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50 Ans de la CNSS : les pionniers à l’honneur et le défi de la transformation

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La Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) a célébré son 50e anniversaire par une cérémonie solennelle de remise de médailles, le 28 novembre 2025, au siège de l’institution à Rénovation. L’événement, qui a mis à l’honneur les agents pionniers et méritants, a aussi été l’occasion de souligner le défi de la transformation pour l’institution gabonaise de protection sociale, créée en 1975.

L’événement s’est déroulé en présence de Nadine Nathalie Awanang Anato, ministre des Affaires sociales, Dr Olivier Rebienot Pellegrin, Directeur général de la CNSS, et Viviane Milingui Kassa, Secrétaire général adjoint du ministre du Travail.

50 Ans de la CNSS : les pionniers à l'honneur et le défi de la transformation

Hommage aux bâtisseurs et agents méritants

Le devoir de mémoire et la gratitude étaient au cœur des prises de parole. Après la messe d’action de grâce dite la veille, le 27 novembre, par l’archevêque de Libreville, Mgr Patrick Iba-Ba, en l’église Saint-Pierre, les célébrations commencées par ce moment de recueillement se sont ainsi poursuivies le 28 novembre. La cérémonie a été l’occasion de saluer la mémoire des agents disparus et de ceux qui ont consacré leur vie à la Caisse, reconnaissant ainsi les sacrifices souvent invisibles mais permanents inhérents à leur engagement.

Le Directeur général, Olivier Rebienot Pellegrin, a insisté sur l’importance du passé comme boussole pour l’avenir. « Celui qui ne sait pas d’où il vient ne peut savoir où il va », a-t-il affirmé.

Il a également souligné le devoir de mémoire et l’importance du rôle de chaque acteur de la CNSS. « Rendre hommage aux hommes justes qui ont contribué au rayonnement de la CNSS, aux pionniers, aux agents qui ont œuvré avec détermination, aux partenaires sociaux et à nos assurés », a-t-il déclaré.

98 médaillés, symbole d’un engagement durable

Point d’orgue de cette journée, la remise des médailles du travail a célébré la fidélité et le dévouement des employés. Au total, 98 agents ont été honorés pour leurs 10, 20 et 30 années de service, recevant des distinctions en bronze, argent et or. François Alain Mboumba a été particulièrement mis à l’honneur avec la médaille d’or pour ses trente années de service, tandis que le Directeur Général recevait la médaille d’honneur de la prévoyance sociale.

50 Ans de la CNSS : les pionniers à l'honneur et le défi de la transformation

Si le passé est célébré, l’avenir exige une transformation. Dans sa déclaration, la ministre des Affaires sociales a loué la constance de la CNSS, notant que l’institution, depuis 1975, « est restée fidèle à sa mission malgré les crises et les réformes ».

Cependant, le Directeur général, Dr Olivier Rebienot Pellegrin, a posé un diagnostic sans appel sur l’enjeu stratégique actuel. L’institution est à un « tournant décisif : réussir sa transformation ou échouer », a-t-il affirmé. Il a insisté sur l’impératif de cette mue pour que la CNSS puisse continuer d’assurer sa mission de protection et de solidarité auprès des travailleurs.

Cette cérémonie prend ainsi une symbolique forte, intervenant en pleine phase de réorganisation. Elle traduit la volonté de la direction de valoriser les compétences, de préserver et de renforcer le climat social interne, tout en préparant la CNSS à relever les défis de son prochain demi-siècle d’existence.

Refonder les partenariats : le Porte-parole de la Présidence détaille la nouvelle diplomatie gabonaise

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Le Porte-parole de la Présidence de la République a animé, le28 novembre, une conférence de presse au Palais du Bord de mer pour présenter les récentes actions du Chef de l’État. Ce rendez-vous avec les médias a permis à Théophane Junior Nzame-Nze Biyoghe de faire le point sur plusieurs dossiers majeurs, illustrant un Gabon en pleine transformation.

Nzame-Nze Biyoghe est longuement revenu sur la visite du président français Emmanuel Macron, les 23 et 24 novembre à Libreville. Il a souligné le caractère stratégique de cette rencontre, qui affirme une volonté de refonder la coopération entre le Gabon et la France sur des bases d’égalité et de bénéfices directs pour les citoyens.

