Blog Page 256

Gabon : Le Président de la Transition inaugure l’aéroport rénové et l’Ecole de santé de Makokou

0

Le jeudi 20 mars courant, Brice Clotaire Oligui Nguema a présidé l’inauguration de l’aéroport entièrement rénové du chef-lieu de l’Ogooué-Ivindo et rebaptisé Emmanuel Issoze Ngondet, ainsi que de l’Ecole provinciale de formation d’action sanitaire et Sociale de Makokou (EPFASS.

Accueilli avec ferveur par une population massivement mobilisée, le chef de l’État a reçu les honneurs militaires avant de saluer la population. Dans un moment chargé d’émotion, le président de la Transition a rendu hommage à la mémoire d’Emmanuel Issoze Ngondet, illustre figure de la province et ancien Premier ministre, disparu le 11 juin 2020, qui a, par son engagement et son dévouement, marqué de son empreinte l’histoire politique et diplomatique du Gabon. Le baptême de l’aéroport en son nom symbolise un devoir de mémoire et la reconnaissance de la Nation envers l’un de ses fils les plus émérites.

Une infrastructure aéroportuaire modernisée et aux normes internationales, jadis connu sous l’appellation d’aéroport Epassendje, l’aéroport de Makokou a bénéficié d’une rénovation en profondeur. Cette métamorphose, fruit d’un partenariat stratégique entre l’État gabonais et la société GSEZ Airport, en août 2023, s’inscrit dans une vaste politique de réhabilitation des infrastructures aéroportuaires nationales.

Les travaux réalisés englobent notamment l’extension et la modernisation du bâtiment administratif, la réhabilitation complète de la piste d’atterrissage, la remise à neuf de l’aérogare, la sécurisation du site par la mise en place d’un périmètre de sûreté renforcé et l’installation d’équipements modernes répondant aux standards internationaux en matière de sécurité et de confort des passagers.

La renaissance d’un pilier de la formation sanitaire et sociale

Le séjour dans la province a permis au chef de l’Etat d’inaugurer également l’Ecole provinciale de formation d’action sanitaire et sociale (EPFASS) de Makokou, qui rouvre ses portes après plusieurs années d’inactivité. Rénovée sous l’impulsion du Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI), l’école ambitionne de former une nouvelle génération de professionnels de santé et d’acteurs sociaux, indispensables au renforcement du système sanitaire du pays.

L’établissement qui accueille désormais 500 étudiants, se dote d’infrastructures modernes et fonctionnelles, parmi lesquelles une direction administrative modernisée, une infirmerie équipée, un amphithéâtre spacieux, un restaurant et une bibliothèque, une salle multimédia connectée, un laboratoire dédié aux travaux pratiques et un internat confortable pour héberger les étudiants venus de tout le pays.

Un avenir prometteur pour Makokou et l’Ogooué-Ivindo

Par ces réalisations structurantes, le Président Brice Clotaire Oligui Nguema réaffirme son engagement à impulser une dynamique de développement durable et inclusif dans toutes les provinces du Gabon. L’aéroport modernisé ouvre la voie à une plus grande attractivité économique, tandis que la relance de l’EPFASS participe à la formation d’une élite sanitaire au service des populations.

Gabon : Gabtrotter et l’Association des Étudiants Handicapés lancent le programme « Champions de l’inclusion »

0

Libreville, le 25 mars 2025 – Dans une dynamique d’engagement en faveur de l’égalité des chances et de l’inclusion sociale, cet événement se tiendra le mardi 25 mars 2025, à l’Université Omar Bongo, dans la salle de musique, suivi d’une journée de sensibilisation le 26 mars 2025.

Ce programme novateur bénéficie du soutien financier de l’ambassade de France, à travers le programme « Permis de conduire numérique », inscrit dans le cadre du Fonds équipe France OSC 2024. Il ambitionne de promouvoir l’intégration effective des étudiants en situation de handicap dans le milieu universitaire, en mettant un accent particulier sur la condition des femmes en situation de handicap.

