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Cartographie nationale : 675 projets recensés pour réduire les inégalités territoriales au Gabon

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Présentée le 20 octobre à Libreville par le ministère de la planification et le commissariat général au plan, la cartographie nationale des projets de développement ambitionne de mieux répartir les investissements publics dans les neuf provinces. Avec 675 projets répertoriés, l’État se dote d’un outil de pilotage territorial pour sortir de la « navigation à vue » et orienter les priorités régionales.

Réalisée entre mai et juin 2025 avec l’appui de la Banque mondiale à travers le projet Hiswaca / Cn-Tippee, la cartographie nationale des projets de développement constitue une première au Gabon. Elle répertorie 675 projets publics répartis sur l’ensemble du territoire et géolocalisés grâce à une plateforme numérique. Ce nouvel outil doit permettre aux autorités d’identifier les disparités régionales afin de planifier des réponses adaptées province par province.

 « Dans un contexte marqué par une augmentation significative du budget d’investissement et le lancement de nombreux chantiers à travers le pays au cours des deux dernières années, il était essentiel pour le pays de se doter d’un outil moderne, fiable et accessible pour assurer un suivi rigoureux des projets de développement », a souligné la ministre de la Plannification, Louise Pierrette Mvono, lors de la cérémonie officielle au Radisson Blu.

Aussi, au cœur de ce dispositif figure une approche territoriale renforcée. Grâce à la plateforme interactive développée sous Power BI, les décideurs pourront désormais suivre l’évolution des projets par province, détecter les retards, ajuster les priorités et orienter les investissements vers les zones les plus en retard. Une dynamique saluée par le commissariat général au Plan. « Si vous regardez, après l’élection du président de la République, il a voulu aller très vite, il veut aller très vite, il veut des résultats. Et quoi de mieux que de proposer des outils digitalisés », a déclaré son responsable, Vulgain Andzembe Tsiegori.

La démarche repose sur une méthodologie rigoureuse permettant de centraliser pour la première fois toutes les données de projets issus des différents ministères et institutions publiques. Ce qui permettra, selon les experts techniques, d’améliorer la planification territoriale en s’appuyant sur des données fiables. « Nous avons aussi analysé la matrice des projets de la direction générale des marchés publics et la loi de finances. Autour de cette matrice, nous l’avons consolidée aussi à travers un regard d’expert de la Banque mondiale. On a eu l’accompagnement de la coordination du projet Hiswaca, l’équipe Projet, pour pouvoir construire cette méthode. Après cette méthode, nous avons développé et déployé nos équipes sur le terrain », a expliqué le directeur du suivi-évaluation des projets de développement, Rostano Mombo Nziengui.

Une avancée majeure qui ouvre la voie à la réduction des déséquilibres territoriaux et à une meilleure allocation des ressources publiques.

À Londres, Alexandre Barro Chambrier présente la vision économique et climatique du Gabon

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Le Vice-président du gouvernement, Alexandre Barro Chambrier, a été reçu le 21 octobre à la Chatham House, à Londres, en marge du Financial times Africa summit 2025. Il y a présenté la vision du président Brice Clotaire Oligui Nguema, axée sur la souveraineté économique, la transformation locale des ressources naturelles et la protection de l’environnement.

Accompagné du Haut-commissaire du Gabon au Royaume-Uni, Sanni Aoudou Aichatou, le Vice-président a pris part à une table-ronde coordonnée par Tighisti Amare, directrice du programme Afrique à Chatham House, réunissant des acteurs du monde politique, économique et scientifique. Les échanges ont porté sur la nécessité pour les pays africains de renforcer leur indépendance économique à travers des politiques de développement axées sur la valeur ajoutée locale.

« Nous voulons faire du Gabon un modèle de croissance et de développement pour l’Afrique, en créant des solutions durables pour nos citoyens », a déclaré Alexandre Barro Chambrier à cette occasion.

Vers une économie plus forte, plus verte et plus inclusive.
Vers une économie plus forte, plus verte et plus inclusive.

