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Climat social : la Présidence de la République s’exprime ce mercredi

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Le Conseiller spécial, porte-parole de la Présidence de la République, Théophane Nzame-Nze Biyoghe, animera une conférence de presse ce mercredi 21 janvier à 10h, dans la salle de presse du Palais Rénovation. Ce rendez-vous institutionnel se tient dans un climat national marqué par plusieurs fronts sociaux, où la voix de la première institution du pays est particulièrement attendue pour apporter des éclaircissements et tracer les perspectives d’un dialogue renouvelé.

Le front social traverse en effet une zone de turbulences. Entre la grève des enseignants qui paralyse de nombreux établissements et les préavis déposés dans les secteurs de la communication, de l’enseignement supérieur et du pétrole, les attentes des travailleurs sont nombreuses. Théophane Nzame-Nze Biyoghe aura l’occasion de commenter cette actualité tout en déclinant la position de la Présidence de la République, avec la volonté affichée de maintenir la cohésion nationale.

L’ordre du jour sera également marqué par un dossier sensible : l’interpellation de deux figures majeures du syndicalisme enseignant, Marcel Libama et Simon Ndong Edzo, par la Direction générale des recherches (DGR). Présentés ce jour devant le procureur de la République, leur situation juridique fait l’objet de nombreuses interrogations. Le porte-parole reviendra assurément sur le contexte de ces procédures pour en expliquer les fondements légaux, dans un souci de transparence pédagogique.

Face à une actualité aussi dense, les professionnels des médias attendent de cette rencontre qu’elle pose les jalons d’un retour au calme. En ouvrant ainsi les portes de la Présidence à la presse, l’institution semble vouloir privilégier l’écoute et l’explication. L’enjeu de cette intervention sera avant tout de porter un message de sérénité, visant à rassurer l’opinion publique et à encourager un climat de concertation apaisé, essentiel pour la stabilité et le progrès du pays.

Foncier : le gouvernement enclenche la Régulation foncière de masse

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Le gouvernement veut remettre de l’ordre dans le foncier. Le ministre du Logement, de l’habitat, de l’urbanisme et du cadastre, Mays Mouissi, a réuni les responsables clés du secteur le 19 janvier pour préparer le lancement de la Régulation foncière de masse (RFM), une opération voulue par le chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema.

L’ambiance de travail autour de la table ne laissait aucune place aux discours superflus. Face aux responsables de l’ANUTTC, de la Conservation foncière et de la Société nationale immobilière, le ministre a d’emblée fixé les règles du jeu. Le débat s’est concentré sur des points névralgiques tels que le coût définitif du titre foncier, les modalités de paiement pour les citoyens ainsi que le socle juridique de l’opération. Le ministre a d’ailleurs martelé l’importance de cette initiative. Il s’agit désormais de sécuriser les parcelles, de mettre fin à l’informel et d’assainir un secteur trop souvent gangrené par les lenteurs administratives et les conflits de voisinage.

Coûts, paiement, traçabilité : les points clés de l’opération passés en revue.
Coûts, paiement, traçabilité : les points clés de l’opération passés en revue.

Au-delà de l’aspect technique, l’enjeu fondamental demeure la restauration de la confiance des citoyens envers l’action publique. Pour atteindre cet objectif, Mays Mouissi a tracé une ligne directrice axée sur la transparence absolue et la traçabilité des titres délivrés. Il a insisté sur la nécessité de maintenir des coûts maîtrisés pour ne pas exclure les ménages les plus modestes. Selon l’orientation donnée par le membre du gouvernement, la procédure devra être simple, lisible et accessible, loin des circuits opaques qui ont plombé les précédentes tentatives. Cette exigence de clarté est perçue comme la condition sine qua non pour rompre avec les pratiques passées.

Après Okolassi, la CDC prépare une nouvelle phase de commercialisation de terrains sécurisés.
Après Okolassi, la CDC prépare une nouvelle phase de commercialisation de terrains sécurisés.

