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Gabon : Georges Bruno Ngoussi critique le comportement provocant du PDG et sollicite l’intervention du Président de la Transition

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Le 4ᵉ vice-président du Sénat de la Transition a exprimé une position sans appel contre le Parti démocratique gabonais (PDG), ancien parti au pouvoir, lors d’une déclaration publique, le 26 novembre 2024 à Libreville. Il a souhaité du général Brice Clotaire Oligui Nguema, une prise de décisions fermes, notamment la signature d’un décret suspendant les activités du PDG.

L’homme d’Eglise et membre influent de la société civile a reproché aux partisans de l’ancien parti unique d’afficher une posture provocante, alimentant le ressentiment d’une population éprouvée par des décennies de gouvernance défaillante sous son régime. Selon le pasteur principal de l’Eglise internationale de Nazareth, l’omniprésence des responsables et les militants du PDG durant la campagne en faveur du référendum constitutionnel, du 16 novembre dernier, a engendré un fort taux d’abstention, estimé à plus de 46 %, fragilisant ainsi l’engagement populaire envers ce processus crucial pour le « Nouveau Gabon ».

Le sénateur de Transition a appelé à la consolidation des valeurs de démocratie, d’équité, et de transparence en écartant durablement le PDG de l’arène politique et en privilégiant une gestion inclusive. Il a également exhorté le président de la République à fédérer les Gabonais autour d’une vision commune, en mettant en place une plateforme nationale rassemblant toutes les forces vives de la nation, qui pourrait transformer les aspirations citoyennes en mesures concrètes par le biais de lois ou de décrets.

Ces propos s’inscrivent dans le cadre des résolutions du Dialogue national inclusif (DNI) tenu en avril dernier, qui recommandaient, entre autres, la suspension des partis politiques et une période d’inéligibilité pour les responsables du PDG. Pour Georges Ngoussi, ces dispositions doivent être appliquées pour garantir une transition réussie vers une nouvelle dynamique politique au Gabon.

Francis Jean Jacques Evouna, secrétaire général de la plate-forme « Éveille-Toi Gabon » : « Je suis un des artisans de cette victoire sans faille du OUI »

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Au lendemain du vote référendaire sur le projet de nouvelle Constitution sanctionné par une adhésion massive des Gabonais, selon les résultats provisoires annoncés par le ministre de l’Intérieur, nous nous sommes rapprochés de quelques partisans, ou non, de la future Loi fondamentale. Parmi eux, Francis Jean Jacque Evouna, acteur économique, secrétaire général de la plate-forme « Éveille-toi Gabon ». Tout en affirmant qu’il est l’un « des artisans de cette victoire sans faille du Oui », notre interlocuteur donne aussi, dans l’entretien ci-dessous, les raisons de la forte abstention des électeurs et invite les partisans du NON à la concorde et à la fraternité. Lecture. 

Gabonclic.info : Quelle est votre impression après l’’annonce des résultats du Référendum par le ministre de l’Intérieur donnant le « Oui » largement vainqueur ? 

Francis Jean Jacques EVOUNA : bonjour à vous, chers éducateurs des masses ! Je vous remercie de l’intérêt que vous portez à ma modeste personne qui, d’ailleurs, est très heureuse d’avoir vu le OUI l’emporter très largement sur le NON, qui me semblait très irréaliste pour ceux-là qui le prônaient. C’est, bien sûr, cela aussi l’expression du jeu démocratique. Je veux d’ailleurs vous affirmer que je suis un des artisans de cette victoire sans faille du OUI, qui démontre que le peuple gabonais est suffisamment responsable, sait ce qu’il veut et devient véritablement mature dans la défense de la démocratie directe. Il importe de comprendre de la déclaration du ministre de l’Intérieur, redevenu la pièce maîtresse du processus électoral dans notre pays, d’annoncer au peuple gabonais consulté par voie référendaire, les résultats de sa décision souveraine, et que le citoyen démocratique est celui qui est, tour à tour, gouverné et gouvernant. La démocratie n’admet aucune distinction principielle, de naissance, de compétence ou de capacités, entre citoyens pour ce qui relève des affaires politiques.

Dans ces résultats, on relève un fort taux d’abstention. Qu’est-ce qui, selon vous, pourrait justifier cela ?

