Blog Page 74

Coupures d’électricité : Oligui Nguema exige des solutions immédiates d’Aggreko

0

Face aux nombreuses coupures de courant qui touchent Libreville et plusieurs provinces du pays, le président Brice Clotaire Oligui Nguema a réuni, le 14 novembre, les responsables d’Aggreko à Libreville. Il leur a demandé des engagements rapides et concrets pour stabiliser la distribution d’électricité, rappelant que la population était à bout et que la sécurité énergétique était devenue une priorité nationale.

Aggreko Gabon, filiale du groupe britannique spécialisé dans l’énergie temporaire, fournit environ 30 % de l’électricité du Grand Libreville, en collaboration avec la SEEG.

Le chef de l’État a insisté sur l’urgence de mettre fin aux pannes répétées qui paralysent le pays. Il a déclaré que la situation exigeait un rétablissement rapide d’un courant stable et fiable, et a demandé des mesures immédiates et efficaces.

Le directeur général d’Aggreko a reconnu les faiblesses de l’entreprise, évoquant des problèmes techniques et organisationnels. Le président a apprécié cette franchise, mais a exigé des résultats concrets pour corriger ces manquements.

Aggreko a annoncé dans la foulée plusieurs mesures correctives, dont la nomination d’un nouveau directeur général. 

Refondation du paysage médiatique gabonais : rencontre stratégique entre le ministre de la Communication et la HAC

0

Dans le cadre d’un dialogue institutionnel visant à moderniser le secteur de la communication, le ministre Paul-Marie Gondjout a présidé le 14 novembre une séance de travail avec la Haute Autorité de la Communication (HAC). L’objectif est de renforcer la régulation, la professionnalisation et l’assainissement de l’écosystème médiatique national.

Au cours de cette rencontre, le ministre et les membres du collège des conseillers de la Hac ont abordé plusieurs points structurants : la refonte du code de la communication, la formation continue des journalistes, la révision des critères d’octroi des agréments techniques et de création des organes de presse, ainsi que la rationalisation du dispositif de subvention à la presse.

Le ministre a également insisté sur la clarification des modalités de délivrance de la carte de presse et l’assainissement global de l’écosystème médiatique. « Nous allons tout mettre en place déjà pour ce qui concerne le code de la communication, parce que c’était une instruction du chef de l’État, voir comment le ministère de la Communication et la HAC vont travailler ensemble sur sa mise en place », a déclaré Paul-Marie Gondjout.

La HAC a présenté un panorama du secteur médiatique gabonais, révélant la présence de 67 chaînes de télévision, 65 stations de radio et 185 médias en ligne. Le ministre a noté que plusieurs médias exercent encore en toute illégalité, et que l’insuffisance des budgets alloués aux médias audiovisuels publics limite la production de contenus de qualité. 

Paul-Marie Gondjout a également évoqué la nécessité de définir un statut juridique pour les communicateurs et de renforcer le contrôle des contenus audiovisuels sur les plateformes internationales telles que Google, Facebook et autres.

Cette collaboration entre le ministère et la HAC s’inscrit dans une dynamique de souveraineté informationnelle et de consolidation démocratique, afin de moderniser durablement le paysage médiatique gabonais. « C’est beaucoup de travail parce que le monde de la communication va très vite, et il faut effectivement qu’ensemble nous puissions suivre au risque d’être dépassés », a-t-il conclu.

Lycée militaire d’Akanda : Oligui Nguema mise sur la discipline pour l’élite nationale

0

Le président Brice Clotaire Oligui Nguema a procédé le 17 novembre à l’inauguration du Lycée militaire d’excellence d’Akanda, un établissement de référence baptisé en hommage au Général d’Armée Augustin Anguilet. Ce projet vise à former des citoyens d’élite pour la transformation nationale.

La cérémonie d’inauguration s’est déroulée dans une atmosphère de ferveur républicaine, marquée par des décorations militaires et un impressionnant carrousel. Le Commandant du Prytanée militaire de Libreville a souligné la vocation profonde de cette nouvelle institution. Il a présenté l’établissement comme un lieu capital, destiné à « forger les caractères et les destins ».

