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Le rond-point d’Awendjé devient le « Carrefour Dr Marcel Eloi Rahandi Chambrier »

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Cinq ans après sa disparition, le Dr Marcel Eloi Rahandi Chambrier, premier pédiatre gabonais et figure politique majeure, donne son nom à un site emblématique de la capitale, une reconnaissance présidée par le Chef de l’État.

Le Dr Marcel Eloi Rahandi Chambrier (1930-2020) fut l’une des personnalités les plus marquantes du Gabon contemporain. Premier médecin-pédiatre du pays, il a cumulé des fonctions de haute responsabilité, de ministre à président de l’Assemblée nationale, en passant par des rôles clés dans le secteur privé. Son engagement a laissé une empreinte indélébile sur le développement national, faisant de lui une figure emblématique de l’histoire médicale et politique.

Cinq ans jour pour jour après son décès, la nation a rendu un hommage vibrant à cet homme d’État. Le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a présidé, ce lundi 27 novembre, une cérémonie à la hauteur de l’héritage laissé.

Entouré de membres du Gouvernement, du maire de Libreville et de la famille du défunt, le Chef de l’État a débuté la journée par un recueillement solennel au mausolée d’Ossengué. L’événement s’est poursuivi par le moment phare de la journée : le baptême officiel du rond-point d’Awendjé, désormais connu sous le nom de « Carrefour Docteur Marcel Eloi Rahandi Chambrier ».

Le dévoilement de la stèle commémorative, couplé à de nombreux témoignages poignants, a mis en lumière l’exemplarité du parcours de cet illustre Gabonais. Dans son allocution, le président Oligui Nguema a tenu à saluer l’héritage durable de ce pionnier de la pédiatrie et bâtisseur de progrès, dont les actions ont marqué non seulement Libreville, mais la nation tout entière.

Le rond-point d’Awendjé devient le « Carrefour Dr Marcel Eloi Rahandi Chambrier »

À travers cette reconnaissance officielle, le Gabon choisit de perpétuer la mémoire d’un homme qui a consacré sa vie au bien-être et à l’avenir de ses concitoyens. Ce nouveau « Carrefour » ne sera pas seulement un point de convergence urbain, mais un symbole mémoriel pour rappeler aux nouvelles générations la grandeur des figures qui ont participé à la construction du pays.

50 ans de la CNSS : une messe d’action de grâce marque le lancement des célébrations

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Dans le cadre solennel des célébrations marquant son cinquantième anniversaire, la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) a organisé une messe d’action de grâce. Celle-ci s’est tenue le 27 novembre en l’église Saint-Pierre de Libreville, inaugurant un moment de recueillement, de reconnaissance et de perspectives.

Cette cérémonie religieuse a réuni Olivier Rebienot Pellegrin, Directeur général de la CNSS, ainsi que de nombreux cadres et agents de l’institution. Placée sous le signe de la reconnaissance divine, la célébration a été l’occasion pour le Directeur général d’implorer la miséricorde de Dieu pour le repos des âmes des agents décédés, de demander la santé, la paix et l’harmonie pour le personnel, et d’exprimer sa gratitude envers ses collaborateurs pour leur dévouement quotidien.

50 ans de la CNSS : une messe d'action de grâce marque le lancement des célébrations

« Nous souhaitons l’intercession de Dieu dans les activités que nous menons au quotidien, c’est pourquoi nous avons jugé utile d’organiser une célébration religieuse. En plaçant Dieu au centre, nous aspirons à atteindre des objectifs tels que la paix des cœurs et l’harmonie », a déclaré Rebienot Pellegrin, justifiant cette démarche spirituelle.

Après un demi-siècle d’existence, la CNSS demeure un pilier essentiel du développement économique et social du pays. Son rôle est fondamental dans la protection sociale des travailleurs et de leurs familles. Elle assure notamment l’accès aux soins de santé, le versement des allocations familiales et la gestion des pensions des retraités, contribuant ainsi au bien-être de la population.

