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Libreville : Obame Étoughé lance deux audits pour assainir la mairie

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Le maire de Libreville, Pierre Mathieu Obame Étoughé, a annoncé ce 09 décembre, le lancement de deux audits majeurs destinés à renforcer la transparence et l’efficacité de l’administration municipale. Cette initiative s’inscrit dans la volonté de restaurer un fonctionnement plus rigoureux des services, après plusieurs constats d’irrégularités et de dysfonctionnements internes.

La première commission sera consacrée à l’audit administratif du personnel. Elle aura pour mission d’harmoniser les données entre la mairie et l’Agence nationale des infrastructures numériques et des fréquences (ANINF), de vérifier l’authenticité des dossiers administratifs ainsi que les avantages perçus par les agents. Soucieux de dissiper toute inquiétude, le maire a précisé qu’ « il ne s’agit pas d’une chasse aux sorcières », mais d’un contrôle indispensable pour corriger les distorsions constatées.

Vers une meilleure transparence

La seconde commission portera sur l’audit des contrats liant la mairie à ses prestataires. Plusieurs contrats auraient été prolongés sans procès-verbal de réception ni pièces justificatives, une situation jugée préoccupante. L’équipe municipale prévoit également de travailler avec la Direction générale des affaires financières (DGAE) pour identifier les contribuables opérant au marché de Mont-Bouet, un espace économique majeur mais difficile à encadrer.

Sur le plan foncier, le maire a rappelé que la municipalité détient le titre foncier officiel du grand marché de Mont-Bouet, signé à l’époque par feu le président Omar Bongo. Il s’interroge sur la manière dont certains opérateurs économiques ont pu obtenir d’autres titres sans cession formelle, soulevant ainsi un dossier sensible susceptible d’éclaircissements ou de suites administratives.

À l’issue de ces travaux, les conclusions des deux commissions seront transmises aux autorités compétentes. Pour le maire Obame Étoughé, ces audits permettront de renforcer la gouvernance municipale et d’identifier de nouvelles ressources pour dynamiser l’action publique. « Nous voulons une administration transparente et respectueuse des règles », a-t-il affirmé, soulignant son engagement pour une gestion exemplaire au service des Librevillois.

Gabon : La CIMA lance une session décisive pour assainir le secteur des assurances

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La Conférence interafricaine des marchés d’assurance (CIMA) a lancé ce lundi 9 décembre, à Libreville, la 122 session de la Commission régionale de contrôle des assurances (CRCA). Réunis jusqu’au 13 décembre, les experts travaillent à huis clos pour renforcer la stabilité du marché et mieux protéger les assurés.

Au cours de ces travaux, la Commission va notamment examiner des dossiers essentiels : la situation des sociétés d’assurance, le suivi des injonctions précédentes, les plans de financement et de redressement, ainsi que les demandes d’agrément de nouveaux acteurs. Les questions de gouvernance seront aussi abordées, notamment les candidatures à des postes de direction et le renforcement de la surveillance du secteur.

Le président de la CRCA, Mamadou Sy, a rappelé l’engagement constant du Gabon au sein de la CIMA et assuré que tous les points seront étudiés avec rigueur. Le directeur de cabinet du ministre de l’Économie et des Finances, Blaise Abel Ezo’o Engolo, a toutefois souligné les faiblesses persistantes du marché gabonais : faible croissance, capitalisation insuffisante, taux de pénétration bas et externalisation importante des primes (réassurance auprès de structures hors-zone CIMA).

Les conclusions attendues doivent permettre de renforcer la solvabilité des compagnies, d’améliorer leur gouvernance et de clarifier le cadre réglementaire afin de consolider la confiance des assurés.

AFG Bank s’impose comme le moteur financier de la souveraineté numérique régionale

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Libreville a été l’épicentre régional de la gouvernance digitale le 5 décembre 2025. Le prestigieux hôtel Radisson Blu a accueilli le CODES Africa Régional – Chapitre Gabon, une réunion majeure consacrée à la consolidation de la souveraineté numérique en Afrique centrale.

Organisé par le ministère de l’Économie numérique, de la digitalisation et de l’innovation, Mark-Alexandre Doumba, en étroite collaboration avec la CEEAC-ECCA, la plateforme Congo Digital Economy Summit (CODES Africa) et l’ANPI-Gabon, l’événement a bénéficié de l’appui déterminant d’AFG Bank Gabon. L’acteur bancaire de premier plan s’affirme comme le partenaire opérationnel essentiel de cette nouvelle dynamique régionale.