L’établissement est prêt à accueillir jusqu’à 900 élèves et se distingue par la modernité de ses infrastructures. Il comprend 36 salles de classe, complétées par un laboratoire pour les matières scientifiques, une salle multimédia et un centre de documentation pour l’accès aux ressources pédagogiques. Les élèves bénéficient également d’un réfectoire et d’un vaste plateau sportif pour leur épanouissement physique. Ces équipements placent le Lycée militaire d’excellence au rang des infrastructures éducatives les plus performantes du pays.

Une vue aérienne du nouveau lycée militaire d'Akanda.
Une vue aérienne du nouveau lycée militaire d’Akanda.

L’investissement dans la connaissance, gage de souveraineté

S’exprimant sur les réseaux sociaux suite à l’événement, le président Brice Clotaire Oligui Nguema a exposé la vision stratégique qui a guidé ce projet. Il a réaffirmé que cet investissement est au cœur de la stratégie de développement national. « Aujourd’hui, en inaugurant le Lycée Militaire de l’Excellence d’Akanda, je réaffirme une conviction centrale : le Gabon se construira par la connaissance, la discipline et l’exigence », a-t-il soutenu.

En baptisant ce lieu du nom du Général d’Armée Augustin Anguilet, le chef de l’État a souhaité honorer la mémoire d’une figure tutélaire tout en affichant une confiance inébranlable en la jeunesse. « Cet établissement incarne notre confiance en la jeunesse et notre volonté de lui offrir un cadre d’apprentissage exemplaire », a-t-il précisé.

Le Président a insisté sur le rôle essentiel de cet outil pédagogique, destiné à former des leaders de demain. « Ce lycée place l’éducation au cœur de la transformation nationale. Nous y formerons des citoyens responsables et capables de relever les défis futurs », a-t-il déclaré.

Clôturant son message, il a lié l’éducation à la sécurité et à l’ambition nationale. « Investir dans un tel établissement, c’est investir dans la stabilité et la souveraineté du Gabon », a soutenu Oligui Nguéma.

Forum d’affaires Côte d’Ivoire – Gabon : Libreville abrite la première édition

0

Le FACIGA 2025 a réuni à Libreville, le 18 novembre 2025, à l’hôtel Nomad, près de 700 acteurs publics et privés des deux pays. L’objectif était de redéfinir les axes d’une coopération économique ambitieuse. Plusieurs acteurs économiques, notamment des chefs d’entreprise, ont pris part à cette nouvelle phase de coopération Sud-Sud.

Ce forum, placé sous le patronage d’Henri-Claude Oyima, ministre d’État, ministre de l’Économie, des Finances, de la Dette et des Participations, chargé de la lutte contre la vie chère et assumant l’intérim du Vice-président du gouvernement, était dédié à une coopération renforcée entre la Côte d’Ivoire et le Gabon. Plusieurs membres du gouvernement gabonais ont participé à cet événement aux côtés de leurs homologues ivoiriens, en présence de nombreux acteurs économiques des deux pays.

À cette occasion, le ministre d’État Henri-Claude Oyima a rappelé que ce forum est le fruit de la volonté conjuguée des présidents Alassane Ouattara et Brice Clotaire Oligui Nguema. Ces derniers ont souhaité « une nouvelle étape et que celle-ci soit franchie dans la construction d’un partenariat Sud-Sud, fondé sur la solidarité, la complémentarité économique et l’ambition partagée de bâtir une économie résiliente, compétitive et souveraine ». Le ministre d’État n’a pas manqué de souligner que, tout comme la Côte d’Ivoire, le Gabon est également engagé sur la voie de l’économie de transformation des matières premières.

Forum d’affaires Côte d’Ivoire - Gabon : Libreville abrite la première édition

Secteurs clés et ambitions concrètes de la coopération

Durant la phase des échanges, plusieurs agences d’investissement, entreprises, organisations patronales et chambres consulaires ont discuté autour de secteurs clés tels que l’agro-industrie, les infrastructures, l’énergie, les mines et la digitalisation. Les autorités gabonaises, parmi lesquelles, outre le ministre d’État Henri-Claude Oyima, se trouvait François Ndong Obiang, ministre de la Réforme et des Relations avec les institutions (assumant l’intérim du ministre des Affaires étrangères, Régis Onanga Ndiaye), qui a rappelé la vision commune des Présidents Alassane Ouattara et Brice Clotaire Oligui Nguema. Il a été souligné que les échanges commerciaux ont doublé en cinq ans, tout en restant en deçà du potentiel réel.