50 ans de la CNSS : une messe d'action de grâce marque le lancement des célébrations

Pour ce cinquantenaire, le Directeur général a réaffirmé l’ambition de l’institution d’atteindre pleinement les objectifs de performance et d’efficacité. « Ce qui est important pour la CNSS est d’atteindre les réformes mises en place pour nous permettre d’être meilleurs », a-t-il souligné.

À travers l’organisation de cette messe, l’institution réaffirme son attachement non seulement à l’excellence administrative et à la performance, mais aussi à la reconnaissance du travail accompli au service des assurés et de la nation.

Environnement et Sécurité : Libreville, carrefour du «nexus climat-sécurité-environnement»

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Libreville accueille du 26 au 28 novembre un atelier régional stratégique visant à renforcer la capacité des pays d’Afrique centrale à gérer l’interaction croissante entre le changement climatique, la sécurité et l’environnement.

Co-organisé par le Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale (UNOCA) et l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), l’événement réunit à l’hôtel Hibiscus de Louis les représentants des États, des experts et des acteurs institutionnels de la sous-région.

Dans son discours d’ouverture, Abdou Abarry, Chef de l’UNOCA, a martelé l’urgence d’intégrer la dimension climatique dans les politiques de paix. Il a souligné que l’Afrique centrale, bien que faible émettrice de gaz à effet de serre, est extrêmement vulnérable aux impacts du climat qui menacent directement les ressources, les populations et la stabilité sociale. La rencontre vise à bâtir des mécanismes de résilience, d’alerte précoce et de coopération régionale.

De son côté, Fademba Madakome Waguena (OIF) a appelé à une solidarité francophone pour élaborer des politiques publiques cohérentes et une action collective face aux défis environnementaux et sécuritaires étroitement liés.

Le ministre de la Réforme, François Ndong Obiang (assurant l’intérim des Affaires étrangères), a exprimé la fierté du Gabon d’accueillir cette rencontre stratégique. Il a réaffirmé le rôle déterminant du pays dans la préservation du Bassin du Congo et l’importance d’intégrer les risques climatiques dans la planification nationale.

Environnement et Sécurité : Libreville, carrefour du «nexus climat-sécurité-environnement»

Au terme de ces trois jours, les participants sont attendus pour formuler des recommandations concrètes et des actions ciblées. L’objectif est clair : anticiper les crises futures, prévenir les tensions liées aux ressources naturelles et consolider la paix en Afrique centrale, marquant ainsi un pas vers une gouvernance régionale plus résiliente et durable.

Guinée-Bissau : la démocratie prise en otage par un « putsch » aux allures de coup monté

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L’instabilité chronique de la Guinée-Bissau a de nouveau frappé. Alors que le pays attendait les résultats officiels d’une élection présidentielle contestée, l’armée a brutalement mis fin au suspense dans un bruit de bottes et de tirs. Mais derrière l’annonce d’un coup d’État, les observateurs s’interrogent : l’armée a-t-elle pris le pouvoir pour elle-même, ou s’agit-il d’une manœuvre désespérée du président sortant pour ne pas admettre sa défaite ? Un scénario qui, s’il se confirmait, signerait un effondrement encore plus profond de la confiance démocratique.

Le processus électoral, déjà tendu par la guerre des communiqués entre le président sortant Umaro Sissoco Embalo (qui revendiquait 65% des voix) et son rival Fernando Dias (soutenu par le PAIGC), a été interrompu brutalement le jeudi 26 novembre. Alors que les tendances pointaient vers une défaite d’Embalo, des coups de feu ont retenti à Bissau. Le chef de la résidence présidentielle, Denis N’Canha, a annoncé la prise de contrôle du pays, la fermeture des frontières et l’arrestation de plusieurs personnalités, y compris le président Embalo lui-même, justifiant cette action par la nécessité de déjouer un plan de déstabilisation impliquant des barons de la drogue.