Je serais tenté de définir l’abstention, qui consiste à ne pas se rendre aux urnes lors d’une élection tout en étant inscrit sur les listes électorales. Elle progresse en continu depuis les années 1980, si bien qu’on parle de « phénomène de l’abstention ». Cette évolution, aux multiples facteurs, varie selon le type de scrutin. Elle met en cause la légitimité des élus et témoigne de l’écart croissant entre les citoyens et leurs dirigeants politiques lorsqu’il s’agit d’une élection présidentielle, législative, municipale ou sénatoriale. Or, le 16 novembre 2024, il s’agissait d’un référendum constitutionnel, c’est-à-dire le vote par le peuple souverain d’une nouvelle Constitution. Oui, il y a eu abstention pour plusieurs raisons, à savoir : économiques, pas d’argent ; le manque d’intérêt pour certains électeurs qui n’étaient pas habitués à voter un texte juridique, en lieu et place des personnes ; le phénomène des électeurs transportés (bœufs votants), etc. 
 

Certains compatriotes remettent en cause ces résultats. Quelle est votre analyse ? 

Il est important de savoir que l’interprétation d’un texte juridique n’est pas donnée à tout le monde, même si l’on nous dit que nul n’est censé ignorer la loi. La participation électorale est considérée comme l’un des traits les plus caractéristiques de la bonne santé d’un régime démocratique. La contestation des opérations électorales obéit à des conditions très contraignantes, relatives à la personne de son auteur, à ses délais, ses modalités de dépôt et sa forme. La décision rendue par le juge sur cette contestation est enfermée dans des délais et pourra avoir des effets variés, incluant non seulement l’annulation de l’élection, mais également la réformation des résultats et le prononcé de l’inéligibilité d’un candidat, selon le type de scrutin. Contester le référendum, c’est contester le principe même du suffrage universel. Sans être juriste professionnel, je pense que ceux qui contestent les résultats courent le risque de ne pas être qualifiés en droit car, le contrôle juridictionnel des référendums semble, au premier abord, essentiellement théorique, eu égard à la très faible pratique de ceux-ci au niveau national. Toutefois, et il ne faut pas s’y tromper, les séismes politiques qu’ils peuvent provoquer justifient un contrôle suffisamment bien organisé pour parer aux éventuels dérapages démagogiques et liberticides. 

Votre mot de la fin !

Je termine en disant un grand bravo à tous les partisans du OUI et à l’ensemble du CTRI (Comité pour la transition et la restauration des institutions, Ndr), en tête duquel se trouve un grand homme, le Général de Brigade Brice Clotaire Oligui Nguema, qui reste fermement attaché aux valeurs républicaines, au patriotisme, aux principes qui incarnent notre bon vivre ensemble.  Il a permis de recueillir l’avis du peuple sur un projet de nouvelle Loi fondamentale, au travers d’un Référendum constitutionnel qui portait sur différents sujets : organisation des pouvoirs publics, ratification d’un traité international, réformes affectant la politique économique, sociale ou environnementale de la Nation et les services publics y concourant. Je me permets aussi de dire à nos frères qui prônaient le NON, dans la concorde et la fraternité, que notre futur n’est pas désespéré. Le seul vainqueur de ce référendum constitutionnel reste le Gabon, notre beau pays. 

Gabon : Les métaux précieux, l’or et le diamant désormais intégrés dans la loi de Finances

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La nouvelle est tombée, le 21 novembre dernier. Le président de la Transition, Brice Clotaire Oligui Nguema, a annoncé que les métaux précieux, notamment l’or et le diamant, exploités dans le sous-sol gabonais, seront désormais déclarés et intégralement inscrits au budget de l’État. Ils constitueront ainsi de nouvelles recettes, contribuant à l’augmentation des revenus nationaux.

Avec cette décision, le président de la République affiche une volonté de transparence dans la gestion du secteur minier, en conformité avec les exigences de l’ITIE (Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives), un protocole de transparence que le Gabon a ratifié il y a plusieurs années.

Il convient également de rappeler que, sous l’ancien régime, ces minerais étaient exploités et exportés dans une totale opacité, au vu et au su de tous, sans la moindre contestation. Ce domaine était alors sous le contrôle exclusif de la première dame, Sylvia Bongo, et de son fils, Noureddin Bongo Valentin.

Par ailleurs, le chef de l’État a demandé une nouvelle réglementation ainsi qu’un contrôle strict des exportations d’or. Désormais, le métal jaune devra être obligatoirement transformé en lingots avant toute exportation. Cette mesure constitue un signal clair adressé à tout contrevenant qui tenterait de sortir l’or brut, non-traité. Elle vise également à mettre un terme au trafic et à l’exportation illicite de ce minerai.

La décision du président de la Transition ouvre également la voie à une exploitation de l’or et du diamant accessible aux Gabonais, un marché qui, jusqu’alors, leur était presque entièrement fermé. Toutefois, cette ouverture exige une conformité aux réglementations en vigueur en matière d’exploitation minière et le respect des engagements environnementaux pris par le Gabon.