« Champions de l’Inclusion » ne se limite pas à une simple intégration académique, il porte en lui une vision plus large, celle d’une université plus équitable et accessible à tous. Ainsi, le programme intègre des actions de sensibilisation aux violences basées sur le genre (VBG), tout en promouvant le droit à la santé, à la sexualité et à la reproduction (DSSR).

À travers des conférences, des échanges interactifs et des ateliers de formation, ce projet entend briser les barrières physiques et socioculturelles qui entravent encore l’accès des personnes en situation de handicap à une éducation et à des opportunités égales.

Un appel à l’engagement collectif

La réussite de cette initiative repose sur l’implication de tous : étudiants, enseignants, organisations de la société civile et partenaires institutionnels. Chaque présence à cet événement constituera un acte fort de solidarité en faveur d’un environnement universitaire plus inclusif et respectueux des droits de chacun.

Ainsi, Gabtrotter et l’Association des étudiants handicapés du Gabon invitent toutes les parties prenantes à se mobiliser massivement et à confirmer leur présence avant le lundi 24 mars 2025.

Gabon : Un Akewa Fitness Day gratuit pour tous

0

Ce samedi 22 mars, Sobraga organise un événement qui allie sport, détente et bien-être : l’Akewa Fitness Day. Le rendez-vous est pris dès 07h00 à l’esplanade des Terrasses de l’Estuaire, à côté du lycée MBA.

Au programme : des séances de fitness, step, stretching, salsa et zumba animées par les experts du Nö Limi’T Dance Studio. Des activités parfaites pour se défouler, se tonifier et booster son énergie.

Cette séance est entièrement gratuite et ouverte à tous, quel que soit le niveau.

Présidentielle 2025 au Gabon : Joseph Lapensée Essingone, un parfait inconnu dans la course

0

Parmi les quatre candidats jugés aptes par le ministère de l’Intérieur à participer à l’élection présidentielle du 12 avril prochain, Joseph Lapensée Essingone apparaît comme une personnalité acculturée à l’environnement politique gabonais. Pour la majorité des Gabonais, même parmi la population du Moyen-Ogooué, sa province natale, son nom est inconnu au bataillon.

Pour les habitants des savanes herbeuses d’Afrique, « on ne mesure pas la profondeur d’un marigot avec la jambe. » Autrement dit, on ne peut juger quelqu’un ou quelque chose par le seul examen d’acuité visuelle. 

On sait aussi qu’en politique, comme dans toutes les circonstances où l’adresse et la promptitude sont des éléments de réussite, rien n’est gagné, ni perdu d’avance. Mais la candidature de Joseph Lapensée Essingone semble une véritable gageure dans la course à la fonction la plus élevée du pays, où tous les coups semblent désormais permis. 

Si ses capacités intellectuelles sont des plus admirées – il est Inspecteur des Impôts -, sa popularité est une véritable inconnue. Alors que, dans les systèmes démocratiques, les plus valeureux intellectuellement et même matériellement ne sont point forcément les plus méritants. 

L’ancien guide libyen, Mouammar Kadhafi, disait à ce propos que « la démocratie est la dictature de la majorité sur la minorité ». Même si cette minorité est des plus méritantes, le nombre est déterminant. Ce qui pourrait défavoriser le natif du Moyen-Ogooué dans ce marathon électoral dont l’issue sera connue le 12 avril prochain.

Certes, l’homme a de quoi faire valoir. Ses acquis universitaires et son expérience professionnelle, qui ne sont guère à négliger, pourraient bien être des atouts pour le développement du Gabon

Après des études supérieures sanctionnées par les diplômes exceptionnels au Gabon et en France, Joseph Lapensée Essengone est un haut fonctionnaire au service de son pays au ministère des Comptes publics et de la Dette. Mais pour accéder au fauteuil présidentiel, une autre paire de manches, Joseph Lapensée Essengone devrait faire le plein des voix, qu’elles soient de l’intelligentsia comme du peuple. 

