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Gabon : L’ANUTTC met en garde contre une vague d’arnaques en ligne

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Malgré les restrictions sur les réseaux sociaux, des escrocs redoublent d’ingéniosité pour vendre des terrains fictifs. L’Agence nationale de l’urbanisme, des travaux topographiques et du cadastre (ANUTTC) appelle les populations à une vigilance absolue face à la multiplication des fausses pages et des transactions frauduleuses par Mobile Money.

Le secteur foncier gabonais est à nouveau sous la menace des cyberdélinquants. Dans un communiqué récent, l’ANUTTC tire la sonnette d’alarme : des individus malintentionnés usurpent l’identité de ses agents pour orchestrer de vastes opérations de vente frauduleuse de parcelles sur internet.

Le scénario est bien rodé. Les escrocs créent de fausses pages Facebook aux couleurs de l’ANUTTC pour appâter des citoyens en quête de terrains. Profitant de la crédulité de certaines victimes, ils exigent des paiements rapides via Airtel Money.

Paradoxalement, ces pratiques perdurent malgré la suspension temporaire de certains réseaux sociaux par la Haute Autorité de la Communication (HAC). Les fraudeurs parviennent à maintenir leurs activités en exploitant la rapidité des transferts électroniques pour disparaître une fois les fonds encaissés.

Un rappel ferme : « Pas de transaction foncière en ligne »

Face à cette recrudescence, la direction de l’ANUTTC est catégorique : aucune transaction liée au foncier ne s’effectue sur les réseaux sociaux. L’acquisition ou la régularisation d’une parcelle est un acte administratif lourd qui exige un formalisme strict.

Zéro paiement mobile : les services de l’urbanisme n’utilisent jamais les solutions de transfert d’argent pour les frais de dossier. Présence physique obligatoire : toute démarche doit impérativement se faire dans les bureaux officiels de l’Agence. Vérification systématique : avant de verser le moindre franc, les usagers sont invités à se rapprocher des services compétents pour authentifier les documents présentés.

L’ANUTTC rappelle que l’information reste la meilleure arme contre la spoliation. Les citoyens sont encouragés à signaler systématiquement toute page ou profil suspect. Pour toute acquisition, le réflexe doit être de se rendre directement au siège de l’institution ou dans ses délégations provinciales pour garantir la légalité de l’opération et protéger ses économies.

3 réflexes pour éviter l’arnaque

Zéro paiement mobile : l’ANUTTC ne demande jamais de transfert d’argent via Airtel Money ou Moov Money pour des frais de dossier ou l’achat d’un terrain.

Vérification physique : toute démarche doit impérativement se faire au siège de l’Agence ou dans ses délégations provinciales. Si l’interlocuteur refuse un rendez-vous au bureau, c’est une fraude.

Signalement immédiat : ne jamais partager les publications suspectes. Signalez la page aux autorités ou rapprochez-vous directement des services de l’urbanisme pour authentifier une offre.

Gabon : Le RPM fait bloc derrière le gouvernement et fustige les « manœuvres de déstabilisation »

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De la régulation numérique à l’affaire Sylvia Bongo, le Rassemblement pour la Patrie et la Modernité (RPM) a balayé l’actualité nationale ce mercredi 11 mars. A son siège de Glass, le parti d’Alexandre Barro Chambrier a réaffirmé son soutien indéfectible au gouvernement, dénonçant au passage une opposition « déconnectée » et des campagnes de désinformation.

Le ton était à l’offensive. Face à un parterre de journalistes nationaux et internationaux, le Pr Pierre Ndong Meye, porte-parole du RPM, a porté la voix d’une formation politique résolument ancrée dans la majorité présidentielle. L’objectif a été de répondre aux polémiques et réaffirmer le cap du redressement national.

Premier dossier chaud : la suspension temporaire des réseaux sociaux par la Haute Autorité de la Communication (HAC). Si le RPM se dit attaché à la liberté d’expression, il valide sans réserve cette mesure de protection de l’ordre public. « Elle ne doit pas être galvaudée par certains qui, tapis derrière leurs claviers, portent atteinte à la dignité des citoyens ou profèrent des menaces », a martelé le Pr Ndong Meye. Le parti mise désormais sur le futur forum citoyen annoncé par le gouvernement pour instaurer une régulation équilibrée.

