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Derrière les murs fragilisés : l’avenir de l’IST se fissure

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L’Institut supérieur de technologie (IST) de Bikélé Zong est fermé depuis le 20 novembre 2025 suite à la résiliation de son contrat de location. Face à l’incertitude et à la menace qui pèse sur l’enseignement technologique gabonais, le Syndicat national des enseignants et chercheurs (SNEC-IST) a appelé d’urgence, le 26 novembre, la Présidence de la République à une rencontre de crise.

Cette fermeture n’est que la dernière alerte. En février 2024, les cours avaient déjà été suspendus en raison de la dégradation avancée des bâtiments. La situation a récemment été dramatisée par la chute d’un étudiant, blessé après qu’un morceau de gravats s’est détaché d’un mur.

Le problème de fond est la résiliation du contrat de location par le propriétaire privé. Selon le SNEC-IST, l’État s’était engagé à assurer le paiement des loyers peu après l’installation de l’école il y a plus de dix ans. Cependant, aucun paiement n’aurait été honoré jusqu’à ce jour. « Ce qui devait arriver arriva », a déploré Hugues Maganga, président du syndicat, évoquant l’abandon progressif d’un établissement qui forme des cadres techniques depuis trois décennies.

Derrière les murs fragilisés : l'avenir de l'IST se fissure
Le bâtiment de l’IST fermé jusqu’à nouvel ordre.

Dans sa communication, le syndicat a rappelé l’importance stratégique de l’institut pour le développement industriel du pays. L’IST est un acteur majeur de la recherche nationale et forme des techniciens et ingénieurs dans des filières cruciales comme le génie énergétique, le biomédical, le génie civil et agricole, ou encore les sciences informatiques. Malgré son rôle clé, l’institut souffre d’un manque criant de moyens : infrastructures, logements étudiants, moyens roulants, services sociaux et financements. Une situation qui, selon les enseignants, contredit les ambitions de la République.

Face à l’urgence, le SNEC-IST appelle à une rencontre de crise immédiate. Elle devrait mobiliser la tutelle, le ministère des Finances, le ministère de l’Habitat et des Travaux publics, sous l’égide de la Présidence de la République. « Ce qui se fait sans nous, pour nous, est contre nous », ont averti les enseignants, affirmant leur détermination à défendre l’avenir de l’institution et des milliers d’étudiants inscrits. L’issue de cette crise, qui dure depuis près d’une décennie, dépend désormais d’une réponse rapide et concrète des autorités. C’est tout l’avenir de l’enseignement technologique gabonais qui est en jeu.

Ligue des champions : le doublé express d’Aubameyang offre la victoire à l’OM

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L’Olympique de Marseille a signé une victoire importante mardi soir au stade Vélodrome en disposant de Newcastle United, sur le score de 2-1. Menés dès le début de la rencontre après un but encaissé à la 6ᵉ minute, les Marseillais ont d’abord douté avant de réagir avec puissance. Le public, d’abord crispé, a pu retrouver de la voix lorsque l’OM s’est progressivement repris dans le jeu.

Au retour des vestiaires, Pierre-Emerick Aubameyang a totalement renversé le match. L’attaquant gabonais, expérimenté et toujours très vif, s’est illustré dès la 46ᵉ minute en égalisant d’un tir précis à la suite d’une belle action collective. Quelques instants plus tard, à la 50ᵉ minute, il a surgi une nouvelle fois dans la surface pour donner l’avantage à son équipe en ajustant le gardien anglais. Deux buts en quatre minutes, un exploit qui a fait exploser un Vélodrome bouillant et fait basculer la rencontre du côté olympien.

Au-delà du résultat sportif, Aubameyang a rappelé qu’il demeure un élément incontournable du football européen. À 36 ans, il continue de répondre présent dans les grands événements en affichant une détermination et une efficacité admirables. Cette prestation met en lumière la capacité des joueurs gabonais à s’imposer au plus haut niveau et démontre que le Gabon regorge de talents capables de briller face aux meilleures équipes du continent.

Cette réussite est aussi un message fort pour la jeunesse sportive gabonaise qui voit en Aubameyang une source de motivation et d’inspiration. Dans un contexte où le football au pays traverse des périodes difficiles, de tels exploits offrent fierté et espoir aux supporters des Panthères et à tout un peuple passionné de football.