Il a également mis en avant la signature d’un protocole AFD–Union européenne dédié à la modernisation du Transgabonais, considéré comme un projet clé pour dynamiser le transport des marchandises et soutenir l’économie nationale. Toujours selon le Porte-parole de la Présidence, la visite de plusieurs grands chantiers à Libreville (Cité de la démocratie, Cité Émeraude, Institut français du Gabon, Baie des rois) reflète l’avancement concret des projets de modernisation du pays.

Au cours de sa communication, le Porte-parole a aussi évoqué la participation de la première personnalité de la République au Sommet UA–UE de Luanda, les 24 et 25 novembre. Le Gabon y a défendu une Afrique plus influente dans les décisions internationales, combattu la prolifération d’armes dans la région et mis en lumière les avancées de la transition politique, soutenues par le Plan national de croissance et de développement 2026-2030. L’État gabonais s’est également félicité des rencontres bilatérales menées en marge du sommet, qui ouvrent de nouvelles perspectives de coopération.

Exigences présidentielles sur les chantiers intérieurs et la souveraineté

Sur le plan intérieur, Théophane Nzame-Nze Biyoghe a rappelé que le chef de l’État accorde une grande attention au bon déroulement des projets menés avec le groupe Porteo, notamment la route Alembe–Mikouyi et le futur centre national de données. Le respect des délais, la qualité des ouvrages et les normes environnementales constituent, a-t-il précisé, des exigences présidentielles.

Il a également réaffirmé la volonté du gouvernement de transformer localement les ressources minières, en particulier le manganèse, afin de créer davantage d’emplois qualifiés et de renforcer la valeur ajoutée nationale.

La Présidence de la République a voulu insister sur l’action de l’État, engagé sur tous les fronts : diplomatie d’influence, projets structurants et souveraineté économique. Un message clair : le Gabon avance, et la transition à l’œuvre vise des résultats concrets pour les populations.

Gabon : Oyima exige une administration tournée vers les résultats

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Le Vice-président du Gouvernement par intérim, Henri-Claude Oyima, a présenté jeudi 27 novembre une nouvelle méthodologie destinée à renforcer la coordination de l’action gouvernementale durant la période d’intérim. Cette démarche vise à passer d’une logique d’annonce à une logique d’exécution, afin d’améliorer la mise en œuvre des décisions publiques et de réduire les lenteurs administratives persistantes.

C’est dans cet esprit qu’Henri-Claude Oyima, a ouvert la rencontre Face aux membres du Gouvernement et aux responsables administratifs, il a rappelé la nécessité de rompre avec les pratiques déclaratives pour privilégier des résultats concrets. « Les annonces, les intentions sont dépassées. Nous entrons dans le plan de l’exécution », a-t-il lancé, donnant le cap de la démarche engagée.

Le Secrétaire général du Gouvernement, Abdu Razzaq Guy Kambogo, a ensuite présenté les principaux dysfonctionnements observés dans la chaîne administrative : manque de circulation de l’information, faiblesse du partage entre services, non-respect des procédures et incohérences dans la hiérarchie décisionnelle. Selon lui, ces failles constituent un frein majeur à la performance de l’administration. « L’administration gabonaise doit se performer pour mieux répondre aux attentes de la population », a-t-il souligné.

Gabon : Oyima exige une administration tournée vers les résultats
L’administration gabonaise est appelée à se réinventer.

La nouvelle méthodologie proposée vise ainsi à harmoniser les pratiques internes et à instaurer un cadre opérationnel commun pour tous les services. « Cette administration doit, pour mieux reprendre et mieux exécuter ses missions, intégrer une méthodologie qui permette une meilleure circulation d’informations, un meilleur partage, mais aussi le respect des procédures et de la hiérarchie », a précisé Abdu Razzaq Guy Kambogo.

En toile de fond, cette initiative s’inscrit dans une volonté de gouvernance plus rigoureuse et orientée vers les résultats, à l’aube de 2026. Elle marque également une étape dans la volonté du Gouvernement de renforcer la cohérence interne de l’action publique, au moment où les attentes sociales exigent des réponses plus rapides et mieux coordonnées.