Le « prisonnier » qui téléphone

Alors qu’il était officiellement « mis aux arrêts », le président Umaro Sissoco Embalo continuait de communiquer au téléphone avec des journalistes. « Je ne dois pas vous parler longtemps sinon ils vont m’arracher le téléphone », aurait-il déclaré à l’un d’eux, confirmant lui-même son propre renversement et son arrestation. Cette situation, inimaginable pour un chef d’État qui vient d’être déposé par un putsch militaire, a immédiatement alimenté les rumeurs d’une mise en scène ou d’un coup d’État monté de toute pièce.

La surprise est d’autant plus grande que les missions d’observation de la CEDEAO et de l’Union Africaine ont publié un communiqué conjoint le 26 novembre, saluant le déroulement du scrutin dans les règles de l’art. Les observateurs y affirment avoir rencontré les deux principaux candidats qui les avaient « assurés de leur volonté de respecter le choix du peuple ». Aujourd’hui, ils « déplorent cette tentative flagrante de perturber le processus démocratique et les acquis obtenus jusqu’à présent », et exigent la libération des responsables électoraux pour que le processus « suive son cours normal jusqu’à son terme ».

Malgré la pression internationale, les militaires ne semblent pas disposés à reculer. Ce 27 novembre, ils ont mis en place un couvre-feu et désigné le général Horta N’tam comme « président de la transition » pour une durée d’un an. Le président Embalo, lui, est désormais détenu au siège de l’État-major.

Le pari risqué d’un putsch simulé

Face à ce scénario rocambolesque, le journaliste Francis Kpatinde, spécialiste de l’Afrique de l’Ouest et maître de conférences à Sciences Po Paris, a avancé ce 27 novembre sur RFI une hypothèse dérangeante sur les motivations réelles derrière ce coup de force. Selon lui, la question essentielle demeure : « A qui profite le putsch ? ». Il n’hésite pas à pointer du doigt le président Embalo lui-même. « À Umaro Sissoco Embalo, il ne faut pas l’exclure. Si tel était le cas, ça signifierait qu’il a préféré se dessaisir au profit de l’armée plutôt que d’admettre le fait d’avoir été battu dans les urnes par un opposant mineur, quoique soutenu par le parti historique, le PAIGC », insiste-t-il.

Si cette lecture s’avérait exacte, ce serait une manœuvre d’une extrême audace. Francis Kpatinde conclut sur l’énorme danger de ce coup de poker politique. « Alors, si tel était le cas, le président sortant aurait fait un pari risqué, car il est rare que des militaires putschistes, en tout cas en Afrique, se dessaisissent du pouvoir au profit d’un autre », assène-t-il.

La Guinée-Bissau est désormais suspendue aux intentions réelles de ses nouveaux maîtres militaires, qui pourraient bien s’avérer plus redoutables et moins manipulables que ce que l’architecte de cette crise, quel qu’il soit, aurait pu imaginer.

Assemblée nationale : Onanga Ndiaye lance la modernisation du règlement intérieur

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Pour sa première séance de travail depuis son élection, le président de l’Assemblée nationale, Michel Régis Onanga Ndiaye, a réuni le Bureau de la 14ème législature, le 25 novembre. L’objectif de cette rencontre avait pour objectif de remettre à plat les outils internes qui encadrent le fonctionnement de l’institution et de planifier la formation des nouveaux députés.

« Nous voulons un règlement intérieur plus clair, plus moderne et aligné sur les exigences de la Vᵉ République. C’est un outil essentiel pour améliorer la qualité de nos débats et renforcer la transparence institutionnelle », a indiqué le président de la première chambre du Parlement, en ouverture des échanges avec ses collaborateurs. En plaçant cette déclaration au centre du débat, Michel Régis Onanga Ndiaye a donné le ton d’une réunion axée sur la nécessité de réajuster les textes aux réalités du moment, après plusieurs années de pratique parlementaire marquées par des évolutions politiques rapides.

Assemblée nationale : Onanga Ndiaye lance la modernisation du règlement intérieur
Le séminaire d’intégration destiné aux élus est une obligation.