Cette rencontre intervient à un moment où le Gabon cherche à consolider sa place sur la scène internationale, en diversifiant ses partenariats au-delà des axes traditionnels France-Afrique et Chine-Afrique. Londres représente, à ce titre, une plateforme stratégique pour promouvoir de nouveaux investissements, notamment dans les secteurs des infrastructures, des mines, de l’agro-industrie et des énergies renouvelables.

« Le message du Gabon est sans équivoque : nous sommes prêts à accueillir les investisseurs. Nous sommes prêts à bâtir des partenariats équilibrés et porteurs d’avenir », a ajouté le Vice-président du gouvernement, mettant en avant l’ouverture du pays à des collaborations durables et mutuellement bénéfiques.

Dans la même dynamique, Alexandre Barro Chambrier a eu un entretien avec Ruth Davis, envoyée spéciale du gouvernement britannique pour la nature, et Simon Day, Haut-commissaire du Royaume-Uni au Gabon. Ces échanges ont permis d’aborder les mécanismes de financement verts et les perspectives de coopération en matière de compensation carbone, à l’approche de la COP30, prévue en novembre à Belém, au Brésil.

À travers ce type de rencontres, le Gabon entend renforcer sa diplomatie économique et climatique, tout en affirmant sa volonté de peser davantage dans les débats mondiaux sur la croissance durable et la valorisation des ressources africaines.

Affaire Leckat Igassela : La HAC «suit avec attention» et appelle au respect des droits et à l’objectivité

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La Haute autorité de la communication (HAC), l’organe de régulation des médias au Gabon, a réagi publiquement à l’incarcération d’Harold Leckat Igassela, directeur de publication du média en ligne Gabon média time (GMT). Dans un communiqué du 22 octobre 2025, l’institution appelle au respect des droits fondamentaux du journaliste et à l’objectivité dans le traitement médiatique de cette affaire.

Harold Leckat Igassela a été interpellé le 15 octobre dernier à l’aéroport de Libreville par la Direction générale des recherches de la Gendarmerie. Après une garde à vue, il a été déféré devant le procureur le 20 octobre, puis placé en détention préventive à la prison centrale de Libreville par un juge d’instruction, suite à l’ouverture d’une information judiciaire.

Deux versions des faits circulent

La HAC déplore de ne pas avoir pu obtenir « des informations officielles sur les faits qui lui sont reprochés » malgré ses démarches. Elle relève cependant que « deux versions circulent dans les différents médias ». La première évoque un « contentieux commercial » entre la société de communication d’Harold Leckat Gabon et la Caisse des dépôts et consignations (CDC) concernant l’exécution d’une « convention de partenariat publicitaire ».

La seconde version, relayée par des organisations patronales et certains médias, soulève une « instrumentalisation politique et une atteinte à la liberté de la presse » liée au statut de fondateur et directeur de publication de GMT.

Face à cette situation, la HAC, tout en affichant sa « confiance dans l’impartialité de la justice gabonaise », a formulé des attentes claires. L’instance, selon son communiqué, « souhaite que les droits fondamentaux de Monsieur Harold Leckat Igassela soient respectés et qu’aucune confusion procédurale ne vienne entacher ce dossier ».

La HAC, protectrice de la liberté de la presse

Par ailleurs, la HAC a lancé un appel direct à la profession. Elle « appelle à la responsabilité, à l’objectivité et au professionnalisme des organes de presse dans le traitement de ce dossier encore pendant devant les juridictions nationales ».

Le Président de la HAC, Germain Ngoyo Moussavou, rappelle que l’institution se définit comme « le promoteur et le protecteur de la liberté de la presse ». Il affirme également que l’institution « se tiendra toujours aux côtés des journalistes qui se trouveraient injustement inquiétés dans l’exercice de leur métier ».

Enfin, le régulateur invite les professionnels de la communication à faire preuve de rigueur. L’issue de cette affaire, ainsi que le traitement qui lui sera réservé par la profession, est désormais perçue comme un test déterminant pour le respect de l’éthique et de la déontologie au sein de la presse gabonaise.

