Blog Page 296

Gabon : Une lueur d’espoir dans le secteur judiciaire après le conseil des ministres ?

0

Le conseil des ministres du 19 décembre 2024 a adopté un décret ambitieux destiné à réformer le secteur judiciaire en proie à de nombreuses difficultés. Ce texte, censé renforcer l’efficacité du système, régulariser la situation des clercs d’huissiers de justice, offre des opportunités d’emploi aux diplômés et suscite à la fois espoir et scepticisme.

Après une brève accalmie au début de la transition, les tensions ont repris de plus bel dans le secteur judiciaire. Les syndicats des magistrats et des greffiers continuent à dénoncer des conditions de travail déplorables, notamment le manque d’équipement essentiel. Un exemple marquant est la situation des greffiers, qui, dans certains cas, portent la même toge depuis plus de dix ans, faute de moyens pour s’en procurer une nouvelle. Ceux qui n’en possèdent plus sont contraints d’en emprunter. Une réalité qui illustre la précarité ambiante dans ce secteur clé de la justice.

L’ingérence politique dans ce domaine constitue une autre pierre d’achoppement majeure entre les professionnels et le pouvoir étatique. De nombreux professionnels pointent du doigt les nominations « à la tête du client » et des décisions judiciaires perçues comme influencées par des intérêts politiques. Ces pratiques ont érodé la confiance du public envers le système judiciaire, perçu comme partial et éloigné de l’idéal d’équité.

Un décret face à de grands défis

Le décret adopté pourrait remédier certains dysfonctionnements structurels, mais suffira-t-il à répondre aux attentes des professionnels du droit et des citoyens ? Les problèmes qui affectent le secteur judiciaire vont bien au-delà des textes réglementaires, ils touchent à la gouvernance, aux infrastructures et à l’indépendance des institutions.

Pour les justiciables, les dysfonctionnements actuels se traduisent par des délais interminables pour l’obtention de documents essentiels, tels que les jugements supplétifs, certificats de nationalité ou casiers judiciaires. Ces lenteurs accentuent le sentiment de frustration au sein de la population.

Une lueur d’espoir ou une simple illusion ?

Si ce décret marque une avancée notable en termes de régulation et de professionnalisation, il n’est qu’une pièce d’un puzzle complexe. La véritable réforme nécessite des investissements financiers conséquents, une dépolitisation des nominations et une revalorisation des conditions de travail des acteurs judiciaires.

Le temps dira si ce texte représente un tournant décisif ou une promesse de plus sans lendemain. Pour l’heure, les attentes restent grandes, tant du côté des professionnels que des citoyens en quête d’une justice juste et accessible.

Gabon : Un supposé enlèvement à Libreville met Awendjé en émoi

0

Le quartier du 4ème arrondissement de la commune a été le théâtre d’une vive agitation le vendredi 20 décembre en fin d’après-midi. Près de l’échangeur, sur la voie express, des riverains ont encerclé un véhicule avec à bord des individus suspectés d’être chargés des enlèvements.

Selon plusieurs témoignages relayés par des vidéos devenues virales sur TikTok, Facebook et WhatsApp, une tentative d’enlèvement aurait été déjouée grâce à la réaction de la victime, qui aurait crié pour alerter les passants. La mobilisation immédiate des riverains a conduit à l’encerclement du véhicule des suspectés, suscitant une foule en colère.

Heureusement, l’intervention rapide des forces de l’ordre – police, gendarmerie et agents de la garde républicaine – a permis d’exfiltrer les supposés kidnappeurs, évitant ainsi un lynchage populaire. Ce type de justice improvisée, souvent déclenchée par des rumeurs, peut entraîner des conséquences tragiques.

Un climat de peur amplifié par les réseaux sociaux

Depuis plusieurs semaines, les réseaux sociaux gabonais sont saturés de publications rapportant des disparitions présumées. Si certaines personnes portées disparues réapparaissent saines et sauves, d’autres cas se terminent tragiquement. Ce phénomène, particulièrement inquiétant en cette période de fin d’année, alimente les rumeurs et intensifie les craintes des populations.

