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Gabon : Séisme au PLC, Ange Kevin Nzigou claque la porte

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Le parti Pour le changement traverse une crise sans précédent depuis sa création. À l’approche de son congrès extraordinaire, prévu à Libreville, son secrétaire exécutif a annoncé, le jeudi 13 mars, sa démission « immédiate et irrévocable » du parti. Ce retrait fracassant découlerait de profondes dissensions entre lui et un des vice-présidents du parti, Nicolas Nguema, avec lequel il ne partagerait désormais plus les mêmes valeurs fondamentales.

Alors que les observateurs de la scène politique nationale suivent avec un certain intérêt les différents feuilletons sur les crises au sein des partis, notamment au Parti démocratique gabonais (PDG), à Réagir et à la plateforme Ensemble pour le Gabon, un séisme d’une rare violence vient de se secouer la base du parti Pour le changement (PLC). La crise née au sein de cette jeune formation politique serait née d’une incompatibilité de vision entre Nicolas Nguema et Anges Kévin Nzigou. En effet, selon le secrétaire exécutif du PLC, des divergences idéologiques se seraient particulièrement révélées lors de l’audience accordée au parti par le président de la transition. « Là où certains perçoivent l’action politique comme un engagement sincère, dicté par des convictions profondes, d’autres n’y voient qu’un tremplin vers l’ascension personnelle. Je refuse d’être complice de cette dérive opportuniste et de cette trahison totale de nos idéaux», s’est expliqué Anges Kévin Nzigou.

Dans sa lettre de démission, adressée au secrétaire général du parti, l’ex-secrétaire exécutif réaffirme son engagement loyal et désintéressé depuis la fondation du PLC, affirmant n’avoir jamais recherché un quelconque profit personnel. À l’inverse, le Vice-président Nicolas Nguema, qui ne cesse de rappeler avoir injecté 15 millions de FCFA de ses fonds propres pour légaliser le parti, aurait agi davantage par intérêt que par un souci du bien commun. « Il apparaît désormais évident que cette somme n’a pas été investie dans l’intérêt du parti, mais pour servir des ambitions purement personnelles. Nicolas Nguema n’a œuvré que dans le but de se positionner auprès du président de la transition, dans l’espoir d’en tirer des privilèges », accuse-t-il.

Un nouveau parti politique en gestation

Loin de se retirer de la scène politique, Anges Kevin Nzigou entend tourner la page du PLC et jeter les bases d’une nouvelle formation politique, fondée sur l’intégrité, la probité et le respect des principes fondamentaux. Son objectif : démontrer que la politique ne saurait être réduite à un marché d’intérêts individuels. Il lance ainsi un appel solennel à tous ceux qui se reconnaissent dans sa vision à le rejoindre dans cette nouvelle aventure politique. « Je ne suis pas un homme qui se définit à travers une structure. C’est moi qui donne une âme aux organisations », a conclu le démissionnaire.

Gabon : la DGSS démantèle un réseau de trafic de drogue au quartier Plein-Ciel

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La Direction Générale des Services Spéciaux a mené, ce jeudi 13 mars, une vaste opération dans le quartier du cinquième arrondissement de la commune de Libreville, qui a permis d’éradiquer un réseau de trafiquants de drogue. Un groupe, spécialisé dans la vente de chanvre indien, cocaïne, tromadol, autrement appelé «kobolo » et autres substances illicites, sévissait depuis un certain temps dans la ville, avec pour conséquences la recrudescence de la délinquance et de l’insécurité dans la capitale.

Dans un contexte de sécurisation des populations, la DGSS entend intensifier ses interventions pour limiter la propagation des stupéfiants, responsables de l’explosion du banditisme et de la criminalité juvénile, notamment en milieu scolaire. Certes, les conditions socio-économiques difficiles poussent certains jeunes à rechercher des raccourcis pour se procurer les moyens de subsistance, mais selon la DGSS, cela ne saurait justifier leur implication dans le trafic de drogue, un fléau aux conséquences dévastatrices sur la jeunesse et l’ensemble de la population.

Depuis plusieurs jours, les forces de sécurité multiplient les descentes musclées dans les quartiers dits sensibles de Libreville, afin de neutraliser ces « parasites » qui gangrènent le tissu social. Le cas du quartier Plein-Ciel devrait être une source d’alerte et amener les délinquants à abandonner ces actes ignobles qui pourraient les conduire à la prison centrale, déjà en surpopulation.