Digitalisation au Gabon : le Sénat alerte sur la fracture numérique

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Le ministre de l’Économie numérique, de la digitalisation et de l’innovation, Mark-Alexandre Doumba, a présenté le 27 novembre au Sénat l’Ordonnance n°0006/PR du 12 août 2025 portant réglementation de la digitalisation en République gabonaise. Ce texte, accompagné de son projet de loi de ratification, vise à instaurer un cadre juridique moderne pour la dématérialisation de l’administration.

Le texte soumis aux sénateurs entend organiser la dématérialisation des procédures administratives, améliorer la transparence de l’action publique et garantir un accès équitable aux services numériques. Il s’inscrit également dans une logique de sécurisation des systèmes d’information et de stimulation de l’économie numérique.

Lors de son intervention devant la commission, le ministre Doumba a détaillé la feuille de route du gouvernement en matière de digitalisation. Celle-ci se décline en plusieurs étapes clés, allant du passage de l’administration papier au numérique (e-gouvernement) à l’usage de l’intelligence artificielle pour une administration proactive (smart-gouvernement). Entre ces deux extrêmes, on retrouve le mobile-gouvernement (accès depuis n’importe quel lieu), l’open-gouvernement (données publiques accessibles aux citoyens) et le digital-gouvernement (optimisation du patrimoine informationnel).

Digitalisation au Gabon : le Sénat alerte sur la fracture numérique
Le Gabon trace sa feuille de route numérique.

Les inégalités d’accès au cœur des débats

Toutefois, une voix critique s’est fait entendre : la présidente du Sénat de la transition, Paulette Missambo, a alerté sur les inégalités criantes d’accès aux services numériques, y compris dans la capitale. « Je pense qu’on aurait gagné à avoir un plan de digitalisation des services publics, notamment pour Libreville. Nous représentons l’arrière-pays. Même à Libreville, tout le monde n’est pas logé à la même enseigne », a-t-elle déclaré.

Son intervention met en lumière que certaines zones de Libreville restent mal desservies, faute d’infrastructures fiables ou d’accompagnement adapté. Elle rappelle ainsi que la transformation numérique doit impérativement être pensée pour l’ensemble des citoyens, y compris dans les territoires moins connectés.

L’ordonnance et le projet de loi de ratification feront l’objet d’un examen au fond par les sénateurs. L’accent sera mis sur l’accessibilité et l’équité des services, afin que cette transition bénéficie réellement à l’ensemble des Gabonais.

Gabon-FAO : le « tout-local », bientôt un projet pilote pour révolutionner la filière avicole

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Le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a accordé, le 27 novembre, une audience à Athman Mravili, Coordinateur du Bureau sous-régional de l’Organisation des Nations Unis pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) pour l’Afrique centrale. Cette rencontre de haut niveau a été consacrée à l’examen des appuis techniques et stratégiques que l’organisation internationale entend apporter au Gabon dans la mise en œuvre de sa politique de souveraineté alimentaire.

Le Chef de l’État a rappelé, d’entrée, que le Gabon se dirige vers l’arrêt total des importations de poulet de chair dès janvier 2027. Pour atteindre cet objectif, il a insisté sur un point central : la réussite de cette transition agricole repose en grande partie sur l’engagement des jeunes, appelés à devenir les principaux acteurs de la production nationale. Une enveloppe de 5 milliards de FCFA est d’ailleurs mise à leur disposition pour financer leurs projets. Cependant, le président Brice Clotaire Oligui Nguema déplore le faible nombre de demandes enregistrées jusqu’ici.

Pour soutenir cette dynamique, le coordinateur de la FAO a annoncé le lancement d’un projet pilote dans la Ngounié, qui sera destiné à servir de modèle pour les autres provinces. Ce programme doit notamment permettre de former et d’équiper des jeunes agripreneurs afin de renforcer leur capacité productive et d’assurer l’approvisionnement du marché national au terme des importations.

Gabon-FAO : le « tout-local », bientôt un projet pilote pour révolutionner la filière avicole
Pour Oligui Nguema les jeunes doivent se mobiliser pour relancer la production avicole.

