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Éducation nationale : lancement de la ventilation des actes administratifs

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Le ministère de l’Éducation nationale et de l’instruction civique a annoncé, à travers un communiqué officiel daté de ce mardi 20 janvier, le démarrage de l’opération de ventilation des actes administratifs au profit de ses personnels.

Selon le document signé par le Directeur central des Ressources humaines, Arnaud Gomo Mouketou, cette initiative s’inscrit dans le cadre du plan de régularisation des situations administratives des agents publics de l’État. Elle concerne précisément les personnels du Ministère de l’Éducation nationale et de l’Instruction civique.

Le communiqué précise que la Direction centrale des Ressources humaines (DCRH) procédera à la ventilation des textes relatifs à la titularisation, à la confirmation et à l’avancement automatique. Une opération jugée essentielle pour mettre à jour les dossiers administratifs des agents et garantir la conformité de leurs situations professionnelles avec les textes en vigueur.

Pour la mise en œuvre pratique de cette opération, le Service de la documentation et des archives a été désigné comme structure chargée de l’accueil et du traitement des dossiers. Les agents concernés sont ainsi invités à se rendre à la porte 10 du 3ᵉ étage des locaux du ministère pour le retrait de leurs actes administratifs.

Toutefois, le communiqué rappelle que le retrait des documents se fera uniquement sur présentation d’une pièce d’identité valide de l’intéressé(e), afin d’éviter toute usurpation ou erreur d’attribution.

Crise de l’éducation : Sinclair Agnossi dénonce les « combats d’ego » et l’instrumentalisation syndicale

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Le conseiller municipal de Franceville, Sinclair Agnossi, bien connu sous le pseudonyme Okoulou le Général, a pris la plume pour interpeller publiquement Marcel Libama. Dans une lettre ouverte au ton direct, l’élu fustige une dérive du mouvement social vers des règlements de comptes personnels, tout en appelant à un retour à l’essentiel pour le système éducatif gabonais.

L’auteur de la missive commence par un constat sévère sur le passage de son aîné au palais Léon Mba. « Pendant deux années passées à l’Assemblée nationale, je ne t’ai pas vu mener un combat réel et constant pour l’Éducation nationale », lance-t-il, déplorant l’absence de leadership sur cette question cruciale malgré le statut de député de la transition de son destinataire.

Si l’élu local concède sans détour que les revendications des enseignants, qui suspendent actuellement les cours sur le territoire, sont fondées, il rejette la méthode employée. Pour lui, le mouvement est pollué par une « récupération politique » et des rancœurs individuelles. « Je vois certains régler des comptes personnels », écrit-il, s’interrogeant sur la pertinence des débats portant sur les décorations des uns ou des autres. Il affirme avec force que « ce genre de discours affaiblit la lutte ».

La critique porte également sur la sincérité de l’engagement syndical actuel. Sinclair Agnossi estime que le mélange des genres entre syndicalisme et ambitions politiques est une impasse. « Ce n’est ni honnête, ni stratégique, ni bénéfique pour l’Éducation nationale », tranche-t-il, ajoutant que « la frustration personnelle ne doit jamais prendre en otage une cause collective ».

Face à ce qu’il qualifie de « chantage social », le conseiller municipal oppose l’attitude de la ministre de tutelle. Évoquant une correspondance récente avec Camélia Ntoutoume, il dit avoir décelé chez elle « l’humilité, la volonté de la négociation à ramener le débat à l’essentiel pour l’intérêt général ». Une posture qui contraste, selon lui, avec l’attitude de certains syndicalistes cherchant à « tirer profit de la situation ».

En guise d’avertissement, Sinclair Agnossi redoute que cette instabilité ne crée une « brèche dangereuse » visant à mettre l’État à genoux. S’il réaffirme que « les enseignants méritent justice », il conclut en demandant que le Gabon cesse d’être la victime de « calculs ou des frustrations déguisées en combat social ».