Le Gabon, engagé dans une vaste refondation économique, voit dans le FACIGA un levier important pour attirer l’expertise ivoirienne et renforcer son positionnement au sein du marché de la CEMAC.

Forum d’affaires Côte d’Ivoire - Gabon : Libreville abrite la première édition
Photo de famille à l’issue de la rencontre.

Pour sa part, le ministre d’État, ministre de l’Agriculture et du Développement rural de Côte d’Ivoire, Kobenan Kouassi Adjoumani, a présenté le modèle agricole de son pays. « Ce modèle est fondé sur le PNIA 1 et 2 et les réformes pertinentes engagées par le président de la République, qui nous ont permis de hisser notre agriculture au sommet du monde dans plusieurs spéculations agricoles », a-t-il déclaré. Avant de conclure en révélant l’ambition commune : la Côte d’Ivoire et le Gabon « ambitionnent désormais une coopération Sud-Sud plus concrète, marquée par des projets conjoints, un renforcement des chaînes de valeur et un possible assouplissement du régime de visas ».

Le Gabon et Eramet renforcent leur alliance pour booster la transformation locale du manganèse

0

Lors d’une audience stratégique, le ministre des Mines et des ressources géologiques et le directeur général du groupe Eramet ont consolidé leur coopération autour d’un objectif majeur : atteindre 2 millions de tonnes d’alliages de manganèse d’ici 2029 et accélérer les retombées économiques pour le pays.

Le ministre des Mines et des ressources géologiques, Gilles Nembé, a accordé le 14 novembre 2025 une audience au directeur général du groupe Eramet, Paulo Castellari, en mission de travail au Gabon. Cette réunion intervient à un moment clé où le pays intensifie son programme national de transformation locale et renforce son attractivité dans le secteur extractif.

Au cours de l’échange, la délégation d’Eramet–Comilog a présenté un état d’avancement détaillé des travaux réalisés dans le cadre des engagements pris pour soutenir les orientations stratégiques définies par les plus hautes autorités. Parmi les objectifs phares figure la montée en puissance de la transformation locale, un pilier essentiel du programme gouvernemental visant notamment l’atteinte de 2 millions de tonnes d’alliages de manganèse produits sur le sol gabonais d’ici 2029. Cet objectif, rappelé par le ministre, constitue l’un des leviers majeurs pour renforcer la chaîne de valeur minière nationale.

Échanges stratégiques entre le gouvernement et Eramet–Comilog pour renforcer la transformation locale du manganèse.
Échanges stratégiques entre le gouvernement et Eramet–Comilog pour renforcer la transformation locale du manganèse.

Cette audience confirme la solidité de la coopération entre le gouvernement et le groupe Eramet–Comilog. Les échanges ont également mis en lumière les retombées économiques attendues : création d’emplois, réduction du chômage, augmentation de la valeur ajoutée locale et renforcement de la souveraineté minière du Gabon. A travers ces engagements, l’État ambitionne d’accroître sa capacité de transformation des ressources, d’améliorer les revenus du secteur minier et de positionner durablement le Gabon comme l’un des leaders mondiaux du manganèse transformé.

Procès « Young Team » : 15 ans de réclusion, milliards de FCFA de dommages-intérêts et libérations notables

0

Après sept jours d’audience, la Cour criminelle a rendu son verdict aux premières lueurs ce 18 novembre, dans le procès des coaccusés des Bongo Valentin. L’arrêt a confirmé la sévérité des poursuites dans cette affaire de détournement de fonds publics et de blanchiment, imposant de lourdes peines aux figures centrales, tout en prononçant des libérations immédiates et une relaxe.

Au terme de ce procès historique, les principaux membres de la « Young Team » ont payé le plus lourd tribut. Ian Ghislain Ngoulou, Mohamed Ali Saliou et Abdul Oceni Ossa ont été reconnus coupables du crime de détournement de fonds publics (ou de recel de détournement pour Oceni Ossa) et d’autres délits connexes comme le blanchiment et l’association de malfaiteurs. Ils ont été condamnés chacun à 15 ans de réclusion criminelle, dont cinq ans assortis de sursis, ainsi qu’à une amende de 10 millions de FCFA.