L’autre sujet majeur, à l’ordre du jour, était l’organisation d’un séminaire d’imprégnation destiné aux élus. Un passage obligé en début de législature, mais qui prend cette fois un relief particulier dans un contexte de renouvellement institutionnelle et de montée en puissance des attentes citoyennes. « Renforcer les capacités des députés, c’est renforcer l’institution elle-même », a précisé le président de l’Assemblée nationale, rappelant que l’efficacité du travail parlementaire repose aussi sur la maîtrise des procédures, des outils de contrôle et des mécanismes législatifs.

Au-delà de ces deux points, les membres du Bureau ont également passé en revue plusieurs aspects pratiques du fonctionnement quotidien de l’Assemblée nationale : coordination entre les services, organisation interne des travaux, gestion des commissions et calendrier des prochaines étapes. Des questions essentielles, qui conditionnent la fluidité du travail parlementaire et la mise en œuvre des réformes annoncées.

Cette première réunion marque ainsi le début d’une phase de réajustements internes, avec l’ambition d’outiller les députés et de moderniser les pratiques de l’institution.

L’AGASA ferme des commerces à Akanda pour insalubrité et produits périmés

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Plusieurs établissements de distribution de la commune d’Akanda ont été fermés suite à une opération de contrôle choc menée le 25 novembre par la Brigade d’inspection de l’Agence gabonaise de sécurité alimentaire (AGASA). Cette intervention, menée dans le cadre de la surveillance du secteur alimentaire, visait à évaluer rigoureusement les conditions sanitaires et d’hygiène appliquées par ces structures.

Les résultats de cette inspection sont jugés particulièrement préoccupants et présentent un risque direct avéré pour la santé publique. Les équipes ont constaté de nombreuses infractions. Un total impressionnant de 1786 produits dont la date limite de consommation était dépassée a été immédiatement retiré de la vente, certains étant même destinés à la nutrition infantile.

L'AGASA ferme des commerces à Akanda pour insalubrité et produits périmés

Les inspecteurs ont également identifié 34 articles dont la qualité était altérée ou ne garantissait plus la sécurité des consommateurs. Par ailleurs, 339 produits étaient dépourvus de tout étiquetage obligatoire, rendant impossible leur traçabilité et leur conformité réglementaire. L’état d’insalubrité de certains locaux, jugé incompatible avec les normes minimales d’hygiène, a renforcé la gravité de la situation.

Face à l’ampleur et à la gravité des infractions constatées, des mesures conservatoires ont été prises sans délai. Les établissements concernés ont été fermés et l’ensemble des produits impropres à la consommation a été détruit sur place, conformément aux dispositions réglementaires en vigueur.

Cette opération rappelle l’importance d’un contrôle rigoureux et permanent dans le secteur alimentaire afin de garantir la sécurité des populations et de préserver la confiance des consommateurs gabonais.

Nzeng-Ayong : matraque rangée, le maire dialogue avec les commerçants

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Trois jours seulement après sa prise de fonction, le nouveau maire du 6 arrondissement de Libreville, Daniel Nkoulou Abessolo, a reçu le 26 novembre, à la mairie, les commerçants installés illicitement à l’échangeur de Nzeng-Ayong. Cette rencontre visait à identifier des solutions immédiates pour permettre à ces derniers d’exercer leurs activités dans un cadre plus sécurisé.

Dès l’ouverture des échanges, le maire a affiché une détermination claire quant à la nécessité de rétablir l’ordre dans l’espace public. « Ce pays ne peut pas se développer si nous continuons à vivre dans l’anarchie », a-t-il déclaré, rappelant l’urgence de relocaliser ces activités commerciales vers un site viable, loin du danger permanent que représente la zone de l’échangeur, où certains vendeurs exercent même sous l’infrastructure.

Face aux autorités municipales, les commerçants ont salué l’initiative du dialogue, expliquant la difficulté de la situation actuelle et l’inefficacité des interventions purement répressives. « Il fallait impérativement trouver des solutions pour éviter le scénario qui se fait souvent : quand les autorités arrivent, les commerçants s’en vont… et après, ils reviennent », a expliqué leur représentant, Sanda Rezenbruick.

Nzeng-Ayong : matraque rangée, le maire dialogue avec les commerçants
Quelques commerçants de l’échangeur Nzeng-Ayong.