Avec cette victoire, l’OM se relance parfaitement dans la course à la qualification européenne et peut désormais aborder la suite de la compétition avec plus de confiance. Quant à Aubameyang, il prouve une fois de plus qu’il reste l’un des ambassadeurs les plus brillants du football gabonais sur la scène internationale.

Mairie de Port-Gentil : l’UDB maintient Houangni Ambouroué et ferme la porte au suspense

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Le Secrétaire général (SG) de l’Union démocratique des bâtisseurs (UDB), Mays Mouissi, a mis un terme au suspense entourant la reprise du scrutin à la mairie de Port-Gentil. Dans une note publiée ce 26 novembre, il a confirmé l’intégralité des candidats du parti pour l’élection qui devra être reprise ce vendredi 28 novembre.

Le SG précise clairement que cette décision résulte de l’application des « Très Hautes instructions » du président fondateur du parti.

L’équipe est ainsi intégralement reconduite : Pascal Houangni Ambouroué pour le poste de maire central, secondé par Urbain Makoumbi (1er Adjoint), Ingrid Leyoubou Swagath (2e Adjoint), Tony Mboumi (3e Adjoint) et Boubacar Ngouwa Guino Mayaki (4e Adjoint).

Un simple vote de régularisation procédurale

Cette confirmation sans équivoque vient définitivement étayer l’analyse selon laquelle l’annulation n’était qu’une question de pure forme. L’équipe qui avait pris part au vote du 9 novembre, annulé suite à la requête du Conseiller UDB Jean-Philippe Douckagha dénonçant le scrutin à main levée, est reconduite à l’identique.

Le maintien des mêmes candidats prouve que l’annulation n’était pas un désaveu politique, mais bien l’impératif de se conformer à la loi organique exigeant un scrutin secret et uninominal.

Fort de sa majorité écrasante au Conseil municipal, l’UDB s’attend à ce que son candidat remporte haut la main cette élection de régularisation. Pour garantir la discipline des troupes lors du scrutin à venir, le SG a lancé un avertissement ferme aux conseillers municipaux. « Les Compagnons Bâtisseurs qui ne respecteraient pas les présentes orientations s`exposent à des sanctions disciplinaires », a-t-il menacé.

Ce vote de vendredi permettra à l’équipe d’obtenir sa pleine légitimité légale afin de s’atteler sans délai aux chantiers prioritaires de la capitale économique.

Le Gabon s’associe au MEDEF pour accélérer la transformation locale

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Le président Brice Clotaire Oligui Nguema, de retour du 7 sommet Union africaine-Union européenne, a reçu une importante délégation du Mouvement des entreprises de France (MEDEF), conduite par Philippe Labonne (Vice-président du comité Afrique de MEDEF International et d’Africa global logistics). Cette rencontre s’inscrit dans une démarche visant à renforcer la transformation locale, l’emploi des jeunes et la compétitivité économique du Gabon.

L’un des points majeurs abordés durant cette audience était la nécessité de faire de la transformation locale des matières premières un levier indispensable pour rompre avec le modèle d’exportation. L’appui d’acteurs internationaux, représentant 63 entreprises de secteurs clés comme l’énergie, la logistique, le numérique, les mines et l’agroforesterie, est déterminant. Il pourrait favoriser l’installation d’unités industrielles, moderniser les chaînes de production et permettre au Gabon d’augmenter significativement sa valeur ajoutée. Le MEDEF a ainsi exploré des pistes de coopération pour accompagner l’évolution économique du pays.

Le Gabon s'associe au MEDEF pour accélérer la transformation locale
Le MEDEF réaffirme sa volonté d’accompagner le Gabon dans la transformation de ses matières premières.

Créer des emplois pour la jeunesse gabonaise

Les retombées attendues concernent l’insertion professionnelle des jeunes, notamment par la création de postes spécialisés, l’accès à la formation technique et l’ouverture de nouvelles perspectives d’emploi. Au sortir de l’audience, Philippe Labonne a souligné l’orientation vers des projets « gagnants-gagnants ».

« Les entreprises ont bien compris le nouvel élan donné par le Président et l’importance de s’engager dans un processus de transformation locale des matières premières pour offrir des emplois aux jeunes Gabonais. Elles ont également compris qu’il fallait structurer, avec leurs partenaires gabonais, des projets réellement gagnants-gagnants », a-t-il expliqué.

