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Gabon : Le maire Arnaud Sandri Nombo en contact avec le tissu industriel de sa commune

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Dynamiser l’économie locale par le dialogue. Le maire de la commune d’Owendo, Arnaud Sandri Nombo, a entamé le week-end dernier une série de visites de terrain auprès des entreprises de sa circonscription. L’objectif affiché est de renforcer la synergie entre la municipalité et les opérateurs économiques pour favoriser le développement de la commune.

Pour cette première étape, l’édile a choisi de se rendre dans les installations de la Société Gabonaise d’Industrie (SGI). Acteur majeur depuis 2012, la SGI s’est imposée dans le paysage industriel gabonais grâce à son expertise dans la transformation (peintures, PVC, stockage de liquides) et ses solutions de construction.

L’entretien avec les dirigeants de la SGI a permis d’aborder des dossiers stratégiques. Au-delà des performances industrielles, les discussions se sont cristallisées sur la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE). Le maire a insisté sur l’implication de la structure dans l’amélioration du cadre de vie des populations locales et sur les impératifs de protection de l’environnement.

Le volet social a également occupé une place centrale : la direction de la SGI a réaffirmé son engagement pour l’insertion professionnelle à travers l’ouverture de stages et la création de contrats de travail destinés aux jeunes de la commune.

La visite s’est achevée par un tour complet des unités de production, où le maire a pu observer les processus de recyclage et de revalorisation industrielle mis en place par l’entreprise.

Cette immersion à la SGI n’est que le premier acte d’une tournée plus vaste. Pour Arnaud Sandri Nombo, il s’agit d’instaurer un dialogue permanent avec l’ensemble des acteurs industriels d’Owendo afin de bâtir un partenariat durable, fondé sur une croissance partagée.

Gabon : Drame au PK7, un étudiant de l’INJS poignardé à mort pour 500 FCFA

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La précarité estudiantine a viré au drame ce week-end à la sortie de la capitale gabonaise. Samedi 28 février, Paulin Nkoume, étudiant en troisième année à l’Institut national de la jeunesse et des sports (INJS), a perdu la vie à la gare routière du PK7. Le jeune homme a été mortellement poignardé lors d’une rixe liée à son activité de « chargeur » informel.

L’altercation, d’une violence inouïe, s’est produite sur la Nationale 1, principalement à la gare routière du PK7, zone de transit névralgique desservant l’intérieur du pays. Selon les informations rapportées par Gabonreview, le différend aurait éclaté pour une raison dérisoire: la prise en charge des bagages d’une cliente en partance pour Makokou.

Paulin Nkoume, reconnu par cette dernière, s’était proposé pour le service contre la somme habituelle de 500 FCFA. Cette priorité naturelle aurait déclenché la fureur d’un autre chargeur. Après une première altercation physique rapidement contenue par des témoins, le calme semblait revenu.

Une attaque préméditée

Mais l’accalmie n’était que de courte durée. Profitant d’un moment d’inattention, l’agresseur, qui s’était brièvement éclipsé, est revenu sur les lieux armé d’un couteau. Il a surpris l’étudiant en lui assénant plusieurs coups, notamment à l’épaule et au flanc gauche. Evacué en urgence vers l’Hôpital d’Instruction des Armées Omar Bongo Ondimba (l’Hôpital Militaire du PK9), le jeune homme a succombé à ses blessures en début de soirée.

Le visage de la précarité

Au-delà du fait divers, ce drame met en lumière la situation sociale difficile de nombreux étudiants gabonais. Selon ses proches, Paulin Nkoume, privé de sa bourse d’études, multipliait ces activités informelles au PK7 pour subvenir aux besoins de sa famille tout en poursuivant son cursus universitaire.

Une enquête a été ouverte par les forces de sécurité pour situer formellement les causes réels de ces coups mortels, dont l’auteur est actuellement en fuite. Ce qui permettrait de faire toute la lumière sur ce meurtre qui endeuille la communauté estudiantine.

