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Gabon : L’école connectée rapproche Libreville et Oyem

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Le ministre de l’Économie numérique, de la digitalisation et de l’innovation, Mark Alexandre Doumba, a lancé officiellement, le 3 décembre, la phase pilote du programme « École Connectée ». Cette initiative stratégique gabonaise utilise la technologie numérique pour unifier l’enseignement national et concrétiser la vision du chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, en matière de démocratisation du savoir. En reliant en temps réel le Lycée Léon Mba de Libreville et le Lycée Public d’Oyem, distants de plus de 350 kilomètres, ce projet pilote pose les fondations d’un nouveau modèle éducatif visant à réduire significativement les inégalités territoriales.

La cérémonie de lancement a également été l’occasion de souligner l’importance des partenariats techniques, notamment avec le directeur général de Moov Africa – Gabon Télécom et les représentants de Huawei Afrique centrale, dont le directeur général de Huawei Gabon.

Cette première étape symbolique a consisté à relier le lycée Léon Mba de Libreville et le lycée public d’Oyem. Chacun des établissements est désormais équipé d’un écran intelligent de dernière génération. Ces équipements sophistiqués sont dotés d’un système de captation audiovisuelle HD, d’une plateforme collaborative sécurisée et d’une connexion haut débit.

Ce dispositif permet de suivre, en direct, les cours dispensés à distance. Les élèves d’Oyem peuvent ainsi interagir immédiatement avec les enseignants de la capitale, participer aux échanges et poser leurs questions en temps réel, garantissant un accès à un enseignement de qualité équivalent à celui offert à Libreville.

Gabon : L'école connectée rapproche Libreville et Oyem

Une pédagogie enrichie par la technologie

L’écran intelligent s’impose comme un outil pédagogique complet. Il permet non seulement la diffusion instantanée des cours magistraux et la projection de contenus interactifs, mais il assure également des sessions de questions–réponses entre les deux sites et l’enregistrement des leçons pour la révision. L’accès à des ressources numériques est également intégré.

Cette liaison entre Libreville et Oyem est considérée comme l’amorce d’un futur réseau national d’écoles connectées. Le projet pilote ouvre la voie à un déploiement progressif dans d’autres établissements, concrétisant l’ambition présidentielle de mettre la transformation numérique au service du développement humain.

Gabon : L'école connectée rapproche Libreville et Oyem

L’École connectée marque ainsi une avancée majeure pour l’éducation gabonaise, transformant la distance en opportunité et préparant activement la jeunesse à un avenir où la maîtrise du numérique est non seulement une compétence, mais la clé de la réussite.

Finances publiques : Henri-Claude Oyima impose le ton de la rigueur pour le budget 2026

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Le Vice-président du Gouvernement, ministre d’État chargé de l’Économie, des finances, de la dette et des participations a réuni l’administration centrale pour détailler les orientations budgétaires. Face aux « défaillances structurelles », il exige discipline et transparence pour la mise en œuvre de la Loi de Finances 2026.

La réforme de la gouvernance financière engagée par le pays est entrée dans une phase décisive. Le 3 décembre, Henri-Claude Oyima, Vice-président du Gouvernement et Ministre d’État, Ministre de l’Économie, a présidé une séance de travail stratégique à l’auditorium Arambo, marquant le lancement de la nouvelle politique d’exécution budgétaire pour l’exercice 2026.

L’objectif de cette rencontre : clarifier les modalités d’exécution de la Loi de finances 2026 et harmoniser les pratiques de gestion au sein de l’ensemble de l’appareil administratif.

Finances publiques : Henri-Claude Oyima impose le ton de la rigueur pour le budget 2026

Diagnostic sévère et rappel à l’ordre

Devant un parterre composé de membres du Gouvernement, de Secrétaires généraux, de Directeurs de cabinet, d’Inspecteurs généraux, ainsi que des conseillers et directeurs financiers de la Présidence, Henri-Claude Oyima a d’abord dressé un diagnostic sans concession de l’état des finances publiques.