Surtout, la Cour a ordonné des montants records de dommages et intérêts à l’État, condamnant les accusés à verser respectivement un peu plus de : 1 milliard de FCFA (Ngoulou), 5 milliards de FCFA (Saliou) et 6,8 milliards de FCFA (Ossa).

Mandats de dépôt immédiats

Jessye Ella Ekogha est le quatrième accusé à être reconnu coupable d’un crime, celui de recel de détournement des fonds publics, en plus d’autres délits. Il a écopé de 10 ans de réclusion criminelle, dont sept avec sursis, et d’une amende de 10 millions de FCFA. Malgré sa liberté provisoire depuis plusieurs mois, la Cour a décerné un mandat de dépôt à son encontre, le renvoyant immédiatement en prison.

Des mandats de dépôt ont également été décernés à l’encontre de Kim Oun et Gabin Otha Ndoumba. Le premier, reconnu coupable de blanchiment de capitaux et d’association de malfaiteurs, est condamné à 5 ans de prison dont 3 ans avec sursis et à une amende de 50 millions de FCFA. Le second, coupable de destruction de données professionnelles et d’association de malfaiteurs, écope de 3 ans de prison, dont un avec sursis et d’une amende de 110 millions de FCFA.

Libérations et relaxe

Plusieurs coaccusés ont en revanche bénéficié de la mansuétude de la Cour. Jordan Camuset, coupable de blanchiment de capitaux et d’association de malfaiteurs, a été condamné à 3 ans de prison entièrement assortis de sursis et 5 millions de FCFA d’amende. La Cour a ordonné la levée de sa mesure de résidence surveillée.

Quant à Gisèle Yolande Mombo et Cyriaque Mvourandjami, bien que reconnus coupables des délits qui leur étaient reprochés (blanchiment pour Mombo, complicité de corruption et association de malfaiteurs pour Mvourandjami), ils ont été condamnés à une peine de 26 mois d’emprisonnement. Cette peine couvrant leur durée de détention préventive, ils ont été libérés aussitôt l’audience terminée, la Cour ayant ordonné la levée des mandats de dépôt les visant.

Enfin, c’est Steeve Nzegho Dieko qui sort complètement blanchi de cette audience criminelle. Comparaissant pour blanchiment de capitaux, il a été purement et simplement relaxé par la Cour, qui a estimé que le délit n’était pas constitué. La levée de sa résidence surveillée et le dégel de ses avoirs bancaires ont été ordonnés.

Ce verdict, qui scelle le sort des coaccusés de Sylvia et Noureddin Bongo Valentin – eux-mêmes condamnés par contumace à 20 ans de réclusion criminelle – marque un tournant dans la lutte contre la grande délinquance financière. Il valide la stratégie du ministère public d’appliquer des peines exemplaires tout en distinguant les degrés d’implication, laissant l’État tenter de récupérer plusieurs milliards de francs CFA. Notons que, outre les peines d’emprisonnement, amendes et dommages et intérêts, les biens et avoirs gelés des condamnés ont été saisis au profit de l’État.

Mines : 68 milliards de FCFA présentés au Sénat pour le budget 2026

0

Gilles Nembé, ministre des Mines et des ressources géologiques, a exposé, le 16 novembre, les grandes lignes du budget 2026 du secteur minier devant la commission des finances, du budget et des comptes économiques du sénat. Ce budget s’élève à 68,12 milliards de francs CFA, marquant une augmentation spectaculaire par rapport aux 4,56 milliards de francs CFA alloués en 2025. Cette séance, qui traduit une augmentation de plus de 1390%, a été marquée par des échanges constructifs et un éclairage précis sur les enjeux du secteur.

Devant les sénateurs de la transition, le ministre des Mines a structuré son intervention autour de trois axes essentiels : le rappel du périmètre et des finalités des programmes, l’exécution du budget 2025 avec les performances déjà enregistrées, ainsi que les prévisions pour 2026, notamment ce budget record de 68,12 milliards de francs CFA. Cette présentation visait à détailler la stratégie et les ambitions du gouvernement pour un secteur minier en plein développement.