Gabon : Le « candidat à la mort » Bob Mengome écroué à la prison centrale

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L’activiste gabonais Bob Mengome, connu pour ses prises de position acerbes, a vu sa liberté s’envoler le 19 janvier. Après un long processus judiciaire entamé la semaine dernière, celui qui se décrit lui-même comme un « candidat à la mort » a été formellement placé en détention préventive par un magistrat instructeur.

L’arrestation du militant était intervenue le 15 janvier dernier, marquant le début d’une séquence judiciaire particulièrement scrutée. Durant les premiers jours de sa captivité, le parquet avait exigé des investigations supplémentaires, obligeant le prévenu à prolonger son séjour dans les geôles de la police judiciaire. C’est finalement en ce début de semaine que le dossier a connu une accélération décisive avec sa présentation devant le cabinet d’instruction.

Le conseil de l’activiste, Maître Jean-Paul Moumbembé, a assisté son client lors d’une audience où plusieurs griefs sérieux ont été notifiés. La justice reproche notamment à Bob Mengome d’avoir orchestré des perturbations de la tranquillité civile et d’avoir tenu des propos visant à attiser les antagonismes au sein de la population. À la suite de cet interrogatoire de première comparution, le juge a tranché en faveur d’un mandat de dépôt.

Cette affaire a suscité une levée de boucliers de la part des organisations de défense des droits humains. L’association SOS Prisonniers Gabon s’est notamment insurgée contre l’exposition médiatique du prévenu sur la chaîne nationale alors qu’il était encore sous le régime de la garde à vue. Pour l’ONG, cette mise en scène médiatique bafoue les principes élémentaires du droit gabonais. « Cette pratique constitue une atteinte grave à la présomption d’innocence », estime l’organisation, précisant que « les officiers de police judiciaire (OPJ) n’ont aucunement le droit d’exposer à la presse une personne placée en garde à vue ».

Cette polémique autour du traitement de l’image du détenu intervient alors que le Procureur Général avait lui-même, peu de temps auparavant, rappelé à l’ordre les services de sécurité sur l’obligation de respecter le secret de l’enquête. Bob Mengome rejoint désormais le quartier des prévenus de « Sans Famille », dans l’attente de son procès qui s’annonce déjà comme un test majeur pour les libertés publiques.

La MSTGV dénonce une campagne de diffamation contre son président

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La Confédération syndicale Machette Syndicale des Travailleurs Gabonais Vaillants (MSTGV) a dénoncé, ce 20 janvier à l’immeuble ABC Mall au quartier Charbonnage, une campagne de diffamation visant son président confédéral, Pierre Mintsa Edzang.

Selon la confédération, les attaques se sont intensifiées après le discours prononcé par ce dernier lors de la cérémonie de présentation des vœux de nouvel an au président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, le 8 janvier dernier au Palais de la Rénovation.

Face aux accusations d’« imposture » relayées sur les réseaux sociaux, la MSTGV affirme que son président « ne s’est jamais imposé ». Annie Gisèle Nyangui Moukagni, porte-parole, explique que Pierre Mintsa Edzang aurait été sollicité en urgence après l’incapacité des partenaires sociaux initialement désignés à produire le discours dans les délais. Son texte aurait été validé par le protocole d’État, tandis qu’une autre version déposée hors délai aurait été rejetée.

La confédération indique aussi que certains syndicalistes ont refusé de lire le discours et sont restés assis pendant la cérémonie, un geste jugé irrespectueux envers le chef de l’État.

Concernant l’accusation selon laquelle il aurait donné une « instruction » au président, la MSTGV parle d’une interprétation sortie de son contexte, précisant qu’il évoquait la situation des agents de la Main-d’œuvre non permanente (MONP) et appelait au respect de la continuité de l’administration.

Sur le plan syndical, la MSTGV dénonce enfin des alliances non respectées lors des élections au Conseil économique, social, environnemental et culturel, et met en garde toute personne qui continuerait à ternir l’image de son président, annonçant des poursuites judiciaires.