Coopération et financement : Les enjeux de l’interopérabilité

Intitulé « Coopération, interopérabilité et souveraineté numérique en Afrique centrale », ce sommet a rassemblé administrations publiques, autorités de régulation, institutions financières et experts technologiques. Les échanges ont permis de dresser un état des lieux des défis cruciaux liés à la construction d’un écosystème numérique souverain, notamment l’interopérabilité des systèmes, l’harmonisation des cadres réglementaires et le développement d’infrastructures sécurisées à l’échelle régionale.

En tant que partenaire stratégique de l’événement, AFG Bank Gabon a joué un rôle essentiel. La banque a non seulement accompagné les travaux, mais a surtout partagé son expertise sur les leviers financiers destinés à soutenir l’implantation d’infrastructures digitales, à stimuler l’innovation et à renforcer l’inclusion économique à travers les technologies.

AFG Bank Gabon : un partenaire bancaire structurant

Pionnière dans la mobilisation de capitaux dédiés aux projets numériques, AFG Bank s’est positionnée en amont pour assurer que les ambitions de digitalisation de la région disposent d’un soutien financier solide et adapté.

Les discussions ont mis en exergue plusieurs initiatives clés destinées à structurer l’avenir numérique de la région. On note notamment le Protocole CARDIP, un programme régional d’intégration numérique majeur attendu pour 2026-2027, ainsi que le projet Digital Gabon, qui vise à accélérer la transformation technologique nationale.

Dans ces dynamiques d’investissement, AFG Bank Gabon s’est affirmée comme le facilitateur indispensable des partenariats public-privé. Son rôle est de catalyser le déploiement de services numériques à large échelle, favorisant ainsi un climat propice à la digitalisation rapide des administrations et du secteur privé.

Modernisation des services publics : le rôle central d’eGabon

Le projet eGabon, soutenu par la Banque mondiale, constitue un autre chantier prioritaire, visant à moderniser le cadre juridique, les systèmes d’identification légale et l’offre de services publics.

AFG Bank Gabon y tient un rôle central et opérationnel. En assurant l’interface financière et organisationnelle de plusieurs actions clés, la banque confirme son engagement direct en faveur de la modernisation numérique des institutions gabonaises.

Lors de son allocution, le secrétaire général adjoint du ministère de l’Économie numérique, Jean Taty Mavoungou, a insisté sur l’importance des synergies entre secteurs public, privé et académique. Il a cité AFG Bank Gabon comme un exemple probant d’alliance stratégique contribuant au développement de solutions digitales durables pour l’Afrique centrale.

Fondée par Magalie Tema Bemba, la plateforme CODES Africa continue de promouvoir l’intégration numérique à travers des cadres d’échange panafricains. Aux côtés de cette initiative, AFG Bank Gabon demeure un partenaire incontournable, apportant des mécanismes financiers solides pour soutenir l’ensemble des projets de digitalisation.

Cette rencontre s’impose comme une étape décisive pour la construction d’une gouvernance digitale régionale robuste. À travers son engagement financier et institutionnel, AFG Bank Gabon s’affirme comme l’un des acteurs clés qui traduira la vision numérique de l’Afrique centrale en réalité concrète au cours des prochaines années.Libreville a été l’épicentre régional de la gouvernance digitale le 5 décembre 2025. Le prestigieux hôtel Radisson Blu a accueilli le CODES Africa Régional – Chapitre Gabon, une réunion majeure consacrée à la consolidation de la souveraineté numérique en Afrique centrale.

Organisé par le ministère de l’Économie numérique, de la digitalisation et de l’innovation, Mark-Alexandre Doumba, en étroite collaboration avec la CEEAC-ECCA, la plateforme Congo Digital Economy Summit (CODES Africa) et l’ANPI-Gabon, l’événement a bénéficié de l’appui déterminant d’AFG Bank Gabon. L’acteur bancaire de premier plan s’affirme comme le partenaire opérationnel essentiel de cette nouvelle dynamique régionale.

Coopération et financement : Les enjeux de l’interopérabilité

Intitulé « Coopération, interopérabilité et souveraineté numérique en Afrique centrale », ce sommet a rassemblé administrations publiques, autorités de régulation, institutions financières et experts technologiques. Les échanges ont permis de dresser un état des lieux des défis cruciaux liés à la construction d’un écosystème numérique souverain, notamment l’interopérabilité des systèmes, l’harmonisation des cadres réglementaires et le développement d’infrastructures sécurisées à l’échelle régionale.