Une possibilité s’offre tout de même au nouveau venu dans l’arène politique : le soutien des partis, associations ou personnalités politiques. Car, l’expérience des dernières élections présidentielles (2016 et 2023) peut attester des surprises que peut cacher une candidature. En effet, en 2016, même si Jean Ping était connu dans le paysage politique, pour avoir été membre du gouvernement pendant longtemps et président de la Commission de l’Union Africaine (UA), personne ne l’attendait à une élection présidentielle. Sa proximité avec le régime de l’époque le disqualifiait ou, en tout cas, ne lui permettait pas de partir avec des pronostics favorables. 

Mais les soutiens de plusieurs personnalités de la classe politique, notamment de certains candidats déclarés, ont fait de lui le challenger qui avait envoyé le candidat du Parti démocratique gabonais (PDG) alors au pouvoir dans les cordes. Il avait fallu des calculs assez alambiqués pour sauver le soldat Ali Bongo.

Aujourd’hui, Joseph Lapensée Essengone pourrait transformer le handicap de personnalité inconnue en avantage. Avec quelques soutiens, comme cela a été pour Albert Ondo Ossa, dont le succès a surpris les Gabonais en 2023, face au même Ali Bongo que le Code électoral, taillé sur mesure, n’avait pu sauver, l’inspecteur des Impôts, qui veut faire valoir ses compétences au service de son pays, pourrait jouer sa partition. Il n’est guère plus désavantagé que ses concurrents.

Présidentielle d’avril 2025 au Gabon : Bilie-By-Nze se découvre une lucidité soudaine

0

Le 13 mars dernier, interview par TV5 Monde, l’ancien Premier ministre sous Ali Bongo et candidat déclaré à la Présidentielle du 12 avril, a présenté son projet de société. Sur un ton offensif, il a exposé sa vision pour un Gabon qu’il souhaite transformer, prônant une rupture avec l’actuel système politique et économique qu’il considère désormais comme inopérant.

Présentant son projet de société au cours d’une interview sur TV5 Monde, le candidat Alain Claude Bilie-By-Nze affirme vouloir rompre avec le système en place qu’il juge inefficace et obsolète. Plus curieux, il propose un projet de rupture avec le système qu’il a servi.  Parmi les mesures qu’il envisage, il propose, notamment, la suppression du Sénat et du Conseil économique, social et environnemental (CESE), qu’il estime coûteux et inutiles.

 Il plaide également pour une gestion plus rigoureuse des finances publiques en éliminant les dépenses excessives, notamment celles liées aux déplacements présidentiels, et en réorientant les ressources vers des secteurs prioritaires comme l’emploi des jeunes et les initiatives en faveur des femmes. Sa vision économique repose sur une plus grande indépendance financière et diplomatique du Gabon, avec un objectif de diversification pour réduire la dépendance aux ressources naturelles.

Il met en avant la modernisation et l’industrialisation comme leviers de développement, avec une insistance particulière sur l’innovation et l’amélioration du secteur agricole. Ce projet repose donc sur une refonte institutionnelle, une meilleure gestion des finances publiques et une diversification économique ambitieuse.

Un parcours ministériel sous le sceau de la continuité

Pourtant, cette volonté affichée de rupture contraste avec le long parcours ministériel d’Alain-Claude Bilie-By-Nze, qui a servi sans discontinuer sous les présidents Omar et Ali Bongo Ondimba. Dès 2006, il occupe le poste de ministre délégué à la Communication, avant d’être nommé à la même fonction aux Transports et à l’Aviation Civile en 2007.

Sous Ali Bongo Ondimba, il devient ministre de la Communication et Porte-parole du Gouvernement en 2015, puis ministre d’État chargé de l’Économie Numérique, de la Communication, de la Culture et des Arts en 2016. En 2018, il se voit confier le portefeuille des Sports, de la Culture et du Tourisme, avant de passer aux Affaires Étrangères en 2019.

Sa carrière ministérielle se poursuit à des postes stratégiques : ministre d’État chargé de l’Énergie et des ressources hydrauliques en 2020, puis vice-Premier ministre en 2022 tout en conservant ce portefeuille. En 2023, il est nommé Premier ministre, Chef du Gouvernement. Pendant toutes ces années, il a défendu avec ferveur le régime Bongo et ses orientations politiques sans jamais émettre de critiques. Aujourd’hui, pourtant, il adopte un discours totalement différent.

