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Oligui Nguema au 7ᵉ Sommet UA–UE à Luanda

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Le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a conclu une série d’échanges diplomatiques fructueux en marge du 7ᵉ Sommet Union africaine – Union européenne, qui s’est tenu à Luanda les 24 et 25 novembre. Cette participation, marquée par une intense activité bilatérale, concrétise la volonté du chef de l’État de privilégier une diplomatie plus pragmatique et orientée vers les résultats.

Peu avant son départ de Libreville, le Chef de l’État avait clairement fixé le ton : « J’appelle désormais à un changement profond : moins de déclarations, plus d’actions, moins de gestes symboliques, plus de coopération active. » Un message qui résume l’esprit des rencontres qu’il mène actuellement en marge du sommet entre Africains et Européens.

Parmi ses interlocuteurs ont figuré en bonne place le président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, le Centrafricain Faustin-Archange Touadéra, le Mauritanien Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani ainsi que le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf.

L’entretien accordé au président mauritanien, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, a porté sur le renforcement de la coopération bilatérale, notamment dans les domaines sécuritaires. Cette rencontre consolide la présence diplomatique du Gabon en Afrique de l’Ouest et illustre l’importance croissante d’un dialogue sud-sud fondé sur la stabilité, la solidarité régionale et la défense d’intérêts communs.

Oligui Nguema au 7ᵉ Sommet UA–UE à Luanda
Sécurité, coopération et intégration régionale des rencontres stratégiques pour un avenir africain plus uni.

Des enjeux continentaux au cœur des échanges

Au-delà des relations bilatérales, ces entretiens ont permis au président Brice Clotaire Oligui et à ses interlocuteurs d’aborder des dossiers majeurs pour l’avenir du continent, principalement sur l’intégration régionale, le développement durable, la sécurité transfrontalière et les mécanismes de coopération mutuellement bénéfiques. Les dirigeants ont réaffirmé leur volonté partagée de promouvoir un cadre de collaboration basé sur la complémentarité et l’efficacité.

Ces rencontres réaffirment ainsi de la stratégie diplomatique d’un Gabon qui souhaite s’affirmer comme un acteur engagé dans la construction d’un multilatéralisme africain plus opérationnel et centré sur les résultats.

National-Foot : la Linafp annonce enfin une date, mais les doutes persistent

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Après de longs mois d’arrêt total des championnats de D1 et D2, la Ligue nationale de football professionnel (Linafp) est enfin sortie de son silence. Le vendredi 21 novembre, au Palais des Sports de Libreville, le président Brice Mbika Ndjambou et son bureau ont rencontré les dirigeants des clubs pour tenter de relancer le football gabonais. À l’issue de cette réunion, une date a été retenue : le championnat national devrait reprendre le 24 janvier 2026.

Lors des échanges, les responsables de la Linafp ont expliqué qu’il était « impossible de démarrer les championnats avant la CAN 2025 au Maroc », où les Panthères du Gabon seront en compétition. C’est donc d’un commun accord que tous les acteurs du football national ont validé la reprise pour janvier 2026, avec l’engagement de tout faire pour respecter ce calendrier.

Mais cette annonce ressemble davantage à un souhait qu’à un véritable plan solide. Huit mois après la fin de la saison 2024-2025, le principal obstacle reste le même : il n’y a tout simplement pas d’argent. Aucun sponsor majeur, peu de soutien financier de l’État et des clubs déjà en grande difficulté… Dans ces conditions, imaginer une reprise dans deux mois relève presque du miracle.

Avant le 24 janvier, les défis à relever sont énormes : recruter des joueurs, passer les visites médicales, organiser les stages de préparation, trouver l’argent pour payer les salaires, les déplacements, les arbitres… Tout ceci demande des moyens que personne n’a encore à disposition. Plusieurs présidents de club ont d’ailleurs insisté sur la nécessité d’avoir des garanties, sans quoi la saison pourrait capoter dès les premières semaines.

Ce n’est pas la première fois que le football gabonais avance dans le flou : saisons inachevées, reports incessants, promesses non tenues… Le National-Foot vit dans l’instabilité depuis des années. La participation du Gabon à la CAN 2025 offre une petite parenthèse, mais elle ne résout rien. Pour l’instant, la date du 24 janvier 2026 est fixée, mais la reprise reste loin d’être assurée.