Athman Mravili a souligné l’importance d’une mobilisation collective pour accompagner cette mutation du secteur. « Toutes les forces vives doivent travailler ensemble pour accompagner le gouvernement dans cet esprit et accompagner aussi les producteurs à entamer cette nouvelle phase de production nationale », a-t-il affirmé. Non sans ajouter: « On a parlé d’agriculture, mais également des questions climatiques et aussi des relations traditionnelles fortes et importantes entre la FAO et le gouvernement gabonais ».

En plaçant la jeunesse au cœur de la filière avicole, les autorités entendent créer un vivier d’entrepreneurs capables de dynamiser l’emploi local, de moderniser les méthodes de production et de sécuriser les volumes nécessaires à la consommation du pays.

Port-Gentil : Pascal Houangni Ambouroué plébiscité et légitimé par le second scrutin

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La saga de l’élection municipale à Port-Gentil a pris fin avec la réélection massive de Pascal Houangni Ambouroué (UDB) lors du nouveau scrutin de ce 28 novembre. Le vote avait été ordonné par le ministère de l’Intérieur pour corriger un vice de procédure : le premier scrutin s’était tenu à main levée, contredisant l’exigence légale d’un scrutin secret et uninominal.

Le nouveau vote à bulletin secret a balayé toute incertitude : tous les conseillers présents ont voté pour Houangni Ambouroué. Cette majorité écrasante de 100 % provient de l’ensemble du Conseil municipal, incluant les conseillers du Parti démocratique gabonais (PDG) et les indépendants, en plus des membres de l’Union démocratique des bâtisseurs (UDB).

Le nouveau bureau municipal, désormais formellement légitime, voit l’élection, aux côtés du maire, de ses quatre adjoints, tous membres de l’UDB : Urbain Makoumbi comme premier adjoint, suivi d’Ingrid Leyoubou Swagath, de Tony Mboumi, et enfin de Boubacar Ngouwa Guino Mayaki.

Cette démonstration d’unité interne intervient malgré la polémique suscitée par la démarche du plaignant, issu du même parti. L’UDB a réussi à clore ce débat, soulignant qu’il s’agissait avant tout d’une victoire de la régularité procédurale. Au-delà des querelles administratives, cette annulation de scrutin a retardé la mise en place d’une équipe municipale attendue de pied ferme par les Port-Gentillais.

Le nouveau maire est un acteur connu et respecté de la scène politique locale et nationale, dont le plébiscite à 100 % est un signal politique fort. Ce soutien massif, transcendant les clivages politiques, doit maintenant être traduit en actions concrètes pour la population. La capitale économique fait face à des problèmes quotidiens importants : l’état des infrastructures nécessite des investissements urgents, l’assainissement reste un défi majeur, tout comme l’amélioration générale de l’accès aux services.

L’installation rapide de Houangni Ambouroué et de son équipe est essentielle pour que l’administration municipale retrouve sa pleine légitimité sur le terrain et entame les travaux de reconstruction et de gestion urgents.

L’UOB au cœur de l’employabilité et de l’entrepreneuriat jeune

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L’Université Omar Bongo (UOB) a vibré au rythme des Journées de l’employabilité et de l’entrepreneuriat le 27 novembre. Organisé par le Centre de compétences professionnelles et entrepreneuriales Zita Oligui Nguema, cet événement majeur vise à catalyser l’ambition des jeunes, les incitant à saisir les opportunités et à transformer leurs aspirations en projets concrets au service du développement gabonais.

La forte affluence observée lors de cette journée est le signe d’une jeunesse gabonaise résolument ambitieuse et déterminée. Les participants, majoritairement étudiants, ont pu échanger directement avec des recruteurs, affûter leurs outils professionnels lors d’ateliers (notamment sur la rédaction d’un CV percutant) et bénéficier du partage d’expériences de plus d’une cinquantaine de partenaires.

L’événement s’étale sur trois jours, offrant aux participants l’occasion de renforcer leurs compétences, d’élargir leur réseau et d’identifier des opportunités porteuses. Des secteurs clés comme l’alimentation, l’agroalimentaire, l’immobilier et les services de proximité sont mis en avant, car ils constituent de puissants leviers pour l’autonomie économique et la création de valeur sur les campus et au-delà.