Football : « Je suis en sécurité », Didier Ndong Ibrahim a réussi à fuir l’Iran en guerre

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Le milieu international gabonais, Didier Ndong Ibrahim, a brisé le silence ce lundi 2 mars 2026. Après plusieurs jours d’incertitude liés à l’escalade militaire en Iran, le joueur de l’Esteghlal FC a confirmé avoir quitté Téhéran pour se mettre à l’abri en Turquie.

C’est un ouf de soulagement pour les fans de la sélection nationale gabonaise. Alors que l’Iran est plongé dans un chaos sécuritaire sans précédent, Didier Ndong Ibrahim a donné des nouvelles rassurantes via une déclaration publique. « Je suis en vie, en sécurité et en bonne santé », a-t-il affirmé, mettant fin aux rumeurs les plus folles sur son sort.

Le milieu de terrain, qui avait rejoint l’Esteghlal FC en août 2024, était devenu l’un des piliers du club de Téhéran. Mais le sport a laissé place à la survie. Depuis la fin du mois de février 2026, l’Iran subit une offensive militaire d’envergure menée par les Etats-Unis et Israël. Le bombardement de la résidence du Guide suprême, l’Ayatollah Ali Khamenei et l’annonce de son décès ont précipité le pays dans une zone de turbulences extrêmes.

« Suite à la situation difficile en Iran, j’ai pris la décision de quitter le pays pour des raisons de sécurité », explique le joueur. Face aux échanges de missiles et à la paralysie du trafic aérien, Ndong Ibrahim a réussi à franchir la frontière pour rejoindre la Turquie, où il séjourne temporairement.

Un avenir sportif en suspens

Ce départ précipité marque un coup d’arrêt brutal à son aventure iranienne. Alors que des discussions pour une prolongation de contrat étaient en cours, la dégradation du climat géopolitique, marquée notamment par des tensions accrues autour du détroit d’Ormuz, rend tout retour à Téhéran improbable à court terme.

Sur les réseaux sociaux, l’annonce de sa mise en sécurité a suscité une vague de soutien immédiate. Ses supporters, inquiets de ne plus avoir de nouvelles depuis le début des frappes aériennes, attendent désormais avec impatience son retour à Libreville, prévu dans les prochains jours.

En conclusion de son message, le footballeur a tenu à remercier sa communauté pour son affection constante : « Merci à tous pour votre soutien, vos messages et votre affection dans cette période éprouvante. »

Gabon : la SEEG mise sur un plan triennal pour sortir de l’impasse énergétique

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Face à la recrudescence des délestages rotatifs qui paralysent le Grand Libreville, la Société d’Énergie et d’Eau du Gabon (SEEG) a dévoilé un programme d’investissement d’urgence. Entre vétusté des infrastructures et explosion de la demande, l’opérateur historique tente de stabiliser un réseau à bout de souffle.

Le quotidien des habitants du Grand Libreville et des grandes agglomérations du pays reste rythmé par l’obscurité. Depuis plusieurs semaines, la capitale fait face à une crise énergétique aiguë marquée par des coupures rotatives d’une durée moyenne de deux heures. Si ces interruptions sont présentées comme une mesure de sauvegarde pour stabiliser le réseau, elles révèlent surtout les fragilités structurelles du système électrique gabonais.

Le diagnostic posé par la Société d’Énergie et d’Eau du Gabon (SEEG) est sans appel : la demande en électricité croît d’environ 5 % chaque année, alors que les capacités de production stagnent. Cette pression est accentuée par la vétusté des équipements et un déficit chronique d’investissement.

Le cri d’alarme des opérateurs économiques

Pour les petites et moyennes entreprises (PME), ces coupures ne sont pas qu’un simple inconfort : elles représentent un manque à gagner colossal. Les commerces de bouche, les ateliers de soudure et les cybercafés voient leur productivité chuter. Le recours systématique aux groupes électrogènes explose les coûts d’exploitation, menaçant la survie de nombreuses structures locales qui ne peuvent plus garantir la chaîne du froid ou respecter leurs délais de livraison.

