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Gabon : Deux jours pour célébrer l’héritage de Louis Patrick Mombo

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La Confédération nationale des syndicats du secteur Éducation (CONASYSED) s’apprête à rendre un hommage appuyé à l’une de ses figures les plus marquantes, Louis Patrick Mombo. Quatre ans après sa disparition, le mouvement syndical organise, les 5 et 6 décembre prochains, deux journées commémoratives pour célébrer la mémoire de l’ancien leader et réaffirmer son héritage.

Cet hommage intervient un an après la reconnaissance officielle de son combat par les plus hautes autorités. En 2023, le président Brice Clotaire Oligui Nguema avait en effet baptisé le Lycée d’Akébé en « Lycée Louis Patrick Mombo », consacrant ainsi l’engagement exemplaire du syndicaliste enseignant.

Deux journées de recueillement et de reconnaissance

Ces journées solennelles rassembleront la communauté éducative gabonaise, les membres du bureau de la CONASYSED, les camarades de lutte et les sympathisants. Il s’agira de raviver la mémoire de celui qui reste une référence incontournable du combat pour la dignité des enseignants.

Les activités débuteront le vendredi 5 décembre à 15h30 par un rassemblement au carrefour Charbonnages, suivi d’un déplacement vers le débarcadère d’Ambowè. Le moment fort de cette première journée sera la visite à la famille du défunt, à 16 heures, permettant aux participants d’exprimer leur soutien et leur fidélité à l’homme et aux idéaux qu’il a défendus.

La commémoration se poursuivra le samedi 6 décembre. À 15 heures, une messe sera célébrée en l’église Rois Mages d’Akébé-Ville pour le repos de son âme.

Cérémonie au lycée Louis Patrick Mombo

Le temps de recueillement précédera le volet symbolique qui aura lieu au Lycée Louis Patrick Mombo, cet établissement dont le nouveau nom témoigne de la reconnaissance du chef de l’État pour le combat mené par le leader syndical.

Sur place, la cérémonie débutera par un discours de bienvenue, avant la pose d’une banderole dédiée. Une série de témoignages vibrants des camarades mettra en lumière son leadership, sa rigueur et son attachement indéfectible au monde enseignant. La journée commemorative s’achèvera à 18 heures.

À travers ces activités, la CONASYSED entend non seulement préserver l’héritage de son leader emblématique, Louis Patrick Mombo, mais aussi réaffirmer sa place centrale dans l’histoire récente et future du syndicalisme éducatif au Gabon.

Syndicats de l’Education au Gabon : le temps de la remise en question

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La « mutinerie » est déclarée. Au Gabon, les enseignants ne font plus confiance à leurs syndicats historiques. Face à des organisations qu’ils jugent apathiques, compromises ou déconnectées, la base enseignante s’organise en collectifs illégaux, mais efficaces. Pour Darius Enguengh Mintsa, Conseiller stratégique au Syndicat nationale de l’Education (SENA), cette défiance est le symptôme d’une crise profonde du militantisme : la vieille garde syndicale doit-elle craindre d’être supplantée par la rage légitime de la base ?

Aujourd’hui, une crise de confiance historique secoue le syndicalisme enseignant gabonais. Les syndicats du secteur de l’éducation, nés des cendres de la Conférence nationale de 1990, portent le sceau d’une histoire militante jalonnée de victoires sociales incontestables. Augmentation du SMIG, rehaussement de la prime de logement, institution des vacations d’examens nationaux… leur tableau de chasse atteste d’une capacité passée à infléchir la politique sociale en faveur du corps enseignant. Ils ont été, pendant des décennies, le rempart et le porte-voix d’une profession essentielle à l’édification de la nation.

Cependant, le présent semble jeter une ombre longue sur ce passé glorieux. Le contexte socio-économique et politique gabonais a profondément évolué. Si les acquis sont réels, les défis actuels (régularisations administratives et financières en souffrance, amélioration des conditions de travail, accès aux carrières) exigent une réactivité et une intégrité sans faille. Or, la critique se fait de plus en plus acerbe : apathie, compromission de certains leaders, et une impression générale de déconnexion avec la base.