Macron à Libreville : Le Gabon présente ses chantiers de la rupture

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Le 24 novembre, dans le cadre de sa visite d’État, le président français, Emmanuel Macron, a été convié par son homologue, Brice Clotaire Oligui Nguema, à une visite guidée des projets d’infrastructures en cours dans la capitale gabonaise. Cette tournée a mis en lumière l’ampleur des travaux initiés par les nouvelles autorités pour matérialiser la volonté de modernisation et de souveraineté économique du pays.

La journée a été entièrement consacrée à l’inspection de chantiers structurants, symboles d’un engagement renouvelé en faveur du développement.

L’ampleur de la transformation urbaine et administrative

La visite a débuté sur la Cité de la Démocratie, un vaste complexe institutionnel de 434 hectares en pleine construction. Ce nouveau chantier fait suite à la destruction de l’ancien complexe par Ali Bongo au début de son règne, en vue d’y ériger un parcours de golf qui n’a finalement jamais vu le jour. Lancé en 2024, ce chantier stratégique, qui regroupera notamment un centre de congrès de 3 000 places, un palais présidentiel et des infrastructures techniques modernisées, affiche un taux d’exécution de 75 % pour une livraison prévue fin 2026. Il est par ailleurs un moteur de l’emploi, mobilisant 2 300 personnes, dont 70 % de main-d’œuvre gabonaise.

Les deux dirigeants se sont ensuite rendus sur le site de la Cité Émeraude. Ce projet, appelé à devenir la vitrine de l’administration gabonaise nouvelle génération, est conçu pour mettre fin à la dispersion de plusieurs services publics. Il prévoit la construction de douze bâtiments de type R+8 et deux tours R+9, un Data Center pour la sécurisation des données, un vaste parking et une centrale électrique, permettant des économies substantielles sur les coûts de location.

La série de visites s’est conclue à la Baie des rois. Développé sur 40 hectares, ce projet emblématique de réaménagement urbain vise à faire du front de mer un nouveau pôle d’attractivité économique et touristique. Le schéma directeur prévoit la construction d’hôtels, de bureaux, de centres commerciaux et d’une marina, dans le cadre de la création d’une Zone d’investissement spéciale (ZIS).

La visite, outil d’affirmation politique et économique

Cette visite guidée des chantiers n’était vraisemblablement pas anodine. Elle a servi à démontrer au Président Macron que l’argent du Gabon doit désormais servir en priorité à construire le pays, s’inscrivant ainsi en rupture avec la gestion précédente.

Déjà lors du point de presse conjoint du 23 novembre, M. Oligui Nguema avait pointé du doigt les détournements sous l’ancien régime, demandant à M. Macron de tout faire pour que les décisions de la justice gabonaise soient appliquées, notamment concernant le rapatriement des fonds détenus dans l’Hexagone.

Il s’agissait de montrer que le Gabon est en train de changer et a, pour cela, besoin de ses ressources et d’un nouveau modèle de partenariat. La France, par exemple, devra s’aligner sur la volonté de voir la transformation locale des matières premières, tel que le manganèse exploité par Eramet. La présentation de ces chantiers a donc eu un double sens : affirmer la souveraineté économique et obtenir l’appui français pour la nouvelle dynamique de gouvernance.

Gabon et France : appel commun pour la valorisation durable des forêts du Bassin du Congo

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La visite d’État du président français Emmanuel Macron à Libreville s’est conclue le 24 novembre par la session de clôture de la table ronde sur la protection des forêts du Bassin du Congo. Les présidents Brice Clotaire Oligui Nguema et Emmanuel Macron ont réaffirmé leur volonté de transformer la conservation écologique du Bassin du Congo, deuxième poumon vert de la planète, en un puissant levier de développement économique.

Le président gabonais a rappelé la constance de son pays dans la lutte environnementale. Il a cependant insisté sur le coût unilatéral de cet engagement. « Depuis plus de 50 ans, le Gabon assume seul et sans contrepartie financière le coût de la préservation de sa forêt », a-t-il déclaré, non sans ajouter « cette situation n’est plus acceptable ».

Le chef de l’État a plaidé pour un nouveau modèle qui intègre l’impératif écologique aux priorités économiques, notamment la création d’emplois. Il appelle à dépasser la simple protection pour une « valorisation et la monétisation durables » du capital naturel, afin de construire « une économie inclusive ».

