Blog Page 35

Œuvres universitaires : le ministre Mombo exige des résultats

0

Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le Pr Charles Edgar Mombo, a conclu sa série de concertations le 12 janvier dernier par une séance de travail musclée avec les directions du Centre national des œuvres universitaires (CNOU) et de la Direction générale des œuvres universitaires (DGOU). Plus qu’une simple rencontre de bilan, cet échange a pris les traits d’un rappel à l’ordre sans équivoque. Il semblait en effet nécessaire de souligner, à travers ce tour de table, que la vie étudiante ne saurait se résumer aux dossiers qui s’empilent dans les couloirs feutrés de l’administration.

S’inscrivant dans la droite ligne de la vision présidentielle, laquelle érige désormais le bien-être de l’étudiant en priorité stratégique, le ministre a martelé une vérité que beaucoup feignaient d’oublier. Pour lui, les amphithéâtres surpeuplés, les restaurants universitaires exsangues et les pavillons d’hébergement en ruine ne peuvent plus être éternellement justifiés par les sempiternelles « contraintes budgétaires ». Le ton est désormais donné : le confort des apprenants n’est plus une option, mais une obligation immédiate pour ses collaborateurs.

Le défi des 100 jours face à l’inertie bureaucratique

Autour de la table, le décorum habituel était réuni avec la présence de la secrétaire générale du ministère, le Pr Georgette Ngabolo épse Mapaga, du directeur général adjoint du CNOU, Flavien Hekeella, et d’un aéropage de cadres administratifs rompus à l’art du compte rendu. L’objectif de cette confrontation était de mesurer les politiques publiques à l’aune de la réalité financière, sans détour ni complaisance. Le ministre a particulièrement insisté sur l’urgence absolue d’accélérer les projets structurants liés à la restauration et au logement. Ces chantiers sont désormais arrimés au calendrier symbolique des « 100 jours » du chef de l’État, un timing politique serré qui ne tolère plus les lenteurs administratives ayant trop longtemps freiné le secteur.

De son côté, la nouvelle direction du CNOU s’est efforcée de montrer patte blanche en présentant un plan de relance articulé sur la rationalisation de la gouvernance, la maintenance rigoureuse des installations et une redéfinition de la vie estudiantine. Cette dernière, autrefois perçue comme un simple centre de coûts, doit redevenir le cœur battant du système. Cependant, derrière les engagements policés, le constat demeure lucide puisque les œuvres universitaires restent le maillon faible de l’enseignement supérieur, accablées par une pression démographique et des attentes sociales qui ne cessent de croître.

Le verdict final appartiendra toutefois aux étudiants eux-mêmes. Il reste à voir si, au-delà des promesses solennelles formulées dans les cabinets ministériels, le changement se fera sentir concrètement dans les assiettes et les dortoirs. Dans un contexte où les annonces ont souvent primé sur les réalisations durables, la jeunesse n’attend plus de grands discours, mais simplement de retrouver un minimum de dignité au quotidien.

Dette à l’OPEP : le test de crédibilité internationale de Clotaire Kondja

0

Parmi les dossiers brûlants qui attendent Clotaire Kondja au ministère du Pétrole et du Gaz, celui de la diplomatie pétrolière figure en haut de pile. Si l’expertise technique du nouvel homme fort du secteur est saluée, c’est sur le terrain de la diplomatie financière qu’il devra mener l’une de ses premières grandes batailles. Le Gabon, acteur historique de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), traverse une zone de turbulences relationnelles avec le cartel, plombé par une ardoise de cotisations impayées qui menace désormais son influence.

La situation est devenue un secret de polichinelle dans les couloirs feutrés de Vienne : le Gabon n’a plus honoré ses cotisations depuis environ cinq ans. À l’entame de cette année 2026, la dette accumulée s’élève à un peu plus de 7 millions d’euros, soit environ 4,6 milliards de FCFA. Ce passif place le pays au deuxième rang des mauvais payeurs de l’organisation, juste derrière le Congo voisin dont les arriérés culminent à 10 millions d’euros.