Conscient de l’urgence, l’Etat a sollicité des solutions d’appoint immédiates. La centrale thermique flottante de la société turque Aksa Energy, amarrée au port d’Owendo, joue un rôle de béquille cruciale. Bien que coûteuse, cette infrastructure permet d’injecter des mégawatts supplémentaires dans le réseau en attendant que le plan d’urgence triennal 2025-2028 ne porte ses fruits.

L’une des opérations prioritaires de ce plan concerne la réparation du câble souterrain de 90 kV reliant les postes de Bisségué et d’Ambowè. Cette infrastructure est essentielle pour sécuriser l’alimentation de la zone d’Akanda et réduire progressivement l’intensité des délestages dans l’ensemble de l’agglomération.

Gabon : La HAC, pour la régulation numérique, part en guerre contre les VPN

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Déterminée à rendre effective la suspension des réseaux sociaux au Gabon, la Haute Autorité de la Communication (HAC) passe à la vitesse supérieure. Le régulateur a annoncé le renforcement des dispositifs techniques pour bloquer les moyens de contournement, visant directement l’usage massif des VPN.

L’étau se resserre sur les internautes gabonais. Face à la persistance des accès aux plateformes sociales malgré l’interdiction officielle, les autorités de régulation ont décidé de muscler leur arsenal technique. L’objectif vise à garantir une étanchéité totale du cyberespace national vis-à-vis des réseaux sociaux.

Le président de la Haute Autorité de la Communication (HAC), Germain Ngoyo Moussavou, a officiellement confirmé que des manœuvres étaient en cours avec des partenaires techniques pour neutraliser les brèches. « Nos services travaillent à une exécution totale de la décision », a-t-il martelé.

Dans le viseur de l’institution : les Réseaux privés virtuels (VPN). Jusqu’ici utilisés par une large frange de la population pour contourner les restrictions, ces outils sont désormais la cible prioritaire du régulateur. « La question des VPN, qui se trouvent être un moyen de contournement de notre mesure de suspension, est au cœur de notre démarche », a précisé le président de la HAC.

Un enjeu de souveraineté numérique

Pour les pouvoirs publics, cette rigueur technique se justifie par la volonté de « mieux encadrer la circulation des contenus numériques » dans un climat sécuritaire ou politique sensible. La HAC insiste sur la nécessité d’adapter ses capacités d’intervention face à l’évolution constante des usages technologiques.

Malgré cette démonstration de fermeté, la stratégie du « tout-numérique » ne fait pas l’unanimité. Si certains y voient une mesure de salubrité publique ou de régulation temporaire, de nombreuses voix s’élèvent pour dénoncer une atteinte à la liberté d’expression.

Au-delà des libertés individuelles, c’est l’impact économique qui inquiète : de nombreux auto-entrepreneurs et PME gabonaises, dont l’activité repose quasi exclusivement sur la visibilité digitale, se retrouvent aujourd’hui dans l’incapacité de fonctionner, exacerbant les tensions autour de cette décision.

Iran : la mort d’Ali Khamenei ou la leçon éternelle du prix de l’oppression

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La mort brutale du guide suprême iranien, Ali Khamenei, samedi 28 février 2026, dans des frappes menées par les armées israéliennes et américaines, dépasse le simple cadre d’un événement militaire. Elle marque la disparition d’un homme qui incarnait, depuis plus de trois décennies, l’autorité absolue d’un système fondé sur la force, la foi et la peur. Mais au-delà du choc, une question fondamentale s’impose : s’agit-il seulement de la mort d’un homme, ou de l’illustration d’une loi implacable de l’histoire ?