Le cas Sylvia Bongo : « Une stratégie de désinformation »

Le RPM n’a pas mâché ses mots concernant la récente interview de l’ancienne Première dame, Sylvia Bongo Ondimba, sur France 24. Pour le parti, cette sortie médiatique n’est qu’une tentative de jeter le discrédit sur les autorités de la République par des « allégations mensongères ».

Rappelant que l’ex-Première dame bénéficie d’une libération provisoire pour raisons humanitaires depuis mai 2025, le porte-parole a été formel : sa place est devant la justice gabonaise, et non sur les plateaux de télévision étrangers.

Au-delà des critiques, le RPM a dressé un bilan élogieux de l’action du président Brice Clotaire Oligui Nguema. Pour le parti, les signaux du changement sont visibles. Infrastructures : relance massive des chantiers routiers dans l’arrière-pays. Gouvernance : assainissement rigoureux des finances publiques après une décennie de gabegie. Légitimité : un peuple jugé « résolument derrière le chef de l’État ».

Le tacle à l’opposition

En fin de séance, le porte-parole a fustigé le « récit alternatif » de certaines figures de l’opposition. Le RPM a notamment pointé du doigt l’incohérence d’acteurs politiques issus de l’ancien régime qui tentent aujourd’hui de se poser en sauveurs.

En réitérant son engagement aux côtés du gouvernement, le RPM se positionne comme le garant de la stabilité pour mener à bien le processus de développement lancé par le président de la République Brice Clotaire Oligui Nguema.

Gabon : Une boulangerie de Libreville fermée, le symptôme d’une anarchie alimentaire ?

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L’Agence Gabonaise de Sécurité Alimentaire (AGASA) a procédé, ce mercredi 11 mars 2026, à la fermeture immédiate d’une boulangerie artisanale dans le Grand Libreville. Si l’action de force est salutaire, les détails sordides de l’inspection interrogent sur l’efficacité de la surveillance en amont de ces établissements de proximité.

Le rideau de fer est tombé sur une unité de production de pain dont le fonctionnement défie l’entendement sanitaire. Saisie par un signalement citoyen, la délégation provinciale de l’Estuaire de l’AGASA a découvert une scène de négligence absolue : un environnement de production insalubre où la vermine côtoyait la farine, et où le laboratoire de pétrissage faisait office de dortoir pour le personnel.

Le constat des inspecteurs ne laisse aucune place à l’indulgence. Outre l’état de délabrement des locaux, l’établissement opérait dans une clandestinité administrative totale. Absence d’agrément technique sanitaire, défaut de suivi médical des employés et manque criant d’équipements de protection individuelle : la boulangerie cumulait tous les facteurs de risque pour la santé publique.

Cette situation soulève une question critique : comment un établissement de consommation courante a-t-il pu fonctionner aussi longtemps sans les autorisations requises ? Le recours systématique aux « missions d’urgence » après signalement citoyen semble pointer une faiblesse des contrôles de routine de la part des autorités compétentes.

Le pain, un enjeu de santé publique négligé ?

La mise sous scellés immédiate a permis d’éviter la commercialisation de produits potentiellement dangereux. Toutefois, cet incident n’est que la face émergée d’un secteur artisanal souvent opaque. En l’absence d’un maillage de contrôle plus serré, la sécurité alimentaire des Librevillois repose désormais davantage sur la vigilance des consommateurs que sur la rigueur préventive des institutions.

Pour l’AGASA, cette opération est un avertissement. Mais pour les populations, elle est le rappel brutal que le pain quotidien peut, dans l’ombre des quartiers, devenir un vecteur de maladies faute d’une régulation stricte et permanente.

Au-delà de la mise sous scellés, les responsables s’exposent désormais à de lourdes sanctions pécuniaires et pénales. La loi gabonaise prévoit des amendes pouvant atteindre plusieurs millions de francs CFA pour mise en danger de la vie d’autrui et défaut d’agrément. Toutefois, l’efficacité de ces sanctions reste suspendue à leur application réelle : sans poursuites judiciaires fermes, ces fermetures administratives risquent de ne rester que des mesures temporaires.

Cette opération vient de mettre en lumière le phénomène inquiétant des boulangeries clandestines qui essaiment dans les quartiers sous-intégrés de la capitale. Profitant d’un maillage de contrôle trop lâche, ces structures privilégient le profit immédiat au mépris des normes les plus élémentaires. Le recours systématique de l’AGASA aux « missions d’urgence» après signalement citoyen souligne une faiblesse des contrôles de routine.