Lors de la dernière réunion ministérielle, Libreville avait pourtant tenté un coup d’éclat en brandissant un titre de paiement d’un milliard de FCFA pour réduire sa créance. Mais trois mois plus tard, ce document est resté lettre morte, n’ayant jamais été suivi d’effet.

Sortir de l’impasse diplomatique

Pour Clotaire Kondja, l’enjeu dépasse la simple comptabilité. Il s’agit de redonner de la valeur à la voix du Gabon. Dans un secteur où les décisions sur les quotas de production et les prix mondiaux se prennent en conclave restreint, être « sous sanction » morale ou financière affaiblit considérablement le pouvoir de négociation.

Le nouveau ministre devra user de toute son influence pour convaincre les plus hautes autorités de l’urgence de ce règlement. L’inadmissibilité d’un paiement promis mais non exécuté révèle des poches de résistance au sein de la chaîne financière de l’État, où certains ne voient pas en l’OPEP une priorité budgétaire. Il apparaît désormais crucial que les engagements internationaux du Gabon soient honorés pour que le pays retrouve son statut d’interlocuteur fiable. On ne peut pas prétendre à la souveraineté énergétique tout en étant un membre défaillant des instances qui régulent cette même énergie.

Le Gabon et l’OPEP : une relation en dents de scie

Le retour à la régularité financière est d’autant plus symbolique que l’histoire du Gabon avec l’OPEP est ancienne et complexe. Admis pour la première fois en 1975, le pays s’était retiré de l’organisation en 1995, jugeant la contribution annuelle trop élevée par rapport à sa production de l’époque. Après deux décennies d’absence, Libreville avait fait son grand retour le 1er juillet 2016, avec l’ambition de peser à nouveau sur l’échiquier mondial.

Aujourd’hui, l’OPEP compte douze pays membres permanents, formant un axe stratégique entre les géants du Golfe, le Venezuela et une forte représentation africaine qui constitue désormais le socle de sa diversité. Aux côtés des poids lourds historiques comme l’Arabie Saoudite ou l’Irak, le Gabon évolue au sein d’un bloc continental dynamique où l’on retrouve l’Algérie, le Congo, la Guinée Équatoriale, la Libye et le Nigeria. L’organisation joue un rôle central de régulateur en coordonnant les politiques pétrolières de ses membres pour stabiliser les marchés, afin d’assurer un revenu régulier aux producteurs et un approvisionnement efficace aux consommateurs.

Pour le Gabon, dont le budget dépend encore largement de l’or noir, être assis à cette table n’est pas un luxe, mais une nécessité stratégique. Clotaire Kondja devra donc rapidement transformer le titre de paiement en virement effectif pour que le drapeau gabonais flotte de nouveau avec dignité au siège de Vienne.

Ministère de l’Intérieur : le SINAMI maintient la pression sur Adrien Nguema Mba

0

Le Syndicat national des agents du ministère de l’Intérieur et de la décentralisation (SINAMI) a réaffirmé, ce mardi 13 janvier à Libreville, les raisons du mouvement de grève en cours depuis le 23 décembre dernier. Lors d’une déclaration de presse, le directoire du syndicat a dénoncé le non-règlement de plusieurs revendications, notamment financières et administratives, qui pénalisent le bon fonctionnement des services.

« Nous sommes en grève depuis le mardi 23 décembre 2025, officiellement », a rappelé le porte-parole du SINAMI, précisant que ces mouvements ont d’abord été amorcés par les agents de l’Estuaire suite à des problèmes d’engagements non traités. La mobilisation s’est ensuite étendue à la province de la Ngounié où, a-t-il ajouté, « le G4 a pris le relais avec les problèmes des reliquats en termes de perdiems ».

À l’administration centrale, le directoire du syndicat affirme s’être engagé pleinement aux côtés des agents des provinces lésées. « Nous venons en soutien à toutes ces provinces et naturellement à tous les autres agents du ministère qui, depuis longtemps, souffrent du non-paiement des reliquats et perdiems liés aux opérations électorales », a déclaré l’organisation, citant notamment la distribution des cartes d’électeurs et l’affichage des listes électorales comme autant de missions restées sans suite financière.