Malgré les défis persistants, notamment l’accès au financement et le développement des compétences, la forte mobilisation témoigne d’un intérêt capital pour ces thématiques.

« Les opportunités entrepreneuriales sont nombreuses. Avec de la détermination, de la créativité et un bon accompagnement, chaque jeune peut transformer ses idées en projets concrets », a affirmé Syrielle-Zora Nzigou, directrice générale du Centre national des œuvres universitaires.

L'UOB au cœur de l'employabilité et de l'entrepreneuriat jeune

L’UOB et le Centre Zita Oligui Nguema ont ainsi créé une plateforme essentielle pour soutenir les jeunes et leur fournir des solutions pour leur réussite. Ces Journées représentent une excellente chance pour la jeunesse gabonaise de prendre son avenir en main et d’être un moteur du développement national.

CAN 2025 : La FEGAFOOT officialise AB Sport en « contrat express » pour calmer la CAF

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Sous pression après le rappel à l’ordre de la Confédération africaine de football (CAF) concernant la non-conformité des maillots, la Fédération gabonaise de football (FEGAFOOT) annonce un contrat d’urgence de six mois avec AB Sport. Ce choix vise à garantir la participation des Panthères à la CAN 2025, tout en assurant l’ouverture d’un appel d’offres international pour le long terme.

Réunie en urgence pour répondre aux exigences réglementaires de la CAF, la Fédération gabonaise de football (FEGAFOOT) a procédé à la désignation de son nouvel équipementier. Après une consultation restreinte, AB Sport a été officiellement retenu pour habiller les Panthères du Gabon en vue de la TotalEnergies CAF Coupe d’Afrique des Nations Maroc 2025.

La fédération a pris cette décision à la suite d’une correspondance de la CAF, qui exprimait des « préoccupations » majeures sur la conformité des équipements. Pour éviter toute menace sur la participation des Panthères à la compétition, la FEGAFOOT a sollicité Locatoni, Macron et AB Sport. « Ce choix découle avant tout de la nécessité de disposer, dans les temps impartis, d’équipements homologués afin d’éviter toute entrave à la participation de la sélection nationale », précise le communiqué.

Le partenariat avec AB Sport est formalisé par un contrat minimal de six mois. Il couvre la période de la compétition et les opérations post-CAN. La FEGAFOOT insiste sur le caractère transitoire de cette décision, annonçant qu’un appel d’offres international « ouvert, rigoureux et transparent » sera lancé après le tournoi pour sélectionner l’équipementier officiel à long terme.

La Fédération a également rappelé la répartition des rôles financiers : l’Office national de développement du sport et de la culture (ONDSC) conserve la responsabilité des opérations financières liées aux équipements, garantissant ainsi une gestion conforme aux normes internationales.

La FEGAFOOT réitère son engagement à garantir aux Panthères les meilleures conditions de préparation pour que les joueurs puissent défendre dignement les couleurs du pays, dans un cadre réglementaire totalement aligné sur les exigences de la CAF.

Sénégal : La défense de Macky Sall interpelle le FMI dans le bras de fer sur la « dette non déclarée »

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La controverse autour de la dette publique sénégalaise et de la gestion financière de l’ancien régime prend une nouvelle dimension internationale. Les avocats de l’ancien président Macky Sall ont officiellement mis en cause le Fonds monétaire international (FMI), l’institution ayant confirmé l’existence d’une « dette non déclarée » estimée à 7 milliards de dollars. Ce montant colossal, initialement révélé par un rapport de la Cour des comptes, est désormais au cœur d’un bras de fer politico-judiciaire qui agite la scène nationale.

Le cabinet d’avocats parisien FTMS, qui représente l’ex-chef de l’État, a adressé une lettre formelle au FMI, exigeant des clarifications méthodologiques essentielles. La défense cherche à déterminer avec précision la fiabilité du montant de 7 milliards de dollars, attribué à la période 2019-2024, correspondant aux dernières années du mandat de Macky Sall.