Le ministre d’État a pointé du doigt les « insuffisances persistantes et défaillances structurelles » qui entravent la performance budgétaire de l’État. Allant plus loin, il a dénoncé nommément les « pratiques irrégulières » observées dans certaines régies financières, soulignant l’impérieuse nécessité d’une discipline budgétaire accrue dans l’utilisation des ressources nationales.

Une ligne directrice axée sur la probité

Cette réunion, à laquelle participait également la ministre de la Planification et de la prospective, Louise Pierrette Mvono, ainsi que plusieurs hauts cadres financiers, a permis de définir la feuille de route qui encadrera l’action publique l’an prochain.

Henri-Claude Oyima a précisé la ligne directrice, insistant sur les nouvelles responsabilités qui incombent à chaque gestionnaire de crédits. Le mot d’ordre est une exécution budgétaire exemplaire, garantissant la transparence et la performance attendues par le chef de l’État.

Cette culture de rigueur et de probité est en phase avec la vision du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, dont l’engagement à refonder la gouvernance économique est un axe majeur de l’action gouvernementale. Le Vice-président Oyima apparaît ainsi déterminé à concrétiser cette ambition, en instaurant une gestion plus saine et responsable au cœur de l’administration.

UNESCO-Gabon : Le CFIT III clôturé, cap sur l’employabilité

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L’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) et le ministère de l’Enseignement supérieur ont, le 3 décembre, marqué la clôture de la phase III du Fonds-en-dépôt chinois (CFIT III). L’événement, tenu à l’hôtel Nomad, a réaffirmé l’ambition commune d’aligner les formations académiques sur les exigences du marché du travail, un impératif considéré comme vital pour réduire le chômage des jeunes.

La cérémonie a réuni des personnalités influentes, notamment Simplice Désiré Mamboula, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Hilaire MPUTU, Directeur régional de l’UNESCO en Afrique centrale, et Zhu Xiaole, conseiller de l’ambassade de Chine, soulignant l’importance de ce partenariat tripartite.

Initié en 2020, le projet CFIT III s’est concentré sur la capacité des institutions à former des profils qui correspondent aux impératifs du développement national. Au Gabon, l’initiative a ciblé prioritairement l’Université des Sciences et techniques de Masuku (USTM) et l’Université Omar Bongo (UOB).

S’exprimant sur la nécessité d’aligner les formations sur les débouchés, le ministre Mamboula a été catégorique. « La formation professionnelle doit être directement liée aux besoins du marché afin de réduire le taux de chômage des jeunes qui reste trop élevé », a-t-il affirmé.

UNESCO-Gabon : Le CFIT III clôturé, cap sur l'employabilité

L’atelier a permis la restitution des résultats obtenus depuis 2022. Il s’agissait concrètement de recueillir les impressions et les recommandations des acteurs, d’assurer la durabilité des acquis par le renforcement de la coordination institutionnelle, et de capitaliser sur les bonnes pratiques.

 Réformes et compétences du future

Dans le cadre du CFIT III, l’UNESCO a appuyé le Gabon dans l’implémentation de réformes pédagogiques fondamentales. Ces évolutions comprennent l’intégration de l’Approche par compétences (APC), le déploiement du numérique et de la techno-pédagogie, la révision des programmes d’études, l’introduction de compétences vertes et numériques, ainsi que la mise en place de dispositifs de suivi des diplômés.

La vision de l’organisation a été rappelée par le Directeur Général de l’UNESCO (selon son représentant), pour qui « l’éducation est la pierre angulaire de la paix et du développement. Nous devons garantir le droit à l’éducation pour tous et améliorer la gouvernance des systèmes éducatifs ».

Le Conseiller de l’ambassade de Chine, Zhu Xiaole, a, quant à lui, mis en exergue l’amitié sino-gabonaise, précisant que « l’amitié entre les pays est fondée sur celle entre les peuples ». Il a également noté qu’avec la croissance de son propre système académique, « étudier en Chine devient progressivement un nouveau choix pour les jeunes Gabonais ».