Le Gabon présente son plan d’action

Pour concrétiser cette vision, le Gabon a notamment lancé le Country package, une plateforme destinée à coordonner les financements climatiques. Oligui Nguema a également annoncé un programme conjoint de formation d’une « génération » verte visant à former plus de 250 experts dans l’économie verte d’ici cinq ans.

Il a ensuite appelé à l’intensification de la lutte contre la criminalité environnementale et a invité les entreprises françaises à privilégier l’acquisition de crédits carbone gabonais, insistant sur la nécessité de « moins de discours, mais plus d’action ».

La France salue l’exemplarité et engage des fonds massifs

Le président français, Emmanuel Macron, a salué le caractère unique du Gabon. « Depuis le début des années 90, votre pays est le seul à n’avoir quasiment jamais déforesté », a-t-il affirmé. Il a reconnu une « forme d’injustice » face au manque de retombées économiques pour cet effort, soulignant l’urgence climatique puisque les forêts primaires représentent 14 % du carbone irrécupérable.

Macron a confirmé un engagement majeur de 2,5 milliards de dollars sur cinq ans pour la protection du Bassin du Congo, mobilisés par les partenaires internationaux et les pays d’Afrique centrale. Ce financement sera articulé autour du Country package selon plusieurs axes majeurs. Il s’agit de l’enjeu scientifique avec le One Forest Vision et l’effort de formation concrétisé par l’Académie de protection de l’environnement à Libreville.

Le plan vise également l’accroissement des coopérations opérationnelles pour lutter contre les opérations illégales et le soutien au développement d’« une industrie du bois tropical éthique, légale, respectueuse de la ressource forestière ». L’Agence française de développement (AFD) accompagnera spécifiquement cette stratégie par un projet de 17 millions d’euros.

Plaidoyer pour de nouveaux mécanismes de financement

Enfin, Macron a plaidé pour des mécanismes de financement innovants, citant le « crédit biodiversité » et des « mécanismes de paiement pour les services écosystémiques ». Il a conclu en affirmant qu’« Il n’y a pas de temps d’opposer le climat et le développement », scellant un partenariat « gagnant-gagnant ».

Le Bassin du Congo demeure l’une des dernières grandes forêts tropicales primaires, abritant des zones de tourbières qui renferment jusqu’à 30 milliards de tonnes de carbone. Absorbant jusqu’à 1,5 milliard de tonnes de CO₂ par an, il est, selon les experts, « le plus important puits de carbone forestier » au monde. La conclusion de cette table ronde reconnaît ainsi la forêt non seulement comme un patrimoine écologique vital, mais aussi comme un actif économique stratégique.

CAN 2025 : Panthères du Gabon, l’urgence avant le Cameroun

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À un mois de leur entrée en lice à la Coupe d’Afrique des Nations 2025 au Maroc, face au redoutable Cameroun, les Panthères du Gabon naviguent entre un optimisme mesuré et d’importantes zones d’ombre. Malgré l’échec des barrages du Mondial 2026, la sélection de Thierry Mouyouma doit impérativement trouver son équilibre pour transformer son potentiel en succès continental.

La bonne nouvelle pour le Gabon vient de l’état de forme de ses joueurs majeurs. Pierre-Emerick Aubameyang semble plus que jamais prêt pour ce qui s’annonce comme sa dernière grande campagne africaine, épaulé par un duo de milieux de terrain performant : Mario Lemina et Denis Bouanga brillent par leur constance en club. Ces joueurs offrent une colonne vertébrale solide et leur engagement est capital. Ils sont soutenus par l’inoxydable Bruno Ecuélé Manga et le métronome Guélor Kanga, garants de l’expérience et de la stabilité, deux qualités essentielles pour affronter la pression d’une CAN. Ces retours en forme et cette détermination des cadres sont l’atout numéro un pour un parcours solide au Maroc.

Les couloirs : entre tuile et espoir offensif

Le groupe doit néanmoins faire face à un coup dur : le forfait quasi certain de Jim Allevinah. Son absence, due à une convalescence post-opératoire, est un manque majeur, car la percussion et la capacité de transition de l’ailier sont irremplaçables dans le dispositif gabonais. Heureusement, le sélectionneur peut compter sur de nouvelles options.

Le retour de Shavy Babicka, absent des dernières joutes éliminatoires, pourrait offrir une alternative de vitesse sur les ailes. De plus, toutes les attentions sont portées sur la révélation Royce Openda. Sa première sélection convaincante contre le Nigeria a créé une attente forte, et le jeune attaquant devra confirmer qu’il peut devenir une solution pérenne et un facteur X dans le secteur offensif.