La séance s’est déroulée dans un climat constructif et d’écoute attentive. Les explications claires et les analyses précises du ministre ont permis aux sénateurs de mieux comprendre les enjeux financiers et opérationnels liés à l’exploitation minière, tout en mettant en lumière les perspectives d’investissement et de croissance pour l’année à venir.

L’importance de cette présentation réside dans sa capacité à renforcer la transparence et la planification budgétaire dans un secteur stratégique pour l’économie nationale. Elle constitue également un moment clé de dialogue entre le gouvernement et le parlement, garantissant que les décisions budgétaires soient alignées avec les ambitions de développement durable et de valorisation des ressources minières du Gabon.

 « Le devoir de servir la République » : Onanga Ndiaye porté à la tête de l’Assemblée nationale

0

L’Union démocratique des bâtisseurs (UDB) a parachevé sa prise de contrôle de la chambre basse en élisant le 17 novembre Michel Régis Onanga Ndiaye, député d’Omboué (Ogooué Maritime) et figure diplomatique, à la présidence de l’Assemblée nationale. Fort d’une majorité écrasante de 103 sièges sur 145, le parti présidentiel s’est emparé de 12 des 15 postes du Bureau, s’assurant ainsi que le programme de réformes sera exempt de tout obstacle parlementaire.

Riche d’une carrière diplomatique et ayant passé un peu plus de deux ans comme ministre des Affaires étrangères, Onanga Ndiaye a défini son mandat par un engagement total envers la nation, affirmant l’impératif éthique de sa fonction. « Je suis animé par un devoir, le devoir de servir la République, le devoir de se mettre au service du pays et au service de l’Assemblée nationale », a-t-il déclaré.

Le nouveau président a également insisté sur la proactivité et la modernisation de l’institution. Son équipe ne compte pas se contenter d’attendre les textes de l’Exécutif. « Nous n’allons pas attendre les dossiers que le gouvernement va nous transmettre », a-t-il précisé. La digitalisation est au cœur de son programme, car, a-t-il ajouter, « il faut qu’on commence nous même à moderniser l’Assemblée nationale ».

Au-delà de la refonte institutionnelle, Michel Régis Onanga Ndiaye a mis l’accent sur l’environnement de travail des élus, un sujet souvent négligé. Il a ainsi promis une amélioration concrète pour les députés. « Au-delà des responsables et des membres des bureaux, on devrait avoir un parlement avec les bureaux pour les députés », a-t-il conclu.

Les responsables clés du Bureau

Le Bureau de l’Assemblée nationale est largement dominé par l’UDB, mais intègre une présence minime des autres formations. Outre le président Onanga Ndiaye, le bureau compte six Vice-présidents : le 1er Vice-président est Eloi Nzondo, suivi de Jeannot Kalima (PDG), Marie Paulette Parfaite Amouyeme Ollame ép. Divassa, Roland Matsiendi, Adèle Sylène Bindang Ondzigui ép. Mintogo, et Huguette Tsono.

Les fonctions de Questeurs, chargées de la gestion financière de l’institution, reviennent à Mesmin Boris Ngabikoumou Wada (1er Questeur) et Nadine Murielle Ogoula (2e Questeur), tous deux issus de l’UDB. Les autres postes de secrétaires complètent ce Bureau, majoritairement acquis à la cause du régime en place.

Ceca-Gadis : 40 magasins fermés pour éviter la déroute

0

Face à l’effondrement financier de son réseau de proximité, la Ceca-Gadis engage une restructuration profonde, marquée par la fermeture d’une quarantaine de magasins. L’entreprise, fragilisée depuis la suppression des aides de l’État en 2018 et frappée par la concurrence informelle, cherche désormais à se réinventer pour éviter la faillite.

Ceca-Gadis traverse l’une des périodes les plus critiques de son histoire. D’après L’Union du 14 novembre 2025, l’administratrice-directrice générale, Isabelle Essonghe, informe que la société est plongée dans des difficultés depuis la suppression, en 2018, de l’accompagnement de l’État, un soutien dont elle bénéficiait depuis 1967 pour modérer les prix et assurer la proximité commerciale.

« La suppression brutale au 1er janvier 2018 de cet accompagnement perturbe depuis huit ans le développement de la Ceca-Gadis et ses performances. Cependant, les dirigeants de l’entreprise n’ont pas pris de mesures drastiques. Au contraire, la société a conservé le dispositif de ses implantations, alors que son chiffre d’affaires déclinait vertigineusement d’année en année », explique-t-elle.