Cette réunion de cadrage n’a sans doute pas encore épuisé tous les dossiers techniques, mais elle marque un tournant psychologique et administratif majeur. La régulation foncière de masse quitte enfin le registre des intentions pour entrer dans celui de l’exécution. Alors que les modalités pratiques s’affinent, c’est désormais sur le terrain, au plus près des attentes des populations, que l’action de l’État sera jugée.

La presse gabonaise en deuil : Brice Ndong disparaît tragiquement dans un accident

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Le journalisme gabonais perd l’une de ses figures emblématiques avec le décès brutal de Brice Ndong, survenu ce mardi 20 janvier. Le drame s’est produit dans le 2 arrondissement de Libreville, au quartier Atsibe-Ntsos, lors d’une collision d’une rare violence impliquant un poids lourd et le véhicule de transport où se trouvait le professionnel des médias.

Les circonstances de la tragédie précisent que Brice Ndong voyageait à bord d’un véhicule avec plusieurs de ses confrères. Alors que le véhicule entamait la descente depuis l’échangeur de Nzeng-Ayong, un camion dont les freins auraient lâché a percuté de plein fouet l’automobile. Sous la violence du choc, le Directeur de publication du Magazine Coopération internationale a succombé à ses blessures sur les lieux de l’accident. Les autres passagers, grièvement blessés, ont été transportés vers le Centre hospitalier universitaire d’Owendo (CHUO) où ils reçoivent actuellement des soins d’urgence.

Cette disparition soudaine vient clore une riche carrière de près de trois décennies dédiée à l’information. Brice Ndong était un journaliste d’investigation dont la rigueur avait été forgée au sein de rédactions majeures comme Radio Soleil, TV+ et Télé Africa. Il s’était ensuite lancé dans l’entrepreneuriat de presse en fondant le Magazine Coopération internationale, un support à travers lequel il continuait d’exercer sa passion avec le professionnalisme qu’on lui connaissait.

Le vide laissé par ce départ tragique est d’ores et déjà ressenti par l’ensemble de la profession. Ses pairs saluent la mémoire d’un homme de terrain courageux et d’un mentor pour les plus jeunes générations. La rédaction présente ses condoléances les plus attristées à sa famille ainsi qu’à l’ensemble de la communauté médiatique nationale.

Athlétisme : Kenza Falana se qualifie pour les Mondiaux juniors

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La Gabonaise Kenza Falana a validé son billet pour les Championnats du monde juniors d’athlétisme, prévus du 5 au 9 août prochains à Eugene, dans l’ouest des États-Unis. Pour y parvenir, elle devait atteindre les minima fixés par la World Athletics au lancer du marteau, établis à 57,50 mètres. Mission accomplie.

La vice-championne d’Afrique a réalisé cette performance lors du Critérium LIFA hivernal des lancers longs, organisé les 17 et 18 janvier au stade Auguste-Delaune de Maisons-Alfort, en région parisienne. Dans une concurrence relevée, elle s’est imposée avec deux excellents jets mesurés à 58,11 m puis 59,26 m. Grâce à ce dernier lancer, Kenza Falana améliore son record personnel et décroche à la fois la médaille d’or de la compétition et sa qualification officielle pour les Mondiaux juniors.

Très émue, l’athlète a confié sa satisfaction dans nos colonnes, expliquant qu’elle « avait pour objectif de battre [son] record personnel qui était de 57,50 m ». La jeune championne se réjouit d’avoir « fait mieux avec un jet à 59,26 m », une performance qui, comme elle le précise, la « qualifie définitivement pour les Championnats du monde juniors aux États-Unis ».

C’est une grande satisfaction pour la lanceuse qui avoue désormais « espérer recevoir le soutien de [son] pays pour bien [se] préparer ». Consciente de l’enjeu, Kenza Falana insiste sur l’importance d’une préparation rigoureuse pour représenter dignement le Gabon sur la scène mondiale. Une nouvelle étape s’ouvre pour cette athlète prometteuse, désormais attendue parmi les plus grands espoirs de l’athlétisme africain.

Santé publique : le personnel soignant menace de paralyser le système

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Le collectif Urgence Santé a officiellement saisi le ministère de la Santé pour alerter sur la dégradation des conditions de travail dans le secteur et réclamer des solutions rapides et durables. Dans une note de présentation adressée à la ministre de la Santé, les agents demandent l’ouverture urgente d’un dialogue constructif afin d’éviter le déclenchement d’un mouvement de grève générale.