Partage d’expertise et co-construction nationale

La rencontre a également mis en évidence l’importance du transfert de compétences. L’intervention d’entreprises internationales peut contribuer à renforcer les capacités locales, que ce soit dans les métiers techniques, l’ingénierie ou les fonctions de gestion. Pour le Gabon, cet acquis est stratégique puisqu’il réduit la dépendance extérieure et améliore la performance de ses secteurs productifs.

Le Vice-président du comité Afrique de MEDEF International a également insisté sur la responsabilité sociétale des entreprises. « Au Gabon, nos entreprises réalisent que leur rôle dépasse le simple business : il s’inscrit dans la construction de la nation et dans la création de nouvelles opportunités pour la jeunesse. On passe maintenant à l’ère de l’action », a rappelé Philippe Labonne.

Cette dynamique vise à attirer davantage d’investisseurs et à consolider le dialogue entre l’État et les opérateurs économiques, permettant potentiellement la relance de projets et l’amélioration d’infrastructures essentielles, en particulier dans le domaine logistique. Reste à observer si ces engagements se traduiront en bénéfices tangibles pour l’économie.

Concours interuniversitaire : l’Université de Bisségué rafle la mise

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L’Université de Bisségué s’est distinguée en remportant la grande finale du concours interuniversitaire « Procès fictif » le weekend dernier au Centre culturel français de Libreville, décrochant non seulement la palme d’or mais également deux distinctions majeures. Cet événement, initié par le Club des jeunes femmes juristes avec le soutien de l’ambassade de France au Gabon, s’affirme comme un rendez-vous essentiel pour la formation pratique et la sensibilisation au droit.

Plus qu’une simple joute oratoire, cette compétition visait à immerger concrètement les étudiants en droit dans la pratique judiciaire. Elle offre également une plateforme unique pour vulgariser les lois auprès du grand public, souvent peu informé sur les textes qui régissent leur quotidien. Quatre établissements d’enseignement supérieur ont répondu présents à cet exercice exigeant : l’Université de Bisségué, EM Gabon, IMSA et BBS BGFI School.

« Le procès fictif est un outil précieux pour les juristes, car il permet de mettre en pratique les connaissances théoriques des étudiants et de les confronter à des situations réelles. Il aide à développer un esprit critique, une capacité à analyser des situations complexes et à prendre des décisions éclairées », a rappelé Delphine Lemboumba, présidente du Club des jeunes femmes juristes, soulignant l’importance pédagogique de l’initiative.

La finale a mis en scène un cas particulièrement sensible et d’actualité : l’abus sur mineur. Une mise en situation qui a permis aux futurs juristes d’aiguiser leurs compétences en argumentation, en analyse et en prise de décision. Face à un jury composé de professionnels du droit et de la justice, chaque équipe a dû défendre un raisonnement juridique structuré avec rigueur.

Concours interuniversitaire : l'Université de Bisségué rafle la mise
Lemboumba Delphine, présidente du Club des jeunes femmes juristes, lors de la finale du procès fictif 2025.

Les verdicts, différents d’une équipe à l’autre, ont illustré la complexité et la diversité d’interprétation des textes de loi, même face à un cas unique. Pour Claire Bayonne Mavoungou Ondo, étudiante de l’Université de Bissengué et présidente de la Cour du jour, la victoire est le fruit d’un travail acharné. « Nous sommes très fiers de nous ! À la prochaine édition, notre université sera toujours représentée », a-t-elle déclaré, affichant la détermination de son équipe.

Triplé gagnant et le Gabon à l’assaut de l’Afrique

L’Université de Bisségué a réalisé un véritable triplé. En plus du premier prix de la compétition, ses étudiants ont également remporté le prestigieux Prix de l’éloquence, confirmant leur maîtrise de la prise de parole, un atout indispensable dans le prétoire. Les vainqueurs ont été récompensés par un abonnement au Journal officiel, un outil essentiel pour tout juriste.

Fort de cette double victoire nationale, l’équipe a été officiellement désignée pour représenter le Gabon lors de la finale du concours « Procès fictif » prévue au Bénin en 2026. Cette consécration inscrit la performance de l’Université de Bisségué dans une dimension africaine, faisant de ces étudiants les ambassadeurs de l’excellence juridique nationale et renforçant la visibilité du pays au sein des milieux universitaires et judiciaires du continent. Tous les regards sont désormais tournés vers Cotonou où les jeunes juristes gabonais tenteront de réitérer leur exploit.