Des trafiquants organisés comme en cartel

Dans certains secteurs de la Libreville, les dealers disposent d’un véritable réseau de surveillance, qui leur permet d’anticiper sur les interventions des forces de sécurité. Une organisation quasi-militaire, digne des cartels sud-américains, qui rend la tâche encore plus complexe pour les forces de sécurité. Ces structures clandestines favorisent l’émergence des foyers de violence et favorisent les braquages, agressions et autres actes criminels qui mettent en péril la quiétude des citoyens.

Un combat à mener sur tous les fronts

Si cette opération « coup de poing » est largement saluée, certains observateurs estiment qu’elle ne doit pas se limiter aux petits trafiquants. Pour éradiquer définitivement le fléau de la drogue, la DGSS doit s’attaquer aux grands commanditaires, véritables piliers de ce commerce illicite, dont l’influence dépasse souvent les frontières nationales. L’enjeu de cette lutte est de taille et a pour objectif de protéger la jeunesse, restaurer l’image du pays et garantir un cadre de vie plus sécurisé à l’ensemble de la population à Libreville et dans les provinces.

Gabon : Hommage d’Oligui Nguema à Louis Gaston Mayila

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Libreville, 13 mars 2025 — Ce jeudi, une atmosphère chargée d’émotion a enveloppé le domicile familial du défunt homme politique, où s’est déroulée une cérémonie d’adieu pleine de solennité. Le Président de la Transition, accompagné de plusieurs membres du Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI), a rendu les hommages émouvants de la République à ce monument de la politique gabonaise.

Né le 25 janvier 1947 à Boungounga, dans la province de la Ngounié, Me Louis Gaston Mayila a gravi les échelons de l’administration gabonaise avec détermination et abnégation. Il est décédé le 4 février 2025 à Berck-sur-Mer, dans le Pas-de-Calais en France, Me Louis Gaston Mayila laisse derrière lui une empreinte indélébile dans la jeune histoire du Gabon.

Avocat de formation, il a rapidement rejoint les hautes sphères de l’État. Son parcours professionnel débute en 1973 chez Shell Gabon, avant sa nomination, la même année, comme Secrétaire général de l’Aviation civile et commerciale. Il dirigera par la suite l’École nationale d’administration, avant d’entrer dans le cercle rapproché du Président Omar Bongo Ondimba, comme conseiller personnel adjoint, puis directeur de cabinet du président de la République avec rang de ministre dès 1976.

Me Mayila a occupé divers portefeuilles ministériels stratégiques, dont ceux de l’Éducation nationale, du Travail, de l’Intérieur et de la Décentralisation. En 1997, il prend la tête du Conseil économique et social. Homme de convictions, il quitte une première fois le Parti démocratique gabonais (PDG) après la conférence nationale de 1990 et crée le Parti de l’unité du peuple (PUP). Il retourne au PDG, avec le rang de vice-président du parti, après les législatives de 1996. En 2007, il quitte à nouveau le PDG et fonde l’Union pour la Nouvelle République (UPNR), affirmant sa volonté de contribuer autrement au développement du pays.

Après le décès d’Omar Bongo en 2009, Me Louis Gaston Mayila rejoint l’opposition, où il soutient la candidature de Pierre Mamboundou à l’élection présidentielle anticipée de la même année. En 2022, il prend la présidence de la plateforme des partis de l’opposition regroupés au sein du PG41, avant de se retirer progressivement de la scène politique en 2023.

À 78 ans, Me Louis Gaston Mayila s’en est allé, mais son héritage politique et humain restera gravé dans la mémoire collective contemporaine. Pour ses proches, ses compagnons de lutte et ses admirateurs, il demeure une source d’inspiration. La nation gabonaise, par la présence du Président de la Transition, Brice Clotaire Oligui Nguema, à ses obsèques, lui a rendu un dernier adieu, mais son nom est désormais inscrit dans les annales du Gabon.

Deuxième anniversaire du naufrage de l’Esther Miracle : Entre douleur, tristesse et quête de justice

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Le dimanche 9 mars dernier, les rescapés et les parents des victimes du naufrage du navire Esther Miracle, soutenus par le ministère des Affaires sociales et par l’engagement de Georges Bruno Ngoussi, 4ᵉ vice-président du Sénat, accompagnés du clergé et des forces de l’ordre, ont rendu un vibrant hommage aux disparus de cette tragédie maritime, l’une des plus sombres de l’histoire récente du Gabon.