Un triste précédent à méditer

Cet incident rappelle une tragédie survenue il y a quelques années, où un père innocent, qui était allé chercher sa progéniture à l’école, avait été lynché à mort après sous la fausse accusation d’enlèvement d’enfants. Il s’agissait en réalité de ses propres enfants qu’il est allé récupérer après leur sortie des cours. Cet épisode montre les dangers des réactions hâtives et souligne l’importance de la vérification les faits avant tout agissement.

Les autorités appelées à agir

Face à cette montée des tensions, les autorités sont appelées à prendre des mesures appropriées pour restaurer la sérénité et garantir la sécurité des citoyens. Parmi les actions nécessaires, il on peut citer notamment le renforcement des campagnes de sensibilisation des populations sur les dangers des rumeurs et de les inciter à collaborer avec les forces de l’ordre. C’est-à-dire, accroître la présence sécuritaire, déployer davantage des patrouilles dans les zones sensibles. Enfin, enquêter rigoureusement afin de clarifier les cas de disparitions pour lutter contre la désinformation et rassurer les citoyens.

Agasa : Jean Delors Biyogué Bi Ntoungou prend les rênes

0

Anatole Kabounou Onkoni a été démis de ses fonctions de directeur général de l’Agence gabonaise de sécurité alimentaire (AGASA). Il a été remplacé ce poste, à la faveur du conseil des ministres du 19 décembre 2024 par le Dr Jean Delors Biyogué Bi Ntoungou.

Il est à noter que l’AGASA est actuellement engagée dans des travaux concernant la présence de produits avariés dans les entrepôts de Fobert Gabon. Un dossier qui a fait récemment la une de l’actualité.

Pour rappel, Anatole Kabounou Onkoni avait été nommé à la tête de l’AGASA lors du conseil des ministres du 20 mars 2024.

Sénégal : Un nuage de poussière enveloppe le pays

0

Le pays de la Teranga fait face à une importante vague de poussière qui a envahi plusieurs régions, notamment la capitale Dakar, depuis le 18 décembre 2024. Ce phénomène, prévu par l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (Anacim), affecte également d’autres villes de l’intérieur du pays.

Dans la capitale sénégalaise, le ciel, habituellement dégagé, est couvert d’un épais brouillard de poussière, transformant l’atmosphère en une teinte jaunâtre inaccoutumée. La visibilité est particulièrement réduite, compliquant les déplacements en ville. Les habitants, encore marqués par l’utilisation massive des masques lors de la pandémie de Covid-19, ont renoué timidement avec cet emploi, bien que leur usage ne soit pas encore généralisé.

Dans un communiqué daté du 17 décembre 2024, l’Anacim avait alerté l’éminence d’une vague de poussière accompagnée d’une baisse notable des températures. Cette situation devrait perdurer jusqu’au 23 décembre 2024. Les zones les plus touchées incluent une dizaine de localités, parmi lesquelles Saint-Louis, Podor, Matam (nord), Linguère, Louga, Kaolack (centre), ainsi que Thiès, Dakar et Diourbel (ouest et centre).

Selon l’agence, ces régions subiront des concentrations élevées de poussière, entraînant des baisses significatives de visibilité et posant des risques pour la santé, notamment pour les personnes vulnérables.

Gabon : Comment aider les commerçants à s’équiper d’outils de traçabilité ?

0

Vendredi 20 décembre, une rencontre déterminante a eu lieu entre le ministre du Commerce, des PME-PMI, chargé des Activités génératrices de revenus et le directeur général de la Banque des États de l’Afrique Centrale (BEAC). Au cœur de l’entrevue, les moyens pour doter les commerçants gabonais d’outils efficaces de traçabilité.

Parmi les propositions avancées, le porte-monnaie électronique et la carte du commerçant se démarquent comme des solutions innovantes et accessibles. Ces outils permettraient, non seulement de mieux identifier les commerçants, mais également de tracer leurs transactions, facilitant ainsi leur sortie de l’informel.

 Jean-Clary Otoumou, qui a activement participé à ces échanges, a souligné la nécessité d’un système d’identification fiable pour cette catégorie d’opérateurs économiques. Il a rappelé que cette initiative pourrait encourager les commerçants à intégrer le secteur formel tout en permettant à l’État gabonais d’élargir et de sécuriser son assiette fiscale.

