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Dossier spécial [4/5] PDG : Ali Bongo engage la bataille pour reprendre le contrôle du parti

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Dans sa déclaration relayée par notre confrère Gabon Media Time, Ali Bongo Ondimba conteste les décisions prises depuis le 7 mars 2024 et revendique toujours la présidence de la formation. Il réclame le rétablissement de la légalité statutaire et un congrès inclusif. Derrière cette bataille institutionnelle se dessine une interrogation : s’agit-il de préserver l’unité du parti historique ou de reconquérir une position politique ?

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Le 7 mars 2024, point de départ d’une crise ouverte

Ali Bongo revient longuement sur la rencontre organisée à sa résidence le 7 mars 2024. Il affirme que sa liberté était alors restreinte, qu’il demeurait président du parti et qu’il avait proposé un dispositif de fonctionnement ainsi que des noms. Selon sa version, la délégation conduite, entre autres, par Paul Biyoghe, Jean Pierre Oyiba, Angelique Ngoma…, devait revenir avec une proposition complète à formaliser selon les procédures du PDG. Il affirme n’avoir ni démissionné ni autorisé une direction contraire aux statuts. Cette lecture des événements est celle qu’il défend dans son adresse.

Un dialogue infructueux, selon l’ancien président

L’ancien chef de l’État affirme avoir adressé une mise en demeure aux responsables qui dirigent, selon lui, le parti de fait. Il dit toutefois ne pas vouloir voir le PDG se déchirer devant les tribunaux. Il explique avoir invité, au début du mois, Blaise Louembé et deux personnes de son choix à le rencontrer à Paris afin de chercher une sortie de crise. D’après son récit, ils ne sont pas venus et n’ont pas répondu. Il invoque la devise du PDG, « Dialogue, Tolérance, Paix ». L’adresse ne donne toutefois pas la version des personnes mises en cause.

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Financement et autonomie : des accusations à examiner

Ali Bongo dénonce des pressions extérieures qu’il estime susceptibles de menacer l’autonomie du parti. Il conteste aussi l’idée selon laquelle le PDG appartiendrait à ceux qui le financent et affirme que « le PDG appartient à ses militants ». Ces accusations doivent être attribuées à leur auteur tant qu’elles ne sont pas corroborées. Sur le plan financier, il promet un fonctionnement assuré par les cotisations, les contributions volontaires et des partenaires, dans le respect de la loi.

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Le congrès, test de légitimité

Pour sortir de la crise, Ali Bongo propose trois étapes : rétablir la légalité statutaire, convenir d’une organisation transitoire inclusive, puis préparer un congrès ouvert à toutes les sensibilités. Il affirme qu’il conduira la réorganisation et que les militants choisiront ensuite les nouvelles instances. L’efficacité de cette feuille de route dépendra de l’adhésion des différentes composantes du PDG et du respect des procédures.

Ali Bongo réclame la maîtrise du PDG au nom de son histoire et de sa légitimité. Dans un parti fragilisé par la perte du pouvoir et les divisions, cette autorité devra toutefois se mesurer à la réalité des rapports de force.

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