Après une messe de recueillement célébrée en l’église de Nazareth à Okala, un moment d’adoration et de méditation a eu lieu sur la plage du lycée Léon Mba, un lieu symbolique où se mêlent la mémoire collective et la douleur des familles endeuillées.

Une douleur encore vive malgré les années

Si, pour certains, ce naufrage semble appartenir au passé, pour les survivants et les familles des victimes, le 9 mars demeure une date de deuil et de souvenirs douloureux. Chaque année, cette journée est marquée par des rassemblements, des prières et des hommages, ravivant un traumatisme qui refuse de s’effacer avec le temps.

Deuxième anniversaire du naufrage de l’Esther Miracle : Entre douleur, tristesse et quête de justice

Les témoignages poignants des rescapés révèlent que nombre d’entre eux souffrent encore des séquelles psychologiques et émotionnelles du drame. Certains continuent à pleurer des époux, des enfants ou des parents disparus en mer, tandis que d’autres, hantés par les souvenirs de cette nuit tragique, peinent à surmonter leur traumatisme. Conscients du fardeau psychologique qu’ils portent, les survivants appellent le gouvernement à leur venir en aide à travers un accompagnement psychologique structuré, notamment par la mise en place de consultations spécialisées.

Un dossier judiciaire toujours au point mort

Au-delà du deuil et de la souffrance, un autre sentiment persiste : l’incompréhension face à l’absence de justice. Deux ans après la tragédie, le dossier judiciaire semble figé et les familles des victimes ne comprennent toujours pas pourquoi l’affaire n’a pas encore connu son dénouement devant les tribunaux.

Interpellé sur cette situation, Georges Bruno Ngoussi a évoqué le contexte de transition politique que traverse actuellement le pays. Selon lui, les futures autorités, une fois l’élection présidentielle passée, devront impérativement accorder une attention particulière à ce dossier afin de faire toute la lumière sur ce drame et d’offrir aux familles des victimes la reconnaissance et la justice qu’elles réclament.

Deuxième anniversaire du naufrage de l’Esther Miracle : Entre douleur, tristesse et quête de justice

Une stèle en mémoire des disparus

Le naufrage de l’Esther Miracle, survenu au large des côtes de Libreville, demeure l’une des pires catastrophes maritimes jamais enregistrées au Gabon. Conscients du caractère tragique de cette perte humaine, les rescapés et les familles des victimes plaident ardemment pour l’érection d’une stèle commémorative. Ce monument, riche en symboles et en émotions, serait un hommage permanent aux disparus et un lieu de recueillement pour leurs proches. Un tel geste, qui s’inscrit dans la tradition universelle des hommages aux victimes de catastrophes, aurait dû, selon eux, être une initiative spontanée des autorités, comme cela se fait ailleurs dans le monde.

Des mesures pour que « plus jamais ça »

Si cette tragédie a laissé une marque indélébile dans les mémoires, elle a également provoqué une prise de conscience au sein des autorités sur la nécessité de renforcer la sécurité maritime.

Jérôme Noël Mougoula Siguiliba, Commandant du Céleste, un navire de la société Peschaud, l’un des héros de cette nuit funeste, a annoncé la mise en place de centres de formation au secourisme pour mieux préparer les équipes d’intervention en cas d’accident. Par ailleurs, des normes plus strictes ont été adoptées pour encadrer les conditions de navigation et éviter qu’un tel drame ne se reproduise.

Le commandant du navire Céleste de Péchaud, qui avait réussi à sauver plus de 127 personnes, y compris des femmes enceintes, a insisté sur l’importance de mutualiser les efforts et de renforcer les dispositifs de secours pour minimiser autant que possible le risque de nouvelles tragédies en mer. Si des avancées sont visibles, les rescapés et les familles des disparus attendent encore des réponses claires, des mesures concrètes et surtout que justice leur soit enfin rendue.

Gabon : L’Udis annonce des manifestations pour protester contre les poursuites judiciaires de son président

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L’Union pour la démocratie et l’intégration sociale (Udis) a annoncé, par la voix de l’un de ses porte-paroles Edmond Epoma Ngadi, ce jeudi 13 mars 2025, son intention d’organiser des marches, des meetings et des sit-in afin de protester contre les poursuites judiciaires contre Hervé Patrick Opiangah (HPO). Toujours en cavale pour une affaire de mœurs présumée.