En tant que partenaire stratégique de l’événement, AFG Bank Gabon a joué un rôle essentiel. La banque a non seulement accompagné les travaux, mais a surtout partagé son expertise sur les leviers financiers destinés à soutenir l’implantation d’infrastructures digitales, à stimuler l’innovation et à renforcer l’inclusion économique à travers les technologies.

AFG Bank Gabon : un partenaire bancaire structurant

Pionnière dans la mobilisation de capitaux dédiés aux projets numériques, AFG Bank s’est positionnée en amont pour assurer que les ambitions de digitalisation de la région disposent d’un soutien financier solide et adapté.

Les discussions ont mis en exergue plusieurs initiatives clés destinées à structurer l’avenir numérique de la région. On note notamment le Protocole CARDIP, un programme régional d’intégration numérique majeur attendu pour 2026-2027, ainsi que le projet Digital Gabon, qui vise à accélérer la transformation technologique nationale.

Dans ces dynamiques d’investissement, AFG Bank Gabon s’est affirmée comme le facilitateur indispensable des partenariats public-privé. Son rôle est de catalyser le déploiement de services numériques à large échelle, favorisant ainsi un climat propice à la digitalisation rapide des administrations et du secteur privé.

Modernisation des services publics : le rôle central d’eGabon

Le projet eGabon, soutenu par la Banque mondiale, constitue un autre chantier prioritaire, visant à moderniser le cadre juridique, les systèmes d’identification légale et l’offre de services publics.
AFG Bank Gabon y tient un rôle central et opérationnel. En assurant l’interface financière et organisationnelle de plusieurs actions clés, la banque confirme son engagement direct en faveur de la modernisation numérique des institutions gabonaises.

Lors de son allocution, le secrétaire général adjoint du ministère de l’Économie numérique, Jean Taty Mavoungou, a insisté sur l’importance des synergies entre secteurs public, privé et académique. Il a cité AFG Bank Gabon comme un exemple probant d’alliance stratégique contribuant au développement de solutions digitales durables pour l’Afrique centrale.

Fondée par Magalie Tema Bemba, la plateforme CODES Africa continue de promouvoir l’intégration numérique à travers des cadres d’échange panafricains. Aux côtés de cette initiative, AFG Bank Gabon demeure un partenaire incontournable, apportant des mécanismes financiers solides pour soutenir l’ensemble des projets de digitalisation.

Cette rencontre s’impose comme une étape décisive pour la construction d’une gouvernance digitale régionale robuste. À travers son engagement financier et institutionnel, AFG Bank Gabon s’affirme comme l’un des acteurs clés qui traduira la vision numérique de l’Afrique centrale en réalité concrète au cours des prochaines années.

Analyse critique du mécanisme d’adossement de la taxe d’habitation gabonaise à la facture d’électricité (SEEG)

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Principes fiscaux – Sécurité juridique – Comparaisons internationales – Ma position

I. INTRODUCTION

L’État gabonais a instauré, à compter de 2026, une taxe d’habitation destinée à renforcer la mobilisation des ressources internes. Cette orientation est parfaitement légitime, conforme au principe de souveraineté fiscale et nécessaire à l’amélioration des finances publiques.

Ce mémoire ne conteste ni l’impôt, ni son bien-fondé. En revanche, il s’oppose fermement au mécanisme choisi pour son recouvrement : l’adossement de la taxe d’habitation à la facture d’électricité émise par la SEEG.
Ce mode opératoire, inédit dans sa forme et risqué dans sa nature, soulève de graves questions juridiques, pratiques et constitutionnelles. Il rompt avec les principes de base du droit fiscal, crée une confusion entre créance publique et dette commerciale et expose les contribuables à des sanctions illégales.

L’objectif du présent mémoire est de démontrer, de manière argumentée et documentée, que ce n’est pas l’impôt qui pose problème, mais l’instrument choisi pour le recouvrer, lequel est juridiquement inadmissible.

II. LÉGITIMITÉ DE LA COLLECTE DES RESSOURCES PAR L’ÉTAT : UN PRINCIPE INCONTESTÉ

Il convient de réaffirmer clairement — et sans ambiguïté — que :
L’État détient le pouvoir souverain de créer les impôts ;
la recherche de ressources est un impératif de gouvernance ;
la taxe d’habitation est un outil fiscal classique dans de nombreux pays.
Ainsi, l’objet de la critique ne porte nullement sur la volonté de l’État d’élargir l’assiette fiscale.