Le personnel rappelle que la santé publique constitue un pilier essentiel du système sanitaire national, aujourd’hui fragilisé par des difficultés persistantes. Ces dysfonctionnements affectent non seulement la motivation des agents, mais aussi la qualité des soins offerts aux populations. Selon les auteurs de la note, les revendications formulées visent avant tout à améliorer les conditions de travail, renforcer la stabilité administrative et garantir un plateau technique adapté aux besoins des citoyens.

La résolution des blocages administratifs constitue le premier levier de sortie de crise. Le personnel réclame notamment la régularisation des situations administratives par l’intégration définitive des agents en attente de postes budgétaires ainsi que l’application effective des avancements. Le document insiste également sur le recrutement urgent des diplômés du secteur pour combler les déficits en ressources humaines qui pèsent sur les équipes en place.

Le volet financier demeure une source de tension majeure au sein des structures hospitalières. Le collectif exige la mise en solde immédiate des avancements d’échelon et de grade, ainsi que des reclassements après stage, dont le gel persiste. Par ailleurs, une demande de reclassement exceptionnel a été formulée pour les agents totalisant vingt années d’ancienneté, une mesure perçue comme un acte de reconnaissance indispensable envers les carrières les plus longues.

Face à ce cahier de charges, les agents attendent désormais une réponse rapide des autorités compétentes. Ils préviennent qu’à défaut d’un accord imminent, un mouvement de grève générale pourrait être déclenché dans les prochains jours, faisant peser une hypothèque sur l’accès aux soins pour l’ensemble des Gabonais.

Gabon : La Police nationale renforce sa flotte pour lutter contre l’insécurité

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Dans le cadre de la lutte contre l’insécurité, le ministre de l’Intérieur, de la sécurité et de la décentralisation, Adrien Nguema Mba, a procédé, le lundi 19 janvier, à la remise officielle de nouveaux moyens roulants aux Forces de Police nationale.

La cérémonie s’est tenue à l’esplanade de l’École nationale de police d’Owendo, en présence de plusieurs responsables sécuritaires. Cette dotation, composée d’une vingtaine de véhicules pick-up, est destinée à renforcer les capacités opérationnelles des unités de police sur l’ensemble du territoire.

Selon les autorités, ces véhicules permettront d’améliorer la mobilité des forces de l’ordre, aussi bien de jour que de nuit, et d’assurer une présence plus visible et plus dissuasive auprès des populations. L’objectif affiché est clair : intensifier la lutte contre la petite délinquance et renforcer la sécurité dans les quartiers et sur les principaux axes.

Gabon : La Police nationale renforce sa flotte pour lutter contre l’insécurité

Les clés des véhicules ont été réceptionnées par le général de corps d’armée Serge Hervé Ngoma, commandant en chef des Forces de Police nationale, des mains du ministre de l’Intérieur.

Dans son allocution, Adrien Nguema Mba a exhorté les policiers à faire un usage responsable de ce matériel mis à leur disposition. Il les a également invités à redoubler de vigilance et à multiplier les patrouilles pédestres et motorisées afin de répondre plus efficacement aux attentes des citoyens en matière de sécurité.

Ministère de la Fonction publique : vers une gestion stratégique des ressources humaines

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Laurence Ndong, ministre de la Fonction publique et du Renforcement des capacités, a réuni ce lundi 19 janvier 2026 à Libreville les directeurs centraux des ressources humaines (DCRH). Cette rencontre visait à définir les bases d’une réforme profonde au sein de l’appareil étatique, avec pour objectif de bâtir une administration moderne, transparente et résolument tournée vers le développement national.

Ces échanges ont marqué le lancement d’une dynamique nouvelle. Sur une projection de six ans, le gouvernement entend engager des réflexions pour transformer la gestion des carrières et les processus de recrutement. L’ambition affichée est de passer d’une gestion purement administrative à une gestion stratégique du capital humain de l’État, garantissant ainsi une meilleure adéquation entre les compétences et les besoins de l’administration.