La montée en puissance des collectifs : un désaveu cinglant

Ce fossé se matérialise de manière spectaculaire : la multiplication des collectifs d’enseignants par établissement. Ces structures ad hoc, bien qu’opérant en marge de la légalité syndicale (sans personnalité juridique), représentent un désaveu cinglant pour les organisations historiques. Leurs cahiers de charges transmis directement aux directions d’écoles, souvent sous la menace d’un préavis de grève, sont un signal fort : face à l’inaction perçue des syndicats traditionnels, les enseignants ont choisi la prise en charge directe de leurs revendications.

Face à cette « mutinerie » de la base, la réaction des structures syndicales historiques est révélatrice d’un malaise profond. Elles semblent se cantonner à souligner le caractère illégal des collectifs, une posture qui, si elle est juridiquement fondée, est politiquement stérile et moralement discutable. S’accrocher à la seule légalité, c’est ignorer l’urgence qui a poussé les enseignants à cette action extra-syndicale.

Le temps n’est plus à la défense d’un monopole statutaire, mais à l’autocritique sans concession. La question n’est pas de savoir si ces collectifs sont légaux, mais plutôt : « Qu’est-ce qui n’a pas marché ou ne marche plus pour que nos mandants se sentent obligés de nous contourner ? »

L’usure et la compromission : le militantisme s’est-il mué en carrière ? L’éloignement de la base a-t-il favorisé l’alignement avec le pouvoir, ou une insensibilité face aux retards administratifs et financiers accumulés, nourrissant l’idée d’une compromission ?

La pertinence des revendications : les syndicats sont-ils toujours en phase avec les besoins prioritaires des jeunes enseignants et des établissements démunis, ou se sont-ils focalisés sur des combats d’arrière-garde ?

Le renouvellement bloqué : la démocratie interne est-elle garantie ? Le renouvellement du leadership est-il effectif, ou des mandats trop longs ont-ils étouffé l’émergence de voix nouvelles et combatives ?

Reconstruire la légitimité : le nouveau combat

Le syndicalisme du secteur de l’éducation est à un tournant décisif. S’il ne se remet pas en question en profondeur, il risque d’être marginalisé et de laisser la place à une myriade de mouvements spontanés. La refondation exige de reconstruire la proximité, d’afficher l’intégrité face au pouvoir, et de réformer les structures pour garantir la transparence et le renouvellement des cadres.

Pour ces syndicats, il ne s’agit plus de brandir la légalité. Le seul combat qui vaille est celui de la reconquête de la légitimité par la capacité réelle à défendre efficacement et sans réserve la cause enseignante. Le temps de la suffisance est terminé ; celui de la refondation a sonné.

Darius Enguengh Mintsa

-Conseiller stratégique du Secrétaire général du SENA

-Ancien Secrétaire provincial du SENA dans l’Ogooue-Maritime

NB : Les intertitres sont de la Rédaction

Règlement intérieur : le Bureau de l’Assemblée nationale accélère la réforme

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Réuni le 02 décembre sous la direction du premier vice-président Eloi Nzondo, le Bureau de l’Assemblée nationale a poursuivi le processus de révision de son règlement intérieur. Cette démarche a été engagée à la demande du président de l’institution, Régis Onanga Ndiaye, le 25 novembre dernier. Pour ce dernier, ce chantier doit permettre « d’améliorer la qualité des débats et de renforcer la transparence institutionnelle ».

Lors de cette séance, le Bureau a examiné les premières propositions issues du comité chargé d’élaborer le projet de texte. Ce comité, mis en place récemment, a remis une première mouture de ses travaux, fruit d’une réflexion menée dans un délai très court. Les membres du Bureau ont passé en revue les amendements proposés, avec pour objectif de clarifier le cadre réglementaire de la Chambre basse et d’optimiser son fonctionnement, dans un contexte où la quatorzième législature inaugure la 5ᵉ République.