En agissant ainsi, Brice Clotaire Oligui Nguema crée une nouvelle opportunité pour les Gabonais, en leur offrant une niche d’emplois et une voie pour la création de richesses.

Gabon : Impliqué dans une affaire de mœurs et en fuite, Hervé Patrick Opiangah fait dans la diversion

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Depuis la semaine dernière, l’actualité est dominée, à Libreville, par l’affaire de la convocation par la police judiciaire de l’ancien ministre des Mines, ancien député de Mounana et homme d’affaires Hervé Patrick Opiangah.

Selon la rumeur, il serait reproché au président de l’Union pour la démocratie et l’intégration sociale (UDIS) sa prise de position en faveur du « NON » lors du récent référendum. Que nenni ! La réalité est toute autre, il s’agirait plutôt d’une affaire de mœurs. Hervé Patrick Opiangah, également ancien questeur de l’Assemblée nationale, serait aujourd’hui rattrapé par une affaire d’inceste, qui l’opposerait à sa belle-famille et au père géniteur de sa fille adoptive, devenue son épouse à la place de la mère. Certes, il avait été convoqué à la Direction des affaires criminelles de la Police judiciaire, où il s’était fait représenter par ses avocats, Maitres Jean Paul Moumbembe, Gisèle Eyue Bekale et M’ba Ondo, qui constituent aussi la partie locale de la défense de Mme Sylvia Bongo Ondimba.

Les avocats ont d’ailleurs été rassurés par les agents de la Police judiciaire que la convocation n’avait pour seul but que d’entendre l’accusé présumé, selon une information judiciaire du parquet de Libreville. Un autre rendez-vous aurait donc été pris pour le lendemain, auquel l’homme d’affaires n’aurait pas déféré, tout comme à la première convocation. Selon plusieurs témoignages, les forces de l’ordre se seraient rendues au domicile de l’homme politique dans la nuit. Les proches d’Hervé Patrick Opiangah, présents sur place, auraient été interpellés. A partir de cet épisode, les interrogations fusent dans l’opinion. Pourquoi ses proches sont-ils interpellés dans une affaire qui ne semble pas les concerner directement ? Et la plus importante, et aussi la plus énigmatique : pourquoi Hervé Patrick Opiangah a préféré prendre la clé des champs au lieu de répondre à la convocation de la police ?

Des questions sans réponses mais qui relèvent, pour le moment, du secret de l’enquête. Selon Gabon Média Time, qui cite une source proche du journal Le Mbandja, Hervé Patrick Opiangah serait convoqué dans le cadre d’un dossier de « soupçon d’inceste présumé ». Une accusation grave mais, pour l’heure, non corroborée par des documents ou des déclarations officielles. Cependant, des sources bien introduites indiquent qu’un membre de sa belle-famille, en la personne de Landry Amiar Washington, un activiste bien connu sur la toile, affirmerait que l’ancien ministre aurait délaissé son épouse au profit de la fille de cette dernière, qu’il avait même adoptée. Une affaire difficilement compréhensible d’autant que l’accusé, sur cette affaire, aurait déclaré que c’est sa fille adoptive qui aurait fait le premier pas vers lui. Une histoire rocambolesque mais qui n’enlève rien à sa gravité.

Exit donc le côté politique de cette affaire judiciaire, qui pourrait avoir des rebondissements. D’autant que dans les questions de police, une affaire peut mettre les agents sur une autre piste indépendante de l’objet de la poursuite. Est-ce pour cela que les portes du siège de la holding HPO & Associés sont sous scellés et que le domicile de l’accusé soit sous surveillance policière ? La réponse pourrait être connue dans les tout prochains jours. Toujours est-il que personne ne sait à ce jour où se terre le natif de Mounana et encore moins à quel niveau se situe la suite de cette affaire.

Mais, comme l’a laissé entendre un voisin de l’homme d’affaires : « Tout n’est forcément pas politique au Gabon. Ce n’est pas parce qu’un homme flirte avec la politique que toutes ses actions soient forcément politiques ». La suite pourrait mieux éclairer la lanterne de l’opinion nationale.

Gabon : Session ordinaire de la Commission PID-PIH pour un développement durable

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Le jeudi 21 novembre 2024, le ministère du Pétrole a accueilli une session ordinaire de la Commission paritaire de gestion des Provisions pour investissement diversifié (PID) et pour Investissement en hydrocarbures (PIH).