Cette clôture du projet CFIT III confirme l’engagement des partenaires à faire de l’éducation un moteur essentiel du développement, en assurant que la jeunesse gabonaise soit formée aux exigences actuelles et futures du marché de l’emploi.

Santé oculaire : Le Samu social lance l’alerte sur les écrans

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L’urgence de la santé oculaire infantile est au cœur d’une vaste campagne lancée par le Samu Social Gabonais. Initiée sous le nom de « Ma bonne vue garantit ma réussite », cette opération de trois jours a démarré le 3 décembre dans les écoles primaires du PK8, en présence de Nadine Awanang, ministre des Affaires sociales et de l’inclusion, assurant l’intérim du portefeuille de la Santé.

L’objectif est ambitieux : offrir un dépistage et une prise en charge gratuite à 4 000 élèves.

En donnant le coup d’envoi de l’initiative, la ministre Awanang a souligné l’impératif de détecter précocement les déficiences visuelles. « La santé oculaire est essentielle pour le développement et la réussite scolaire de nos enfants. Il est important de déceler les carences visuelles le plus tôt possible pour permettre une prise en charge anticipée », a-t-elle insisté, mettant en exergue l’impact direct de la vision sur le parcours éducatif.

Sur le terrain, les équipes médicales tirent la sonnette d’alarme face à l’augmentation des troubles de la vue chez la jeunesse. Le Dr Christian Agaya, ophtalmologue mobilisé sur l’opération, établit un lien direct et préoccupant avec l’exposition précoce aux écrans. « Nous observons de plus en plus d’enfants souffrant de maux oculaires dus aux écrans. La règle est claire : pas d’écran avant l’âge de 3 ans », a averti le spécialiste.

Pour le Dr Agaya, ce phénomène s’est mué en un véritable problème de santé publique, largement encouragé par les habitudes de consommation au sein des familles gabonaises.

Le Samu social appelle à un changement de comportement

Alors que l’approche de Noël 2025 relance la traditionnelle ruée des parents vers les boutiques d’appareils électroniques, tablettes et téléphones portables étant devenus des cadeaux courants, le corps médical exhorte à la prudence.

Le Samu Social, fort de son bilan (plus de 9 000 opérations gratuites de la cataracte à son actif), insiste sur le rôle des parents dans la prévention. Les spécialistes recommandent de privilégier les livres, les activités sportives et les loisirs qui stimulent le développement sans fragiliser la vue, par opposition à la banalisation des équipements numériques.

Cependant, si cette campagne offre une bouffée d’oxygène à des milliers d’enfants, le Samu Social est catégorique : protéger la santé oculaire passe impérativement par un changement de comportement à la maison, loin de la banalisation des écrans et des réflexes de consommation.

Enfance en danger : Libreville s’allie aux Nations Unies

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Face à une crise qui fragilise sa jeunesse, le Gabon monte au créneau. Le président Oligui Nguema a formalisé l’appel à l’aide du système des Nations unies, marquant une mobilisation politique forte pour endiguer la recrudescence des vulnérabilités chez les enfants. La rencontre s’est tenue avec une délégation de haut niveau, menée par Dr Najat Maalla M’jid, Représentante spéciale du Secrétaire général de l’ONU chargée de la lutte contre les violences faites aux enfants.

L’audience intervient dans un contexte national préoccupant, marqué par l’augmentation des violences scolaires, de la consommation de drogues et des abus sexuels qui sapent l’avenir des jeunes Gabonais.

Les discussions ont ciblé le renforcement des mécanismes nationaux de protection, alors que les cas d’agressions et de décrochage social se multiplient. Le chef de l’État a réaffirmé son engagement à placer la jeunesse au cœur de son action, insistant sur la nécessité d’une réponse globale englobant la prévention, la prise en charge psychosociale et la coordination interministérielle.

« La jeunesse demeure au cœur de ma vision pour le pays. Avec l’appui des Nations Unies, nous renforcerons nos mécanismes nationaux et la coordination des ministères afin d’offrir à chaque enfant un cadre sûr, protecteur et porteur d’opportunités », a déclaré Brice Clotaire Oligui Nguema, soulignant ainsi l’importance de ce partenariat.