Violences faites aux femmes : Le Gabon lance 16 jours d’activisme pour appliquer la loi

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La lutte contre les violences basées sur le genre s’intensifie au Gabon. La ministre de la Femme, de la famille et de la protection de l’enfance, Élodie Diane Fouefoué Sandjoh, a officiellement lancé, le 24 novembre, une campagne de 16 jours d’activisme. Le thème national est clair : « Tous unis contre les violences faites aux femmes pour un Gabon plus juste et égalitaire ».

La cérémonie de lancement, qui s’est tenue au Centre de protection et de promotion sociale des femmes victimes de violence de Nzeng-Ayong, avait pour objectif de réaffirmer la volonté nationale de lutter activement contre ce fléau. Elle vise également à mettre concrètement en application la loi n°006/ 2021 portant élimination des violences faites aux femmes.

Plusieurs autorités et personnalités engagées de la société civile ont apporté leur soutien et partagé des témoignages poignants pour rappeler la force et le courage des victimes. Léila Joudane, représentante de l’UNFPA, l’agence des Nations-unis pour la santé sexuelle et reproductive,  a condamné avec fermeté les cas de féminicides enregistrés au Gabon ces dernières années. « Il ne s’agit pas seulement d’une campagne, mais d’un pacte social afin de permettre à chaque femme et chaque fille de vivre sans crainte », a-t-elle martelé.

De son côté, Sidonie Flore Ouwe, magistrate et présidente du Salon de la Femme, a insisté sur la nécessité de poursuivre les efforts de sensibilisation. « Nous voulons davantage sensibiliser la femme contre les violences basées sur le genre », a-t-elle affirmé. Le Centre de Nzeng-Ayong, lieu de la cérémonie, a d’ailleurs pris en charge 2 236 victimes au cours des trois dernières années, un chiffre qui illustre l’ampleur du phénomène et la nécessité d’un accompagnement renforcé. L’objectif est de favoriser l’accès à la justice, au soutien psychologique et à la reconstruction sociale.

Violences faites aux femmes : Le Gabon lance 16 jours d'activisme pour appliquer la loi

Ces 16 jours d’activisme constituent un moment fort, mais ils rappellent surtout l’ampleur du chemin qui reste à parcourir. Les structures d’accueil encore insuffisantes, les moyens limités et le silence omniprésent dans de nombreux foyers sont autant de difficultés à combattre. Cette mobilisation, bien qu’encourageante, devra s’inscrire dans une politique nationale durable, dotée de financements solides, d’un meilleur accompagnement juridique et surtout d’un changement profond des mentalités.

Gabon–France : une visite marquée par des accords structurants

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Au terme de la visite d’Emmanuel Macron à Libreville, plusieurs accords majeurs ont été conclus, ouvrant une nouvelle phase de coopération entre la France et le Gabon. Brice Clotaire Oligui Nguema a affirmé que ces engagements « marquent une étape décisive pour l’avenir de notre nation ».

Le premier accord concerne la modernisation du chemin de fer Transgabonais. Soutenu par l’Agence française de développement (AFD) et financé grâce aux fonds délégués de l’Union européenne, ce protocole répond à l’état critique d’une infrastructure vieillissante, marquée par des déraillements fréquents. Axe central du transport des passagers, mais surtout du convoyage du manganèse entre Franceville et Libreville, il fera l’objet de travaux lourds destinés à offrir «un réseau plus sûr, plus performant et véritablement au service du développement ».

Un autre engagement porte sur la gestion des déchets, devenue une urgence à Libreville. La décharge de Mindoubé est saturée, la collecte insuffisante et le pays manque d’usines de recyclage. L’appui obtenu doit permettre de repenser le système, car pour le Chef de l’État, la gestion des déchets est « un enjeu essentiel pour la santé publique, la dignité de nos villes et la protection de notre environnement ».

Le volet minier constitue également un tournant. Le président de la République a insisté sur la nécessité de mieux valoriser le manganèse grâce à la construction d’une unité nationale de transformation, assortie d’un suivi bimensuel. « Le manganèse doit être mieux valorisé sur notre sol », a-t-il rappelé, alors que le Gabon prévoit d’interdire l’exportation du minerai brut d’ici 2029. La transformation locale permettra de créer des emplois, d’augmenter les revenus publics et de structurer un véritable tissu industriel.