Au terme de la réunion, plusieurs mesures transitoires ont été annoncées. Certains commerçants seront redéployés dans les marchés reconnus de la commune, en attendant la mise à disposition d’un nouvel espace capable d’accueillir tous les vendeurs concernés. Par ailleurs, dix commerçants ont été inscrits au programme de nettoyage du 6ᵉ arrondissement, rémunéré à 5 000 francs CFA par jour, afin de leur permettre de maintenir leurs revenus durant cette phase de transition.

Pour les vendeurs, la satisfaction reste partielle, même si le climat de concertation est apprécié.

« On n’est pas totalement satisfaits, mais il y a déjà des pistes de solutions. Par rapport à d’autres maires… quand ils venaient, c’était la force. Mais là, on s’est concerté, on discute », a indiqué leur porte-parole devant près d’une centaine de commerçants mobilisés.

Malgré leurs réserves, les commerçants ont unanimement décidé de faire confiance à cette nouvelle autorité municipale, convaincus de sa volonté d’apporter un changement durable. De son côté, Daniel Nkoulou Abessolo a réitéré son engagement à assainir l’arrondissement tout en préservant le gagne-pain des populations. Tout au long de la séance, il a martelé que « Force reste à la loi ».

Reste désormais à savoir si cette dynamique se traduira en actions concrètes, capables de concilier ordre public et survie économique. Libreville doit être assainie, mais ceux qui la font vivre doivent également continuer à vivre dignement.

Derrière les murs fragilisés : l’avenir de l’IST se fissure

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L’Institut supérieur de technologie (IST) de Bikélé Zong est fermé depuis le 20 novembre 2025 suite à la résiliation de son contrat de location. Face à l’incertitude et à la menace qui pèse sur l’enseignement technologique gabonais, le Syndicat national des enseignants et chercheurs (SNEC-IST) a appelé d’urgence, le 26 novembre, la Présidence de la République à une rencontre de crise.

Cette fermeture n’est que la dernière alerte. En février 2024, les cours avaient déjà été suspendus en raison de la dégradation avancée des bâtiments. La situation a récemment été dramatisée par la chute d’un étudiant, blessé après qu’un morceau de gravats s’est détaché d’un mur.

Le problème de fond est la résiliation du contrat de location par le propriétaire privé. Selon le SNEC-IST, l’État s’était engagé à assurer le paiement des loyers peu après l’installation de l’école il y a plus de dix ans. Cependant, aucun paiement n’aurait été honoré jusqu’à ce jour. « Ce qui devait arriver arriva », a déploré Hugues Maganga, président du syndicat, évoquant l’abandon progressif d’un établissement qui forme des cadres techniques depuis trois décennies.

Derrière les murs fragilisés : l'avenir de l'IST se fissure
Le bâtiment de l’IST fermé jusqu’à nouvel ordre.

Dans sa communication, le syndicat a rappelé l’importance stratégique de l’institut pour le développement industriel du pays. L’IST est un acteur majeur de la recherche nationale et forme des techniciens et ingénieurs dans des filières cruciales comme le génie énergétique, le biomédical, le génie civil et agricole, ou encore les sciences informatiques. Malgré son rôle clé, l’institut souffre d’un manque criant de moyens : infrastructures, logements étudiants, moyens roulants, services sociaux et financements. Une situation qui, selon les enseignants, contredit les ambitions de la République.

Face à l’urgence, le SNEC-IST appelle à une rencontre de crise immédiate. Elle devrait mobiliser la tutelle, le ministère des Finances, le ministère de l’Habitat et des Travaux publics, sous l’égide de la Présidence de la République. « Ce qui se fait sans nous, pour nous, est contre nous », ont averti les enseignants, affirmant leur détermination à défendre l’avenir de l’institution et des milliers d’étudiants inscrits. L’issue de cette crise, qui dure depuis près d’une décennie, dépend désormais d’une réponse rapide et concrète des autorités. C’est tout l’avenir de l’enseignement technologique gabonais qui est en jeu.