Ministère de la Fonction publique : vers une gestion stratégique des ressources humaines

Afin de rompre avec les pratiques anciennes, la transparence et la redevabilité sont désormais attendues. Cette réforme s’appuiera sur trois leviers majeurs que sont la digitalisation, la communication et le strict respect des procédures.

La ministre a appelé à une collaboration étroite entre les différents DCRH, soulignant que la modernisation de l’État ne peut se concevoir de manière isolée. Le respect rigoureux des règles de gestion est présenté comme une condition indispensable pour restaurer l’autorité et l’efficacité des services publics. Cette démarche s’inscrit dans la vision du président Brice Clotaire Oligui Nguema, dont l’ambition est de valoriser la performance administrative tout en garantissant le bien-être des agents publics.

Lambaréné : le Japon au chevet de l’éducation communale

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En début d’après-midi du 19 janvier, le maire de la commune de Lambaréné, Guy Pierre Biteghe, a reçu en audience l’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Japon au Gabon, Ando Yoshio, le 19 janvier, à la veille du lancement des travaux d’un bâtiment devant abriter plusieurs salles de classe à l’École publique Communale Avenir.

La visite du chef de la représentation diplomatique japonaise s’inscrit dans un cadre précis. En se rendant à Lambaréné, Ando Yoshio n’est pas seulement venu présenter ses civilités au premier magistrat de la ville. Il est surtout porteur d’un projet concret, attendu par la communauté éducative locale : la construction d’un nouveau bâtiment scolaire, destiné à améliorer les conditions d’apprentissage dans un établissement confronté à la saturation des effectifs et à l’usure des infrastructures existantes.

Lambaréné : le Japon au chevet de l’éducation communale

Au cours de l’entretien, les échanges ont rapidement dépassé le simple cadre protocolaire. Les deux parties ont abordé les perspectives de coopération décentralisée entre le Japon et la commune de Lambaréné, avec en toile de fond l’idée de jumelages et de partenariats durables, notamment dans les domaines de l’éducation, de la formation et du développement local. Une approche qui privilégie l’action ciblée et mesurable, loin des annonces sans lendemain.

La rencontre s’est tenue en présence de la troisième adjointe au maire, Aimée Félicité Essoue Essono, et du secrétaire général par intérim de la mairie, Léandre Okoko, traduisant la volonté des autorités communales d’inscrire ce projet dans une dynamique institutionnelle et non dans une initiative isolée. Dans un contexte où les collectivités locales disposent de marges financières limitées, l’appui du Japon apparaît comme un levier stratégique pour accélérer la modernisation des équipements scolaires. Mais il pose aussi une exigence : celle du suivi et de la bonne exécution des travaux, afin que l’aide internationale se traduise, à terme, par des salles de classe fonctionnelles et durables.

À Lambaréné, l’école publique devient ainsi un terrain discret mais déterminant de la coopération internationale. Un terrain où les discours comptent peu, et où seuls les résultats, visibles sur le terrain, feront foi.

Marcel Libama : l’interpellation supposée d’un leader qui inquiète le monde de l’éducation

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L’incertitude plane ce lundi soir sur le sort de Marcel Libama, figure emblématique du syndicalisme enseignant au Gabon, porté disparu depuis le début de l’après-midi. Alors que la tension monte dans le secteur de l’éducation, ses proches affirment qu’il aurait été interpellé suite à ses activités de terrain visant à documenter l’efficacité de la grève générale.

Le silence de Marcel Libama est jugé « totalement inhabituel » par son entourage qui, depuis plusieurs heures, tente en vain de le joindre. Le téléphone de l’ancien leader syndical, d’ordinaire très actif, reste désespérément fermé. Cette disparition soudaine survient alors que l’enseignant à la retraite s’est imposé comme le pilier central du mouvement de contestation actuel, multipliant les interventions numériques pour galvaniser les troupes. Samedi dernier, lors d’une assemblée générale, il affichait une détermination sans faille. « Nous tenons le bon bout », avait-il lancé, avant d’exhorter ses jeunes collègues à « ne rien lâcher ».