Reprise en demi-teinte au lycée Jean Hilaire Obame Eyeghe : entre doutes et salles vides

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L’effervescence habituelle a laissé place à un calme pesant au sein des établissements de Libreville. Après deux semaines d’un mouvement de grève qui a paralysé le système éducatif, les portes du Lycée Jean Hilaire Obame Eyeghe ont rouvert ce mercredi 21 janvier. Ce retour, fruit d’un bras de fer persistant entre le corps enseignant et la tutelle, s’est toutefois déroulé dans une atmosphère de vide. Si le portail est de nouveau ouvert, le constat fait en cette matinée est sans appel : les couloirs demeurent déserts et les salles de classe à moitié vides.

La crise qui secoue le secteur trouve son origine dans la colère des enseignants qui, depuis quatorze jours, observent un arrêt de travail pour protester contre le non-paiement des primes et des vacations. Si une assemblée générale a acté le principe d’une reprise progressive, la méfiance et le sentiment d’abandon restent palpables au cœur des salles de professeurs. Le démarrage s’avère d’autant plus laborieux qu’une météo capricieuse s’est conjuguée à un réel déficit de communication sur la date effective du retour.

Reprise en demi-teinte au lycée Jean Hilaire Obame Eyeghe : entre doutes et salles vides

Un calendrier de reprise contesté par la base

Sylvain Oyono, professeur de philosophie, ne cache pas son amertume face à cette situation. (Il explique avoir « eu cours en classe de 1ère » mais déplore que sur « une cinquantaine d’élèves, seuls 15 étaient présents ». Selon l’enseignant, si « la pluie du matin a certainement joué », il existe également « un problème de calendrier » car, si le retour global était officiellement fixé au 26, l’annonce d’une pré-reprise ce mercredi a semé la confusion. Il qualifie la situation de « déplorable », tout en conservant l’espoir « que tout rentrera dans l’ordre lundi prochain ».

Malgré cette atmosphère de flottement, certains élèves ont répondu à l’appel, parfois accueillis par des évaluations surprises dès leur arrivée. C’est le cas en classe de 1ère S, où Jonathan a pu suivre son premier cours de mathématiques. Le jeune lycéen confie que son) « évaluation s’est bien passée », tout en précisant avec lucidité que sur 74 élèves, ils n’étaient que 34 en classe.

Un rendez-vous manqué

Pour d’autres, la journée a rimé avec attente et déception, révélant les failles de cette organisation précipitée. Arange , une autre élève, témoigne de ce rendez-vous manqué en expliquant n’avoir eu qu’un seul cours sur les trois prévus. Elle regrette que l’information sur la reprise n’est pas bien passée au point qu’ils n’étaient qu’une quinzaine en salle, une issue qu’elle juge « vraiment dommage ».

Si le lycée tente de relancer la machine, le Collège d’Enseignement Secondaire (CES) Jean Hilaire Aubame est resté, pour sa part, totalement silencieux aujourd’hui. Pour ces élèves plus jeunes, le rendez-vous est officiellement fixé au lundi prochain. La semaine à venir sera décisive pour l’établissement, car tout dépendra désormais de la satisfaction des revendications financières des enseignants et de la capacité de l’administration à remobiliser des effectifs encore dispersés.

CAN 2025 : un député marocain suggère des poursuites contre l’arbitre congolais Jean-Jacques Ndala

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La défaite des Lions de l’Atlas en finale de la CAN 2025, disputée le dimanche 18 janvier 2026, continue de provoquer des remous au Maroc. L’opinion publique peine à digérer cette déconvenue, et la polémique enfle. Après la plainte déposée par la Fédération royale marocaine de football auprès de la CAF, c’est désormais un député qui entre dans l’arène. Non pas pour contester la victoire sénégalaise, mais pour réclamer des poursuites contre l’arbitre de la rencontre, le Congolais Jean-Jacques Ndala.  