Ligue des champions : le doublé express d’Aubameyang offre la victoire à l’OM

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L’Olympique de Marseille a signé une victoire importante mardi soir au stade Vélodrome en disposant de Newcastle United, sur le score de 2-1. Menés dès le début de la rencontre après un but encaissé à la 6ᵉ minute, les Marseillais ont d’abord douté avant de réagir avec puissance. Le public, d’abord crispé, a pu retrouver de la voix lorsque l’OM s’est progressivement repris dans le jeu.

Au retour des vestiaires, Pierre-Emerick Aubameyang a totalement renversé le match. L’attaquant gabonais, expérimenté et toujours très vif, s’est illustré dès la 46ᵉ minute en égalisant d’un tir précis à la suite d’une belle action collective. Quelques instants plus tard, à la 50ᵉ minute, il a surgi une nouvelle fois dans la surface pour donner l’avantage à son équipe en ajustant le gardien anglais. Deux buts en quatre minutes, un exploit qui a fait exploser un Vélodrome bouillant et fait basculer la rencontre du côté olympien.

Au-delà du résultat sportif, Aubameyang a rappelé qu’il demeure un élément incontournable du football européen. À 36 ans, il continue de répondre présent dans les grands événements en affichant une détermination et une efficacité admirables. Cette prestation met en lumière la capacité des joueurs gabonais à s’imposer au plus haut niveau et démontre que le Gabon regorge de talents capables de briller face aux meilleures équipes du continent.

Cette réussite est aussi un message fort pour la jeunesse sportive gabonaise qui voit en Aubameyang une source de motivation et d’inspiration. Dans un contexte où le football au pays traverse des périodes difficiles, de tels exploits offrent fierté et espoir aux supporters des Panthères et à tout un peuple passionné de football.

Avec cette victoire, l’OM se relance parfaitement dans la course à la qualification européenne et peut désormais aborder la suite de la compétition avec plus de confiance. Quant à Aubameyang, il prouve une fois de plus qu’il reste l’un des ambassadeurs les plus brillants du football gabonais sur la scène internationale.

Mairie de Port-Gentil : l’UDB maintient Houangni Ambouroué et ferme la porte au suspense

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Le Secrétaire général (SG) de l’Union démocratique des bâtisseurs (UDB), Mays Mouissi, a mis un terme au suspense entourant la reprise du scrutin à la mairie de Port-Gentil. Dans une note publiée ce 26 novembre, il a confirmé l’intégralité des candidats du parti pour l’élection qui devra être reprise ce vendredi 28 novembre.

Le SG précise clairement que cette décision résulte de l’application des « Très Hautes instructions » du président fondateur du parti.

L’équipe est ainsi intégralement reconduite : Pascal Houangni Ambouroué pour le poste de maire central, secondé par Urbain Makoumbi (1er Adjoint), Ingrid Leyoubou Swagath (2e Adjoint), Tony Mboumi (3e Adjoint) et Boubacar Ngouwa Guino Mayaki (4e Adjoint).

Un simple vote de régularisation procédurale

Cette confirmation sans équivoque vient définitivement étayer l’analyse selon laquelle l’annulation n’était qu’une question de pure forme. L’équipe qui avait pris part au vote du 9 novembre, annulé suite à la requête du Conseiller UDB Jean-Philippe Douckagha dénonçant le scrutin à main levée, est reconduite à l’identique.

Le maintien des mêmes candidats prouve que l’annulation n’était pas un désaveu politique, mais bien l’impératif de se conformer à la loi organique exigeant un scrutin secret et uninominal.

Fort de sa majorité écrasante au Conseil municipal, l’UDB s’attend à ce que son candidat remporte haut la main cette élection de régularisation. Pour garantir la discipline des troupes lors du scrutin à venir, le SG a lancé un avertissement ferme aux conseillers municipaux. « Les Compagnons Bâtisseurs qui ne respecteraient pas les présentes orientations s`exposent à des sanctions disciplinaires », a-t-il menacé.

Ce vote de vendredi permettra à l’équipe d’obtenir sa pleine légitimité légale afin de s’atteler sans délai aux chantiers prioritaires de la capitale économique.