À l’occasion de la table ronde consacrée à la protection de la forêt du Bassin du Congo, organisée à la Baie des Rois et en présence du président français Emmanuel Macron, le Chef de l’État a abordé la question de la préservation du couvert forestier. Sur la préservation de la forêt du Bassin du Congo, Oligui Nguema a rappelé que le Gabon assume « depuis plus de cinquante ans le coût de la préservation de sa forêt, sans compensation réelle ». Il appelle désormais à « moins de déclarations, plus d’actions » et à un partenariat capable de générer des emplois, d’améliorer les revenus et de transformer la conservation en moteur de développement. « Cette situation n’est plus tenable », a-t-il insisté.

Ces décisions forment un socle destiné à renforcer la souveraineté économique du Gabon et à inscrire la coopération internationale dans une logique de bénéfices partagés. D’autres accords, moins médiatisés, ont également été signés, confirmant la densité du partenariat renouvelé entre les deux pays.

Port-Gentil : L’élection du maire annulée, nouveau vote ce 28 novembre

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L’élection du maire de Port-Gentil, qui avait porté Pascal Houangni Ambouroué à la tête de la ville, a été annulée par le ministère de l’Intérieur. L’annulation, motivée par une grave irrégularité dans la procédure de vote, impose la tenue d’un nouveau scrutin ce vendredi 28 novembre.

La décision fait suite à la saisine du gouverneur de l’Ogooué-Maritime par Jean-Philippe Douckagha, conseiller municipal membre de l’Union démocratique des bâtisseurs (UDB).

Le plaignant a dénoncé le fait que le vote initial, remporté par M. Houangni Ambouroué, s’est déroulé « à main levée ». Or, la loi organique n°001/2014, réaffirmée en janvier 2025, exige expressément un scrutin « secret et uninominal » pour la désignation du maire et de ses adjoints.

L’irrégularité constatée a été jugée suffisamment grave pour remettre en cause la validité de l’ensemble du processus électoral.

Pour garantir la légalité du processus, le ministre de l’Intérieur, Hermann Immongault, a rendu public l’arrêté n°077/MISD le 25 novembre 2025. Cet arrêté ordonne la reprise immédiate du scrutin. Le conseil municipal est donc convoqué pour un nouveau vote ce vendredi 28 novembre 2025 à la Mairie centrale. Selon les termes de l’arrêté, « Le scrutin se déroulera à bulletin secret », une mesure visant à écarter tout vice de procédure et à régulariser formellement l’élection.

Bien qu’il fût l’unique candidat en lice lors du vote initial, Pascal Houangni Ambouroué (UDB) doit désormais repasser par les urnes pour valider son mandat dans le strict respect de la loi. Théoriquement, la convocation d’un nouveau scrutin à bulletin secret pourrait permettre l’émergence d’une candidature concurrente, même si M. Houangni Ambouroué reste le favori pour l’identité du prochain maire.

Polémique autour de l’initiative du plaignant

Cette annulation a suscité une vive incompréhension et de la colère chez de nombreux Port-Gentillais. Sur les réseaux sociaux, de nombreuses voix ont dénoncé la démarche de Jean-Philippe Douckagha, le plaignant, qui est pourtant du même parti que l’élu (UDB). « Ils sont du même parti, UDB, et il a, comme tous les autres conseillers, pris une part active au vote à main levée. Pourquoi n’avait-il pas attiré l’attention de ses camarades sur cette entorse à la loi séance tenante ? », s’interroge un observateur de la vie politique.

Malgré les spéculations d’une manœuvre politique visant à écarter Houangni Ambouroué, l’UDB n’a pas opéré de changements sur ses candidats pour l’élection de vendredi prochain, confirmant qu’il s’agit visiblement d’une simple question de régularité procédurale.

Au-delà des querelles de procédure, cette annulation intervient alors que les Port-Gentillais se montrent impatients de voir leur exécutif municipal se mettre en place. Confrontée à de nombreux problèmes quotidiens, notamment en matière d’infrastructures, d’assainissement et d’accès aux services, la population espère voir le futur maire prendre ses fonctions rapidement pour s’atteler à y apporter des solutions.

Le vote de ce vendredi 28 novembre doit non seulement statuer définitivement sur l’identité du prochain maire mais surtout permettre à l’administration municipale de retrouver sa pleine légitimité pour répondre aux attentes pressantes des citoyens.