Sophie Edjogo

Une luciole au cachot 

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Face à l’incarcération jugée arbitraire du journaliste Harold Leckat, le politologue Romuald Assogho Obiang rend un vibrant hommage au fondateur de Gabon media time. Il dépeint un homme de presse intègre, dont la ligne éditoriale « dissèque l’actualité au laser » et dont la lumière, loin d’aveugler, « éclaire l’opinion par luminescence froide ». Une tribune poignante qui dénonce l’obscurité qui cherche à éteindre la liberté de la presse au Gabon.

C’est le 17 novembre 2024, sur le chemin de retour à Libreville en provenance d’Oyem où j’avais, la veille, accompli mon devoir civique lors de la votation référendaire sur la Constitution actuellement en vigueur, que j’ai donné à Harold Leckat mon accord pour me prêter à ses questions sur le plateau de Gabon Media Time dès le lendemain 18 novembre dans l’après-midi, soit immédiatement après le direct en duplex déjà programmé avec France 24 sur la même thématique du référendum.

Tout au long du débat constitutionnel Gabon Media Time, France 24, RFI et d’autres médias télévisuels et organes de presse écrite m’avaient régulièrement sollicité pour des entretiens ou pour des articles.

Je n’étais pas alors plus féru du passage à la télévision et de ma signature dans les colonnes des journaux mainstream que je ne le suis aujourd’hui. Préférant de loin la relation souple, intime, familière — et dénuée de prétentions savantes — avec mon clavier de smartphone sur lequel je peux à loisir pianoter ma sensibilité sur les sujets de société.

Rendu dans les locaux de GMT en cette fin d’après-midi du 18 novembre j’ai été agréablement surpris de me voir réserver un accueil empreint de chaleur, d’honneurs et de disponibilité par des jeunes femmes et hommes visiblement passionnés autant par les métiers de la communication et de l’information que de notre pays, le Gabon.

L’abord avec Harold Leckat — à qui je serrais la main pour la toute première fois — m’a donné l’impression de deux hommes d’une même famille mais de générations différentes se retrouvant après avoir été longuement séparés par la distance sans s’être vraiment perdus de vue. La magie des Nouvelles technologies de l’information et de la communication, et surtout celle de la proximité morale, intellectuelle et patriotique.

Les coulisses de GMT : l’empire d’un homme passionné

M’ayant fait servir un petit café (accompagné du verre d’eau minérale de rigueur), et peu avant de m’exposer aux feux de la rampe, mon hôte m’a d’entrée de jeu laissé le choix entre ses deux émissions phares que sont « Le Canapé rouge » et « L’interview exclusive ».

Pour être plus en harmonie avec l’actualité et avec l’ambiance de l’heure nous avons opté pour la deuxième émission.

Une heure et demi plus tard, c’est un maître de céans et des lieux — fondateur et patron du groupe de média privé sans doute le plus dynamique de la décennie en cours, toujours strict dans un costume ou un veston ajusté, la courtoisie et les bonnes manières collées à la peau — ruissellant de générosité et de reconnaissance envers son invité (et probablement davantage envers la Providence) qui, après m’avoir relaté son parcours depuis les bancs de la faculté de droit semé aussi bien d’embûches en tout genre que de rencontres heureuses m’honorera d’une visite (guidée par lui-même) du bâtiment, des installations et même de l’environnement extérieur de son empire, me précédant à chaque pièce, et me présentant à chacun de ses collaborateurs affairés à leur poste de travail.

La plupart, sinon tous, diront me (re)connaître, en vertu certainement de ce mélange du privilège qu’on peut avoir à être enseignant, du contact régulier (virtuel ou visuel) que l’on maintient avec ses compatriotes et de l’autre magie qu’il y a à appartenir à un pays à population très faible, aimé par chacun à sa façon, où tout le monde connaît tout le monde.

Gabon Media Time est l’œuvre matérielle et spirituelle de Harold LECKAT. Cela ne fait aucun doute.