Tout en reconnaissant le changement de tutelle, le syndicat se dit disposé à croire en une amélioration rapide du climat social. « Nous voulons croire que l’administration est dans un service continu depuis l’arrivée du nouveau ministre de l’Intérieur, Adrien Nguema Mba », a indiqué le porte-parole, rappelant que ce dernier a succédé à Hermann Immongault, promu vice-président du gouvernement. « Nous comptons sur le nouveau ministre pour prendre le relais de la situation, quoiqu’il n’en soit pas l’auteur », a-t-il insisté.

Au-delà des seules questions pécuniaires, le SINAMI met en avant des demandes structurelles jugées essentielles pour l’avenir de l’institution. « Nous attendons d’être entendus sur la régularisation des situations administratives, la promotion des cadres et la confirmation de certains à des postes de responsabilité », a poursuivi le porte-parole. Ce dernier a conclu son propos en réclamant avec force « la promotion des cadres à des postes de commandement tels que préfet, sous-préfet, gouverneur et secrétaire général de province », afin de valoriser l’expertise des agents de l’administration centrale.

Le gaz butane de nouveau disponible sur fond de polémique sur l’anticipation

0

Après quelques semaines de perturbations critiques survenues avant et pendant les fêtes de fin d’année, l’approvisionnement en gaz butane connaît un retour à la normale dans le Grand Libreville depuis le dimanche 11 janvier. C’est un soulagement général pour les populations qui retrouvent enfin un accès facilité à cette ressource indispensable, après une période de festivités particulièrement complexe pour de nombreux ménages.

Le spectacle des stations vides et des files d’attente interminables semble enfin faire partie du passé. Depuis quelques jours, les points de vente de la capitale gabonaise affichent une disponibilité retrouvée et les sourires remplacent désormais l’inquiétude.

Une communication officielle sous le feu des critiques

Pourtant, derrière ce retour à la stabilité, la gestion de cette crise par les autorités suscite de vives critiques. Le Directeur Général de l’Aval Pétrolier et Gazier, Thibault Gaël Idoumi, a récemment lu un communiqué justifiant la pénurie par une « surconsommation » exceptionnelle durant les fêtes. Un argument qui peine à convaincre et qui est largement raillé par de nombreux observateurs.

Pour ces derniers, le caractère cyclique de la consommation en période de fin d’année est une donnée connue qui aurait dû faire l’objet d’une planification rigoureuse. Cette explication officielle est perçue par beaucoup comme l’aveu d’une administration qui fait dans l’improvisation et peine à anticiper les besoins vitaux des Gabonais.

Des failles industrielles et structurelles

Au-delà des discours officiels, nos investigations révèlent des failles structurelles bien plus profondes au sein de la chaîne logistique. Le problème principal proviendrait de la Société gabonaise d’entreposage de produits pétroliers (SGEPP), dont le centre emplisseur souffre d’une baisse considérable de sa capacité de production.

Selon une source interne au ministère du Pétrole, des problèmes techniques persistants empêcheraient l’outil industriel de répondre à la demande habituelle. Pour compenser ces lacunes lors des pics de consommation, il est désormais envisagé de faire travailler les agents 24 heures sur 24, une mesure indispensable qui nécessite toutefois des coûts supplémentaires que l’entreprise semble avoir tardé à engager.

Malgré ces tensions structurelles, l’heure est aujourd’hui au réapprovisionnement intensif. « Je confirme la disponibilité du gaz. Comme vous le voyez, les stocks sont pleins. On a reçu une livraison hier et nous avons encore d’importantes réserves aujourd’hui », affirme Inivia, une pompiste à Libreville. Les camions de ravitaillement ont également commencé à quitter la capitale pour desservir l’intérieur du pays, afin d’éviter que la crise ne s’étende durablement.

Si la distribution retrouve son rythme, le défi pour l’administration reste entier : moderniser les infrastructures de la SGEPP et renforcer les capacités de stockage pour que l’improvisation ne soit plus la réponse par défaut aux futures tensions énergétiques.