La défense : le chantier prioritaire de Mouyouma

C’est l’équation la plus complexe pour le sélectionneur : la défense. Souvent pointée du doigt, la ligne arrière gabonaise manque de sérénité. Trop friable dans le jeu aérien et manquant de précision dans les premières relances, ce secteur doit gagner rapidement en rigueur et en coordination. Sans une amélioration radicale, l’ambition d’un second tour sera compromise, surtout en considérant l’impact physique et l’efficacité offensive attendue du Cameroun le 24 décembre. Le temps presse pour trouver la bonne formule et les automatismes nécessaires avant le début du tournoi.

Thierry Mouyouma est au centre de toutes les discussions. Son approche tactique, notamment lors de la défaite face au Nigeria, a été la cible de critiques. À seulement quatre semaines du tournoi, la pression est sur ses épaules. Il doit tirer les leçons de l’élimination en barrages, présenter une équipe plus cohérente et agressive, et surtout prouver sa capacité à faire monter l’équipe en puissance dans les moments cruciaux. Sa gestion du groupe et ses choix stratégiques (le onze de départ face au Cameroun sera scruté) seront l’ultime juge de sa légitimité.

Le potentiel est là, l’expérience aussi, mais le chemin jusqu’au 24 décembre est semé d’embûches. Les Panthères avancent avec des atouts solides, mais l’urgence est de colmater les brèches défensives et de clarifier les intentions tactiques. L’heure n’est plus aux promesses, mais à l’action pour permettre au Gabon de marquer de son empreinte cette CAN 2025.

Tribune libre : UDB, l’indiscipline et les manipulations menacent le Parti

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La Note d’orientation n°005/UDB/SG du Secrétaire Général, du 14 novembre, met au jour une indiscipline systémique au sein de l’Union Démocratique des Bâtisseurs (UDB). Certains cadres ont osé modifier les arbitrages publiés par le Président Fondateur, laissant croire que leurs décisions relevaient de ses instructions. Ces manœuvres ont permis l’imposition de candidats non consensuels, foulant aux pieds le consensus que le Président Fondateur avait clairement prôné.

Cette indiscipline a touché toutes les élections départementales, communales et d’arrondissement, provoquant des votes sanction et la frustration de nombreux compagnons. Le cas le plus parlant est celui de Flavien Nzengue Nzoundou, qui ne faisait pas l’unanimité et dont il est reproché le manque d’humilité et de sociabilité. Imposé par des méthodes décriées par le Secrétaire Général, il a été battu dans plusieurs localités malgré le soutien de la majorité des conseillers et des alliances officielles, illustrant les dangers de l’arbitraire et de la manipulation.

Le plus scandaleux reste l’exclusion humiliante de candidats légitimes, pourtant désignés officiellement et destinés à la victoire. Ces actions ont été orchestrées par les thuriféraires anciens du PDG, infiltrés dans le Parti grâce à l’inclusion prônée par le Président Fondateur, afin de semer la confusion, diviser le Parti et imposer leurs intérêts personnels.

Il est important de noter que ces dérives n’ont pas été signalées au PDG, et que c’est finalement à l’UDB que cette gangrène du PDG s’est réfugiée, révélant la gravité de la situation et le danger pour la discipline du Parti.

La Note d’orientation rappelle que seuls certains postes clés, tels que les maires centraux, étaient désignés par le Président Fondateur, et que le reste devait être choisi par consensus des conseillers municipaux, seul gage de paix, d’équité et de cohésion. Tout écart constitue un sabotage interne, une violation de la discipline et une attaque directe contre l’autorité du Président Fondateur.

Le Secrétaire Général est clair : « Ces actes ne sauraient être tolérés ».

L’UDB doit agir rapidement pour restaurer l’ordre, protéger l’autorité du Président Fondateur, garantir la légitimité des arbitrages publiés et rétablir la confiance des militants. Seul l’arbitrage du Directoire pourra ramener la sérénité et l’unité du Parti, et empêcher que l’arbitraire, l’indiscipline et la manipulation ne deviennent la norme.

Citoyen gabonais

E-visa, Identité numérique : le Gabon accélère sa transformation digitale

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Le gouvernement gabonais intensifie ses chantiers numériques. L’e-visa 100% digital, l’identité numérique nationale et la promotion de la préférence nationale étaient au cœur d’une réunion stratégique, le 21 novembre, entre le ministre de l’Économie numérique et les opérateurs de paiement mobile.