Enfance en danger : Libreville s'allie aux Nations Unies

Dr Najat Maalla M’jid a salué cette impulsion politique. Elle a rappelé que la protection exige des dispositifs robustes et a souligné l’importance de renforcer les capacités nationales pour mieux accueillir et accompagner les victimes.

Les deux parties ont convenu d’intensifier la coopération, notamment dans la prévention des violences, la lutte contre les réseaux d’abus et la formation des acteurs de terrain. Cette alliance marque une étape décisive dans la sécurisation et l’encadrement de la jeunesse gabonaise.

Davila Oubola sacrée meilleure présentatrice live aux SICA 2025

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Le Gabon a brillé lors de la 19 édition des Stars de l’intégration culturelle africaine (SICA), organisée du 25 au 30 novembre à Malabo (Guinée Equatoriale), en décrochant l’un des trophées majeurs. Davila Oubola, journaliste et figure de la chaîne nationale Gabon 24, a remporté la prestigieuse distinction de la meilleure présentatrice live, confirmant ainsi le dynamisme des talents gabonais sur la scène culturelle continentale.

La 19ᵉ édition du festival des SICA a une nouvelle fois mis à l’honneur l’excellence des professionnels des médias et de la culture en Afrique. Cette année, c’est le Gabon qui a vu l’un de ses représentants s’imposer dans une catégorie très convoitée.

Le pays était initialement représenté par trois artistes et professionnels. Les musiciens Yannick Mbanah et Nlachinoise Medoulou concouraient tous deux pour le prix de la meilleure musique moderne d’inspiration traditionnelle. Cependant, c’est finalement la journaliste et présentatrice Davila Oubola qui a ramené le trophée à Libreville, en s’imposant dans la catégorie du meilleur présentateur live.

Présentatrice reconnue à Gabon 24, Davila Oubola a su convaincre les membres du jury par son professionnalisme et son aisance. Les critères décisifs ont notamment porté sur son charisme, sa maîtrise impeccable du direct et sa rigueur dans le respect du temps d’antenne. Cette victoire, qui consacre son talent, est vue par beaucoup comme la confirmation de son statut de figure montante de l’animation culturelle panafricaine.

Dès l’annonce de la distinction, les réseaux sociaux ont été inondés de messages de félicitations de sa communauté, soulignant la fierté de voir une professionnelle gabonaise honorée à ce niveau. À travers ce succès, le Gabon renforce sa position sur la scène culturelle du continent. Le festival des Stars de l’intégration culturelle africaine demeure un espace essentiel pour la reconnaissance et la promotion des talents, et où les professionnels gabonais continuent de démontrer, édition après édition, l’étendue de leur créativité et de leur savoir-faire.

Fonction publique : 100 nouvelles recrues pour le ministère des Mines

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Le ministère des Mines et des ressources géologiques a confirmé le 3 décembre l’aboutissement d’une étape clé dans le renforcement de son personnel technique. Dans un communiqué de presse, le département a annoncé la validation par les services de la Fonction publique des 100 premiers dossiers de candidats destinés à l’intégration.

Cette première vague d’intégration fait suite au recensement de postulants mené en octobre 2024. Seuls les dossiers déposés à cette période et correspondant aux besoins immédiats du ministère ont été retenus. Les profils validés couvrent des spécialités cruciales pour le secteur, notamment la géologie, l’ingénierie minière, le droit, l’informatique et l’économie.

Le Ministère rappelle que cette communication vise à insister sur l’urgence pour les candidats retenus de finaliser leurs démarches administratives auprès de la Fonction publique et de rejoindre rapidement leurs postes. Les affectations sont prévues au sein des services déconcentrés des provinces du Haut-Ogooué et de l’Ogooué-Lolo, marquant l’engagement de l’État à renforcer sa présence territoriale.