Présidée par le ministre du Pétrole, Marcel Abéké, cette réunion a rassemblé des représentants de l’Etat gabonais et ceux de la société Perenco Oil & Gas Gabon. Au cœur des discussions, l’identification de nouveaux projets prioritaires à financer à travers les PID et PIH. Ces provisions, constituant un levier financier stratégique, visent à soutenir les initiatives à fort impact social et environnemental.

Un accent particulier a été mis sur la mise en œuvre des plans d’action destinés à améliorer le bien-être des populations vivant dans les zones directement touchées par les activités pétrolières. L’objectif est d’assurer un développement équilibré tout en minimisant les impacts environnementaux.

Cette session reflète la volonté conjointe de l’Etat et des acteurs privés de renforcer la gouvernance dans le secteur pétrolier et de maximiser les retombées économiques et sociales des hydrocarbures pour les communautés locales.

Ce partenariat marque une étape significative vers un modèle de gestion plus transparent et inclusif des ressources naturelles du Gabon.

Gabon : Signature d’un partenariat stratégique entre les Forces armées gabonaises et la Garde nationale de Virginie-Occidentale

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Le mercredi, 20 novembre 2024, l’Armée gabonaise et la Garde nationale de l’Etat de Virginie-Occidentale (GNVO) des États-Unis ont officialisé un partenariat stratégique dans le cadre du State Partnership Program (SPP). La cérémonie a eu lieu au ministère de la Défense nationale, sous la présidence du général de Corps d’Armée Brigitte Onkanowa, ministre de la Défense.

Ce partenariat, axé sur le renforcement des relations militaires bilatérales, reflète une volonté commune du Gabon et de la Virginie-Occidentale de professionnaliser davantage les FAG. Il vise à permettre aux militaires gabonais de répondre efficacement aux défis sécuritaires modernes tout en contribuant activement à la stabilité régionale en Afrique centrale. Les objectifs clés de cet accord stratégique incluent le renforcement des capacités opérationnelles à travers des formations techniques et des transferts de compétences, le développement d’expertises stratégiques dans les domaines critiques et l’amélioration de la gestion des catastrophes et des situations d’urgence. Un aspect crucial pour répondre aux crises humanitaires et environnementales.

Ce partenariat constitue une avancée significative dans les relations entre le Gabon et les Etats-Unis, consolidant leur collaboration dans le domaine de la défense et de la sécurité. Il illustre également l’ambition des Forces armées gabonaises de se positionner comme un acteur essentiel de la paix en Afrique centrale.

Pour le Gabon, cette initiative s’inscrit dans une vision globale de modernisation de la gouvernance militaire et de création de partenariats stratégiques à long terme. Elle témoigne de l’engagement du pays à construire un avenir plus sûr et stable pour ses citoyens et la région.

Avec cette alliance, les FAG renforcent leur préparation opérationnelle et confirment leur rôle de pilier dans la sécurité continentale.

Gabon : Qui pour assurer la défense des Panthères après Ecuele Manga ?

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L’équipe nationale de football s’apprête à disputer la 35e édition de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) en décembre 2025 au Maroc. Ce, après une qualification obtenue dans la douleur, mais qui offre une nouvelle opportunité à la sélection nationale de briller sur la scène continentale. Cependant, à l’approche de cette compétition, une question cruciale se pose : qui prendra les rênes de la défense après Bruno Ecuele Manga ?

Agé de 36 ans, Bruno Ecuele Manga reste un des meilleurs défenseurs centraux que le Gabon ait connus. Avec plus d’une décennie passée à protéger la cage gabonaise, son leadership et sa rigueur ont souvent masqué les lacunes structurelles de l’arrière-garde des Panthères du Gabon. Toutefois, l’éventualité de sa retraite en sélection nationale laisse entrevoir un vide qui sera difficile à combler.

Gabon : Qui pour assurer la défense des Panthères après Ecuele Manga ?

À l’inverse de l’attaque et du milieu de terrain, où des joueurs comme Mario Lemina, Denis Bouanga ou encore Jim Allevinah assurent une profondeur certaine, la défense semble en manque cruel de talents d’envergure. La lourde défaite enregistrée récemment à Franceville contre le Maroc (5-1) est venue rappeler cette fragilité.

Le problème de la défense de l’équipe nationale gabonaise ne date pas d’hier. Depuis plusieurs années, le championnat national peine à se structurer et à produire des talents compétitifs. Les clubs locaux, freinés par des interruptions récurrentes des compétitions et un manque de moyens, peinent à offrir un terrain propice à l’éclosion de futurs internationaux. De plus, les efforts pour intégrer des binationaux évoluant en Europe n’ont pas encore permis de combler les lacunes.