Harold Leckat, la luciole : éclairer sans aveugler

D’ailleurs la ligne éditoriale de ce (multi)média est à l’image du journaliste à l’âme de neurochirurgien de précision qu’il est. Sa devise professionnelle pourrait être : « disséquer l’actualité au laser, non à la hache ; éclairer l’opinion par luminescence froide, pas par incandescence chaude ».

Si le pédagogue sénior doublé d’observateur du Gabon et des Gabonais que je pense être devait attribuer à Harold LECKAT un animal totémique qui symboliserait à la fois son tempérament et son approche de l’information ce serait assurément la luciole.

Ce coléoptère qui, outre sa capacité de communiquer de manière efficace dans les ténèbres de la nuit par jets de luminescence, symbolise aussi — comme je viens de l’apprendre d’une encyclopédie en ligne — la guidance et l’inspiration.

La luciole « enseigne l’importance de trouver et de partager notre propre lumière intérieure, illuminant le chemin pour nous-mêmes et pour les autres. Elle symbolise l’espoir et la capacité de trouver de la clarté dans les moments d’incertitude. »

La lumière contre l’obscurité

Qui donc pourrait être dérangé par la lumière non aveuglante de la luciole au point de la mettre en cage s’il ne trouvait son compte dans l’obscurité ?

L’obscurité, nous a dit Martin Luther King, « ne peut pas chasser l’obscurité ; seule la lumière le peut. La haine ne peut pas chasser la haine ; seule l’amour le peut ».

Or la justice, a dit le poète français Sully Prudhomme avant lui, « est l’amour guidé par la lumière ».

À ces deux égards Harold LECKAT ne saurait être privé de sa liberté pour le seul fait qu’il use avec indépendance, passion et professionnalisme de la liberté de conscience, d’opinion et d’expression ainsi que du droit à l’information qui tous sont consacrés par la Constitution de la République.

En tout cas, pas au nom de la justice.

Romuald Assogho Obiang, Enseignant-chercheur à l’Université Omar Bongo

NB : Les intertitres sont de la Rédaction

École et violence, la prison n’est pas un programme éducatif  

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Des rixes filmées aux exclusions massives, jusqu’à l’incarcération de huit élèves à la prison centrale de Libreville : la crise de la violence dans les lycées du Gabon atteint un point de non-retour. Face à cette escalade, le Dr. Darius Enguengh Mintsa, spécialiste en psychopédagogie, lance un avertissement : la prison n’est pas un programme éducatif. Punir par l’incarcération n’est qu’un « pis-aller spectaculaire » qui masque l’échec structurel d’un système éducatif miné par les classes surchargées, les infrastructures délabrées et l’abandon de l’encadrement.

La récente incarcération d’élèves suite à des actes de violence en milieu scolaire a soulevé une question cruciale : la prison est-elle la réponse appropriée à la crise de nos écoles ? En tant que spécialiste, je réponds sans détour : utiliser l’incarcération comme « sanction exemplaire » revient à déplacer le problème sans jamais le résoudre. C’est un pis-aller spectaculaire qui ignore les causes profondes et structurelles de la violence.

La violence, symbole d’un système éducatif à bout de souffle

Pour comprendre cette violence, il faut d’abord reconnaître qu’elle ne surgit pas de manière spontanée. Elle est le symptôme d’un système éducatif à bout de souffle, miné par des dysfonctionnements bien connus et largement documentés :

1. Surcharge des effectifs : des classes de 70 à 80 élèves rendent l’encadrement individualisé impossible, transformant les salles de classe en poudrières sociales.  

2. Délabrement des infrastructures : des écoles quelquefois sans eau, sans électricité, mal équipées, qui ne sont plus des lieux d’épanouissement, mais des foyers de tension.  

3. Déficit d’encadrement : un personnel éducatif démuni, faute de formation spécifique en gestion de crise, harcèlement ou soutien psychologique, et un manque criant de psychologues ou de médiateurs scolaires.

Face à cette indigence structurelle, il est illusoire de croire qu’une réponse punitive suffira. Punir sans comprendre, exclure sans encadrer, ne fera qu’amplifier le sentiment d’abandon et de stigmatisation de ces jeunes. La prison n’est pas un outil de réinsertion ; elle est un facteur de rupture avec l’école et la société.