« Il a fait voler en éclats notre rêve, il doit être jugé et condamné ici », a lancé l’élu, accusant l’officiel de « graves manquements » et de « collusion ». Son reproche principal : avoir laissé reprendre le match après que les Lions de la Teranga avaient quitté la pelouse.  

Dans un climat déjà électrique, le député est allé plus loin, évoquant des thèses de sorcellerie et affirmant que le Sénégal aurait bénéficié de pratiques mystiques. Une sortie qui illustre la frustration profonde et la tension persistante dans le pays après cette finale perdue.  

Cette incursion du parlement dans le débat ouvre une nouvelle page, où le politique s’invite dans une polémique née sur le terrain. Pendant ce temps, le Sénégal savoure son deuxième sacre continental, tandis que la controverse franchit un seuil inédit en quittant le domaine sportif pour s’installer au cœur de la sphère politique.

Gabon : la Présidence mobilise ses leviers face à la fronde sociale

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Le porte-parole de la présidence, Théophane Nzame-Nze Biyoghe, a tenu ce 21 janvier une conférence de presse pour éclairer l’opinion sur la réponse de l’État aux tensions sociales qui paralysent le pays. Entre les classes vides, les hôpitaux sous pression et une insécurité urbaine persistante, les Gabonais subissent les répercussions de crises structurelles accumulées depuis des décennies. Le gouvernement a détaillé une série de mesures progressives touchant à l’éducation, la santé et la sécurité, tout en plaidant pour un apaisement nécessaire à la mise en œuvre de ces réformes. Chaque secteur fera l’objet d’un suivi rigoureux afin que les annonces se traduisent concrètement dans le quotidien des citoyens.

Le front de l’éducation nationale reste sans doute le plus inflammable de la période actuelle. Alors que le ministère de l’Éducation nationale avait annoncé une reprise des cours pour le lundi 19 janvier, après une concertation entre le chef de l’État et les acteurs du secteur, les établissements sont demeurés déserts. Ce maintien du mouvement de grève traduit une lassitude profonde des enseignants qui dépasse le simple cadre de la revendication salariale. « Personne ne prend plaisir à ce que les enseignants se plaignent », a d’ailleurs reconnu d’emblée Théophane Nzame-Nze Biyoghe. La Présidence assure toutefois que le processus avance, rappelant que la commission tripartite travaille sur les revendications bien avant l’intervention de Brice Clotaire Oligui Nguema, laquelle est venue apporter un cadrage politique décisif.

Un calendrier de régularisation pour l’école et la santé

Dès le mois de février 2026, des mesures concrètes devraient entrer en vigueur, notamment la mise en solde intégrale des sortants d’écoles et la régularisation de 4 000 situations administratives. Ces annonces visent à débloquer des carrières et des revenus gelés depuis trop longtemps. Si le président de la République concède la légitimité de ces attentes, il n’hésite pas à les imputer à ce qu’il qualifie de « gestion calamiteuse de longue date ». Les effets financiers étant techniquement liés au calendrier des soldes entre le 5 et le 10 de chaque mois, les autorités appellent à la patience et à une reprise immédiate des cours en attendant l’échéance de février.

Le secteur de la santé fait également l’objet d’une attention particulière pour éviter une contagion de la contestation. Les échanges entre le chef de l’État et les représentants du personnel soignant ont exposé les plaies du système : précarité de la main-d’œuvre, gouvernance défaillante et obsolescence de certains plateaux techniques. Pour y remédier, l’exécutif annonce la réactivation du Conseil national de la santé et la création d’une Haute Autorité de la Santé, destinée à garantir la performance et la qualité des soins. Une commission tripartite sera, là aussi, instituée pour assurer le suivi des engagements et veiller à la mise en œuvre des réformes structurelles attendues par les praticiens.