Lors d’une conférence de presse tenue au siège du parti à Owendo, un porte-parole de l’Udis a dénoncé un silence persistant des autorités gabonaises, malgré de nombreuses démarches entreprises. Selon lui, le parti a interpellé les plus hautes instances du pays, notamment le Parlement, la Cour constitutionnelle, la Cour des comptes et le Conseil d’État, sans obtenir de réponse favorable. « L’UDIS ayant épuisé avec responsabilité toutes les voies de recours et constatant l’inertie de la justice et le silence complice des autorités compétentes, se réserve le droit d’initier dans les tout prochains jours des sit-in et des marches de protestations dans le respect de l’ordre public, pour faire entendre raison et réclamer le retour de son Président Hervé Patrick Opiangah, sur la terre de ses ancêtres », a indiqué.

Selon l’Udis, les forces de l’ordre ont saisi des bijoux et une importante somme d’argent dans des conditions qu’elle qualifie d’illégales. « La justice Gabonaise peut-elle nous expliquer le lien existant entre une affaire pénale et le placement sous scellés de la Holding de la personne supposément impliquée, qui reste tributaire du principe de la présomption d’innocence ? Par quoi s’explique en outre le déploiement des agents de la Direction générale des services spéciaux, une force de 3e catégorie, en principe mobilisée pour la défense du territoire contre toute menace extérieure ou intérieure ? », s’est interrogé le porte-parole du parti politique.

Un silence pesant de la Présidence de la République

Malgré les revendications du parti, le chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, n’a toujours pas pris position sur cette affaire. L’Udis affirme avoir saisi la Présidence pour une rencontre avec les plus hautes autorités, mais sans succès jusqu’à présent. Ce silence est perçu par les militants du parti comme un refus d’engager un dialogue et un signe d’un traitement politique plutôt que judiciaire du dossier HPO.

L’affaire HPO pourrait bien devenir un sujet central de la campagne électorale. Récemment, l’ancien Premier ministre d’Ali Bongo a pris position sur ce dossier, relançant les débats sur une éventuelle instrumentalisation de la justice à des fins politiques. Alors que les échéances électorales approchent, l’Udis semble déterminée à faire de cette affaire un élément clé de sa mobilisation.

Gabon : Tchibanga, terre d’engagement et de mobilisation populaire pour le « Mouvement Oligui Nguema 100% »

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Tchibanga, Mercredi 12 mars 2025 – La province de la Nyanga a vibré au rythme de l’engagement citoyen ce mercredi, alors que le Mouvement Oligui Nguema 100% (M.O.N 100%) poursuivait son déploiement national.

Conduite par son président, Joël Ngoueneni Nzengouma, une délégation du bureau national du Mouvement Oligui Nguema 100% a procédé à l’installation officielle du bureau de la coordination provinciale de la Nyanga, sous les acclamations d’une foule nombreuse et enthousiaste réunie au cœur de Tchibanga.

La ferveur palpable qui a animé la population a aussi témoigné de l’adhésion grandissante des Gabonais à la vision portée par le général Brice Clotaire Oligui Nguema. Il incarne, pour beaucoup, l’espoir d’un Gabon réinventé, fondé sur les valeurs de justice, de progrès et de prospérité partagée. Dans son allocution, le président du mouvement a salué la mobilisation exceptionnelle de la population de Tchibanga, en soulignant que sa présence massive est la preuve éclatante d’une volonté commune de bâtir un avenir meilleur.

Gabon : Tchibanga, terre d’engagement et de mobilisation populaire pour le « Mouvement Oligui Nguema 100% »

L’installation de la coordination provinciale de la Nyanga s’inscrit dans une dynamique plus vaste : celle d’un quadrillage méthodique du territoire national. Le M.O.N 100% ambitionne d’ancrer durablement la vision du général Oligui Nguema dans chaque province, chaque département, chaque village. Porté par l’élan populaire observé à Tchibanga, le M.O.N 100% entend galvaniser toutes les forces vives du pays. Le mouvement invite les Gabonais, d’où qu’ils soient, à se joindre à cette dynamique de reconstruction nationale.

L’heure est à la mobilisation générale. Plus qu’un slogan, « Tous derrière le bâtisseur !» résonne désormais comme une promesse collective, celle d’un avenir réhabilité sous la conduite de Brice Clotaire Oligui Nguema.

La prochaine étape est prévue pour ce vendredi, 14 mars 2025, à Franceville (Haut- Ogouée).

Gabon : Le chômage, l’autosuffisance alimentaire et les infrastructures au cœur du projet de société d’Oligui Nguema

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Libreville, 12 mars 2025 – Le candidat déclaré à l’élection présidentielle d’avril prochain, a procédé à l’installation de la coordination de son mouvement politique, le Rassemblement des Bâtisseurs. Loin des querelles partisanes, le président de la Transition entend placer sa bataille politique contre le chômage des jeunes, la précarité alimentaire et le déficit infrastructurel au centre de ses priorités.