Pour l’AGASA, cette intervention est un avertissement nécessaire. Mais pour les Librevillois, elle rappelle que la sécurité du pain quotidien repose encore trop souvent sur la seule vigilance des consommateurs plutôt que sur une régulation institutionnelle préventive et systématique.

Gabon : Route Ndendé–Doussala ou le spectre d’un nouveau rendez-vous manqué

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A moins de dix mois de l’échéance contractuelle, le chantier de la route Ndendé–Doussala affiche un taux de réalisation dérisoire de 27 %. Entre lenteurs de l’entreprise adjudicatrice et pression des bailleurs de fonds, ce projet stratégique vacille, illustrant une nouvelle fois les difficultés chroniques de gestion des infrastructures au Gabon.

Le constat dressé le mardi 10 mars 2026 par la délégation du ministère des Travaux publics est sans appel : le chantier Ndendé–Doussala est en panne de vitesse. Accompagné du Dr Léandre Bassolé, directeur régional de la Banque africaine de développement (BAD), le directeur de cabinet du ministre, Yvon Fabrice Mombo, a dû se confronter à une réalité comptable alarmante pour une infrastructure censée être livrée fin 2026.

Gabon : Route Ndendé–Doussala ou le spectre d’un nouveau rendez-vous manqué

Lancés en grande pompe en novembre 2024, les travaux de cet axe de 49 kilomètres n’ont progressé que de 27 % en seize mois. Ce rythme léthargique interroge sur la capacité de l’entreprise adjudicatrice à tenir ses engagements, mais aussi sur l’efficacité du suivi technique assuré par l’administration.

Face à ce retard structurel, le maître d’ouvrage et le bailleur de fonds ont exigé une «réorganisation immédiate » du plan d’exécution. Une injonction qui sonne comme un aveu d’impuissance face à un calendrier qui semble désormais intenable sans un coup d’accélérateur prodigieux.

Un enjeu géopolitique et social sacrifié ?

La route Ndendé–Doussala n’est pas qu’un simple segment de bitume, c’est un maillon essentiel de la Transafricaine, destiné à connecter le Gabon à ses voisins d’Afrique centrale. Au-delà de la connectivité régionale, c’est le désenclavement du Sud qui est en jeu. Pour les populations locales, ces lenteurs transforment l’espoir de mobilité en une énième frustration sociale.

L’impatience affichée par les officiels sur le terrain ne cache qu’à moitié l’urgence politique. Le ministre des Travaux publics, Edgard Moukoumbi, s’apprête à convoquer une « réunion de recadrage » avec toutes les parties prenantes. Mais au-delà des discours de fermeté, la question demeure : comment rattraper en quelques mois ce qui n’a pas été fait en plus d’un an ?

Alors que les autorités réaffirment que ce projet est une « priorité nationale », le décalage entre les annonces et l’avancement réel du chantier souligne les failles persistantes dans la chaîne d’exécution des grands travaux. Pour le contribuable gabonais et les partenaires financiers, la transformation des promesses en kilomètres de bitume reste, pour l’heure, est un horizon lointain.

Le piège des avenants et des intérêts de retard

Dans le secteur des BTP, le temps est littéralement de l’argent. Ce retard structurel expose le projet à plusieurs dérives. Comme l’inflation des intrants : le bitume, le fer et le carburant subissent des fluctuations de prix. Un chantier qui s’étire au-delà de 2026 obligera probablement l’Etat à négocier des avenants au contrat, gonflant un budget initial déjà conséquent.

Sur les frais de mobilisation. Le maintien prolongé des engins et du personnel sur site, sans avancement proportionnel, génère des coûts fixes qui pourraient être répercutés sur la facture finale. Il y a aussi le coût du crédit. La BAD, principal bailleur, engage des fonds sous forme de prêts. Tout report de livraison retarde le retour sur investissement économique (échanges transfrontaliers) tout en maintenant la pression du service de la dette.

Si le ministère des Travaux publics pointe du doigt l’entreprise, la critique doit aussi porter sur la chaîne de contrôle. Comment un projet qualifié de « priorité nationale » a-t-il pu déraper à ce point sans que des mesures de redressement ne soient prises plus tôt ? Le « recadrage » annoncé par le ministre Edgard Moukoumbi ressemble à une opération de sauvetage de dernière minute pour une infrastructure dont le coût au kilomètre risque de devenir l’un des plus élevés de la région.

