La réunion d’échanges prévue le lundi 26 janvier à 10 heures au cabinet du président de l’Assemblée nationale, entre les représentants des enseignants grévistes du collectif SOS Éducation et les syndicats traditionnels, a été officiellement ajournée. Cette rencontre, très attendue par les acteurs du secteur éducatif, devait permettre d’ouvrir un cadre de dialogue autour de la crise qui secoue l’école gabonaise depuis plusieurs semaines.
Selon le communiqué transmis aux parties concernées, ce report est dû à un empêchement de dernière minute du président de l’Assemblée nationale. Aucune précision supplémentaire n’a été donnée sur la nature de cet empêchement, mais les services de l’institution parlementaire assurent que la rencontre se tiendra à une date ultérieure qui sera communiquée en temps opportun aux différents protagonistes.
Il convient de rappeler que cette réunion faisait suite à une invitation formelle adressée par le président de l’Assemblée nationale lui-même au collectif SOS Éducation et aux syndicats traditionnels. Par cette initiative, le chef de la chambre basse du Parlement entendait jouer un rôle de facilitateur dans la recherche d’une issue à la crise, en offrant un espace d’écoute et de concertation entre les autorités et les représentants des enseignants grévistes.
Dans son message, le président de l’Assemblée nationale a présenté ses excuses à l’ensemble des parties prenantes pour le désagrément occasionné et a sollicité leur compréhension. En attendant la fixation d’une nouvelle date, les acteurs du monde éducatif restent dans l’expectative, alors que la grève se poursuit et que les élèves continuent de subir les conséquences de ce bras de fer entre le gouvernement et les enseignants.
Réunis en assemblée générale le samedi 24 janvier, les enseignants ont acté la poursuite de leur mouvement de grève, conditionnant tout apaisement à la libération de Marcel Libama et de Simon Ndong Edzo, actuellement incarcérés à la prison centrale de Libreville. Présent lors de ce conclave, le médiateur désigné par le chef de l’État, le député Jean gaspard Ntoutoume Ayi, a tenté d’amorcer une désescalade en invitant le collectif SOS Éducation à mandater neuf représentants pour les négociations à venir. Dans ce climat de haute tension, l’issue de la crise repose désormais sur la capacité des parties à s’asseoir autour de la table.