Le ministre de l’Économie numérique, de la Digitalisation et de l’Innovation, Mark Alexandre Doumba, a fait le point sur l’avancement de plusieurs projets structurants pour la transformation digitale du pays, notamment lors de sa réunion avec les principaux acteurs du paiement mobile : Airtel money, Moov money et Clikpay money.

La plateforme d’e-visa, qui permet déjà de déposer des dossiers en ligne, est sur le point d’achever sa mue. Le ministère prépare l’activation du paiement électronique, étape indispensable pour garantir un service entièrement digitalisé, rapide et transparent. Le lancement complet du dispositif d’e-visa 100% digital est prévu pour décembre, en partenariat avec le consortium de paiement MaDigiPaie.

Autre priorité stratégique : l’identité numérique nationale. Des sources proches du ministère indiquent qu’une présentation technique décisive est prévue dans les tout prochains jours avec le ministre de l’Intérieur, cet outil étant considéré comme un levier majeur pour la sécurisation de l’accès aux services publics et la modernisation en profondeur des procédures administratives nationales.

La réunion a enfin permis de réaffirmer l’orientation gouvernementale visant à intégrer la préférence nationale dans l’ensemble des projets numériques en cours. Cette approche, conforme aux directives du président de la République, a pour triple objectif de renforcer la souveraineté numérique du Gabon, de valoriser les compétences locales et d’encourager la participation des entreprises nationales aux grands chantiers technologiques.

Taekwondo : Le Gabon sur le point de déclarer forfait pour Abidjan

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À quelques jours d’une compétition majeure à Abidjan, la participation de l’équipe nationale gabonaise de Taekwondo est compromise par un imbroglio administratif et financier. Les athlètes, pourtant qualifiés, risquent de rester à quai.

L’alerte est maximale dans le milieu sportif gabonais. Alors que le Championnat d’Afrique de Taekwondo s’ouvre cette fin de semaine à Abidjan (Côte d’Ivoire), la délégation gabonaise, pourtant attendue, est plus que jamais incertaine. L’étonnement est de mise : le pays avait récemment fait preuve de soutien financier en prenant en charge les phases qualificatives de la Zone 4 et en envoyant l’équipe aux derniers Championnats du monde en Chine. Pourtant, pour ce déplacement continental majeur, la situation est au point mort.

Le nœud du problème est le financement du voyage. La Direction générale des Sports (DGS) a déclaré ne pas être en mesure d’assurer le coût du déplacement vers la Côte d’Ivoire. Elle a rapidement renvoyé la responsabilité à l’Office national de développement du sport (ONDS), qui, à son tour, a affirmé ne pas disposer des fonds nécessaires pour cette mission.

Pendant que la DGS et l’ONDS se livrent à un « renvoi de balle » administratif, les 11 athlètes qualifiés maintiennent un entraînement intensif, accrochés à l’espoir d’une solution in extremis. Pour l’équipe nationale, l’enjeu est double. « Les 11 athlètes gabonais qualifiés figurent parmi les meilleurs de leurs différentes zones. Ils ont l’occasion de le démontrer non seulement à l’échelle africaine, mais aussi aux yeux du monde », souligne Emmanuel Mba Ndong, sélectionneur national adjoint.

Surtout, ce Championnat d’Afrique est une étape vitale. Il s’agit d’un tournoi qualificatif essentiel pour engranger des points, améliorer le classement international des athlètes et ainsi leur ouvrir les portes des compétitions de plus haut niveau. « Pour nous, le départ est maintenu. Nous faisons confiance à l’État », affirme avec détermination M. Mba Ndong.

Avec le temps qui s’égrène, tous les regards sont désormais braqués sur les autorités sportives nationales, et plus particulièrement le ministère des Sports. C’est une décision politique de dernière minute qui déterminera si ces taekwondoïstes pourront finalement défendre les couleurs du Gabon sur les tatamis abidjanais. Ce blocage relance une fois de plus le débat national sur la gestion, la priorisation et la régularité du financement du sport de haut niveau au Gabon. L’attente est désormais celle d’un signal fort de l’État.