Pour garantir un document final représentatif de toutes les sensibilités parlementaires, Eloi Nzondo a suggéré d’élargir le comité initial à d’autres députés, qui formeront une commission ad hoc. L’idée est de parvenir à un règlement intérieur mieux structuré, plus lisible et adapté aux exigences des missions législatives et de contrôle.

Règlement intérieur : le Bureau de l'Assemblée nationale accélère la réforme

Vue de la séance de travail des membres du bureau.

En clôturant la réunion, le premier vice-président a salué la mobilisation et la réactivité des membres du comité. Il a rappelé que le règlement intérieur constitue « l’instrument essentiel qui organise la vie de l’Assemblée » et a encouragé les équipes à poursuivre leur travail avec « rigueur, disponibilité et esprit d’ouverture ». Les travaux se poursuivront dans les prochains jours, avant que le projet finalisé ne soit présenté en séance plénière.

Mines : Affectations pour le Haut-Ogooué et l’Ogooué-Lolo

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Le ministère des Mines et des ressources géologiques a publié un communiqué important ce 3 décembre, signé par le ministre Gilles Nembé. Ce dernier annonce que les dossiers de candidature déposés en vue d’une intégration dans la Fonction publique sont actuellement en cours de traitement. Cette communication officielle vise à informer l’ensemble des postulants concernés par le recrutement en cours au sein du département ministériel.

Selon le communiqué, une fois l’examen des dossiers finalisé par les ministères chargés de la Fonction publique et des Finances, les candidats retenus seront affectés à la Direction régionale couvrant les provinces du Haut-Ogooué et de l’Ogooué-Lolo.

Le ministre Gilles Nembé précise également que les postulants sont invités à prendre dès maintenant toutes les dispositions nécessaires pour anticiper la conclusion de la procédure administrative.

Cette annonce marque une étape importante dans un processus d’intégration très attendu par de nombreux jeunes diplômés et professionnels en quête d’emploi dans le secteur public. Elle confirme également la volonté du ministère de renforcer ses équipes sur le terrain, notamment dans ces régions minières qui sont stratégiques pour le développement économique du pays.

Insalubrité : Libreville s’inspire du modèle chinois

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Le maire de Libreville, Pierre Mathieu Obame Etoughe, a reçu l’ambassadeur de Chine au Gabon, Zhou Ping, le 2 décembre, pour une rencontre stratégique. Au cœur de cette audience : la relance de la coopération décentralisée entre la capitale gabonaise et plusieurs provinces chinoises, avec un objectif clair et urgent. L’enjeu est de taille, car l’insalubrité s’est imposée comme le problème le plus criant de Libreville, autrefois surnommée « la belle ».

Dans les rues de Libreville, la réalité est sans appel. Quasiment aucun quartier n’est épargné par les signes d’une gestion urbaine défaillante : des tas d’ordures persistants, des caniveaux bouchés et le débordement des eaux usées.De Mont-Bouet à Nzeng-Ayong, en passant par les célèbres PK , le même décor désolant s’installe. Ce constat s’impose malgré les annonces récurrentes de modernisation du système de collecte, laissant les Librevillois percevoir un système public à bout de souffle.

Quand la propreté chinoise interpelle

C’est dans ce contexte de lassitude générale que l’ambassadeur Zhou Ping a fait une proposition qui a interpellé la municipalité. Il a invité le maire à visiter une province chinoise partenaire, spécifiquement reconnue pour son expertise « dans le domaine de la propreté de la ville ».

Cette suggestion souligne indirectement les limites actuelles de la gestion urbaine gabonaise. La Chine, forte de plusieurs métropoles classées parmi les plus propres et les mieux planifiées au monde, représente un modèle éprouvé. Libreville, qui peine à retrouver son éclat d’antan, cherche désormais à s’inspirer concrètement de ces expériences. Selon Zhou Ping, l’audience a surtout servi à « réactiver et renforcer les liens » avec des gouvernements locaux chinois déjà partenaires.