Un « enchanteur politique » face au scepticisme des Gabonais

Le revirement soudain d’Alain-Claude Bilie-By-Nze interroge. Comment celui qui a été l’un des plus fidèles serviteurs et faucon du système Bongo peut-il aujourd’hui se présenter comme un homme du changement ? Les Gabonais, lassés des promesses non tenues et des discours changeants, sont-ils prêts à accorder leur confiance à cet « enchanteur politique ».

Pour beaucoup, le Général Brice Clotaire Oligui Nguema représente la seule véritable alternative pour le Gabon. Son pragmatisme, son discours de rupture réel avec l’ancien régime et sa volonté de restaurer la dignité des Gabonais, de bâtir un Gabon nouveau, sont perçus comme gages de changement véritable.

Face à ce constat, la lucidité soudaine d’Alain-Claude Bilie-By-Nze apparaît comme une simple stratégie politique sans réelle substance, et le peuple gabonais, désormais averti, va-t-il se laisser, une nouvelle fois, séduire par ces chants de sirène ?

Gabon : L’Etat signe une convention stratégique avec REMINAC pour l’exploitation de la mine de fer de Baniaka

0

Le jeudi 20 mars 2025, le Président de la Transition, Brice Clotaire Oligui Nguema, a présidé la cérémonie de signature de la convention minière entre l’État gabonais et la filiale du groupe australien GENMIN. Cet accord marque un premier pas vers l’exploitation du gigantesque gisement de fer de Baniaka, situé dans la province du Haut-Ogooué, à proximité des villes de Franceville, Boumango et Bakoumba.

La mine de Baniaka, considérée comme l’un des plus importants gisements de fer au monde, recèle des centaines de milliards de tonnes de réserves. Son exploitation s’inscrit dans la volonté du chef de l’État de diversifier l’économie gabonaise, en mettant un accent particulier sur un secteur minier durable et compétitif. Déjà en juillet 2024, le Président de la Transition s’était rendu sur le site pour évaluer son potentiel, témoignant ainsi de son engagement en faveur d’une gestion stratégique des ressources naturelles du pays.

Gabon : L’Etat signe une convention stratégique avec REMINAC pour l’exploitation de la mine de fer de Baniaka

Un impact socio-économique considérable

L’exploitation de Baniaka devrait générer 700 emplois directs et plus de 2000 emplois indirects, offrant ainsi des opportunités aux jeunes gabonais et stimulant le développement local. Outre l’emploi, ce projet prévoit la construction d’infrastructures essentielles dans les domaines de la santé, avec la mise en place de structures médicales adaptées, de l’éducation, en facilitant l’accès à l’enseignement pour les communautés environnantes.

Il y a aussi des infrastructures routières, pour améliorer la mobilité dans la région. Ce projet va toucher le secteur de l’énergie et l’eau, pour garantir un développement harmonieux et durable. Enfin, l’exploitation de Baniaka sera également un levier majeur pour les finances publiques, à travers les recettes issues des impôts et taxes générés par le projet.

Une transformation locale pour maximiser la valeur ajoutée

Dans une démarche visant à optimiser les retombées économiques pour le Gabon, 60 à 70 % de la production minière sera transformée sur place. Ce choix stratégique permettra non seulement de créer davantage d’emplois, mais aussi de renforcer la compétitivité du pays sur le marché international des minerais. Avec cette signature, le Gabon franchit une nouvelle étape dans la valorisation de ses ressources minières, s’inscrivant pleinement dans une dynamique de développement industriel et de souveraineté économique.

Italie : Jean Delors Biyogue Bi Ntougou plaide pour la sécurité phytosanitaire en Afrique

0

Le Gabon est représenté à la 19ème session de la Commission des mesures phytosanitaires de la Food and agriculture organization (FAO), qui se tient à Rome du 17 au 21 mars 2025, par le directeur général de l’Agence gabonaise de sécurité alimentaire (AGASA), qui a défendu avec conviction les intérêts agricoles du Gabon et continent u sur les enjeux cruciaux de la sécurité phytosanitaire.