Ali Khamenei n’était pas un dirigeant ordinaire. Il était l’architecte et le gardien d’un ordre politique verrouillé, le centre de gravité d’un régime qui survivait à toutes les crises internes et défiait toutes les pressions extérieures. Sa disparition soudaine rappelle une vérité que les régimes autoritaires tentent souvent d’oublier : aucun pouvoir, aussi enraciné soit-il, n’est à l’abri d’une rupture brutale.

Car lorsque le pouvoir repose sur la contrainte et la domination, il devient inséparable de celui qui l’incarne. La chute du dirigeant devient alors plus qu’un événement : elle devient un symbole.

L’illusion dangereuse de l’impunité

L’histoire est cruelle avec ceux qui croient pouvoir opprimer sans conséquence. Peu importe le temps, la facture finit toujours par être présentée.

Mouammar Kadhafi, autrefois maître absolu de la Libye, a fini traqué et exécuté dans la poussière. Nicolae Ceaușescu, qui régnait d’une main de fer sur la Roumanie, a été fusillé après avoir été abandonné par son propre appareil. Saddam Hussein, qui semblait indéboulonnable, a terminé pendu. Samuel Doe, Benito Mussolini ou Ali Abdallah Saleh ont eux aussi payé de leur vie leur domination.

D’autres ont connu l’humiliation de la fuite : Idi Amin Dada, Mobutu Sese Seko, Jean-Bédel Bokassa ou Ferdinand Marcos, tous renversés, tous contraints de quitter le pouvoir qu’ils pensaient éternel.

La leçon est constante : la puissance autoritaire donne l’illusion de l’éternité, mais elle construit souvent les conditions de sa propre fin.

Les complices silencieux face à l’histoire

Mais aucun dirigeant autoritaire ne gouverne seul. Autour de lui gravitent des soutiens, des exécutants, des bénéficiaires et des alliés qui participent, activement ou passivement, au maintien du système. Tant que le pouvoir tient, ces soutiens prospèrent. Mais lorsque le pilier central s’effondre, ils disparaissent, se taisent ou changent de camp.

La mort de Khamenei pose donc aussi la question de ceux qui l’ont servi, protégé ou soutenu. Car l’histoire n’oublie jamais totalement les responsabilités partagées.

La mort d’un homme ne suffit pas à tuer un système

Pour autant, la disparition d’un dirigeant ne signifie pas automatiquement la disparition de son héritage. La mort d’Oussama Ben Laden n’a pas mis fin au terrorisme. Celle d’Abou Bakr al-Bagdadi n’a pas immédiatement effacé Daesh. Les systèmes, les idéologies et les appareils de pouvoir survivent souvent à leurs fondateurs.

Mais à l’échelle d’un État, la perte du centre peut provoquer des fissures profondes. Elle fragilise les certitudes, expose les luttes internes et ouvre des périodes d’incertitude dont l’issue reste imprévisible.

Le temps, juge implacable des pouvoirs autoritaires

La mort d’Ali Khamenei rappelle une vérité que les puissants refusent souvent d’admettre : aucun pouvoir n’est éternel. La peur peut maintenir un régime pendant des années, parfois des décennies, mais elle ne peut suspendre indéfiniment le cours de l’histoire.

On peut retarder le jugement. On peut croire y échapper. Mais le temps finit toujours par présenter la facture.

Et la disparition du guide iranien vient rappeler, une fois de plus, cette loi universelle : on n’opprime jamais un peuple impunément.

Centrale d’achat du Gabon : pas d’expérience pas d’embauche

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Sous couvert de professionnalisation et d’efficacité, l’avis de recrutement publié par la Centrale d’Achat du Gabon révèle une réalité brutale du marché du travail au Gabon : sans expérience solide, il n’y a tout simplement pas de place. Derrière les quinze postes ouverts pour l’exercice 2026, se dessine un modèle d’embauche qui ferme la porte à toute une génération de jeunes diplômés.