Ce point est fondamental : la contestation est exclusivement dirigée contre la méthode, non contre la fiscalité elle-même.

III. UN MÉCANISME INADMISSIBLE : L’ADOSSEMENT À UNE FACTURE COMMERCIALE

A. Nature juridique incompatible
La taxe d’habitation est un impôt public relevant du droit fiscal, du Trésor et des règles de comptabilité publique.

La facture SEEG est une créance commerciale, relevant du droit privé, d’un contrat entre un opérateur et un client. Opposer les deux revient à mélanger deux régimes juridiques incompatibles.

B. Risque de sanction commerciale appliquée à un impôt

La SEEG peut légalement : couper l’électricité, réclamer un paiement immédiat, appliquer des intérêts de retard, suspendre un service.
Mais aucun impôt ne peut être soumis à ces sanctions. L’impôt doit obéir à des procédures publiques, jamais à des mesures commerciales.

C. Confusion inacceptable pour le contribuable

En fusionnant impôt et facture, le contribuable ne sait plus : ce qu’il paye à l’État, ce qu’il paye à l’opérateur, qui est responsable en cas de litige.
Cette confusion viole le principe de lisibilité et de clarté de l’impôt, reconnu dans toutes les doctrines fiscales.

D. Fragilisation du recouvrement par la situation de la SEEG

La SEEG rencontre déjà : des difficultés de gestion, des retards de facturation, des litiges nombreux, des coupures fréquentes.
S’appuyer sur un opérateur fragile pour collecter un impôt crée une insécurité juridique et financière majeure.

IV. RISQUES JURIDIQUES ET CONSTITUTIONNELS

A. Atteinte à la séparation entre créance publique et créance privée

Le droit fiscal impose une distinction stricte. La fusion des deux crée une situation juridiquement indéfendable.

B. Atteinte au principe d’égalité devant l’impôt

Les contribuables non raccordés à la SEEG ne seront pas traités de la même manière. Cela crée une rupture d’égalité.

C. Atteinte à la légalité fiscale

Une telle délégation doit : être prévue par une loi précise, définir l’habilitation de l’opérateur, garantir la séparation des flux financiers.Toute imprécision rend le dispositif attaquable.

D. Atteinte à la sécurité juridique

Le contribuable doit pouvoir contester l’impôt devant l’administration fiscale, et non devant un opérateur privé.

V. COMPARAISONS INTERNATIONALES — PRÉCÉDENTS ET JURISPRUDENCES

1. France

Le Conseil d’État et le Conseil constitutionnel ont rappelé l’obligation de séparer clairement impôt et prestation commerciale.
La redevance télévisuelle a été retirée de la facture EDF précisément pour éviter cette confusion.

2. Sénégal

Le Conseil constitutionnel a rejeté l’idée que SENELEC puisse recouvrer un impôt, considérant que seul un comptable public peut manipuler les fonds fiscaux.

3. Maroc

La Cour des comptes a rappelé en 2018 qu’aucun office d’électricité ne peut recouvrer un impôt national.

4. Côte d’Ivoire

Décision administrative de 2014 : interdiction pour la CIE de collecter d’autres taxes que celles strictement prévues par la loi, pour préserver la séparation des régimes.

Aucun pays ne maintient durablement un tel mécanisme. Partout, il a été rejeté ou abandonné.

VI. EN CONCLUSION : L’IMPÔT EST LÉGITIME, L’ADOSSEMENT NE L’EST PAS

« Nous ne contestons pas l’impôt ; nous contestons la méthode. Ce n’est pas la ressource qui pose problème, c’est le mécanisme d’adossement qui, en raison de son incompatibilité structurelle avec les principes du droit fiscal, ne saurait être admis ».
Cette position est claire, solide, cohérente avec la doctrine et conforme aux standards internationaux.
-L’impôt est légitime ;
-la recherche de ressources par l’État est légitime ;
-mais le mécanisme d’adossement à la facture SEEG est juridiquement inadmissible, car :

-il confond impôt et dette commerciale,
-il expose l’impôt à des sanctions privées,
-il viole la sécurité juridique,
-il menace l’égalité devant l’impôt,
-il place l’État dans une dépendance fragile,
-il est contraire à toutes les jurisprudences comparées.


En conséquence, une réforme du mécanisme de recouvrement est recommandée, afin de préserver : la légalité, la clarté, la transparence, la sécurité juridique, et la confiance des contribuables.