Les avocats souhaitent notamment savoir si l’évaluation du FMI résulte d’un audit indépendant mené par ses propres équipes, ou si elle repose uniquement sur les données fournies par l’administration sénégalaise actuelle. Pour la défense, cette distinction est déterminante, car elle pourrait remettre en question la fiabilité et l’impartialité du chiffre validé par l’institution de Bretton Woods.

Des failles soulevées dans le rapport initial

La défense de l’ancien président affirme avoir identifié plusieurs failles et imprécisions dans le rapport initial de la Cour des comptes. Elle pointe du doigt un manque de vérification approfondie des données utilisées pour établir le total de cette dette non enregistrée. Me Pierre-Olivier Sur, l’un des avocats de Macky Sall, soutient que ces manquements dans la chaîne de vérification auraient pu conduire à des erreurs significatives dans le calcul final présenté au public.

Afin d’éclaircir définitivement ce dossier sensible, les avocats ont formulé des demandes précises au FMI. Ils sollicitent la communication de la méthodologie exacte qui a permis de confirmer l’existence et le montant de cette dette. Ils demandent également la transmission de l’ensemble des documents techniques ayant servi de base à la validation du chiffre.

Enfin, la défense souhaite obtenir une rencontre formelle avec un représentant de l’institution afin de procéder à un examen détaillé du dossier sénégalais. Cette offensive juridique et médiatique a pour objectif affiché de dissiper les zones d’ombre et de bâtir une défense solide pour l’ancien chef de l’État face aux accusations de mauvaise gestion.

Hommage national à Makilat : Le dernier adieu au « Don Papa » du handball gabonais

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La famille du handball gabonais a vibré d’une profonde émotion le jeudi 27 novembre, lors de l’hommage national vibrant rendu à Ange Marie Makilat, l’ancien et emblématique président de la Fédération gabonaise de handball (Fegahand). Disparu le 13 novembre à l’âge de 61 ans, celui que le monde sportif appelait affectueusement « Don Papa » a reçu un dernier adieu solennel au Gymnase Phoenix, situé face au Palais de Justice.

Des dizaines de personnalités, figures du sport et proches se sont rassemblées dans cette enceinte symbolique pour saluer la mémoire d’un homme dont l’empreinte sur la discipline est jugée indélébile.

Marquée par une forte solennité, la cérémonie a réuni le gotha du handball national, ainsi que des représentants éminents des autorités sportives et politiques du pays. Dirigeants actuels, anciens joueurs, entraîneurs et la garde rapprochée de l’illustre disparu se sont succédé pour témoigner de l’impact de M. Makilat.

Hommage national à Makilat : Le dernier adieu au « Don Papa » du handball gabonais

Les prises de parole ont unanimement salué son leadership visionnaire, son sens aigu du dialogue et son engagement indéfectible qui ont permis d’élever le handball au rang des sports majeurs au Gabon. Il était reconnu comme un mentor et un bâtisseur dont la passion a servi de moteur à toute une génération.

L’architecte de la visibilité internationale

Le passage d’Ange Marie Makilat à la tête de la Fegahand fut assurément déterminant. Sous sa présidence, le championnat national a retrouvé une régularité et une organisation exemplaires, posant les fondations d’une structure pérenne. Il fut surtout l’un des principaux artisans de la désignation du Gabon comme pays hôte de la Coupe d’Afrique des Nations de Handball en 2018. Cet événement majeur a non seulement marqué un tournant, mais a surtout offert une visibilité inédite et un rayonnement clair au handball gabonais sur la scène internationale.

Après ce moment d’intense recueillement et les honneurs rendus au Gymnase Phoenix, la dépouille d’Ange Marie Makilat a été transférée pour une veillée. L’inhumation est prévue dans sa ville natale de Lébamba, dans la province de la Ngounié.

Ce dernier voyage marque l’au-revoir à un homme dont l’œuvre ne s’éteindra pas. Plus qu’un simple hommage, cette cérémonie fut l’expression d’une reconnaissance nationale envers un dirigeant dont l’héritage de travail et de passion continuera à guider le développement du handball dans chaque salle, chaque club, et au cœur de chaque jeune handballeur du Gabon.