Présenté comme un recrutement « ouvert et compétitif », l’appel à candidatures de la CEAG concerne quinze postes stratégiques couvrant des fonctions clés : direction juridique, achats, finance, logistique, ressources humaines, communication ou encore systèmes d’information. Mais une lecture attentive du tableau des postes à pourvoir révèle un point commun frappant : l’exigence quasi systématique d’une expérience professionnelle significative.

Les postes les plus stratégiques exigent entre 8 et 15 ans d’expérience, notamment pour les fonctions de directeur juridique, directeur financier ou directeur des achats. Même les postes dits intermédiaires, tels que responsable juridique, responsable IT ou responsable communication, imposent 5 à 7 ans d’expérience minimum. Les postes les moins exigeants, comme responsable comptabilité ou analyste prix, requièrent tout de même 4 à 6 ans d’expérience.

Autrement dit, aucun poste n’est accessible aux jeunes diplômés sans expérience préalable.

L’exclusion silencieuse des jeunes diplômés

Ce choix structurel pose une question fondamentale : où les jeunes diplômés gabonais sont-ils censés acquérir cette expérience si les institutions nationales elles-mêmes leur ferment la porte ?

Alors que chaque année, les universités et grandes écoles du pays forment des centaines de diplômés en droit, finance, logistique ou management, cet avis de recrutement envoie un signal clair : le diplôme seul ne suffit pas. L’expérience devient la condition absolue, transformant l’accès à l’emploi en un cercle fermé.

Cette situation renforce un paradoxe bien connu : les jeunes ont besoin d’un premier emploi pour acquérir de l’expérience, mais ils ont besoin d’expérience pour obtenir ce premier emploi.

Une contradiction avec les enjeux nationaux d’insertion professionnelle

La création de la Centrale d’Achat du Gabon s’inscrit pourtant dans une ambition stratégique : renforcer la souveraineté économique et améliorer la distribution des produits essentiels. En tant qu’institution publique ou parapublique, elle aurait pu jouer un rôle moteur dans l’insertion professionnelle des jeunes.

Au lieu de cela, le recrutement privilégie exclusivement des profils déjà installés dans le système professionnel, excluant de facto la relève nationale. Aucun programme de formation, aucun poste junior, aucun mécanisme d’intégration progressive n’est prévu dans cet avis.

Ce modèle favorise la circulation des mêmes profils expérimentés d’une structure à l’autre, sans renouvellement du capital humain.

Le tri par l’expérience, symptôme d’un marché du travail verrouillé

Au-delà de la CEAG, cet avis reflète une tendance plus large du marché de l’emploi au Gabon : la montée d’un recrutement élitiste fondé sur l’expérience accumulée, et non sur le potentiel.

Cette logique peut se comprendre dans une optique de performance immédiate. Mais elle comporte un coût social élevé : elle ralentit le renouvellement des compétences, accentue le chômage des jeunes et alimente le sentiment d’exclusion professionnelle.

En exigeant jusqu’à quinze années d’expérience, la Centrale d’Achat du Gabon envoie un message sans ambiguïté : la priorité n’est pas la formation de la nouvelle génération, mais la sécurisation immédiate des performances.

Une institution stratégique face à sa responsabilité sociale

Institution appelée à jouer un rôle central dans l’économie nationale, la CEAG se trouve désormais face à un enjeu majeur : concilier efficacité opérationnelle et responsabilité sociale.

Car au-delà des compétences, une institution nationale participe aussi à la construction de l’avenir professionnel du pays. En excluant les jeunes talents, elle risque de compromettre le renouvellement des compétences dont dépend sa propre pérennité.

Dans le Gabon d’aujourd’hui, cet avis de recrutement illustre une réalité préoccupante : l’emploi reste un privilège de ceux qui ont déjà travaillé, laissant les autres à la porte d’un système qui exige ce qu’il ne leur donne pas la chance d’acquérir.