Par ailleurs, au-delà de la justification de la légitimité de la taxe d’habitation, il ressort de son application, la mauvaise calibration de la tarification zonale dans le Grand Libreville,

SECTION : Analyse critique du calibrage zonal dans le Grand Libreville

1. Un zonage brutal et déséquilibré

La grille tarifaire actuellement annoncée — 30 000 FCFA, 20 000 FCFA, puis 1 000 FCFA — crée des écarts si larges qu’elle ne repose sur aucune logique économique ou sociale cohérente.
Le passage de 1 000 → 20 000 → 30 000 est abrupt, sans progressivité, et ne correspond ni :

-à la hiérarchie réelle des revenus,
-à la qualité des services publics fournis,
-à la sociologie complexe du Grand Libreville.
Cette configuration donne l’impression d’un zonage politique et non socio-économique, ce qui compromet l’acceptabilité sociale de la taxe.

2. Une absence évidente de corrélation avec la capacité contributive

Le zonage actuel suppose que :
-les zones à 30 000 FCFA sont occupées par des ménages aisés ;
-les zones à 20 000 FCFA abritent les classes moyennes ;
-et les zones à 1 000 FCFA regroupent les plus modestes.

Or, Libreville est une ville extrêmement hétérogène.
Dans les quartiers classés “chers”, on trouve :
-des retraités à revenus faibles,
-des locataires modestes,
-des familles qui héritent d’un logement mais n’ont pas de revenu élevé.

À l’inverse, des quartiers classés “moyens” abritent :
-des loyers très élevés,
-des ménages à revenus confortables,
-un pouvoir d’achat supérieur à celui de certains habitants des zones “premium”.
Résultat : la taxe frappe injustement de nombreux ménages modestes.

3. Un zonage sans publication de critères

Jusqu’ici, aucune communication publique ne permet de connaître :
-les critères retenus pour classer un quartier en zone à 30 000 FCFA,
-les données statistiques utilisées,
-la méthode de notation des quartiers,
-la base d’évaluation de la “valeur” des zones.

Sans cela, la tarification semble arbitraire, ce qui fragilise son fondement juridique et son acceptabilité. Une réforme fiscale locale doit être prouvée, expliquée, documentée. Ici, le calibrage ressemble à un découpage sans étude socio-économique formelle, ce qui expose la réforme à une contestation potentielle.

4. Une charge disproportionnée sur les classes moyennes

Les ménages des zones à 20 000 FCFA sont les plus fragilisés : ils ne sont ni riches, ni bénéficiaires d’exonérations, et pourtant ils supportent une charge vingt fois supérieure à celle d’un citoyen en zone rurale (1 000 FCFA).
La taxe devient ainsi régressive, ce qui contredit le principe d’équité fiscale.

Effets directs :
-baisse du pouvoir d’achat,
-sentiment d’injustice,
-perception d’un impôt punitif,
-risque élevé d’impayés et de résistance sociale.

5. Une absence de lien avec les services publics réellement fournis

Pour qu’une taxe d’habitation soit légitime, il faut que le contribuable voit la valeur du service rendu. Or, dans plusieurs quartiers classés “hauts” ou “moyens”, les services publics sont :
irréguliers, insuffisants, parfois inexistants (éclairage, voirie, assainissement…).
Il existe donc un décalage flagrant entre le prix payé et le service reçu.

6. Recommandations pour corriger le calibrage

Réduire les écarts entre zones
Proposition de barème plus progressif :
5 000 FCFA,
10 000 FCFA,
15 000 FCFA,
20 000 FCFA maximum.

Introduire une analyse socio-économique réelle
Utiliser :
-le revenu médian par quartier,
-les loyers moyens,
-la densité de services publics,
-le niveau de pauvreté local.

Prévoir un tarif plus fin par type de logement : villas, appartements, maisons simples, constructions précaires.

Créer un filet social automatique
Exonérations pour : retraités, personnes handicapées, veuves, ménages très modestes.

Publier officiellement le référentiel de zonage
Cela redonne : transparence, légitimité, confiance des citoyens.