Gabon : Report du procès EPG contre HAC sur la suspension des réseaux sociaux

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Le bras de fer judiciaire entre le parti Ensemble pour le Gabon (EPG) et la Haute autorité de la communication (HAC) a pris une tournure procédurale ce mercredi 11 mars. Si le report de l’audience à jeudi est présenté comme un respect des droits de la défense, il met en lumière une stratégie de temporisation de l’autorité de régulation face à une contestation de sa compétence même.

Le Tribunal de première instance de Libreville a finalement accordé 24 heures supplémentaires à la défense de la HAC. Un délai minimal, justifié par l’arrivée tardive de Me Anges Kevin Nzigou aux côtés du régulateur, mais qui interroge : comment une institution de cette importance, assignée en urgence depuis le 9 mars, n’a-t-elle pu constituer son équipe que quelques heures avant l’audience ?

Au-delà de la forme, le débat de fond qui s’ouvrira ce jeudi 12 mars à 14 heures porte sur l’interprétation des textes. L’argument central d’Alain-Claude Bilie-By-Nze et de son conseil, Me Jean Paul Moubembe, repose sur le principe de spécialité. Selon l’EPG, le Code de la communication confère à la HAC un pouvoir de sanction sur les médias et les professionnels du secteur, mais ne l’autorise pas explicitement à suspendre l’accès global à des plateformes numériques privées (réseaux sociaux) pour l’ensemble de la population.

La critique de l’EPG s’appuie également sur les conséquences collatérales de cette mesure. En bloquant les réseaux sociaux, la HAC ne s’attaque pas seulement à la circulation de l’information, elle fragilise tout un pan de l’économie gabonaise.

La défense de l’EPG devrait plaider qu’une telle mesure relève davantage de la sécurité d’Etat ou des télécommunications, et non de la régulation de l’information. En agissant ainsi, la HAC aurait-elle outrepassé ses prérogatives légales ?

Une autorité sous surveillance judiciaire

De son côté, la HAC devra justifier sa décision par des impératifs d’ordre public, un argument souvent utilisé mais dont la base légale reste floue dans le cadre du droit numérique gabonais actuel. La justice devra déterminer si l’autorité de régulation a agi comme un garant de l’éthique ou comme un outil de censure administrative.

L’enjeu est de taille, une condamnation de la HAC créerait un précédent historique, rappelant que l’indépendance d’un organe de régulation ne le place pas au-dessus du contrôle juridictionnel. Comme l’a martelé l’ancien Premier ministre : « Dans un Etat de droit, tout le monde est soumis à la loi », y compris ceux chargés de la faire respecter..

Gabon : Le gouvernement crée une commission d’enquête sur le drame du Lycée Léon Mba

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Suite au décès par suicide de Marc Steven Mombo, élève de 1re S au Lycée National Léon Mba, le gouvernement a annoncé ce mardi 10 mars la mise en place d’une commission interministérielle. L’objectif est de faire toute la lumière sur les circonstances du drame et de renforcer la sécurité en milieu scolaire.

L’émotion est encore vive au Lycée National Léon Mba. Ce mardi 10 mars, le Vice-président du Gouvernement, Hermann Immongault, a présidé un Conseil interministériel d’urgence pour répondre au traumatisme qui secoue la communauté éducative après la disparition brutale du jeune Marc Steven Mombo.

Pour lever les zones d’ombre entourant ce drame, survenu alors que l’élève tentait d’échapper à un contrôle de la police scolaire, l’exécutif a acté la création d’une commission spéciale. Cette instance regroupe les ministères de l’Education nationale, de la Santé, des Affaires sociales, de l’Intérieur et de la Défense. La mission est double : établir un rapport factuel précis sur les événements et formuler des solutions immédiates pour l’encadrement des élèves.

Un contexte de « tolérance zéro »

Ce drame relance le débat sur la sécurité dans les établissements gabonais, marqués ces derniers mois par une recrudescence des cas de détention de stupéfiants et d’actes de violence. Selon les premières informations, une version des faits relève que l’élève aurait été surpris en possession de substances illicites. La convocation de ses parents par l’administration scolaire et sa remise aux mains de la police auraient été les éléments motivant sa chute fatale de la passerelle.