Gabon : Vers le crépuscule des syndicats « boutiques »

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C’est une petite révolution qui s’est glissée dans le communiqué du Conseil des ministres du 26 février dernier. Sous l’impulsion du ministère du Travail, le gouvernement engage une réforme musclée du régime des organisations professionnelles. Objectif : siffler la fin de la récréation pour les structures de circonstance et restaurer la crédibilité de l’action syndicale.

Pendant des décennies, le paysage social gabonais a été saturé par une prolifération de sigles, souvent portés par des leaders sans troupes, privilégiant l’éclat médiatique à la base militante. Le projet d’ordonnance porté par le ministre du Travail, du Plein emploi et du Dialogue social vient corriger cette anomalie.

Désormais, la représentativité syndicale ne sera plus une affaire de déclarations tonitruantes, mais le résultat froid et indiscutable des élections professionnelles. Ce principe de légitimité par les urnes vise à clarifier les rapports de force et à identifier les véritables interlocuteurs des employeurs et de l’État.

Transparence financière : l’heure des comptes a sonné

L’un des points de rupture majeurs de cette réforme concerne la gestion des deniers publics. Fini le temps des subventions versées sans droit de regard. L’État impose désormais une exigence de transparence absolue : tout syndicat bénéficiant de fonds publics devra rendre compte, factures à l’appui, de leur utilisation.

Cette mesure vise à assainir un milieu régulièrement éclaboussé par des soupçons de mauvaise gestion ou de détournement de l’objet social au profit d’intérêts personnels. Il s’agit, ni plus ni moins, de restaurer une confiance sérieusement érodée entre les travailleurs et leurs représentants.

Le texte s’attaque également à un mal endémique : l’instrumentalisation politique. En réaffirmant l’exigence de neutralité vis-à-vis des courants partisans, le gouvernement entend sanctuariser l’indépendance syndicale. L’ambition est claire : recentrer le débat sur les conditions de travail, le pouvoir d’achat et la formation, plutôt que sur les joutes électorales nationales.

Au-delà de l’aspect réglementaire, cette réforme dessine une nouvelle trajectoire pour le Gabon. En passant d’une logique de confrontation systématique à une culture de dialogue responsable, les autorités espèrent stabiliser le climat social. Un prérequis indispensable pour rassurer les investisseurs et doper la création d’emplois.

Si le pari est risqué, il n’en demeure pas moins nécessaire pour un pays en quête de modernité administrative. La fin des « syndicats de circonstance » pourrait bien être le début d’une ère de maturité pour le syndicalisme gabonais.

Gabon : Le guide complet pour le concours du prytanée militaire 2026

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L’excellence militaire ouvre à nouveau ses portes. Le Commandant Dieudonné Ndougou, Chef de service des écoles primaires militaires, a officiellement lancé la session 2026 du concours d’entrée au prestigieux Prytanée Militaire. Entre rigueur administrative et sélection drastique, voici ce qu’il faut retenir pour cette nouvelle cuvée.

Le chemin vers le Prytanée reste l’un des plus exigeants du système éducatif gabonais. Pour cette session 2026, seuls les élèves de CM2 (5ème année), garçons et filles, âgés de moins de 13 ans, sont autorisés à concourir.

L’enjeu est de taille : si l’on se réfère à la session précédente du 21 juin 2025, les chiffres parlent d’eux-mêmes. Sur 2 262 candidats, moins de 200 avaient franchi l’étape de l’admissibilité. Une sélection de fer qui débouche, pour les plus méritants, sur des bourses d’études dans des académies d’excellence de pays frères tels que le Sénégal, le Mali, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire ou la Guinée.

Calendrier et modalités de dépôt

La Direction des Ecoles militaires a fixé des dates précises pour la constitution des dossiers. Les parents ou tuteurs ont du 15 mars au 30 avril 2026 pour déposer les candidatures. Une dérogation spéciale court jusqu’au 15 mai 2026 pour les centres situés à l’intérieur du pays.
Pour une meilleure organisation, les centres d’examen de l’intérieur fonctionnent selon un système de jumelage des provinces (à l’exception de l’Estuaire), les dossiers devant être déposés directement dans les régions militaires concernées.

