Le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a réuni le 3 octobre 2025 l’ensemble des responsables des régies financières à la présidence de la République. Au cœur des échanges, le retard observé dans la digitalisation de ces administrations, un chantier lancé il y a deux ans pour moderniser la gestion publique et renforcer la transparence.
« Comment restaurer et développer notre économie, et par la même occasion lutter contre la vie chère, si cette opération est à la traîne ? », a martelé le chef de l’État, visiblement agacé par la lenteur du processus. Au cours de la rencontre, le Président a dénoncé plusieurs pratiques qui plombent la performance de ces régies : surfacturations, rétrocommissions et doubles règlements. Autant de dérives qu’il entend éradiquer pour rétablir la confiance et garantir une gestion saine des finances publiques.
Dans la même veine, le président de la République a instruit la réalisation d’un audit des baux administratifs et des ordres de paiement (OP), ainsi que la domiciliation bancaire des comptes d’entreprises opérant dans les secteurs minier et pétrolier. Ces mesures visent à sécuriser les flux financiers et à améliorer la traçabilité des transactions.
Aussi, le chef de l’État a-t-il fixé le mois de décembre 2025 comme délai de rigueur pour la mise en œuvre complète du processus de digitalisation. Une échéance qui traduit sa détermination à engager une véritable rupture avec les anciennes pratiques et à instaurer une culture de redevabilité au sein de l’administration publique.
