Sur les instructions du chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, le directeur général de la Caisse nationale de sécurité sociale, le Dr Olivier Rebienot Pellegrin, a déployé ses équipes sur les différents sites retenus pour l’effectivité du paiement des droits uniques aux assurés. Cette opération, qui a débuté le 19 décembre 2025, sera étendue sur une dizaine de jours à Libreville, mais aussi à l’intérieur du pays.
L’opération a débuté le vendredi 19 décembre 2025 par la réception des assurés concernés, munis des pièces exigées pour leur prise en compte. À l’œuvre sur les sites retenus (EMF Bamboo, Finam et BGFI), les agents de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) reçoivent les bénéficiaires de la mesure.
Déploiement des agents et sécurisation des paiements
Les agents affectés à cette opération, sous la supervision de la direction générale, accueillent les assurés et procèdent à une observation scrupuleuse des consignes, notamment la véracité des pièces fournies. Les paiements se faisant par virements bancaires, les bénéficiaires doivent transmettre un Relevé d’identité bancaire (RIB).

Cette opération inclut 3 010 droits, avec 1 659 prestations de maternité et 1 351 prestations de vieillesse, une démonstration de l’engagement du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, qui vise une justice sociale et un meilleur service aux citoyens. À noter que cette opération concerne des droits payables une seule fois.
« Le droit unique concerne les indemnités journalières de maternité pour les femmes travailleuses, qui bénéficient d’un congé de maternité et dont la CNSS est tenue de rembourser les salaires que la bénéficiaire devrait percevoir. Nous avons aussi les autres prestations comme la prime à la naissance, les allocations prénatales, dont les bénéficiaires peuvent être des hommes comme des femmes, et aussi les allocations de survivance. En ce qui concerne les allocations vieillesse, c’est une prestation servie aux assurés qui ne remplissent pas les conditions d’octroi d’une pension normale », a déclaré Cyril Edou Nsi, responsable de l’agence Bamboo d’Akanda.

Les critères d’attribution des allocations de vieillesse
Cette tranche, très importante, est essentiellement composée de personnes qui n’ont pas totalisé la période de cotisations requise à la CNSS. « Si l’assuré ne totalise pas le nombre d’années d’immatriculation, qui est au moins de vingt ans, automatiquement la CNSS verse à l’assuré une allocation de vieillesse. L’autre condition, à défaut de la condition des 120 mois d’assurance au cours des vingt dernières années qui précèdent la date d’admission à la retraite, la CNSS verse à l’assuré une allocation de vieillesse en paiement unique », a expliqué Cyril Edou Nsi. En résumé, les paiements uniques concernent les personnes qui ne remplissent pas les conditions leur donnant droit à la pension de vieillesse.
Partout dans les banques où ces prestations sont en cours de paiement, l’accueil est des plus courtois et les bénéficiaires, dont la patience est considérable, participent à une atmosphère de bonne convivialité entre les agents de la CNSS appuyés, bien entendu, par le personnel ordinaire des banques concernées. Le responsable CNSS de la banque EMF Bamboo du carrefour Jiji se félicite des conditions, certes un peu difficiles, mais tenables : « En ce qui concerne le déroulement de l’opération, tout se passe très bien, malgré les conditions un peu difficiles. Jusqu’à présent nous n’avons pas eu de problème, preuve que tout va bien. L’opération est prévue pour s’étendre sur dix jours », s’est-il félicité.

Satisfaction et attentes des mouvements associatifs
Pour la présidente du mouvement Mon IJM, mon droit, Anne Myra Ossouka Ndiaye, le paiement de ces droits arrive comme un épilogue heureux à une lutte ouverte depuis 2019 pour ces recouvrements. « Notre mouvement a pris une allure de revendication depuis 2019, parce que nous pensions qu’il n’est pas normal qu’il y ait dans ce même Gabon des femmes qui fassent leur maternité dans des conditions paisibles et que d’autres soient dans un stress permanent. Vous vous doutez bien que l’arrivée d’un enfant suppose des charges. Et se retrouver pendant plus de trois mois sans le sou est quelque chose d’assez pénible à vivre », a-t-elle déclaré.
Tout en félicitant les pouvoirs publics, en tête desquels le chef de l’État Brice Clotaire Oligui Nguema, qui a ordonné cette opération salutaire au directeur général de la CNSS, le Dr Olivier Rebienot Pellegrin, pour elle, c’est une réelle satisfaction doublée d’un sentiment de justice, d’autant plus qu’au Gabon, l’État mise sur une politique de natalité. « Nous félicitons les actions qui sont menées, bien évidemment elles sont bien accueillies, mais on encourage les pouvoirs publics à faire mieux ».
Car pour Anne Myra Ossouka Ndiaye, certes « Aujourd’hui on parle d’indemnités de maternité, mais qu’en est-il de la politique nataliste dont parle la nouvelle Constitution ? Parce que qui parle de politique nataliste, parle de natalité et parle aussi de maternité. Donc nous sommes tout ouïe pour savoir la suite de cette politique à mener par l’État ».
La présidente de Mon IJM, mon droit a aussi profité du déroulement de cette opération de paiement pour lancer un appel au président de la République. « Monsieur le président de la République, nous vous remercions pour cette action, pour cette attention à l’endroit des femmes travailleuses du privé au Gabon. Et nous souhaitons aussi vous lancer un message dans le sens de savoir quelle est votre vision pour la sécurité sociale au Gabon. Quelle est votre vision pour la politique nataliste au Gabon ? Quelle est votre vision pour la société gabonaise ? », s’est-elle interrogée en guise de conclusion.


