Dans un communiqué publié le 17 juillet 2026 à Libreville, le supérieur de la Mission Saint-Pie X au Gabon, le père Paterne Longuelet, réfute les conclusions de la Conférence épiscopale du Gabon relatives à une supposée excommunication de la Fraternité Saint-Pie X. La communauté affirme qu’un recours canonique est en cours et soutient que celui-ci suspend l’exécution du décret contesté.
La Mission Saint-Pie X du Gabon prend officiellement position face au communiqué diffusé le 9 juillet 2026 par la Conférence épiscopale des évêques du Gabon. Dans cette note, les évêques avaient informé « le peuple de Dieu qui est au Gabon » de « l’excommunication de la communauté Saint-Pie X par le pape Léon XIV, le 2 juillet 2026, pour cause de schisme », ajoutant que « la validité des mariages et confessions dispensés par la Fraternité Saint-Pie X ne sont plus reconnues par l’Église Catholique » et que « les fidèles y adhérant sont considérés comme schismatiques ».
Dans son communiqué daté du 17 juillet 2026, le père Paterne Longuelet, supérieur de la Mission Saint-Pie X à Libreville, conteste cette présentation des faits. Il relève notamment que le décret du 2 juillet « a été signé par le cardinal Fernandez, préfet du Dicastère pour la Doctrine de la foi » et affirme que « l’approbation du pape Léon XIV n’est mentionnée nulle part ».
Un recours déposé auprès du Vatican
La Mission indique par ailleurs que la Fraternité Saint-Pie X a introduit, le 13 juillet 2026, un recours préliminaire devant le Dicastère pour la Doctrine de la foi, conformément aux dispositions du Code de droit canonique. Selon le communiqué, cette démarche « suspend l’exécution du décret et de toutes les peines qui y sont contenues conformément au canon 1353 ».
S’appuyant sur cette procédure, la Mission estime qu’« il n’est donc pas possible, à ce jour, de parler d’excommunication de la Fraternité, ni d’affirmer que la validité des mariages et des confessions n’est plus reconnue par l’Église, et encore moins d’affirmer que les fidèles seraient des schismatiques ». Elle rappelle également avoir « toujours (…) affirmé et prouvé que les accusations de schisme et d’excommunication à notre égard sont sans fondement ».
Préserver la Tradition de l’Église
Au-delà de l’aspect juridique, la Mission Saint-Pie X présente ce recours comme une nouvelle étape du dialogue engagé avec le Saint-Siège. Elle explique que cette procédure s’inscrit dans « la ligne des nombreuses démarches que la Fraternité Saint-Pie X a effectuées auprès du Saint-Siège » afin de faire entendre sa position. Son objectif, précise le texte, est de permettre à Rome de constater que les consécrations épiscopales du 2 juillet « n’ont pas été faites dans un esprit de schisme ni de rébellion, mais pour assurer la pérennité de la Tradition de l’Église Catholique ».
Le communiqué s’achève sur une dimension spirituelle. La Mission confie cette procédure « à la Très Sainte Vierge Marie, Médiatrice de toute grâce » et invite « tous les fidèles à prier pour notre sainte Mère l’Église ». Le document est signé par le père
En attendant l’issue de la procédure engagée auprès du Dicastère pour la Doctrine de la foi, la Mission Saint-Pie X maintient sa position et affirme que le débat canonique demeure ouvert, appelant ses fidèles à la prière plutôt qu’à la polémique.