L’enjeu est capital : renforcer la prévention des risques phytosanitaires, garantir la conformité des produits agricoles aux standards internationaux et préserver la biodiversité. Cette action s’inscrit dans une volonté de sécurisation des chaînes de production agricole et de protection des ressources naturelles du continent.

Un plaidoyer stratégique pour l’Afrique

En effet, en qualité de point focal de la Convention internationale pour la protection des végétaux (CIPV) au Gabon, Dr Jean Delors Biyogue Bi Ntougou a porté une déclaration de premier plan en faveur de l’Afrique. Son intervention a notamment porté sur la validation de l’annexe de la norme NIMP 39, qui vise à encadrer les déplacements internationaux de bois afin de limiter la propagation des ravageurs nuisibles aux cultures et aux écosystèmes.

Un engagement ferme pour la sécurité alimentaire

La participation du Gabon à cette rencontre d’envergure internationale illustre une stratégie proactive visant à protéger les cultures contre les ravageurs et les maladies, réduisant ainsi les pertes agricoles, faciliter les exportations en assurant la conformité des produits agricoles aux normes phytosanitaires internationales et à renforcer la surveillance et les contrôles des produits agricoles importés et exportés afin d’assurer la sécurité des consommateurs.

À travers cet engagement, le Gabon se positionne comme un acteur influent sur les questions de sécurité phytosanitaire, en phase avec les défis climatiques et économiques contemporains.

L’AGASA, pilier d’une agriculture durable et compétitive

En s’impliquant aux plus hautes instances de gouvernance agricole, l’AGASA réaffirme son rôle moteur dans la modernisation du secteur agricole gabonais. Cette participation renforce la position du Gabon en tant que référent africain en matière de sécurité alimentaire, garantissant ainsi une agriculture durable, résiliente et compétitive.

L’engagement du Gabon dans ces discussions cruciales traduit une vision ambitieuse : développer une agriculture conforme aux standards internationaux tout en préservant les ressources naturelles du pays.

Gabon : En pré-campagne, Iloko Boussengui fait de la santé et la lutte contre la corruption les priorités de son programme de société

0

Candidat à l’élection présidentielle du 12 avril prochain, le Dr Stéphane Germain Iloko Boussengui sillonne le pays dans le cadre d’une tournée de proximité. Cette démarche, entamée il y a quelques jours, a pour objectif de présenter son projet de société aux Gabonais de l’arrière-pays tout en sollicitant leur confiance.

Cette pré-campagne, menée dans une relative discrétion, lui permet d’établir un contact direct avec les réalités quotidiennes des populations souvent marginalisées. En effet, après des étapes marquantes d’Ovan, de Makokou, d’Okondja et de Moanda, le candidat s’est rendu à Koulamoutou dans la province de l’Ogooué-Lolo. Médecin de formation, Iloko Boussengui y a exposé ses ambitions pour le pays, n’hésitant pas à émettre une critique acerbe contre l’élite politique locale. Pour lui, la province où est né le Parti démocratique gabonais n’a bénéficié d’aucun avantage.

La santé, pilier central de son projet de société

Dans la continuité de son discours, Stéphane Iloko Boussengui a dévoilé les grandes lignes de sa vision politique, plaçant la santé au cœur de ses priorités. Fort de son expertise médicale, il affirme détenir les leviers nécessaires pour impulser une transformation structurelle du système sanitaire gabonais. « Si vous me portez à la magistrature suprême, je ferai de la santé ma première bataille », a-t-il promis avec certitude. Son programme prévoit une augmentation substantielle des ressources budgétaires allouées au secteur de la santé, afin d’élargir et d’améliorer l’offre de soins. Son ambition : garantir à chaque citoyen gabonais l’accès à des services de santé dignes et accessibles.

Gabon : En pré-campagne, Iloko Boussengui fait de la santé et la lutte contre la corruption les priorités de son programme de société

Lutte contre la prédation économique et la corruption

Au-delà de la santé, le candidat se positionne comme un fervent pourfendeur de la corruption qui gangrène les hautes sphères de l’État. Il dénonce avec véhémence ce qu’il qualifie de « mafia d’élite », accusée de détourner les ressources publiques au profit d’une minorité de privilégiés, au détriment de la majorité des Gabonais. « Il est temps d’en finir avec ces pratiques qui privent notre peuple de son droit au développement et à la prospérité », a-t-il martelé en promettant une gouvernance plus rigoureuse et transparente.

