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Gabon : À la DGCPT, la solidarité ne prend pas sa retraite

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Derrière la rigueur des chiffres et la gestion des deniers publics, la Direction générale de la comptabilité publique et du Trésor (DGCPT) cultive une fibre sociale singulière. D’Octobre Rose à l’accompagnement de ses retraités, l’institution place le capital humain au cœur de sa feuille de route, bousculant ainsi les codes de l’administration traditionnelle.

Au Trésor public gabonais, le temps ne se résume pas à la rentrée budgétaire. En ce mois d’octobre, les couloirs de l’institution se parent des couleurs d’Octobre Rose. Mais ici, la lutte contre les cancers féminins dépasse le stade du simple affichage. Elle traduit une vision plus large : celle d’une administration financière qui refuse de se déshumaniser. Sous l’impulsion de son directeur général, Luther Steeven Abouna Yangui, la DGCPT a inscrit la valorisation du capital humain au cœur de son plan stratégique 2024-2026.

Le bien-être des agents, de la base au sommet

Cette évolution ne se fait pas à huis clos. Elle s’appuie sur un dialogue social permanent avec les partenaires syndicaux, notamment le Syndicat national des agents du Trésor public. L’enjeu est de taille : moderniser les conditions de travail tout en renforçant les exigences en matière de prévention, d’hygiène et de sécurité, aussi bien dans les bureaux de Libreville que dans les services déconcentrés de l’intérieur du pays.

Mais le véritable marqueur de cette politique réside dans la reconnaissance du parcours des collaborateurs. Pour la DGCPT, la fin de la vie active ne doit pas rimer avec l’oubli. Cérémonies d’hommage, remises de certificats d’ancienneté et accompagnement moral et spirituel viennent ainsi ponctuer la fin de carrière des agents.

L’exception des régies financières

C’est dans le domaine de l’après-retraite que cette administration se distingue le plus nettement. La DGCPT s’est dotée d’une association de retraités, un dispositif destiné à maintenir une passerelle solide entre les anciens collaborateurs et leur ancienne maison. Cette structure lutte contre l’isolement qui guette souvent les nouveaux pensionnés, en préservant leur sentiment d’appartenance à une communauté. Ainsi, le samedi 27 avril 2024, après trois ans de fonctionnement, l’Association des retraités du Trésor public installait Henri Ngoye au poste de secrétaire général, ainsi qu’Alice Baki à la tête de la délégation provinciale de l’Estuaire. Ce jour-là, Luther Steeven Abouna Yangui avait honoré l’événement de sa présence, soulignant la reconnaissance et le respect de la hiérarchie pour l’apport inestimable des anciens collaborateurs à cette administration financière.

Plus que de simples retrouvailles, cet événement marquait un engagement renouvelé en faveur de la cohésion et du soutien mutuel, incarnant l’esprit de fraternité qui lie les générations de professionnels du Trésor public.

À ce jour, la DGCPT s’impose comme la seule administration des régies financières gabonaises à avoir formalisé un tel dispositif de solidarité en faveur de ses anciens agents. Cette singularité positionne l’institution comme un laboratoire social au sein de l’appareil étatique.

Le social au cœur des cordons de la bourse

Cette sensibilité humaine se reflète également dans les missions régaliennes de la direction générale. En sécurisant le paiement des salaires des fonctionnaires, des pensions de retraite et des bourses scolaires, le Trésor public intervient directement dans le quotidien de millions de ménages gabonais.

Son rôle de bras financier de l’État s’étend également au financement des programmes sociaux d’envergure et des infrastructures de base, à l’instar des chantiers d’accès à l’eau et à l’électricité. Si la conception des projets relève de la prérogative des ministères sectoriels, la DGCPT en assure le financement, avec une vigilance accrue quant aux délais d’exécution.

En liant l’efficacité comptable à l’engagement social, la DGCPT entend démontrer qu’une administration moderne ne se mesure pas uniquement à la performance de ses bilans, mais aussi à la considération qu’elle accorde à celles et ceux qui la servent, du premier jour de leur contrat jusqu’à la retraite.

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