CAN 2025 : maillots contrefaits, le Gabon sous menace de sanctions records

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À moins d’un mois du début de la CAN TotalEnergies Maroc 2025, la Fédération gabonaise de football (Fegafoot) est encore au cœur d’une polémique. La Confédération africaine de football (CAF) a envoyé, le 19 novembre 2025, une mise en demeure très ferme à l’organe faîtière du football gabonais. Elle reproche à la Fegafoot de graves irrégularités concernant les équipements de la sélection nationale, jugés « non originaux ».

Le problème vient d’un équipementier nommé « Gaboma », totalement inconnu de la FIFA et de la CAF. Son logo ressemble beaucoup plus à celui d’Airness, ce qui a immédiatement éveillé les doutes. À cela s’ajoute un contrat envoyé à la CAF qui n’est même pas signé par la Fegafoot, ne précise pas clairement les parties impliquées et ne permet pas d’identifier officiellement la marque. En résumé : un équipementier fantôme.

La CAF a donc analysé les maillots envoyés le 16 novembre à Rabat. Verdict : qualité médiocre, pas de certification, pas de traçabilité, aucun brevet de marque… Ces tenues sont considérées comme potentiellement contrefaites. La CAF a donné jusqu’au 21 novembre pour régler la situation, mais ce délai est déjà passé sans solution de la part de la Fégafoot.

Pour comprendre comment on en est arrivé là, il faut revenir au mois d’octobre. Avant le match contre le Burundi à Franceville, les joueurs avaient réclamé un changement de leurs tenues. La présidence de la République serait alors intervenue en urgence, en débloquant 100 millions de FCFA pour acheter de nouveaux équipements à Paris, puis 300 millions supplémentaires pour une autre commande à Istanbul. La mission aurait été confiée à l’Office national de développement du sport (ONDS), accompagné du responsable du matériel de la Fegafoot. Pourtant, malgré toutes les instructions techniques fournies, le résultat est un fiasco.

Au final, la CAF menace le Gabon de lourdes sanctions. Si les Panthères utilisent ces fameux maillots non validés, elles pourraient payer entre 90 et 180 millions de FCFA d’amende… par match ! Et avec au moins trois rencontres au premier tour, la facture pourrait dépasser le demi-milliard de FCFA. La CAF peut même interdire totalement ces maillots.

Un scandale de plus qui tombe très mal, alors que l’ouverture de la CAN approche à grands pas et que les supporters espèrent voir les Panthères du Gabon jouer dans des meilleures conditions professionnelles.

Désordre urbain : le maire du 6e passe à l’offensive

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Daniel Nkoulou Abessolo, récemment installé à la tête de l’un des plus vastes arrondissements de Libreville, a mené, le lundi 24 novembre, une descente remarquée à l’échangeur de Nzeng-Ayong, accompagné de son équipe municipale. L’objectif était clair : mettre fin aux occupations illégales et au désordre urbain qui gangrènent ce carrefour stratégique de la capitale.

Cette opération, à la fois ferme et symbolique, marque un signe de la reprise en main de l’espace public et traduit la volonté de la nouvelle équipe d’instaurer une gouvernance axée sur l’ordre, la discipline et l’intérêt collectif.

Sur le terrain, l’intervention des autorités n’a pas tardé à provoquer la colère des commerçants concernés. Certains, très remontés, ont vu dans cette action une menace directe contre leurs moyens de subsistance. La tension a atteint son paroxysme lorsqu’un vendeur, s’adressant aux autorités, a lancé avec virulence : « Nous allons repartir voler et braquer, puisque vous voulez nous empêcher de gagner nos vies honnêtement ».

Désordre urbain : le maire du 6e passe à l'offensive
Les commerçants autour Daniel Nkoulou Abessolo.

Face à ces réactions, le maire du 6ᵉ a coupé court à toute ambiguïté. Il a réaffirmé que la démarche n’avait pas pour but d’interdire les activités commerciales, mais plutôt de rechercher une organisation plus conforme aux règles urbaines et à la sécurité de tous.

Pour désamorcer le conflit et éviter tout blocage, le maire Daniel Nkoulou Abessolo a proposé un cadre de concertation immédiat. Un rendez-vous a été fixé pour le mercredi 26 novembre à la mairie du 6ᵉ arrondissement, afin d’examiner les solutions pouvant satisfaire à la fois les commerçants et les impératifs d’aménagement urbain.

Cette prochaine rencontre pourrait marquer un tournant dans la gestion de cet espace public. À Nzeng-Ayong, l’équilibre entre l’ordre urbain et la survie économique des populations reste en effet un défi constant pour les autorités locales.