250 postes ouverts : l’accélération en 2026

Cette opération s’inscrit dans un processus global d’ouverture de 250 postes budgétaires au sein du ministère. Si les 100 premiers candidats sont désormais en phase d’intégration, le département a déjà le regard tourné vers l’avenir. Une seconde liste de 100 dossiers sera transmise aux services compétents de l’administration dès le début de l’année 2026. Cette anticipation vise à ne pas ralentir la dynamique de renouvellement des effectifs, jugée essentielle pour accompagner la stratégie nationale dans un secteur minier stratégique.

Pour la phase à venir, le ministère des Mines signale une évolution majeure dans sa procédure de recrutement : la dématérialisation totale. Afin de fluidifier et de moderniser le processus, un portail numérique de candidature sera prochainement mis en ligne. Le ministère a été catégorique : aucun dossier physique ne sera plus accepté.

Une liste étendue de profils est désormais recherchée pour les prochaines vagues, intégrant des domaines de pointe comme la logistique minière, la gestion de projets, la fiscalité minière, le droit minier, le big data et l’intelligence artificielle, ainsi que le génie des matériaux, la métallurgie et l’analyse financière. Le ministère invite tous les candidats potentiels à se tenir prêts à mettre à jour ou à déposer leurs dossiers dès l’ouverture de la plateforme numérique.

Audit, transparence et bonne gouvernance : la nouvelle ère annoncée à la mairie de Port-Gentil

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Fraîchement élu à la tête de la capitale économique, Pascal Houangni Ambouroue n’a pas tardé à donner le ton de sa mandature. À l’issue d’un second scrutin municipal tenu le 29 novembre, faisant suite à l’annulation du vote initial pour irrégularités, le nouveau maire a immédiatement brandi l’étendard de la transparence en promettant un audit financier et opérationnel immédiat.

Après une victoire sans appel, validant définitivement son élection, l’enthousiasme du nouveau locataire de l’hôtel de ville était palpable. « Aujourd’hui, c’est une nouvelle naissance, un nouveau démarrage, pour la mairie de Port-Gentil et les quatre arrondissements de la commune », a-t-il déclaré, y voyant un renouveau après une période électorale mouvementée.

Le sceptre de la bonne gouvernance

Le message central de Pascal Houangni Ambouroue résonne comme une réponse directe aux défis historiques de gestion qui ont régulièrement défrayé la chronique dans la cité pétrolière.

« C’est une équipe renouvelée qui aura un postulat : la bonne gouvernance et les bonnes pratiques de gestion », a-t-il martelé. Une promesse qui touche une corde sensible dans une ville dont l’administration a, par le passé, été entachée par de récurrents soupçons.

La gestion des budgets municipaux, pourtant conséquents, a souvent été source de polémiques retentissantes. Des chantiers importants qui ont marqué l’essor de la ville, comme la construction de marchés ou l’aménagement du front de mer, ont parfois été éclipsés par des rumeurs persistantes d’irrégularités.

L’opacité dans l’exécution des dépenses et les montages financiers douteux ont jadis valu aux anciennes équipes dirigeantes des mises en cause, avec des missions de la Cour des comptes ayant soulevé des manquements. Des chuchotements récurrents d’enquêtes judiciaires et des accusations de détournement ont ainsi régulièrement alimenté les conversations des Port-Gentillais, créant une atmosphère de mécontentement durable autour de la gestion publique locale.

L’audit promis, la transparence exigée

Pour rompre avec cette « chienlit » administrative, comme certains la qualifient, le maire nouvellement élu s’engage à la clarté. « Nous allons travailler selon une transparence et des méthodologies nouvelles. Il n’y aura plus de petites cachoteries à côté », a-t-il assuré.

L’annonce la plus forte reste cependant celle de l’examen minutieux des comptes passés. « Je vous annonce d’ores et déjà que ma première démarche va être un audit financier opérationnel et des ressources humaines », a-t-il précisé.