Insalubrité : Libreville s'inspire du modèle chinois

Les problèmes d’insalubrité persistent toujours.

Transformer les annonces en actions

La relance de ces liens sino-gabonais intervient dans un climat où les habitants n’observent toujours pas de changement tangible dans leur quotidien. Pourtant, les priorités restent connues : organiser une collecte efficace, assurer un suivi régulier et la responsabilisation des opérateurs, mener des actions de sensibilisation des populations, et rétablir une véritable gouvernance de proximité.

Pour l’heure, cette rencontre met en lumière la difficulté de Libreville à traduire ses nombreux partenariats internationaux en un cadre de vie propre pour ses citoyens. Reste à savoir si cette nouvelle dynamique permettra, enfin, de transformer les annonces en actions visibles… dans les rues, et non plus uniquement dans les communiqués officiels.

Moyen Ogooué : le partage post-électoral allume la mèche communautaire

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La publication des résultats des dernières élections législatives, locales et sénatoriales dans le département de l’Ogooué et des Lacs a ravivé de vives tensions ethniques. La communauté Galoa dénonce une mainmise de la communauté Fang sur les principaux leviers de pouvoir exécutif local, un déséquilibre qui menace l’unité du chef-lieu, Lambaréné.

Les récents scrutins ont engendré une véritable levée de boucliers au sein de la communauté Galoa. De Ntchatanga à Pointe Élise, l’insatisfaction est palpable face à la nouvelle configuration du pouvoir local. L’objet principal de la discorde est le fait que la communauté Fang se retrouve à la tête à la fois du Conseil communal de Lambaréné (avec l’élection de Guy Pierre Biteghe comme maire) et de la présidence du Conseil départemental (avec Ateme Benoît).

Ce cumul des postes exécutifs est perçu par une frange de l’électorat Galoa comme une « spoliation » ou une « conspiration », transformant un débat politique légitime en accusation communautaire. Un doigt accusateur est notamment pointé vers certains cadres, accusés d’avoir orchestré cette nouvelle donne. Cette tension est d’autant plus exacerbée qu’elle s’inscrit dans un contexte démographique délicat (les Galoa représentant environ 3 % de la population contre 47 % pour les Fang dans la zone), le principe de la gestion des équilibres à Lambaréné ayant toujours été une source de friction.

Les coulisses des négociations et rééquilibrages

L’analyse des tractations politiques révèle une complexité dans la gestion des équilibres intercommunautaires. D’une part, au sein du Parti démocratique gabonais (PDG), la communauté Galoa, consciente d’un affaiblissement local, avait pourtant mis en place une répartition de postes prenant en compte différentes composantes pour les locales. D’autre part, à l’Union démocratique des bâtisseurs (UDB), les Galoa avaient initialement positionné leurs membres pour une capture quasi-totale des postes municipaux et sénatoriaux.

Cependant, des arbitrages de dernière minute, potentiellement impulsés par la plus haute hiérarchie politique, ont rebattu les cartes. Ces ajustements ont conduit à l’orientation de Madeleine Revangue (Galoa) vers le sénat, et à la confirmation de Guy Pierre Biteghe (Fang) à la mairie, succédant à une période de sept ans de présence Galoa à la tête de la municipalité.

Un bilan parlementaire contraste en faveur des Galoa

Malgré la frustration locale concernant l’exécutif (mairie et conseil départemental), un bilan factuel du poids parlementaire révèle une tout autre réalité. La communauté Galoa détient une position dominante au sein des instances législatives du département, contrôlant à elle seule la majorité des sièges parlementaires.

Elle compte ainsi trois députés : Madeleine Edmée Rogombé (députée du 1er Arrondissement de Lambaréné), Nadine Ogoula (Députée Ogooué Aval) et Nicole Jeannine Lydie Roboty (députée Lacs du Sud). À cela s’ajoutent deux sénateurs : Madeleine Revangue (sénatrice de la commune de Lambaréné) et Christian Bongo (sénateur du département de l’Ogooué et des Lacs, qui se réclame Galoa). Au total, les Galoa s’arrogent trois députés et deux sénateurs au niveau du département.