Gabon : la médecine régénératrice tanzanienne à l’honneur à Libreville

0

Depuis le lundi 12 janvier 2026, Libreville accueille la « Semaine médicale tanzanienne », une campagne de soins d’envergure organisée en partenariat avec l’association « Les Amazones du Gabon ». Durant sept jours, cet événement propose aux patients atteints de pathologies chroniques une prise en charge innovante, axée sur la médecine régénératrice et l’usage de compléments alimentaires conçus à base de produits naturels. Cette initiative vise avant tout à renforcer le système immunitaire des malades et à améliorer leur qualité de vie, en complément des protocoles thérapeutiques conventionnels.

L’engouement s’est fait ressentir dès la journée d’ouverture, marquée par la consultation d’une centaine de patients. Une telle affluence souligne le besoin croissant de solutions d’accompagnement pour les personnes luttant contre des pathologies lourdes comme les cancers, la drépanocytose, le VIH ou l’hypertension. Le Dr Michael Evariste Magoti, médecin tanzanien, insiste d’ailleurs sur la complémentarité des approches. « Il ne s’agit pas de remplacer les protocoles médicaux classiques, mais de les soutenir. Les compléments naturels utilisés agissent comme des béquilles biologiques, aidant l’organisme à mieux supporter la maladie et les effets parfois éprouvants des traitements chimiques », a-t-il déclaré.

Ce discours trouve un écho favorable auprès du corps médical local. Plusieurs praticiens présents ont salué la qualité des produits, certains envisageant leur intégration dans le suivi des patients immunodéprimés. Le Dr Jean Bie Obiang, spécialiste de la drépanocytose, confirme cette vision en précisant que ces solutions soutiennent l’organisme sans jamais se substituer aux médicaments essentiels.

Parallèlement aux consultations, le programme est rythmé par des conférences et des espaces d’échanges. Ces moments d’apprentissage visent à sensibiliser le public gabonais aux bienfaits de la médecine préventive et à l’importance d’une nutrition adaptée pour consolider les défenses immunitaires. La campagne se poursuit jusqu’à la fin de la semaine, offrant aux populations l’opportunité de découvrir une approche de la santé où l’innovation tanzanienne s’allie au bien-être des patients locaux.

Industrie : Lubin Ntoutoume déclare la guerre à l’inertie administrative

0

Le ministre de l’Industrie et de la transformation locale, Me Lubin Ntoutoume, n’a pas perdu de temps pour insuffler un nouveau souffle à son action. Dès le lundi 12 janvier 2026, il a convoqué ses collaborateurs directs et les responsables des structures sous tutelle pour une séance de travail aux allures de rappel à l’ordre. Si sa reconduction consacre une certaine continuité au sein du département, le membre du gouvernement a clairement signifié que celle-ci ne serait tolérée que sous le sceau de l’efficacité et de la performance immédiate.

Le constat dressé par le ministre s’avère particulièrement lucide sur l’état du tissu industriel national. Il a pointé du doigt les faiblesses persistantes qui entravent encore l’essor du pays, notamment la trop faible valeur ajoutée captée sur les matières premières et l’enlisement de certains projets structurants. En s’appuyant sur les orientations fermes de la lettre de mission du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, le patron de l’Industrie a martelé que l’heure n’est plus aux théories de salon mais à l’émergence d’unités de transformation capables de générer des emplois pérennes.

Industrie : Lubin Ntoutoume déclare la guerre à l’inertie administrative

Cette nouvelle dynamique impose, selon Me Lubin Ntoutoume, une rupture profonde avec les habitudes bureaucratiques. Il exige désormais de ses cadres une discipline de fer, une rigueur accrue dans la gestion des dossiers et une responsabilisation de chaque instant. Pour garantir cette mutation, le ministre a annoncé la mise en place d’un système de suivi rigoureux où chaque direction sera évaluée sur la base de résultats tangibles et vérifiables. L’obligation de rendre compte devient ainsi le pivot central de la gouvernance du ministère.

Industrie : Lubin Ntoutoume déclare la guerre à l’inertie administrative

En conclusion de cet échange, le message est apparu sans ambiguïté : la crédibilité de la parole publique repose désormais sur la capacité du département à produire des changements visibles pour le quotidien des populations. Dans une période marquée par une forte demande sociale, le ministère de l’Industrie se retrouve en première ligne. Pour Lubin Ntoutoume, la diversification économique du pays ne doit plus être freinée par une bureaucratie lente, mais doit au contraire devenir le moteur d’une souveraineté économique concrète.