Lors de cette rencontre tenue dans une salle modeste d’un quartier populaire de la capitale, Brice Clotaire Oligui Nguema a tenu à rompre avec la tradition des grands rassemblements politiques élitistes. En s’adressant directement aux populations, il a déclaré que son véritable combat n’est pas orienté contre des opposants politiques, mais bien contre les fléaux qui entravent le développement du pays. « Bâtir, ce n’est pas seulement poser des briques et ériger des édifices. Bâtir, c’est construire une économie forte et prospère pour nous tous et pour nos enfants », a-t-il déclaré.

Dans cette optique, le candidat à la présidentielle a dressé une liste non exhaustive des défis qu’il considère comme les véritables piliers de son programme. « Je n’ai pas d’adversaires politiques. Mon véritable adversaire, c’est le chômage des jeunes, c’est l’état dégradé de nos routes, c’est le manque d’eau potable, c’est la vie chère qui étrangle nos concitoyens… », a-t-il énuméré.

Un projet fondé sur l’emploi, l’agriculture et les infrastructures

Les propos du candidat du Rassemblement des Bâtisseurs trouvent leur fondement dans les réalités socio-économiques du pays. Avec un taux de chômage élevé, notamment chez les jeunes et une dépendance persistante aux importations alimentaires, Oligui Nguema veut inverser la tendance en mettant l’accent sur trois axes stratégiques. En prime abord, l’emploi des jeunes, par la création d’opportunités professionnelles, notamment à travers l’entrepreneuriat et le développement du secteur privé. Le candidat entend favoriser l’émergence d’un tissu économique capable d’absorber la main-d’œuvre locale. Deuxièmement, l’autosuffisance alimentaire. Le président de la Transition plaide pour une relance agricole visant à réduire la dépendance du pays aux importations et à garantir un accès plus abordable aux denrées de base. Enfin, le développement des infrastructures. Les routes, les hôpitaux, l’accès à l’eau et à l’électricité, sont autant de chantiers qu’il souhaite accélérer pour désenclaver les zones reculées et améliorer le quotidien des populations.

Une rupture avec l’ancienne classe politique

Loin des meetings traditionnels où se côtoient les figures classiques du paysage politique gabonais, cette rencontre a permis de découvrir de nouveaux visages. Parmi lesquels Maître Anges Kevin Nzigou, désigné coordonnateur général de la plateforme politique. Cet avocat est notamment connu pour ses prises de position tranchées contre l’ancien régime. Son engagement aux côtés d’Oligui Nguema traduit une volonté de renouvellement de la classe politique et un recentrage du débat autour des préoccupations essentielles des Gabonais.

À travers cette approche, le candidat veut instaurer un discours pragmatique et inclusif, tourné vers le travail et le développement. Reste à savoir si cette vision sera suffisante pour convaincre les électeurs à l’approche du scrutin présidentiel.

Vers une nouvelle ère politique

À quelques semaines de l’élection, les Gabonais attendent désormais des propositions concrètes sur la manière dont ces défis seront relevés. Une chose est certaine : le discours d’Oligui Nguema marque un tournant et pose les jalons d’un débat politique recentré sur les véritables préoccupations du peuple.

Gabon : La Commission spéciale pour l’accueil des observateurs de l’élection présidentielle mise en place

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Le mardi 11 mars 2025, à un mois de l’élection présidentielle du 12 avril, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Hermann Immongault, a annoncé, dans un communiqué la mise en place d’une commission spéciale chargée de l’accueil et de l’encadrement des observateurs. Cette initiative s’inscrit dans le cadre des dispositions légales en vigueur du Code électoral.

Ce dispositif a pour objectif de garantir la transparence électorale, conformément aux normes démocratiques et dans un souci de transparence. Cette commission aura pour mission de superviser et de coordonner l’accueil des observateurs nationaux et internationaux. Ces derniers joueront un rôle essentiel dans le suivi du processus électoral et la garantie de son bon déroulement du scrutin.

Hermann Immongault précise que les demandes d’accréditation doivent être déposées auprès des administrations compétentes : au ministère de l’Intérieur, pour les missions nationales et au ministère des Affaires étrangères, pour les missions internationales. Seules les demandes complètes et déposées dans les délais impartis seront examinées par la Commission spéciale.