Un parcours politique marqué par la rupture

Ancien porte-parole du Parti démocratique gabonais a claqué la porte de la formation historique en décembre 2024. Il a ensuite pris la tête du mouvement Large Rassemblement Arc-en-ciel (LRA).  Membre fondateur de la plateforme Ensemble pour le Gabon (EPG), il s’en est retiré à la suite d’un désaccord avec l’un de ses leaders, Alain-Claude Bilie-By-Nze. Aujourd’hui, il se présente en homme libre, déterminé à incarner une alternative crédible pour le Gabon.

Gabon : Fin de la caravane de sensibilisation et de dotation d’eau Akewa lancée par Sobraga

0

Cette initiative de la Société des brasseries du Gabon, débutée le 11 mars, visait à appuyer les établissements de santé en leur garantissant un accès fiable et durable à l’eau potable, une ressource essentielle pour la santé publique. La caravane a pris fin ce jeudi 20 mars 2025.

Pendant dix jours, des équipes de Sobraga ont parcouru plusieurs centres de santé de le Grand Libreville pour distribuer de l’eau Akewa. Dans un contexte où l’accès à l’eau potable demeure un défi majeur, cette caravane prend une résonance particulière à l’approche de la Journée mondiale de l’eau. Par cette action, Sobraga réaffirme son rôle central dans l’amélioration des conditions de vie des populations et son engagement sociétal.

Gabon : Fin de la caravane de sensibilisation et de dotation d'eau Akewa lancée par Sobraga

Plusieurs établissements ont bénéficié de cette dotation, parmi lesquels la PMI d’Akébé, le dispensaire de Nkoltang, l’hôpital départemental de Ntoum, l’hôpital militaire du PK9.

Gabon/Affaire HPO : L’UDIS hausse le ton et appelle à la mobilisation nationale

0

Le 20 mars 2025, l’Union pour la démocratie et l’intégration sociale a tenu une conférence de presse déterminante à son siège d’Owendo. Face aux médias, le porte-parole du parti, Edmond Epoma Ngadi, a dénoncé avec vigueur ce qu’il qualifie de « dérive politico-judiciaire » visant leur leader, Hervé Patrick Opiangah. Il a fustigé « un acharnement injustifié » contre une figure majeure du monde entrepreneurial gabonais, dont l’impact économique et social s’étend depuis près de quarante ans.

L’UDIS dénonce une manœuvre politique qui viserait à écarter un adversaire gênant, rappelant que l’affaire HPO a éclaté après que Hervé Patrick Opiangah ait publiquement appelé à voter « NON » au référendum du 16 novembre 2024. Le parti estime que cette affaire illustre une instrumentalisation de la justice pour museler l’opposition et affaiblir des acteurs économiques influents.

Un appel solennel à la justice et au chef de l’État

S’adressant directement au Président de la Transition, Brice Clotaire Oligui Nguema, l’UDIS l’exhorte à garantir un traitement équitable et à mettre fin à ce qu’elle qualifie de « génocide social », soulignant que des milliers de familles se retrouvent sans ressources depuis la fermeture des entreprises de HPO & Associés.

En attendant une réponse du gouvernement, l’UDIS a officiellement déposé une demande d’autorisation auprès du ministère de l’Intérieur pour organiser des marches et des sit-in à travers le pays. Le parti en appelle également à la communauté internationale, exhortant chacun à prendre ses responsabilités face à ce qu’il considère comme une injustice flagrante.

Cette montée en puissance du dossier HPO pourrait accentuer les tensions politiques à l’approche de l’élection présidentielle du 12 avril 2025. En dénonçant un procès à charge contre son leader, l’UDIS semble prêt à mobiliser ses militants et sympathisants pour faire entendre sa voix, transformant cette affaire en véritable test démocratique pour les autorités de transition.