À cela s’ajoutent « un environnement qui voit forcir le secteur informel » et « une concurrence déloyale agressive et asymétrique ». Les résultats financiers se sont effondrés, avec notamment « un recul de 18 % du résultat net » en 2024 et des bénéfices absorbés par la forte pression fiscale.

Fermeture de 40 points de vente pour sauver l’emploi

Face à l’urgence, l’entreprise a décidé de fermer des dizaines de magasins de proximité, passant de 103 à environ 60 points de vente. Une mesure douloureuse mais indispensable selon la directrice générale. « Ses difficultés risquent d’entraîner (…) à très court terme la chute de la Ceca-Gadis avec pour conséquences sociales graves pour plus de 2 000 emplois », avertit-elle. Elle l’admet sans détour que « la seule solution reste la diminution drastique de notre réseau de points de vente ».

Plusieurs provinces sont touchées, notamment l’Estuaire, la Ngounié, la Nyanga, l’Ogooué-Lolo, le Haut-Ogooué, le Woleu-Ntem et l’Ogooué-Ivindo. Une contraction du réseau perçue comme un choc pour les populations locales, habituées à la présence historique de ces enseignes.

Le plan stratégique « Excellence 2024-2027 »

Malgré la gravité de la situation, Ceca-Gadis mise sur une transformation profonde pour rebondir. La restructuration ouvre la voie au plan stratégique « Excellence 2024-2027 », fondé sur « la différenciation et la transformation » afin de moderniser l’entreprise et renforcer son avantage compétitif. L’une des réponses phares réside dans la création du statut « Propriétaire-Partenaire Allié », permettant aux anciens bailleurs et entrepreneurs locaux de reprendre certaines unités commerciales « avec notre appui technique et la plus-value de notre professionnalisme ».

Digitalisation, modernisation des points de vente, soutien aux producteurs locaux, normalisation des process et optimisation logistique sont au cœur de cette nouvelle vision. Pour Isabelle Essonghe, ce redimensionnement est vital. « La diminution drastique de notre réseau de points de vente nous permet d’éviter un scénario catastrophe », affirme-t-elle.

Le Gabon renforce sa stratégie de réformes économiques et financières

0

Le gouvernement gabonais annonce une nouvelle phase de réformes économiques et financières, visant à moderniser la gestion publique, renforcer l’investissement et maîtriser l’endettement pour soutenir durablement la croissance.

Le gouvernement gabonais a annoncé, le 14 novembre via un communiqué, une accélération de son programme de réformes destiné à moderniser la gestion des finances publiques et à stimuler l’économie nationale. Après des années marquées par « un budget dominé par les charges de fonctionnement au détriment de l’investissement », l’exécutif affirme vouloir changer de cap. Les nouvelles mesures visent à soutenir les six priorités nationales que sont « énergie et eau, éducation, santé, habitat, infrastructures et industrialisation ».

L’exécutif projette une activité économique en hausse, portée notamment par de nouveaux pôles de croissance. Selon le communiqué, « l’activité économique est projetée à 6,5 % en 2026 », grâce à une dynamique fondée sur un budget d’investissement renforcé et plusieurs réformes structurantes : mise en place du Sigfip, création d’une plateforme de gestion des investissements publics et lancement d’un outil de suivi des entreprises publiques. Le gouvernement insiste également sur la « rationalisation des subventions » et sur la « gouvernance renforcée des entreprises publiques », dans l’optique d’améliorer l’efficacité de la dépense publique.

Sur le plan financier, les autorités clarifient leur stratégie : les projets de développement seront financés « à 60 % des ressources en monnaie locale et 40 % en devises » afin de limiter les risques de change et protéger les réserves. Le gouvernement interroge par ailleurs l’usage passé de l’endettement : « À quoi et à qui a servi cet endettement ? » Désormais, celui-ci doit répondre à une exigence claire : « l’endettement doit dorénavant servir au développement du pays ». Enfin, le communiqué rappelle que depuis sa première intervention sur les marchés financiers, « le Gabon (…) a toujours honoré ses engagements auprès des créanciers », renforçant ainsi la crédibilité du pays dans sa nouvelle trajectoire économique.