Le renforcement de l’autorité de l’État et de la sécurité

Sur le volet de la sécurité, le ton se veut plus martial et opérationnel. Le gouvernement renforce les moyens mobiles des forces de l’ordre, tout en insistant sur le fait que la police ne peut agir seule sans un relais efficace de l’appareil judiciaire. Le chef de l’État avait d’ailleurs averti que la justice ne saurait demeurer « un simple spectateur », soulignant la nécessaire coordination entre les services d’enquête et les tribunaux. Signe de cette accélération, le général de corps d’armée Serge Hervé Ngoma a réceptionné, le 19 janvier à Owendo, une vingtaine de véhicules pick-up destinés à intensifier les patrouilles de terrain et la lutte contre la criminalité urbaine.

Le porte-parole a réitéré la volonté de l’exécutif de rompre avec les pratiques anciennes pour restaurer la confiance des citoyens. « Le vœu du président de la République est de débarrasser le Gabon de toutes les tares que nous avons entretenues des années durant », a martelé Théophane Nzame-Nze Biyoghe. Le succès de ce plan d’urgence dépendra désormais de la capacité du gouvernement à transformer ces promesses en réalités tangibles pour le quotidien des populations gabonaises, particulièrement dans les zones les plus précarisées.

Foncier : la CDC annonce une nouvelle mise en vente de parcelles

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La Caisse des dépôts et consignations du Gabon (CDC) s’apprête à remettre sur le marché de nouvelles parcelles avec titre foncier. L’annonce a été faite le 19 janvier à l’issue d’une audience entre le ministre du Logement, de l’habitat, de l’urbanisme et du cadastre, Mays Mouissi, et l’Administrateur directeur général de l’institution, Marius Issa Nkori.

Cette nouvelle opération intervient après la commercialisation réussie des 100 premières parcelles du projet d’Okolassi, entièrement écoulées. Un signal jugé encourageant par les autorités, dans un contexte où l’accès sécurisé au foncier reste l’un des principaux défis pour les ménages gabonais. Selon le ministre, cette dynamique confirme la capacité de la CDC à intervenir de manière structurée sur le marché foncier. « Cette rencontre a confirmé le rôle central de la CDC comme instrument stratégique de l’État dans le développement de projets immobiliers structurants et dans l’amélioration de l’accès des Gabonais au foncier », a déclaré Mays Mouissi.

Au-delà de la simple mise en vente, la CDC entend proposer des parcelles juridiquement sécurisées, intégrées dans une approche globale de politique du logement. L’institution a également présenté des mécanismes de financement présentés comme adaptés au contexte national. « La CDC m’a présenté des mécanismes de financement innovants, éprouvés et adaptés à nos réalités nationales, démontrant qu’il est possible de concevoir et de réaliser des projets immobiliers ambitieux sans recourir à l’endettement », a précisé le membre du gouvernement.

La prochaine mise sur le marché de ces nouveaux lots s’inscrit dans la volonté affichée par l’État de réduire la pression foncière, de limiter les occupations irrégulières et de favoriser l’accès à la propriété dans un cadre légal. La CDC a, à cet effet, réaffirmé sa disponibilité à soutenir activement la politique nationale du logement et à accélérer l’accès sécurisé des citoyens à la propriété foncière.

Aucune date précise n’a encore été communiquée sur le lancement effectif des ventes. Mais, du côté du ministère du Logement, l’objectif est clair : installer durablement un modèle de mise à disposition de parcelles titrées, transparent et reproductible, à l’échelle nationale.

Logements sociaux : vers un déblocage des chantiers d’Angondjé et du Pont Nomba

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Le ministre du Logement, de l’habitat, de l’urbanisme et du cadastre, Mays Mouissi, a reçu en audience ce 21 janvier une délégation du groupe ADDOHA, conduite par son Directeur général Adjoint, Mehdi Zemmama, qu’accompagnait le Secrétaire général Rodrigue Ndoumadiamba. Cette séance de travail technique visait à évaluer l’état d’avancement de la convention liant l’État gabonais au promoteur marocain, alors que les projets de construction de logements sociaux et économiques à Angondjé et au Pont Nomba accusent des lenteurs.