Le tarif zonal actuel du Grand Libreville est mal calibré, excessif dans ses écarts, et ne reflète ni la structure réelle des revenus, ni la sociologie des quartiers, ni le niveau des services publics.
Une révision technique urgente s’impose pour éviter une taxe ressentie comme injuste, arbitraire et socialement explosive pour les futurs gouvernants


Arthur N’DOUNGOU

Citoyen gabonais

Protection sociale : Deux décrets pour moderniser et pérenniser le système

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Le Conseil des ministres tenu le jeudi 4 décembre 2025 a entériné deux décrets majeurs visant à renforcer le système de sécurité sociale gabonais, marquant un tournant décisif dans l’évolution du système.

Le premier texte fixe désormais les nouvelles modalités d’attribution et de calcul des pensions d’invalidité et de survivants. Il intègre notamment un réajustement des taux de cotisation, destiné à garantir la pérennité et l’équilibre financier du régime. 

Cinquante ans après sa création, la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss) franchit ainsi une étape historique en faveur du bien-être des assurés sociaux.

Le second décret adopté, concerne la révision des taux, de l’assiette et du plafond des salaires soumis à cotisation. Cette réforme vise à renforcer l’efficacité, la soutenabilité et la capacité de protection du système à l’égard des travailleurs du Gabon, dans un contexte de modernisation continue du secteur.

Avec ces réformes, les plus hautes autorités, en tête desquelles, le Président de la République, Chef de l’Etat, Son Excellence Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA, réaffirment leur volonté de bâtir un système de sécurité sociale plus équitable, durable et adapté aux réalités économiques actuelles, tout en plaçant le bien-être des travailleurs au cœur des priorités nationales.

Avion nigérian au Burkina : L’AES dénonce une « violation » de son espace aérien

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L’Alliance des États du Sahel (AES) a publié le lundi 8 décembre un communiqué révélant qu’un aéronef militaire nigérian de type C130 a été contraint d’atterrir à Bobo Dioulasso, au Burkina Faso, suite à une « situation d’urgence en vol ». L’incident, survenu le même jour, a immédiatement engendré une crise diplomatique, la confédération dénonçant une « violation de son espace aérien et de la souveraineté de ses États membres ».

L’avion militaire, appartenant à l’armée de l’air de la République fédérale du Nigéria, transportait deux membres d’équipage et neuf passagers, tous des militaires. Selon le communiqué de l’AES, une enquête ouverte par les autorités compétentes du Burkina Faso a confirmé l’absence d’autorisation de survol du territoire burkinabè pour cet appareil militaire.

Dans son communiqué – signé par son président, Assimi Goïta, président de la Transition du Mali – la confédération a condamné « avec la plus grande fermeté cet acte inamical mené au mépris du droit international et des règles internationales d’aviation civile et militaire ».

Par conséquent, en réponse à cet incident, perçu comme une menace à la sécurité de l’espace confédéral, l’AES a annoncé avoir pris des mesures drastiques, dont la nature exacte devrait être révélée prochainement.

Contexte : une flotte nigériane mobilisée au Bénin

L’atterrissage forcé du C130 intervient dans un climat de vive tension régionale, 24 heures seulement après une tentative de coup d’État manqué au Bénin le dimanche 7 décembre.

Le Nigéria, voisin du Bénin et poids lourd de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), avait été sollicité pour neutraliser les militaires mutins. L’aviation nigériane, dont le rôle fut jugé capital, a participé activement à la capitulation des rebelles, permettant de sauver le pouvoir du président Patrice Talon et l’ordre constitutionnel dans le pays.

Cet appareil militaire faisait-il partie de la flotte engagée dans les opérations d’appui au Bénin ? Bien que l’AES n’ait pas établi de lien direct dans son communiqué, les analystes militaires estiment probable que l’aéronef soit lié à la logistique ou au soutien des opérations menées par Abuja au Bénin. La situation géographique des deux pays (Bénin et Burkina Faso) et la nature militaire de l’avion renforcent cette hypothèse, faisant de cet incident un nouvel épisode des frictions entre l’AES et la CEDEAO.

Le Bénin échappe au putsch grâce à la mobilisation de la CEDEAO

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Alors que la capitale béninoise, Cotonou, se réveillait le 7 décembre, un groupe de huit hommes armés faisait irruption aux premières heures de la matinée dans les locaux de la télévision nationale. Leur message était clair : la dissolution de toutes les institutions et la prise du pouvoir par un prétendu « Comité militaire de la refondation ». Une attaque aussi brève que gravissime dans un pays souvent présenté comme l’un des plus stables de la région ouest-africaine.