« Le gouvernement ne saurait laisser le système éducatif devenir un sanctuaire pour les stupéfiants. Cette commission doit nous aider à comprendre la faille pour mieux protéger nos enfants », a martelé une source proche du dossier lors du conseil interministériel.

Au nom du gouvernement, Hermann Immongault a présenté ses condoléances à la famille de la victime ainsi qu’aux personnels de l’établissement. Au-delà de l’enquête, les autorités s’engagent à muscler les dispositifs d’écoute psychologique et de prévention au sein des lycées pour éviter qu’une telle tragédie ne se reproduise.

La Police scolaire : une présence contestée ?

Déployée pour sécuriser les établissements et lutter contre l’insécurité galopante (braquages, drogues, introduction d’armes blanches), la police scolaire est au cœur de la stratégie de «tolérance zéro » du gouvernement gabonais. Depuis sa montée en puissance, ses missions incluent : les fouilles inopinées aux entrées des lycées et collèges ; la surveillance des périmètres immédiats pour éloigner les dealers et agresseurs ; l’interpellation des élèves en flagrant délit de possession de produits illicites.

Toutefois, le suicide de Marc Steven Mombo cristallise les critiques de certains parents d’élèves et syndicats, qui pointent du doigt une approche policière jugée trop répressive. La commission interministérielle devra déterminer si les protocoles d’intervention actuels sont adaptés à un environnement pédagogique.

Gabon : CECA-GADIS lance son offensive pour « gaboniser » le commerce de proximité

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A travers son programme Propriétaire Partenaire Affilié (PPA), le leader de la distribution au Gabon propose un modèle clé en main aux entrepreneurs locaux. Objectif : reconquérir un secteur stratégique largement dominé par les expatriés.

Passer du statut de demandeur d’emploi à celui de chef d’entreprise. C’est la promesse faite ce mardi par le groupe CECA-GADIS. En partenariat avec la Chambre de commerce, l’enseigne a réuni des dizaines de postulants pour lever le voile sur le programme PPA (Propriétaire Partenaire Affilié), une initiative pensée pour booster l’entrepreneuriat national dans le commerce de détail.

Pour Isabelle Essongue, directrice générale de CECA-GADIS, l’enjeu est de « Développer des entrepreneurs locaux, notamment dans le commerce de proximité ». Concrètement, le groupe ne se contente pas de fournir une enseigne. Il propose un accompagnement complet : formation gratuite aux techniques de vente, gestion des stocks et aide à l’installation.

Le modèle repose sur un équilibre entre soutien et autonomie. Si CECA-GADIS assure l’approvisionnement de 70 % des rayons, les commerçants conservent la liberté d’acheter les 30 % restants auprès d’autres fournisseurs. Une flexibilité rare qui permet d’adapter l’offre aux spécificités locales de chaque quartier.

Le verrou financier levé par la BCEG

Le principal frein à l’entrepreneuriat au Gabon reste l’accès au capital. Pour y remédier, le programme s’appuie sur un partenariat solide avec le ministère du Commerce et la Banque pour le Commerce et l’Entrepreneuriat du Gabon (BCEG). « Remplissez les critères de sélection, présentez-vous à la BCEG, et nous serons ravis de vous accompagner », a martelé Daisy-Helen Eyang Ntoutoume, directrice générale de la banque. En offrant des lignes de crédit adaptées, l’institution financière sécurise le lancement de ces nouveaux points de vente.

Au-delà de l’aspect commercial, le programme PPA touche à un point sensible de l’économie gabonaise : la prédominance des expatriés dans le petit commerce. En facilitant l’insertion des nationaux, cette initiative pourrait modifier durablement le paysage économique urbain et favoriser une véritable inclusion financière.

Comment postuler ?

Les candidats sont invités à déposer leur dossier (incluant le document d’information précontractuelle) tous les mardis et vendredis sur le site de Soduco, à Libreville. Un numéro dédié est également disponible pour toute information complémentaire : 076 48 79 54.

Si ce déploiement tient ses promesses, il pourrait marquer l’émergence d’une nouvelle génération de commerçants gabonais, enfin maîtres de leur marché de proximité.