En comparaison, la communauté Fang se retrouve avec une seule représentation parlementaire en la personne de Séraphin Akure Davain (député), compensée par le maire et le président du Conseil départemental. Cette situation n’est pas sans rappeler les divergences graves passées, notamment celles entre feu Georges Rawiri et les cadres Fang, où la gestion des équilibres fut un souci constant.

L’héritage d’inclusivité

Des leaders politiques comme Richard Auguste Onouviet avaient par le passé tenté de promouvoir une approche plus inclusive en cooptant des cadres Fang tels que Giles Térence Nzoghe, Théophile Ndzime Ekang ou encore Séraphin Akure Davain. Ces efforts, visant à créer un espace politique plus large, furent néanmoins souvent mal perçus au sein de la communauté Galoa.

Alors que le département de l’Ogooué et des Lacs entame une nouvelle phase politique avec une recomposition des forces en présence, il est impératif que l’ensemble des acteurs locaux œuvrent à la préservation de l’unité. Lambaréné, traditionnellement décrite comme un « Gabon en miniature », ville cosmopolite et hospitalière sur les bords de l’Ogooué, doit préserver son harmonie, au-delà des querelles post-électorales.

Gabon : La taxe carbone rétroactive jugée illégale par les juristes

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Une note du ministère de l’Économie et des finances, datant du 18 novembre 2025 et signée par Henri-Claude Oyima, a annoncé la mise en place d’une « Contribution souveraine carbone » destinée aux opérateurs maritimes et aériens. Cette taxe, censée s’appliquer rétroactivement à partir du 1er janvier 2025, provoque de vives réactions dans les milieux économiques et juridiques.

Le document demande aux opérateurs de verser cette contribution au trésor public, conformément aux instructions de l’Agence gabonaise pour le développement de l’économie verte (Agadev). Cependant, la légalité de cette mesure est fortement questionnée par les acteurs économiques, car elle repose uniquement sur le projet de loi de finances 2026 et non sur une loi déjà promulguée.

Une mesure potentiellement illégale

Nos confrères de Direct Infos rapportent que, selon plusieurs juristes consultés, cette taxe pourrait violer le principe fondamental de non-rétroactivité des lois fiscales. La loi ne peut en principe régir des situations antérieures à son entrée en vigueur. En cas de recours, il est fort probable que les tribunaux annulent cette disposition à cause de son application a posteriori, ce qui remettrait en cause toute la procédure engagée par l’administration fiscale.

Cette décision surprend également au vu des objectifs affichés du gouvernement, qui affirme vouloir diminuer les coûts de transport pour alléger les dépenses des ménages. Une nouvelle imposition aux transporteurs pourrait, au contraire, entraîner une hausse des tarifs finaux pour les consommateurs, contredisant ainsi l’engagement public.

L’exonération de pénalités, un signe de fragilité

La note ministérielle apporte une précision jugée révélatrice : les paiements effectués avant le 31 décembre 2025 seront exempts de pénalités.

Pour les observateurs, cette clause laisse fortement penser que les autorités sont conscientes de la fragilité juridique de la mesure. Cette exonération s’apparente à une incitation à payer rapidement pour éviter un futur désaveu judiciaire.

Face à ces incertitudes, les opérateurs économiques demandent une clarification officielle, voire le retrait pur et simple de la note, craignant que cette taxe mal encadrée ne perturbe gravement le secteur du transport et n’entache la crédibilité des politiques publiques.

Tropical Storm 2025 : Libreville et Bruxelles en manœuvres conjointes

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À l’heure où les enjeux sécuritaires régionaux appellent des partenariats solides, le Gabon et la Belgique réaffirment la vigueur de leur coopération militaire à travers la 5 édition des manœuvres « Tropical Storm », l’un des exercices les plus emblématiques entre les deux pays.