Attention aux détails. L’administration militaire ne tolère aucun manquement. Les pièces doivent être classées dans des chemises à élastique de couleurs distinctes : jaune pour les filles et verte pour les garçons.

Le dossier doit impérativement comprendre : une demande manuscrite du parent ou tuteur adressée au ministre de la Défense nationale ; trois copies légalisées de l’acte de naissance ; un certificat de scolarité de l’année en cours (2025-2026) ; un certificat médical datant de moins de trois mois et une copie du carnet de santé.

Alors que le Gabon continue de miser sur la formation de sa jeunesse au sein des grandes écoles militaires africaines, la session 2026 s’annonce déjà comme un cru de haut niveau. Les candidats sont prévenus : au-delà des capacités intellectuelles, l’aptitude médicale finale restera le juge de paix pour intégrer ce corps d’élite.

Gabon : Pascal Houangni Ambourouet en première ligne pour la 7e Journée patriotique d’assainissement à Port-Gentil

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Dans la capitale économique gabonaise, la salubrité urbaine n’est plus une simple incantation, mais un impératif de terrain. Ce jeudi 26 février 2026, à l’occasion de la 7ᵉ Journée patriotique d’assainissement, le maire Pascal Houangni Ambourouet a troqué son bureau pour une inspection rigoureuse des sites sensibles de la commune. Une descente musclée visant à transformer les intentions en résultats concrets.

L’objectif premier du premier magistrat de la ville a été de contrôler l’effectivité de la mobilisation des agents municipaux. Loin des rapports de cabinet, le maire s’est rendu sur les chantiers de balayage, d’enlèvement des déchets et de curage des caniveaux.

Observant chaque détail, Pascal Houangni Ambourouet n’a pas hésité à interpeller les équipes techniques pour corriger les manquements constatés. Pour l’édile, le message est sans ambiguïté : l’efficacité de l’assainissement se juge à la propreté réelle des rues et non à la longueur des communiqués de presse.

Un rappel à l’ordre ferme pour les opérateurs économiques

La tournée a rapidement pris des allures de mise en demeure. Commerçants, administrations et opérateurs économiques ont été rappelés à leurs obligations élémentaires. Le maire a insisté sur la nécessité de maintenir propre le périmètre immédiat des établissements et de respecter scrupuleusement les règles d’hygiène en vigueur. « L’espace public ne peut plus être une zone de tolérance pour l’insalubrité », a laissé entendre l’autorité municipale, martelant que la propreté est une responsabilité collective non négociable.

Si cette phase se veut encore pédagogique, l’Hôtel de Ville prévient : le temps des avertissements touche à sa fin. Cette 7ᵉ journée marque le prélude à l’activation de sanctions municipales sévères contre les contrevenants. L’ambition est d’installer des réflexes durables et de garantir un cadre de vie sain à tous les Portgentillais.

Le calendrier de la salubrité à Port-Gentil

Pour faire de la propreté un réflexe durable, la municipalité de Port-Gentil rappelle aux populations, aux commerçants et aux opérateurs économiques que la Journée patriotique d’assainissement s’inscrit dans un calendrier fixe. Fréquence : tous les derniers jeudis de chaque mois. Prochain rendez-vous : Jeudi 26 mars 2026. Horaires de mobilisation : de 08h00 à 12h00 (fermeture temporaire des commerces et marchés pour nettoyage des périmètres).
Obligations : curage des caniveaux devant les habitations, désherbage des bordures et rassemblement des déchets ménagers dans les bacs homologués de la Société de valorisation des ordures ménagères (Averda).
Cette méthode, alliant exemplarité des élus, présence sur le terrain et fermeté administrative, trace une voie que d’autres localités du pays pourraient gagner à suivre. À Port-Gentil, le signal est désormais clair : la rigueur est le nouveau standard de l’action municipale.