Gabon : Perenco Oil assure que la situation de l’incident de Coucal est sous contrôle

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Près d’un an après la fuite d’hydrocarbures survenue sur le site de Coucal (Ngounié), la compagnie Perenco a publié un point de situation ce vendredi 6 mars 2026. Tout en démentant une pollution massive des eaux, l’opérateur reconnaît des résurgences localisées au sol et annonce une reprise des opérations de nettoyage.

Face aux inquiétudes persistantes des populations locales, Perenco Oil & Gas Gabon (POGG) sort du silence. Dans un communiqué officiel, l’opérateur pétrolier revient sur l’incident déclaré dans la nuit du 5 au 6 avril 2025, affirmant avoir respecté les protocoles réglementaires d’alerte auprès des autorités environnementales et du secteur pétrolier.

Selon la compagnie, une première phase de dépollution intensive a été déployée dès le lendemain de l’incident, mobilisant les communautés locales et l’administration jusqu’au 25 juillet 2025.

Pour rassurer sur la qualité des ressources vitales, Perenco s’appuie sur plusieurs expertises : analyses officielles. En avril 2025, la Direction générale des études et laboratoires n’a détecté aucune trace d’hydrocarbures dans les forages d’eau potable. Contrôles indépendants. Trois campagnes d’analyses menées sur la rivière Mbari (eau et sédiments) ont confirmé l’absence de contamination.

Des résurgences dues aux fortes précipitations

Si les eaux semblent épargnées, la situation au sol reste sous surveillance. Des analyses effectuées en novembre 2025 ont révélé des points de pollution localisés. Ce phénomène serait lié aux fortes pluies saisonnières ayant fait remonter des résidus d’hydrocarbures piégés dans les couches superficielles de la terre.

Réactive, une mission conjointe (administration et opérateur) s’est rendue sur le site du 11 au 13 février 2026. Cette descente sur le terrain a permis de valider le lancement de nouvelles opérations de dépollution ciblées.

L’entreprise réaffirme son engagement à restaurer l’écosystème de Coucal. De nouveaux prélèvements sont actuellement en cours pour garantir une sécurité sanitaire totale aux riverains. Ce dossier, sensible pour l’image de la compagnie au Gabon, reste une priorité pour les autorités de régulation qui veillent au respect des normes environnementales.

Entre vigilance et scepticisme

Malgré ces assurances, le climat reste tendu sur place. Plusieurs collectifs de riverains et l’ONG Croissance Saine Environnement s’interrogent sur la lenteur de la dépollution définitive. « Les analyses techniques sont une chose, la réalité quotidienne de la forêt et des plantations en est une autre », confie un représentant local. Les associations réclament une contre-expertise indépendante financée par l’Etat pour valider définitivement la fin des risques sanitaires et exigent des mesures de compensation pour les agriculteurs dont les terres ont été impactées par les résurgences de novembre.

Que dit la loi gabonaise ?

Au Gabon, l’activité pétrolière est strictement encadrée par le Code des Hydrocarbures et la Loi relative à la protection de l’environnement. En cas d’incident, l’opérateur est soumis à plusieurs obligations : le principe « Pollueur-payeur ». L’entreprise est juridiquement responsable des dommages causés à l’environnement et à la santé publique. Elle doit financer l’intégralité de la dépollution et des indemnisations éventuelles. L’obligation de déclaration immédiate. Tout incident doit être signalé sous 24h aux ministères de tutelle sous peine de sanctions pénales. La remise en état du site. L’opérateur a l’obligation de restaurer l’écosystème dans un état « écologiquement acceptable », vérifié par des audits de l’administration.

Gabon : Les femmes parlementaires en conclave pour muscler leur leadership

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Le Palais Léon Mba accueille, les 10 et 11 mars 2026, un atelier de haut niveau dédié au renforcement des capacités des députées et sénatrices gabonaises. Entre partage d’expérience internationale et maîtrise technique du travail législatif, l’objectif est d’asseoir l’influence féminine au cœur des décisions publiques.

Comment transformer une présence numérique en influence politique réelle ? C’est tout l’enjeu de l’atelier qui réunit actuellement les femmes parlementaires du Gabon au siège de l’Assemblée nationale. Durant deux jours, les élues se penchent sur les mécanismes complexes de la gouvernance parlementaire et l’optimisation du processus législatif.