Le ministre de l’Intérieur, de la sécurité et de la décentralisation, Hermann Immongault, assurant l’intérim du ministre de la Défense nationale, a accueilli le mardi 2 décembre son homologue belge, Théo Francken, en visite officielle au Gabon pour le lancement de la 5ᵉ édition des manœuvres militaires « Tropical Storm ».

Cet exercice majeur mobilise plus de 1 000 militaires gabonais et belges et se déploie simultanément sur trois zones opérationnelles : Ndjolé–Lambaréné, Franceville–Souba, ainsi que la Pointe-Denis où sont programmés des sauts en parachute et des entraînements de combat rapproché.

Tropical Storm 2025 : Libreville et Bruxelles en manœuvres conjointes
Théo Francken et Hermann Immongault à Libreville.

Les deux ministres ont longuement échangé sur les enjeux de défense, de sécurité et sur l’évolution de la coopération militaire entre Libreville et Bruxelles. La rencontre s’est déroulée en présence des ambassadeurs des deux pays, du Secrétaire général du ministère de la Défense nationale et du chef d’État-major général adjoint des Forces armées gabonaises.

En clôture de cette visite, les deux parties ont réaffirmé que la coopération militaire entre le Gabon et la Belgique se porte au mieux. Elle s’incarne à travers des exercices conjoints réguliers, la coordination aérienne et logistique, ainsi qu’un solide dispositif de formation et de transfert de compétences.

« Tropical Storm », organisé depuis 2015, renforce l’interopérabilité des deux armées en milieu tropical, tandis que la collaboration entre l’armée de l’air belge et l’Agence nationale de l’aviation civile (ANAC) optimise la gestion des opérations aériennes.

Par ailleurs, l’accueil d’élèves-officiers gabonais en Belgique et les échanges opérationnels hérités de la coopération maritime témoignent d’un partenariat durable, fondé sur la montée en compétence et l’expérience partagée.

En somme, l’édition 2025 de « Tropical Storm » confirme la vitalité d’un axe stratégique qui s’inscrit dans le temps long et continue de se renforcer.

« AFG JPO Tour 2025 » à la rencontre de la diaspora gabonaise du Sénégal

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Destiné à la diaspora gabonaise à travers certaines capitales européennes et africaines, pour proposer à ses membres des opportunités de carrière au sein de la banque, une équipe baptisée « AFG JPO Tour 2025 – Le retour des talents », avec à sa tête le Directeur général d’AFG Bank Gabon, Ghislain Mboumba, a connu une réussite notable sur plusieurs étapes. Après l’Europe et le Maghreb, le Sénégal abritera l’évènement les 5 et 6 décembre à Dakar.

Paris, la capitale française, a été le point de départ, les 7 et 8 novembre 2025, de ce tour, par une Journée portes ouvertes à l’ambassade du Gabon. Objectif : rencontrer les étudiants et jeunes diplômés gabonais de la diaspora, échanger avec eux et identifier des talents pour renforcer les équipes de la banque. Au cours de cette Journée, des entretiens individuels et des sessions d’information sur les opportunités de carrière ont été organisés.

Après le succès de l’opération à Paris, AFG Bank Gabon a poursuivi le tour européen, le 11 novembre 2025 à Rome, en Italie. L’événement, qui s’est tenu au NH Hotel, a permis aux participants, comme à l’étape française, d’échanger avec les équipes de la banque sur les opportunités d’embauche.

Après un accueil très positif dans la « Ville éternelle », l’AFG Bank Gabon a poursuivi l’excursion en Belgique les 14 et 15 novembre 2025. L’ambassade du Gabon à Bruxelles a prêté son cadre à l’évènement, qui a fait le plein d’affluence.

Après l’Europe, l’Afrique

En partenariat avec l’ambassade du Gabon au Maroc, le 21 novembre 2025, « AFG JPO Tour 2025 – Le retour des talents » a entamé l’étape de la tournée africaine. Très attendu par la diaspora estudiantine gabonaise, l’événement, qui s’est tenu les 21 et 22 novembre, a été une véritable réussite. L’ambassadeur Haut-représentant de la République Gabonaise près le Royaume du Maroc, a salué « l’initiative en parfaite cohérence avec la vision du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema », félicitant la Direction générale d’AFG Bank Gabon pour l’attention accordée à la diaspora, particulièrement celle installée au Maroc.