Parfaite Amouyeme Ollame épouse Divassa, convaincue de la pertinence de cette approche, a réaffirmé son soutien et a mis ses équipes à disposition pour accélérer la mise en œuvre de cette réforme. Cette collaboration marque une étape importante vers la modernisation et la formalisation du secteur commercial au Gabon.

Gabon : Remise de diplome à l’ENSET, une cérémonie placée sous le signe du mérite et de l’excellence

0

Vendredi 20 décembre 2024, l’École normale supérieure de l’enseignement technique (ENSET) a célébré la remise des diplômes des 49e (2023) et 50e (2024) promotions. Une cérémonie grandiose, marquée par la présence d’éminentes personnalités, notamment le Vice-premier ministre, Alexandre Barro Chambrier, parrain des promotions et le ministre de l’Enseignement supérieur, le Pr Hervé Ndoume Essingone.

Dans une atmosphère empreinte de fierté et d’émotion, Alexandre Barro Chambrier a salué le courage, la résilience et la détermination des diplômés : « Il me plaît de vous féliciter pour l’obtention de ces diplômes qui couronnent des années de travail acharné. Soyez des enseignants rigoureux, modestes et passionnés, prêts à allier savoir-faire et savoir-être », a conseillé le parrain ?

Le directeur général de l’ENSET, Pr Guy Richard Kibouka, a également tenu à rappeler l’importance du rôle des enseignants dans le développement du pays, tout en réitérant les efforts de l’État pour renforcer le cadre éducatif. Un engagement souligné par les membres du gouvernement, dans le prolongement de la vision du Président de la Transition, le général Brice Clotaire Oligui Nguema, visant à moderniser les infrastructures académiques et à garantir une éducation de qualité.

La 49e promotion compte 49 diplômés en licence professionnelle (électronique, génie civil, banque, assurance, etc.) et 22 en master professionnel. Quant à la 50e promotion, elle totalise 56 lauréats, dont 37 en licence et 19 en master.

Par ailleurs, l’ENSET a également célébré la réussite de trois nouveaux docteurs.

Gabon : 13e édition de l’exposition-vente des produits locaux

0

Du 17 au 31 décembre 2024, Libreville accueille la 13e édition de l’exposition-vente des produits locaux issus des groupements associatifs. L’organisation de cet événement a été validée lors du Conseil des ministres du 19 décembre 2024, sous l’égide du ministère du Commerce, des PME et des PMI, chargé des activités génératrices de revenus.

Cette initiative vise à promouvoir les produits locaux en soutenant les producteurs gabonais et en valorisant leur savoir-faire. Elle constitue également une vitrine importante pour les produits fabriqués par les associations locales, offrant ainsi aux acteurs du secteur associatif une opportunité de se faire connaître et d’élargir leurs réseaux commerciaux.

Il convient de rappeler que la 12e édition de cet événement s’est tenue récemment, du 17 mai au 2 juin 2024, sur l’esplanade du supermarché Mbolo à Libreville. Cet événement était organisé par la Direction générale de la Lutte contre la pauvreté.

Gabon : Les personnes handicapées montent au créneau

0

C’est devant le siège de l’Association nationale des personnes handicapées du Gabon (ANPHG), à Nkembo, que les membres de cette association ont exprimé leur mécontentement, ce jeudi 19 décembre. Ils dénoncent leur situation d’« oubliés du CTRI » (Comité de transition pour la restauration des institutions), et revendiquent une rencontre avec le président de la République.

C’est avec des sifflets et des pancartes portant des messages tels que « Rendez-nous notre dignité », que les manifestants se sont extériorisés, au cours d’une manifestation qui a entravé la circulation, par l’utilisant de leurs fauteuils roulants comme obstacle sur la chaussée. Les affiliés de cette association exigent la réparation de leurs équipements, dont des scooters et des fauteuils roulants, qui sont pour certains, datent de 2012, nécessitant aujourd’hui une intervention urgente. Ce matériel roulant, acquis sous l’ancien régime, était apparemment bien entretenu à cette époque. Présentement, les réparations s’élèveraient à environ 18 millions de francs CFA, alors que l’État semble insensible à leur situation dont les besoins sont énormes. « Certaines personnes parmi nous ont vu leurs activités suspendues parce qu’elles ne peuvent plus se déplacer », a déclaré Boumbanda Joseph, membre de l’ANPHG.