Cet audit est vivement attendu, d’autant que des allégations de gestion opaque, de recrutements massifs et clientélistes, ainsi que l’influence de certains lobbies, ont récemment encore été au centre d’enquêtes restées sans suite probante. Beaucoup craignent que l’essentiel du budget ne serve à l’entretien d’effectifs pléthoriques plutôt qu’au développement concret de la ville.

Le défi des ordures et des finances

Outre la remise en ordre des finances internes et le lancement d’une « boîte à outils du maire » pour ses adjoints, un défi majeur attend Pascal Houangni Ambouroue : la gestion des ordures.

Un lourd contentieux financier oppose la mairie au prestataire de collecte, Gabon propre service (GPS), à qui des milliards de francs CFA seraient dus.

Cette situation a conduit à un service minimum, laissant des monceaux de détritus s’accumuler aux coins des rues. La résolution de ce problème d’assainissement, qui ternit l’image de la ville et pose un grave problème de santé publique, sera le premier test concret de la nouvelle équipe.

L’installation prochaine du nouveau maire marquera le début d’une ère où la transparence ne sera pas seulement un slogan, mais, l’espère-t-on, une obligation. Les Port-Gentillais attendent désormais de voir si les promesses d’audit et de bonne gestion réussiront à éteindre le foyer de la mauvaise gouvernance.

Chaos routier en vue : le flyover du PK12 entre en chantier le 9 décembre

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Le ministère des Travaux publics et de la Construction a annoncé, à travers un communiqué publié le 2 décembre 2025, que d’importantes perturbations interviendront dès le mardi 9 décembre sur la Nationale 1. Ces mesures sont prises dans le cadre du lancement des travaux de construction du flyover du PK12, un échangeur routier essentiel destiné à fluidifier la circulation sur cet axe.

Selon le ministère, l’opération de démolition des constructions situées dans l’emprise du projet débutera précisément le 9 décembre dès 7 heures. Cette première étape concerne les personnes recensées lors de la phase 1 du projet et ayant bénéficié d’un accompagnement social de l’État.

Le communiqué précise que toutes les personnes affectées par le projet, ainsi que les commerçants installés le long des trottoirs et aux abords du giratoire du PK12, sont tenus de libérer définitivement les lieux avant le début des opérations. Cette mesure vise à garantir le bon déroulement des travaux et la sécurité des équipes mobilisées sur ce chantier d’envergure.

Le ministère des Travaux publics et de la Construction a présenté ses excuses aux usagers pour les désagréments que ces travaux pourraient occasionner, tout en soulignant l’importance capitale de ce projet pour l’amélioration structurelle de la circulation sur cet axe particulièrement fréquenté.

AGASA : une boulangerie fermée à Nzeng-Ayong pour manquements sanitaires graves

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La brigade d’inspection de l’Agence gabonaise de sécurité alimentaire (AGASA) a procédé à la fermeture immédiate d’une boulangerie artisanale située à Nzeng-Ayong. Cette sanction fait suite à un contrôle mené le 2 décembre qui a révélé un ensemble de manquements sanitaires graves compromettant directement la sécurité et la salubrité des produits.

Le constat le plus sérieux concerne les pratiques en atelier. Les inspecteurs ont découvert que l’établissement utilisait des tôles de toiture pour la confection de galettes. Ce procédé est formellement interdit et représente une source potentielle de contamination chimique des aliments, exposant la clientèle à des risques d’intoxication.

L’inspection a également mis en lumière une insalubrité flagrante des locaux de production. L’AGASA a relevé que les surfaces de travail étaient sales et mal entretenues, ce qui s’ajoutait à l’absence de mesures d’hygiène et de désinfection élémentaires. De plus, la présence de nuisibles venait attester d’une défaillance totale du dispositif de protection sanitaire de l’établissement. Ces conditions cumulées constituent une violation des normes minimales requises dans le secteur agroalimentaire.

La fermeture administrative vise à suspendre immédiatement l’activité de l’établissement jusqu’à la mise en œuvre effective des mesures correctives obligatoires. Cet événement rappelle le rôle central de l’AGASA dans la protection de la santé publique et la nécessité d’un respect strict des règles d’hygiène par les professionnels du secteur.