L’originalité de cet événement réside dans la présence de « mentors » venues du continent. Une délégation d’expertes, soutenue par Rokya Ye-Dieng, représentante résidente du PNUD au Gabon, apporte un éclairage pratique sur les arcanes du pouvoir. Parmi elles : Aïssata Tall Sall, députée et ancienne ministre sénégalaise, figure emblématique du barreau et de la diplomatie. Eve Bazaiba Masudi : ministre d’Etat et députée de la République démocratique du Congo (RDC).

Ces deux personnalités ont été reçues en amont par la présidente du Sénat, Huguette Yvonne Nyana-Ekoumè épouse Awori Onanga, marquant ainsi l’importance institutionnelle accordée à cette rencontre.

Consolider la démocratie par le genre

Pour la présidente de la chambre haute, cette initiative n’est pas qu’une simple formation technique. Elle s’inscrit dans la vision nationale de promotion des droits des femmes portées par les plus hautes autorités. L’idée force est simple : la démocratie gabonaise ne peut se consolider sans une représentation féminine mieux préparée et capable de peser sur les votes des lois et le contrôle de l’action gouvernementale.

L’atelier devrait déboucher sur l’élaboration de stratégies concrètes pour accroître l’influence des femmes au sein des commissions permanentes, souvent perçues comme le cœur battant du travail parlementaire.

Partenariat : Le PNUD, moteur de l’autonomisation politique

Présent aux côtés du Parlement gabonais, le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) ne se contente pas d’un appui logistique. Son implication repose sur trois piliers stratégiques. Appui technique : financement d’experts internationaux pour former les élues à la budgétisation sensible au genre et à l’analyse d’impact des politiques publiques.

Objectifs de développement durable (ODD). Cet atelier répond directement à l’ODD 5 (Egalité entre les sexes), visant à assurer une participation entière et effective des femmes aux fonctions de direction.

Réseautage Sud-Sud. En facilitant la venue de ministres du Sénégal et de la RDC, le PNUD favorise un transfert de compétences entre nations africaines pour une gouvernance plus inclusive.

Gabon : Anicet Yala nommé entraîneur intérimaire de la sélection nationale

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Les Panthères du Gabon connaissent désormais le technicien qui les conduira de la prochaine campagne internationale. A l’issue d’une réunion tenue ce lundi 9 mars, entre le ministère des Sports et la Fédération gabonaise de football (Fegafoot), Anicet Yala a été désigné pour conduire l’équipe nationale.

L’ancien adjoint du sélectionneur Patrice Neveu aura la responsabilité de diriger la sélection nationale durant la période du 23 au 31 mars prochain, dans le cadre des rencontres de la FIFA Series. Cette compétition se déroulera à Tachkent, en Ouzbékistan.

Au cours de ce rassemblement international, les Panthères affronteront la sélection de l’Ouzbékistan, pays hôte, ainsi que celle de Trinité-et-Tobago. Ces rencontres permettront au staff technique d’évaluer les joueurs et de maintenir la dynamique de la sélection nationale.

Anicet Yala n’est pas un inconnu dans l’environnement des Panthères du Gabon. Il était l’adjoint du technicien français Patrice Neveu. Ce qui lui confère une bonne connaissance du groupe et du fonctionnement de la sélection.

Selon les autorités en charge du football gabonais, la nomination d’Anicet Yala est provisoire. A l’issue de la FIFA Series, un sélectionneur national sera officiellement désigné pour conduire durablement l’équipe nationale du Gabon.

Anicet Yala, de l’ombre en pleine lumière

Ancien milieu de terrain international passé notamment par l’AS Mangasport, Anicet Yala est ce que l’on appelle un « relais naturel » au sein du football gabonais.

Le bras droit historique. Il a longtemps officié comme adjoint principal du Français Patrice Neveu entre 2019 et 2023. Cette proximité lui a permis de gérer des situations d’urgence, comme lors de la CAN 2021 où il avait dû remplacer Neveu (positif au Covid-19) sur le banc.

Spécialiste de la formation. Avant cet intérim chez les « A », Yala s’est illustré à la tête des Panthères U20 et de la sélection nationale locale (A’), qu’il dirigeait encore récemment lors des éliminatoires du CHAN 2025.

Réputation. Décrit comme un technicien rigoureux et méthodique, il est apprécié pour sa fine lecture du jeu et sa capacité à intégrer les jeunes talents locaux dans le giron national.