Au cœur des échanges, la délégation d’ADDOHA a exposé sans détour les pesanteurs freinant le déploiement des engins, citant notamment des contraintes d’ordre fiscal et des litiges fonciers persistants. Les discussions ont également balayé le spectre des spécifications techniques et des stratégies de commercialisation, le groupe insistant sur la nécessité de maintenir des coûts compatibles avec le pouvoir d’achat local. Cette rencontre s’inscrit dans un climat d’urgence sociale où l’offre immobilière dans la zone d’influence de Libreville peine à absorber une demande croissante, contraignant de nombreux ménages et jeunes actifs à se replier vers l’habitat précaire ou des loyers prohibitifs.

Les logements sont attendus par les Gabonais, qui ont du mal à se loger.
Les logements sont attendus par les Gabonais, qui ont du mal à se loger.

Face à ces griefs, Mays Mouissi a affiché une volonté de pragmatisme tout en rappelant les exigences de l’État. Tout en prenant acte des difficultés exposées, le ministre a rassuré ses interlocuteurs. « Les services compétents seront mobilisés pour examiner les solutions appropriées », a-t-il déclaré. Il a toutefois assorti ce soutien d’une mise en demeure de performance, soulignant « l’importance accordée aux projets prioritaires » et le « respect strict des délais et des engagements contractuels pris par les parties ». Pour le membre du gouvernement, la levée des verrous administratifs doit impérativement se traduire par une accélération visible sur le terrain.

La détermination affichée par le ministère répond à une promesse de diversité et de qualité des offres de logement pour les populations. Les prochaines semaines feront figure de test pour le partenariat entre l’État et ADDOHA, le lancement effectif de la phase de construction étant désormais la seule issue attendue par des milliers de familles gabonaises en quête de propriété.

Climat social : la Présidence de la République s’exprime ce mercredi

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Le Conseiller spécial, porte-parole de la Présidence de la République, Théophane Nzame-Nze Biyoghe, animera une conférence de presse ce mercredi 21 janvier à 10h, dans la salle de presse du Palais Rénovation. Ce rendez-vous institutionnel se tient dans un climat national marqué par plusieurs fronts sociaux, où la voix de la première institution du pays est particulièrement attendue pour apporter des éclaircissements et tracer les perspectives d’un dialogue renouvelé.

Le front social traverse en effet une zone de turbulences. Entre la grève des enseignants qui paralyse de nombreux établissements et les préavis déposés dans les secteurs de la communication, de l’enseignement supérieur et du pétrole, les attentes des travailleurs sont nombreuses. Théophane Nzame-Nze Biyoghe aura l’occasion de commenter cette actualité tout en déclinant la position de la Présidence de la République, avec la volonté affichée de maintenir la cohésion nationale.

L’ordre du jour sera également marqué par un dossier sensible : l’interpellation de deux figures majeures du syndicalisme enseignant, Marcel Libama et Simon Ndong Edzo, par la Direction générale des recherches (DGR). Présentés ce jour devant le procureur de la République, leur situation juridique fait l’objet de nombreuses interrogations. Le porte-parole reviendra assurément sur le contexte de ces procédures pour en expliquer les fondements légaux, dans un souci de transparence pédagogique.

Face à une actualité aussi dense, les professionnels des médias attendent de cette rencontre qu’elle pose les jalons d’un retour au calme. En ouvrant ainsi les portes de la Présidence à la presse, l’institution semble vouloir privilégier l’écoute et l’explication. L’enjeu de cette intervention sera avant tout de porter un message de sérénité, visant à rassurer l’opinion publique et à encourager un climat de concertation apaisé, essentiel pour la stabilité et le progrès du pays.