CAN 2025 : Le Gabonais Pierre Atcho au sifflet du choc Sénégal-Égypte

0

C’est une consécration pour l’arbitrage gabonais. La Confédération africaine de football (CAF) a officiellement confié les commandes de la demi-finale explosive entre le Sénégal et l’Égypte à Pierre Atcho. Ce mercredi 14 janvier à Tanger, l’officiel gabonais sera le juge de paix d’un duel de géants où la tension et l’enjeu promettent d’atteindre des sommets.

Le stade de Tanger sera le théâtre d’une confrontation aux allures de finale avant l’heure. Dès 17h00, les Lions de la Teranga et les Pharaons se disputeront un ticket pour l’ultime marche de la compétition. Pour diriger cette affiche prestigieuse, la Confédération africaine de football a porté son choix sur Pierre Atcho. Cette désignation honore l’homme en noir et confirme la montée en puissance de l’expertise gabonaise sur la scène footballistique continentale.

L’affiche oppose deux monuments du football africain aux trajectoires impressionnantes. D’une part, le Sénégal se présente avec un effectif d’une solidité redoutable, porté par une expérience collective acquise au plus haut niveau. D’autre part, l’Égypte, nation la plus titrée de l’histoire avec sept couronnes, entend faire valoir son légendaire mental de compétiteur pour retrouver son lustre d’antan. Dans un match où chaque décision sera scrutée par des millions de téléspectateurs, la présence de Pierre Atcho apporte une garantie de rigueur et d’impartialité.

Reconnu pour son excellente lecture du jeu et son autorité naturelle, l’arbitre gabonais devra faire preuve d’un sang-froid exemplaire. Sa mission sera de contenir l’ardeur des vingt-deux acteurs et de gérer la pression psychologique intense propre à une demi-finale de CAN. Son expérience internationale sera un atout précieux pour assurer la fluidité des débats dans une enceinte de Tanger qui s’annonce d’ores et déjà volcanique.

Le public africain attend désormais avec impatience ce duel au sommet. Entre les ambitions de gloire des Sénégalais et la soif de reconquête des Égyptiens, le spectacle promet d’être total. Sous l’œil attentif de Pierre Atcho, ce choc des titans livrera son verdict pour définir qui, de l’armada de la Teranga ou du géant du Nil, ira défier l’histoire en finale.

Gabon : Le concours « Rising Star 2026 » propulse l’entrepreneuriat féminin

0

L’Observatoire Women’s Rise et BPW Gabon, soutenus par la Banque pour le commerce et l’entrepreneuriat du Gabon (BCEG), ont officiellement lancé le concours national « Rising Star Gabon 2026 » le lundi 12 janvier à la Baie des Rois. Placé sous le haut patronage de la Première Dame,  Zita Oligui Nguema, cet événement vise à identifier et propulser les femmes qui transforment le paysage économique et social des neuf provinces du pays.

Ouvert à toutes les entrepreneures, quel que soit leur secteur ou leur statut, le concours sélectionnera une lauréate par province. Ces neuf figures de proue bénéficieront d’un programme complet incluant mentorat, renforcement de capacités et accès privilégié aux financements grâce à l’expertise de la BCEG et du cabinet Forward Partners. Pour Laiticia Carolle Eyumane, présidente de BPW Gabon, cette initiative célèbre l’audace féminine, tandis que Daisy Helen Ntoutoume, directrice de la BCEG, y voit un investissement stratégique pour la résilience de l’économie nationale.

Gabon : Le concours « Rising Star 2026 » propulse l'entrepreneuriat féminin

Une attention particulière est portée aux zones reculées avec la création du « Prix de la Ruralité ». Soutenu par Olam Gabon, ce prix spécifique entend valoriser les leaders féminins des chaînes de valeur agricoles. Christophe Eyi, Directeur Général d’Olam Palm et Rubber Gabon, souligne que le développement du pays repose aussi sur ces compétences provinciales souvent invisibles mais essentielles.