Une échéance à respecter pour les accréditations

Le communiqué officiel fixe la date limite de dépôt des dossiers au lundi 31 mars 2025. Toute demande reçue après cette date ne sera pas prise en compte.

Par cette initiative, le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité réaffirme l’engagement de son département à organiser un scrutin transparent et inclusif, en garantissant un cadre propice à l’observation électorale.

Mali : Housseini Amion Guindo appelle à la création d’un Pôle démocratique alternatif

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Le Mali traverse une période de turbulences sans précédent, marquée par une crise sécuritaire persistante, une instabilité politique croissante, une économie en berne et une situation sociale alarmante. Face à ce tableau sombre, l’ancien ministre, président du parti la CODEM, lance un appel au peuple malien pour un « sursaut national » contre ce qu’il qualifie de « dictature ».

Depuis plus d’une décennie, le Mali est en proie à une crise sécuritaire complexe, exacerbée par la montée en puissance des groupes armés djihadistes et l’incapacité des autorités à y apporter des solutions durables. Sur le plan politique, les coups d’État successifs, le manque de dialogue et les atteintes aux libertés fondamentales ont fragilisé les institutions et exacerbé les tensions.

Les sanctions économiques, la dépendance aux importations, la mauvaise gouvernance et la crise énergétique ont plongé l’économie malienne dans une spirale descendante. La pauvreté, les tensions intercommunautaires, le chômage des jeunes et l’insécurité alimentaire ont fragilisé le tissu social et plongé des millions de Maliens dans la précarité.

Face à cette situation critique, Housseini Amion Guindo appelle à la création d’un « pôle démocratique alternatif » pour fédérer les forces vives de la nation et proposer une vision et un programme de développement ambitieux. Il appelle également à l’organisation d’une « Journée nationale de colère, d’indignation et de protestation » pour exprimer le ras-le-bol général et exiger un changement de cap.

Les revendications du sursaut national concernent spécifiquement « le retour de la paix et de la sécurité sur l’ensemble du territoire national, à travers une approche multidimensionnelle et inclusive, la restauration de la bonne gouvernance, de la démocratie et du respect des libertés fondamentales, la mise en œuvre d’un programme de développement économique, social, environnemental et culturel garantissant le bien-être de tous, l’organisation d’élections libres, transparentes et inclusives pour un retour à l’ordre constitutionnel», a-t-il énuméré.

A signaler que cet appel au sursaut national intervient à un moment crucial pour le Mali, où l’avenir du pays semble plus que jamais incertain. Reste à savoir si les Maliens répondront à cet appel et sauront se mobiliser pour construire un avenir meilleur.

Gabon : Alain Claude Bilie-By-Nze au secours d’Hervé Patrick Opiangah

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Dans une déclaration aussi inattendue que percutante, l’ancien Premier ministre d’Ali Bongo s’est distingué, ce lundi 10 mars, en apportant un soutien considérable au président de l’Union pour la Démocratie et l’Intégration Sociale (UDIS), actuellement contraint à l’exil.

Lors de sa rencontre avec la presse, en présence de plusieurs membres de sa plateforme politique, le désormais candidat à la future présidentielle Alain Claude Bilie-By-Nze, n’a pas hésité à qualifier les poursuites judiciaires contre Hervé Patrick Opiangah de « montages sans aucun fondement juridique ». Prenant désormais faits et cause pour l’ancien député de Mounana, le président d’Ensemble pour le Gabon a plaidé avec force et vigueur pour son retour au pays, en dénonçant une instrumentalisation de la justice à des fins politiques. «J’affirme que Monsieur Hervé Patrick Opiangah doit retrouver les siens. Il a été prouvé que les accusations portées contre lui reposent sur des artifices dépourvus de toute base légale », a martelé le candidat à la course pour le fauteuil présidentiel sur un ton ferme et résolu. Il a aussi insisté : « Il faut le libérer. Il doit rentrer chez lui et retrouver sa famille. »

Ce positionnement, qui transcende les clivages politiques traditionnels, pourrait bien rabattre les cartes à l’approche de l’échéance électorale. En défendant la cause d’un homme politique forcé à exil, Bilie-By-Nze se fait le chantre de l’impartialité du système judiciaire gabonais à l’ère de la transition et se pose en artisan de la réconciliation nationale.

Alors que le contexte politique demeure tendu et incertain, cette prise de position audacieuse pourrait remodeler les dynamiques du débat public et redéfinir les alliances stratégiques pour la présidentielle d’avril prochain.