Rapidement, la situation a été maîtrisée. Quelques heures plus tard, le ministre de l’Intérieur, Alassane Seïdou, reprenait la parole sur l’antenne pour annoncer que l’assaut avait été repoussé et que les positions stratégiques étaient repassées sous contrôle des autorités. « Le gouvernement invite les populations à vaquer normalement à leurs occupations », a-t-il déclaré, saluant la réactivité et le professionnalisme des forces de défense face à ce défi direct à l’ordre constitutionnel.

Selon des sources sécuritaires, une douzaine de militaires ont été interpellés dans les heures qui ont suivi l’attaque. Pour stopper les assaillants, le Bénin a sollicité un appui régional, notamment de l’armée nigériane, qui a indiqué avoir mené des frappes à Cotonou et déployé des troupes au sol. Des renforts venus de Sierra Leone, de Côte d’Ivoire et du Ghana doivent également arriver, envoyés par la CEDEAO pour appuyer les autorités béninoises et garantir la sécurité.

Le Bénin échappe au putsch grâce à la mobilisation de la CEDEAO

Image des huit individus armés qui ont pris d’assaut la télévision nationale.

Le dimanche 7 décembre au soir, le président Patrice Talon s’est adressé à la nation. Il a dénoncé sans ambiguïté une mutinerie montée « sous prétexte de revendications fallacieuses » et visant à « déstabiliser notre nation en remettant en cause l’ordre démocratique ». Selon lui, les auteurs ont cherché à entraîner le Bénin dans « une aventure sans lendemain aux conséquences désastreuses ». Le chef de l’État a également détaillé la riposte sécuritaire, affirmant avoir coordonné les opérations. « Avec eux, nous avons fait front, repris les positions jusqu’à nettoyer les dernières poches de résistance des mutins », a-t-il affirmé. Il a aussi assuré aux familles des personnes encore détenues que toutes les dispositions seraient prises pour les retrouver.

La CEDEAO et l’Union africaine ont immédiatement condamné la tentative de prise de pouvoir, réaffirmant leur soutien « total et sans ambiguïté » au gouvernement béninois. Cette réaction s’explique par le contexte de la récente vague de putschs où plusieurs pays de l’Afrique de l’Ouest vivent encore sous la menace ou les séquelles de coups d’État. La mobilisation rapide de troupes venues de différents pays illustre la volonté de l’organisation ouest-africaine de préserver à tout prix la stabilité démocratique dans la sous-région.

Une épave fantôme percute le Victoria et rappelle l’urgence d’un nettoyage du littoral

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La traversée Port-Gentil–Libreville du bateau Victoria, de la compagnie Logimar 241, a failli virer au drame le dimanche 7 décembre. Alors qu’il approchait du port môle, l’embarcation a heurté une épave flottante, provoquant une énorme frayeur chez les 312 passagers à bord.

Le choc, soudain et violent, a déclenché une panique générale : cris, bousculades, pleurs… Pendant quelques minutes, c’était la confusion totale. Heureusement, l’équipage, resté maître de la situation, a appliqué les procédures d’urgence et a aussitôt alerté les autorités. La Garde républicaine est intervenue très rapidement. Ses équipes ont sécurisé le navire et l’ont escorté jusqu’à quai. Grâce à leur réactivité, le Victoria a pu accoster en toute sécurité, sans blessés graves ni pertes humaines. Plusieurs passagers, encore sous le choc, ont été pris en charge à leur arrivée.

Pour l’instant, aucune communication officielle n’a été faite sur l’origine de l’épave ni sur les circonstances exactes de l’accident. Une enquête doit déterminer comment un tel obstacle a pu se retrouver sur une route maritime aussi fréquentée. Cet incident ravive douloureusement le souvenir du naufrage de l’Esther Miracle en mars 2023, qui avait fait 37 morts et profondément marqué le pays.

Au Gabon, la présence d’épaves et de déchets métalliques le long du littoral est un problème bien connu. Navires abandonnés, cargos rouillés, bateaux échoués… ces dangers invisibles menacent la sécurité maritime et dégradent l’environnement.

Le choc subi par le Victoria rappelle une urgence : nettoyer les fonds marins, retirer les épaves et renforcer la surveillance sur les liaisons côtières essentielles. Une nécessité que cet accident remet au premier plan.

Grève à Jean Hilaire Aubame : vers la paralysie du système éducatif ?

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Face à l’intensification des mouvements d’humeur dans le secteur éducatif gabonais, les enseignants du complexe scolaire Jean Hilaire Aubame Eyeghe, situé à Nzeng- Ayong, dans le 6ème arrondissement de Libreville, ont officiellement suspendu les activités pédagogiques ce 8 décembre, révélant une crise profonde et généralisée.