Agir en amont : repenser la sanction et miser sur la prévention

Pour aller plus loin dans l’analyse, il faut aussi considérer que les actes de violence les plus graves, ceux qui mènent à l’incarcération, ne sont que la partie émergée d’un iceberg. Ils sont souvent l’aboutissement d’un continuum de violences plus discrètes qui s’installent au quotidien : moqueries, humiliations, bris ou vols d’objets personnels, harcèlement, rejets, etc. En négligeant ces micro-violences, en les ignorant ou en les tolérant, nous laissons le climat scolaire se dégrader. Nous installons des dynamiques de domination et de peur, et nous préparons le terrain aux actes les plus extrêmes. Il est donc impératif d’agir en amont, dès les premiers signes, si l’on veut réellement enrayer la spirale.

Dans cette optique, la question de la sanction mérite d’être repensée. Nous ne nions pas sa pertinence en contexte éducatif, mais elle doit être proportionnée, éducative et s’inscrire dans une politique cohérente de prévention. Il est temps d’investir dans les solutions qui ont fait leurs preuves ailleurs.

C’est pourquoi, au-delà des réactions immédiates, j’appelle le gouvernement à organiser des assises nationales inclusives sur le climat scolaire et la prévention de la violence. Ces assises doivent rassembler l’ensemble des acteurs – élèves, familles, enseignants, chercheurs, ministères concernés – pour élaborer un Plan national clair, fondé sur des données probantes et la littérature scientifique internationale.

L’exemplarité ne doit jamais se faire au détriment de l’avenir. Car un enfant puni sans être écouté est un adulte en rupture demain. Il est de notre responsabilité collective de bâtir une école qui protège, qui éduque et qui répare, non une école qui exclut et qui punit par défaut de compréhension. C’est la seule voie pour garantir l’avenir de notre jeunesse.

Darius Enguengh Mintsa, Ph.D. en psychopédagogie, Spécialiste de la gestion et la prévention de la violence à l’écol

NB : Les intertitres sont de la Rédaction

Après sa victoire judiciaire, BGFI Holding relance son introduction en bourse

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Après la décision du tribunal de commerce de Libreville déboutant un groupe d’actionnaires minoritaires, le conseil d’administration de BGFI holding corporation a annoncé la poursuite de son introduction à la bourse des valeurs mobilières de l’Afrique centrale (Bvmac).

La BGFI holding corporation a confirmé, le 21 octobre 2025, la reprise officielle de son processus d’introduction en bourse à la cote de la Bvmac. L’annonce fait suite à une session spéciale tenue la veille par son conseil d’administration, au cours de laquelle ont été examinées les implications juridiques liées aux recours engagés par certains actionnaires minoritaires.

« Les administrateurs ont ainsi pris acte du jugement rendu le 19 septembre 2025, par lequel le tribunal de commerce de Libreville déboute les requérants de l’ensemble de leurs demandes, en raison du caractère totalement infondé des allégations ayant motivé leur action », précise le communiqué. Cette décision judiciaire lève désormais tout obstacle à la progression du projet financier stratégique du groupe.

Les conférences budgétaires du Groupe BGFIBank à Libreville, des échanges stratégiques pour préparer l’avenir.
Les conférences budgétaires du Groupe BGFIBank à Libreville, des échanges stratégiques pour préparer l’avenir.

Fort de cette clarification judiciaire, le conseil d’administration a décidé « de la poursuite immédiate du cours de l’opération d’introduction en bourse », confirmant également la reprise des formalités auprès de la commission de surveillance du marché financier de l’Afrique centrale (Cosumaf). La société BGFI bourse, désignée comme « arrangeur principal et chef de file chargé du pilotage opérationnel », conduira le processus et lancera l’appel à souscription dès obtention du visa de la commission.

Pour BGFI holding corporation, cette nouvelle étape marque un tournant majeur. « L’introduction en bourse constitue un jalon stratégique majeur pour le lancement du nouveau projet d’entreprise 2026-2030 », ajoute le communiqué, soulignant la volonté du groupe de renforcer sa transparence financière et son attractivité auprès des investisseurs régionaux et internationaux.