Gabon : Les personnes handicapées montent au créneau

Outre les réparations de leurs moyens de déplacement, la question des logements et des allocations est également au cœur des revendications. En effet, plusieurs handicapés qui bénéficiaient naguère de cette aide, sont actuellement écartés des listes des bénéficiaires, alors que le paiement a débuté le 9 décembre dernier. « Nous voulons nous faire entendre, non pas seulement par le chef de l’État, mais aussi par les autres autorités de la transition. Nous avons un cahier de charges et avons demandé plusieurs audiences, mais sans réponse », a déploré Guy Gaëtan Ntoutoume Endenda, coordinateur général adjoint de l’ANPHG

Gabon : Les personnes handicapées montent au créneau

Face au mur de silence, les manifestants annoncent qu’ils ne souhaitent plus de négociations par des intermédiaires et que leurs regards se tournent désormais vers les plus hautes autorités de l’État.

Mali : L’Université de Bamako porte désormais le nom de Yambo Ouologuem

0

Une nouvelle page vient d’être tournée pour l’enseignement supérieur malien. Le président de la transition, le général d’armée Assimi Goita, a signé un décret officialisant le changement de nom de l’université des lettres et des sciences humaines de Bamako. Elle portera désormais le nom de l’illustre écrivain malien.

Cette décision s’inscrit dans la volonté de valoriser le patrimoine culturel et littéraire du Mali. Yambo Ouologuem, auteur de « Le Devoir de violence », est considéré comme l’une des figures les plus marquantes de la littérature africaine.

Ce changement de nom de l’université de Bamako est susceptible de susciter de nombreux débats et réactions au sein de la communauté universitaire et au-delà.

Yambo Ouologuem, un chantre de la littérature africaine

Figure emblématique de la littérature africaine, fils du pays Dogon précisément de la nouvelle région de Bandiagara, l’œuvre de Yambo Ouologuem, marquée par une écriture puissante et une exploration profonde de l’histoire africaine, a laissé une empreinte ineffaçable dans le paysage littéraire mondial. « Le Devoir de violence », publié en 1968, un récit historique, qui retrace la vie des Saïfs, conquérants et maîtres du mythique empire Nake. Cette œuvre a valu à son auteur le prestigieux prix Renaudot, une première pour un écrivain africain, une reconnaissance qui l’a propulsée sur la scène littéraire internationale.

Nonobstant son succès initial, son œuvre a rapidement fait l’objet de vives critiques, notamment pour des accusations de plagiat. Ces polémiques n’ont cessé de le hanter tout au long de sa carrière, le poussant à s’isoler progressivement.

Il faudra retenir qu’en dépit de controverses, l’œuvre de Yambo Ouologuem demeure une référence incontournable de la littérature africaine. Son écriture, marquée par une grande originalité et une profonde réflexion sur l’histoire et la violence, continue d’inspirer de nombreux auteurs.

Mali : Bamako rebaptise ses rues pour honorer les héros nationaux

0

Dans le but de préserver l’histoire de la nation et d’honorer ses citoyens distingués, le gouvernement malien a publié un décret, publié le 13 décembre 2024, signé par le président de la transition, le général d’armée Assimi Goita, renommant plusieurs rues, avenues et lieux publics de la capitale, Bamako.

Les nouveaux noms rendent hommage à des personnalités qui ont marqué l’histoire du Mali, notamment des empereurs, des érudits et des dirigeants politiques. Par exemple, la route nationale n°9 a été rebaptisée boulevard Soundjata Keita, en l’honneur du légendaire fondateur de l’empire du Mali. Parmi les autres personnalités qui ont prêté leur nom à certaines rues figurent Damaguilé Diawara, Moussa Traoré et Nelson Mandela.

La décision de renommer ces espaces publics s’inscrit dans le cadre d’un effort plus large, visant à favoriser l’identité et la fierté nationales.  En associant les rues et les avenues aux noms de personnages historiques, le gouvernement espère inspirer les générations futures et promouvoir une compréhension plus approfondie du riche patrimoine du Mali.