Dans une lettre adressée au ministre de tutelle par intérim, ils exposent les raisons d’un mouvement entamé par un préavis de grève déposé le 28 novembre.

Trois revendications principales motivent leur action : la régularisation immédiate des situations administratives, le paiement des arriérés de salaires et le règlement des vacations liées aux examens du BEPC et du Baccalauréat, session 2025.

Malgré le respect des procédures légales prévues par la loi 22/2001 du 19 décembre 2001 portant Code du travail, aucune réponse concrète n’a été apportée. Seul un courrier de la hiérarchie de l’établissement a été reçu, invitant les enseignants à se tourner vers leur tutelle. Réunis en assemblée générale, les enseignants ont donc décidé de suspendre les cours, tout en réaffirmant leur ouverture au dialogue.

Depuis le début du mois de décembre, l’école gabonaise est secouée par une série de mouvements d’humeur. Le samedi dernier, le collectif SOS Éducation a organisé des assemblées générales à travers le pays. Ce lundi 8 décembre, un préavis de grève nationale a été déposé, confirmant l’ampleur du malaise.

La suspension des cours au complexe Jean Hilaire Aubame Eyeghe pourrait bien être le signal d’une contagion plus large. Si aucune réponse rapide n’est apportée par les autorités, le risque d’une paralysie du système éducatif devient réel. Il est urgent que le gouvernement engage un dialogue franc et apporte des solutions concrètes aux revendications des enseignants.

À Abidjan, le président Oligui Nguema exhorte la diaspora gabonaise à revenir investir au pays

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En déplacement à Abidjan pour assister à l’investiture du président ivoirien, le chef de l’État Brice Clotaire Oligui Nguema a recentré son échange avec la communauté gabonaise autour d’un message clair : encourager les entrepreneurs de la diaspora à investir au Gabon. Il a appelé les compatriotes installés en Côte d’Ivoire à saisir les opportunités économiques offertes par le pays et à participer activement à sa transformation.

Le Président a saisi l’occasion pour encourager l’investissement et l’entrepreneuriat au Gabon. « Ce que vous bâtissez ici, vous pouvez le bâtir aussi chez nous. Ne laissez pas les autres venir investir à votre place dans votre propre pays », a-t-il déclaré. Il a également rappelé que le Gabon regorge d’opportunités. « Saisissez-les avant que d’autres ne le fassent », a-t-il martelé, soulignant le rôle actif que la diaspora peut jouer dans le développement national.

Les entrepreneurs gabonais installés à Abidjan ont présenté au Président la charte d’engagement de la diaspora professionnelle gabonaise, articulée autour de six axes : promotion de l’image du Gabon, attraction des investissements, partage d’expertise, création de partenariats, contribution au développement durable et cohésion diasporique. Un trombinoscope des principaux acteurs économiques de Côte d’Ivoire a également été remis au Chef de l’État, illustrant la vitalité de cette communauté. Les échanges ont permis d’identifier plusieurs pistes de coopération dans des secteurs stratégiques tels que l’énergie, les assurances, la digitalisation, le logement, la loterie sportive, l’audiovisuel et la culture.

À Abidjan, le président Oligui Nguema exhorte la diaspora gabonaise à revenir investir au pays
Brice Clotaire Oligui Nguema annonce la mise en place prochaine d’une assurance pour les Gabonais vivant à l’étranger.

Avant cela, Brice Clotaire Oligui Nguema s’était entretenu avec les responsables des services diplomatiques gabonais. Dans un contexte de réformes administratives, les discussions ont porté sur la réorganisation des effectifs, la maîtrise des dépenses et la nécessité d’une gestion plus rigoureuse des ressources publiques. Le Président a réitéré l’importance d’un service consulaire réactif et son engagement en faveur de l’assurance pour les Gabonais vivant à l’étranger. À l’issue de ces échanges, il a annoncé la mise en place prochaine d’une assurance, destinée à renforcer la protection sociale des Gabonais vivant à l’étranger.

Rappelons que selon l’Annuaire statistique 2022 de l’Institut national de la statistique (INSTAT Gabon), seuls 408 Gabonais étaient recensés en Côte d’Ivoire, un chiffre minimal qui reste largement inférieur à la présence réelle de la diaspora, bien plus vaste, diversifiée et active dans plusieurs secteurs économiques du pays hôte.