 Gabon : La Journée des droits de l’enfant à Ntoum, entre liesse et appels à l’action

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La Journée internationale des droits de l’enfant, officiellement célébrée le 20 novembre, a trouvé un écho particulier et festif à Ntoum. Le 22 novembre, les enfants du 1ʳ arrondissement de la commune ont profité d’une initiative locale, mais l’événement a également servi de tremplin pour soulever des questions plus profondes sur les priorités nationales.

L’initiative était portée par Camellia Ntoutoume Leclercq, nouvelle députée du 1ᵉʳ arrondissement. Ateliers de sensibilisation, activités éducatives et divertissements ont rythmé la journée, offrant un moment convivial aux familles. L’élue a tenu à insister sur un point essentiel : la centralité de la parole de l’enfant. « Ensemble, faisons entendre la voix de nos enfants et valorisons leurs droits », a-t-elle déclaré.

Pour assurer la richesse des échanges, la députée a pu compter sur l’appui de plusieurs acteurs engagés, notamment le juge Evrard Simost Ndoutoume et l’Amicale des femmes de l’Éducation nationale. Si la célébration a apporté son lot de joie, elle a aussi mis en lumière la longue liste des défis qui dépassent largement le cadre d’une simple journée commémorative.

 Gabon : La Journée des droits de l'enfant à Ntoum, entre liesse et appels à l'action
Les enfants du 1ᵉʳ arrondissement de Ntoum réunis pour célébrer la Journée internationale des droits de l’enfant.

Protection, accès à l’éducation, encadrement de qualité, loisirs, santé et sécurité… Ces préoccupations demeurent au cœur des attentes des familles gabonaises. L’analyse de l’événement pointe une tendance plus large au Gabon : la prédominance du registre festif lors des initiatives nationales. Cette approche, bien qu’elle soit appréciée, risque d’éclipser les problématiques structurelles liées au développement du capital humain et des droits fondamentaux des plus jeunes.

Le pays dispose d’une occasion historique de réorienter ses priorités. L’équilibre reste à trouver entre la célébration symbolique et les actions concrètes sur le terrain. L’investissement durable dans le bien-être et les droits des enfants est en effet la seule voie qui permettra, réellement, de consolider l’avenir du pays.

La SEEG lance un ultimatum à ses abonnés débiteurs

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La Société d’Énergie et d’Eau du Gabon (SEEG) a lancé un avertissement sévère à l’ensemble de ses usagers. Dans un communiqué de presse publié le 22 novembre, l’entreprise alerte sur une situation financière critique, menaçant la continuité du service public d’eau et d’électricité, et exige la régularisation des factures impayées. L’opérateur fixe au 6 décembre 2025 un délai de rigueur pour s’acquitter de cette « créance clientèle critique », sans quoi il se réserve le droit d’engager des poursuites pour le recouvrement des sommes dues.

L’entreprise, qui réaffirme son « engagement résolument » à assurer sa mission de fourniture d’eau et d’électricité malgré une demande soutenue, se trouve paralysée par l’accumulation de la dette client. La SEEG explique que « l’accroissement critique de sa créance clientèle prive actuellement l’entreprise d’une partie de sa trésorerie nécessaire à la satisfaction des contraintes d’exploitation, de maintenance et de fourniture régulière des services vitaux ».

Face à cette entrave majeure, l’opérateur invite formellement l’ensemble de ses abonnés concernés, qu’ils soient particuliers ou entreprises, à s’acquitter de leurs arriérés avant le 06 décembre 2025, présenté comme un délai de rigueur. Au-delà de cette date, la société prévient qu’elle « se réserve le droit de mettre en œuvre tous les moyens légaux prévus pour le recouvrement des sommes dues ».

Les abonnés souhaitant régulariser leur situation sont invités à effectuer leurs règlements, par tous moyens, dans les agences commerciales de La Peyrie, du Siège et du Serena Mall pour Libreville, ainsi que dans les agences principales des chefs-lieux de province aux heures habituelles d’ouverture.

Enfin, la SEEG rappelle la responsabilité citoyenne des usagers. « Le paiement à bonne date des factures constitue un acte de responsabilité citoyenne, essentiel à l’amélioration et la pérennité du service public de l’eau potable et l’énergie électrique dans l’ensemble du territoire national », conclut le communiqué.

Cette injonction de paiement intervient dans un contexte où la qualité des services est elle-même fortement décriée. En effet, malgré les appels de fonds, les populations de Libreville et de plusieurs provinces continuent de subir des coupures d’électricité intempestives et un stress hydrique permanent, alimenté par une distribution d’eau encore largement irrégulière.