Présent dans 12 pays et employant plus de 3 000 collaborateurs, le groupe financier panafricain affirme aborder cette phase « avec confiance et ambition ». L’introduction en bourse s’inscrit dans sa vision de croissance durable et dans sa stratégie de consolidation de sa position de leader dans la zone Cemac et au-delà.

La CNAMGS abonnée aux cambriolages

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La Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS) est à nouveau la cible d’un cambriolage. Le siège de l’institution a été visité par des malfaiteurs dans la nuit du 21 au 22 octobre, un événement d’autant plus troublant qu’il intervient moins de deux mois après un précédent vol par effraction, le 12 septembre dernier. La CNAMGS semble étrangement « abonnée » aux intrusions, soulevant un tollé sur la sécurité de l’organisme, pourtant doté d’agents de surveillance.

La Direction générale a réagi rapidement par un communiqué pour tenter de calmer le jeu. Elle y assure que « des dispositions sont prises pour garantir la sécurité de tous et la continuité de nos activités » et exhorte le personnel à « demeurer vigilant et confiant ».

Ce scénario de vols à répétition survient dans un contexte de forte turbulence au sommet de l’institution. Le 6 octobre, le Conseil d’administration a suspendu la Directrice générale, Nadia Christelle Koye, pour des soupçons de gestion peu orthodoxe. L’intérim a été confié à son adjoint, Pierre Moussavou, par décision du 8 octobre. Ce nouveau cambriolage est donc le premier « dossier chaud » sécuritaire qu’enregistre la nouvelle direction par intérim.

Le DG par intérim, Pierre Moussavou, a émis un communiqué pour rassurer le personnel après cette nouvelle intrusion survenue dans la nuit du 21 au 22 octobre.
Le DG par intérim, Pierre Moussavou, a émis un communiqué pour rassurer le personnel après cette nouvelle intrusion survenue dans la nuit du 21 au 22 octobre.

L’onde de choc est d’autant plus forte que le précédent cambriolage du 12 septembre avait été particulièrement ciblé : les malfaiteurs avaient dérobé uniquement des disques durs contenant les fichiers de paie. Ce mode opératoire très spécifique avait fait craindre une tentative d’effacer les traces de malversations, notamment dans le contexte des réformes engagées par l’ancienne DG pour assainir la gestion, en particulier sur les dossiers sensibles des évacuations sanitaires.

La répétition du crime au même endroit et dans un délai si court, en pleine crise de gouvernance, pose des questions fondamentales. Comment une institution publique gardée peut-elle être la cible du même type d’attaque deux fois de suite ? Les enquêteurs devront désormais déterminer si ce second vol visait également des informations sensibles et s’il est, de près ou de loin, lié à la crise profonde et aux soupçons de mauvaise gestion qui secouent la CNAMGS. La sécurité des données et l’intégrité de la Caisse sont désormais au centre des préoccupations.

Bizutage à l’Université des sciences de la santé : la première Année à l’arrêt

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Face à la persistance du bizutage, qui met en péril le bien-être et la sécurité des étudiants, l’Université des sciences de la santé (USS) a pris une mesure radicale : la suspension temporaire des cours pour les étudiants de Licence 1 et de DUT 1. Cette décision vise à protéger les nouveaux inscrits et à réaffirmer fermement la lutte contre la violence scolaire.

Dans une note officielle datée du 20 octobre 2025, la direction de l’Université des sciences de la santé a annoncé l’arrêt immédiat des enseignements en première année (Licence 1 et DUT 1). La mesure vise à protéger les étudiants « contre la persistance du bizutage affectant leur sécurité et leur bien-être », souligne le document. Le phénomène, souvent présenté comme une tradition d’accueil par les anciens, dégénère trop régulièrement en actes d’intimidation et de violence.

Cette décision intervient dans un contexte national tendu où la violence scolaire est en recrudescence, comme en témoigne l’incarcération récente de huit élèves pour des violences commises dans d’autres établissements.