La matinée de ce lundi 19 janvier a été particulièrement dense pour le syndicaliste qui a entrepris une tournée des établissements scolaires. Son objectif était de contredire la version officielle en prouvant, images à l’appui, que la reprise des cours annoncée par le gouvernement n’avait pas eu lieu. Selon le témoignage d’un de ses proches, c’est « juste après ces publications qu’il est devenu brusquement injoignable sur ses téléphones ». Pour ses proches, le lien entre ses récentes publications dénonçant l’immobilisme des salles de classe et sa disparition ne fait aucun doute.

Cette situation plonge le secteur de l’éducation dans une zone de turbulences accrue. En l’absence de communication officielle, les rumeurs d’une arrestation musclée circulent et exacerbent la colère des enseignants grévistes. Les soutiens de Marcel Libama demandent désormais au gouvernement d’apporter des éclaircissements immédiats sur sa position géographique et les motifs de son éventuelle détention. Dans un climat déjà délétère, cette opacité pourrait transformer une crise sociale sectorielle en une confrontation directe avec les autorités.

Si l’interpellation de Marcel Libama venait à être confirmée, elle risquerait de transformer le syndicaliste en martyr de la cause éducative, durcissant ainsi un conflit dont l’issue semble chaque jour plus incertaine.

Transport aérien : l’État met Air France face à ses responsabilités sur l’axe Paris–Libreville

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Reçu en audience par le ministre d’État en charge des Transports, Ulrich Manfoumbi Manfoumbi, la direction d’Air France Gabon–São Tomé-et-Principe a été appelée à s’expliquer sur les dysfonctionnements persistants observés sur la liaison Paris–Libreville. Cette rencontre, conduite par la directrice de zone Alexia Oyima Ayenengoye, s’inscrit dans le prolongement des préoccupations exprimées au plus haut niveau de l’État lors des échanges diplomatiques du 13 janvier. Désormais, le dossier Air France dépasse le cadre commercial pour devenir un enjeu politique et économique majeur.

Face à la compagnie française, le ministre d’État a mis sur la table trois griefs majeurs portant sur la qualité des appareils affectés à la ligne, le niveau de service offert aux passagers et le coût jugé excessif des billets d’avion. Ces reproches, régulièrement formulés par les usagers, n’avaient jusqu’alors que rarement été abordés aussi frontalement à ce niveau de responsabilité. Sur cet axe stratégique où Air France conserve une position dominante, ces manquements alimentent un sentiment d’injustice chez les voyageurs gabonais, confrontés à des tarifs élevés sans contrepartie réelle en matière de confort ou de fiabilité.

En réponse à ces critiques, la direction d’Air France s’est engagée à revoir sa copie dès le mois de mars prochain. La desserte entre Libreville et Paris sera désormais assurée par des appareils de nouvelle génération, avec l’introduction programmée du Boeing 787-8 Dreamliner et du Boeing 777. Cette annonce marque un tournant important, tant la vétusté supposée des avions était devenue le symbole de relations déséquilibrées entre la compagnie et le marché national.

Air France annonce l’arrivée d’avions de nouvelle génération sur la ligne Libreville–Paris à partir de mars.
Air France annonce l’arrivée d’avions de nouvelle génération sur la ligne Libreville–Paris à partir de mars.

Ces nouveaux appareils devraient s’accompagner d’une amélioration globale des prestations à bord, bien que la durabilité de cette montée en gamme reste à confirmer pour les passagers. Mais le cœur du malaise demeure le prix du billet, point sur lequel le ministre d’État a pointé l’empilement des taxes et redevances qui alourdissent la facture finale. Dans ce système où les responsabilités sont souvent partagées entre transporteurs et gestionnaires aéroportuaires, le gouvernement appelle désormais à un effort concerté pour parvenir à une baisse significative des tarifs.

Les deux parties ont convenu de poursuivre les échanges dans un cadre de concertation approfondie afin de garantir le suivi de ces engagements. Pour Air France, il s’agit d’un test de crédibilité sur un marché où la concurrence pourrait, à terme, modifier les rapports de force. Pour les usagers, la seule question en suspens reste celle de l’application concrète de ces annonces, alors que le ciel gabonais demeure sous haute vigilance.