Les candidates ont jusqu’au 15 mars 2026 pour soumettre leur projet via un formulaire en ligne ou auprès des relais régionaux de BPW Gabon. Le point d’orgue de cette édition se tiendra en avril prochain à Libreville lors d’une cérémonie de distinction nationale. En structurant ainsi l’écosystème entrepreneurial féminin, « Rising Star Gabon 2026 » s’affirme comme un levier majeur pour une croissance nationale inclusive et innovante.

Parquet de Libreville : Dick Fabrice Boungou Mikolo prend ses fonctions sous le signe de la rigueur

0

L’audience d’installation tenue le 9 janvier 2026 a marqué un tournant institutionnel majeur pour le Tribunal de première instance de Libreville. En prenant officiellement la tête du Parquet, Dick Fabrice Boungou Mikolo, nommé lors du Conseil supérieur de la magistrature extraordinaire du 19 décembre dernier, a immédiatement tracé les contours d’une gouvernance judiciaire sans concession. Entre rappel des prérogatives légales et exigence d’éthique, le nouveau procureur de la République a décliné une feuille de route axée sur la restauration de l’autorité du ministère public.

Le nouveau maître des poursuites a d’emblée affiché sa détermination à incarner le rôle de « gardien de l’ordre public judiciaire ». Pour lui, cette fonction ne saurait être réduite à un simple relais administratif. Dick Fabrice Boungou Mikolo a rappelé avec force que le Procureur est avant tout « l’organe de mise en mouvement de la justice pénale », agissant comme le pivot essentiel entre la norme juridique, la réalité sociale et l’exigence de sécurité collective.

L’un des points d’orgue de son allocution a été l’interpellation directe des officiers de police judiciaire (OPJ) sur leur subordination technique. « Le Code de procédure pénale gabonais est sans ambiguïté : le Directeur de la police judiciaire est le procureur de la République », a-t-il martelé, précisant que cette autorité est « juridique, fonctionnelle et opérationnelle ». En clarifiant ainsi les rapports de force, il a signifié aux enquêteurs que leurs ordres doivent impérativement émaner de son autorité, excluant toute interférence administrative ou militaire dès lors que l’action judiciaire est engagée.

En finir avec l’informel dans la chaîne pénale

Cette quête de transparence se double d’une exigence de formalisme procédural. Le magistrat a insisté sur le fait que la loyauté institutionnelle ne dispense pas du respect des formes légales. « Lorsque les instructions sont requises, elles doivent être données par écrit, conformément à la loi », a-t-il ordonné, voyant dans cette mesure une protection indispensable pour la traçabilité des décisions et la sécurité juridique des acteurs de la chaîne pénale.

S’adressant à ses pairs, le procureur Boungou Mikolo a livré un plaidoyer pour une magistrature courageuse. Il a exhorté ses collègues à ne jamais se laisser influencer par les réseaux ou l’opinion, rappelant que l’indépendance est une charge morale. « Le magistrat ne doit être ni familier du pouvoir, ni prisonnier de la rue », a-t-il prévenu, avant d’inviter le même magistrat à avoir « le courage de ne pas avoir peur de perdre son poste, quand par ce courage, la justice y gagne ».

L’expérience du terrain au service des défis de la capitale

​Cette culture de l’exigence s’appuie sur une trajectoire professionnelle exemplaire, dont chaque étape semble avoir forgé les armes nécessaires pour affronter les défis titanesques du Parquet de Libreville. De ses premières armes comme substitut à Franceville jusqu’à sa direction du Parquet de Port-Gentil, Dick Fabrice Boungou Mikolo a acquis une maîtrise de la réalité des dossiers sensibles et de la pression des grands centres urbains. 

Son récent passage à la présidence de la chambre correctionnelle spécialisée de la Cour d’appel judiciaire de Libreville lui a offert le recul stratégique du siège, une expertise déterminante pour fluidifier aujourd’hui une chaîne pénale souvent critiquée pour ses lenteurs. 

En retrouvant la conduite des poursuites, ce pénaliste total devra désormais traduire sa rigueur procédurale en résultats concrets : restaurer la confiance des justiciables de la capitale et garantir une réponse pénale aussi rapide qu’impartiale.