La suspension des cours, effective depuis le 20 octobre 2025 à 12h, permet à l’université de mettre en œuvre des mesures préventives et de garantir un environnement sécurisé pour ses nouveaux étudiants. Les cours reprendront « selon un calendrier à définir, en fonction de l’évolution de la situation », précise la note signée par le professeur Marielle Karine Bouyou Akotet, vice-recteur 1, chargée de la pédagogie et de la recherche.

L’université appelle ainsi l’ensemble des étudiants à recentrer leur présence sur le campus sur l’apprentissage et la réussite, plutôt que sur des pratiques d’intimidation illégales. Bien que contraignante, cette suspension illustre la volonté inébranlable de l’établissement de concilier tradition et impératif de sécurité, tout en assurant un environnement éducatif respectueux et protecteur pour tous.

Le lycéen empoisonné à Ngouoni succombe à l’hôpital Amissa Bongo de Franceville

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Triste nouvelle à Ngouoni, dans le département de Lekabi-Lewolo (Haut-Ogooué). Samuel Ankama, élève en classe de 4e au lycée public Eugène-Mikoto, est décédé deux jours après être tombé dans le coma. Selon les premiers éléments, il aurait été victime d’un empoisonnement provoqué par ses propres amis.

Tout aurait commencé vendredi dernier, lors d’une sortie entre camarades. Alors qu’ils partageaient un verre, une substance suspecte aurait été versée discrètement dans la boisson de Samuel. Quelques instants plus tard, le jeune garçon aurait ressenti un malaise avant de s’effondrer.

Transporté d’abord au centre médical de Ngouoni, puis évacué vers le Centre hospitalier universitaire Amissa Bongo de Franceville, Samuel n’a malheureusement pas survécu. Il s’est éteint deux jours plus tard. Sa dépouille a été déposée dans une maison de pompes funèbres de la ville.

Sous le choc, la famille du défunt peine à comprendre ce qui a pu motiver un tel geste. De leur côté, les agents de la Police judiciaire ont ouvert une enquête et recherchent activement les amis qui étaient avec Samuel au moment des faits.

Africa N°1 : La renaissance se concrétise à Libreville, un fleuron de l’architecture gabonaise

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La mythique station radio Africa N°1 se rapproche de sa réouverture après une longue période de fermeture. Les travaux de réhabilitation de l’infrastructure touchent à leur fin, une étape importante dans le projet soutenu par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, déterminé à restaurer les repères médiatiques du pays.

L’infrastructure en pleine réhabilitation est un ouvrage d’envergure nationale, conçu par un architecte gabonais. Elle s’étend sur 1800 m² et s’élève sur cinq étages, symbolisant l’ambition de ce renouveau médiatique. Yvon Assoumou, architecte en charge du projet, a fait le point sur l’état d’avancement du chantier, désormais quasi-finalisé. « Nous sommes entre 90 et 95 % des travaux de réhabilitation » a-t-il précisé. L’architecte a néanmoins révélé l’existence de quelques complications logistiques. « Il y a eu quelques retards liés à l’approvisionnement en matériaux. Le projet aurait déjà pu être terminé depuis un certain temps » a-t-il affirmé.

Fierté de l’expertise locale

Au-delà des aspects techniques, Yvon Assoumou a tenu à souligner l’importance de cette réalisation pour la reconnaissance de l’expertise locale. « Je remercie le chef de l’État de nous avoir donné l’occasion de nous exprimer, de prouver que les Gabonais aussi peuvent être en capacité de proposer des choses intéressantes en terme d’architecture dans ce pays. Ce qui n’a pas toujours été le cas » a-t-il souligné avec fierté.

Malgré les légers délais, le calendrier de la livraison est maintenu. Yvon Assoumou a ainsi confirmé l’échéance pour la finalisation complète de la station. « Nous prévoyons de livrer la station dans sa totalité d’ici la fin novembre 2025, offrant ainsi un nouveau souffle à l’avenir de cette institution radiophonique » a-t-il conclu.

Le retour d’Africa N°1 est imminent, marquant une étape importante pour le secteur des médias au Gabon.