Comme aux étapes européennes, celle du Maroc a également permis la tenue d’entretiens de présélection et le dépôt de dossiers, confirmant la volonté de la banque à encourager le retour des talents et de valoriser l’expertise nationale au-delà des frontières.

Après les succès engrangés en Europe et au Maghreb, le « AFG JPO Tour 2025 – Le retour des talents » posera ses valises à Dakar, les 5 et 6 décembre prochains, pour une rencontre inédite avec la diaspora gabonaise du Sénégal. Étudiants en fin de cycle, jeunes diplômés ou experts métier sont attendus pour une rencontre exceptionnelle avec le Directeur général d’AFG Bank Gabon, Ghislain Mboumba, et ses équipes du Capital humain.

Journée mondiale de lutte contre le SIDA : dépistage, traitement et l’espoir de vaincre

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Le Gabon s’est mobilisé le 1er décembre pour la Journée mondiale de lutte contre le VIH/SIDA. Au cœur des campagnes de sensibilisation, les acteurs de santé rappellent l’importance du dépistage précoce, tandis que la gratuité des traitements redonne espoir aux personnes affectées.

Le Gabon, à l’instar de nombreux pays, a participé activement à cet événement en organisant des campagnes de sensibilisation dans plusieurs centres de santé. En présence du corps médical, le Programme de lutte contre les infections sexuellement transmissibles (PLIST) s’est inscrit dans cette initiative. La structure a servi de cadre pour informer, éduquer et encourager le dépistage, luttant ainsi efficacement contre la propagation du virus et soutenant les personnes affectées.

La maladie en phase de stabilisation

Selon le PLIST, la maladie est actuellement dans une phase de stabilisation au Gabon. La prévalence avoisine les 3%, un chiffre que le programme s’efforce de maintenir après une légère régression observée ces dernières années, notamment entre 2020 et 2024.

Angèle Ada Evouna, cadre en santé publique au service d’épidémiologie au PLIST, précise les tranches d’âge les plus touchées. « Chez les jeunes, la tranche d’âge est de 15 à 24 ans et chez les adultes, de 25 à 49 ans. On estime à 52 000 le nombre de personnes vivant avec la maladie. Sur ces 52 000, 41 000 connaissent leur statut et 33 416 suivent un traitement. Les personnes perdues de vue sont malheureusement estimées à 12 000 », a-t-elle déclaré.

Des avancées majeures dans les traitements

La Journée mondiale de lutte contre le SIDA est avant tout un appel à la prévention, avec des stratégies bien établies : l’éducation sexuelle, le dépistage régulier et l’utilisation de préservatifs. Mais elle est aussi l’occasion de mesurer les progrès thérapeutiques.

Sidonie Siaka, qui vit avec le VIH, souligne un changement majeur. « Le traitement, qui coûtait autrefois 450 000 francs par mois, est désormais gratuit », affirme-t-elle. Un témoignage corroboré par Félicité Toumba, également atteinte du VIH, qui salue « l’évolution du traitement, passant de sept comprimés à un seul, tout aussi efficace ».

Le Dr Pharelle Eyeme Obame a quant à elle souligné « l’importance du dépistage volontaire et du bilan pré-thérapeutique comme étapes clés pour un traitement réussi ».

L’espoir d’un avenir sans SIDA

Ces avancées médicales et la sensibilisation continue sont essentielles pour imaginer un avenir sans SIDA. La gratuité des médicaments constitue un progrès majeur qui a considérablement amélioré l’accès aux soins et la qualité de vie des personnes vivant avec le VIH.

Si l’épidémie a débuté il y a plus de quarante ans et continue de causer des millions de morts à travers le monde, la lutte contre le VIH/SIDA est aujourd’hui une bataille en constante évolution, alimentée par la recherche et par l’espoir d’une éradication prochaine.