agence.
Dans un pays où le flux de produits vivriers entre zones rurales et centres urbains est constant, la vigilance reste de mise. L’AGASA rappelle que le respect des normes de conservation est une obligation légale. Derrière chaque sac de manioc, c’est la sécurité alimentaire de toute une population qui est en jeu.
Les règles d’or du stockage du manioc
Selon les experts de la filière, la sécurité sanitaire repose sur des règles de conservation strictes. Pour garantir la salubrité du manioc (frais ou transformé), l’AGASA préconise plusieurs mesures : l’isolation du sol par l’usage obligatoire de palettes pour contrer l’humidité. Une ventilation optimale des locaux, qui doivent rester secs et protégés des nuisibles. L’étanchéité sanitaire, est aussi essentielle pour interdire tout stockage à proximité de produits chimiques ou de déchets. Enfin, la tenue d’un registre de traçabilité est indispensable pour isoler rapidement tout lot suspect en cas d’alerte.