L’attente fut certes longue – la commission de répartition de cette subvention ayant siégé du 17 au 21 février 2025 – mais l’aboutissement de ce dossier ne serait plus qu’une question de jours.
L’affaire, disons-le, est sur toutes les lèvres dans le secteur de la presse privée : le paiement de la subvention destinée à cette corporation. D’autant plus que tout ou presque va dans tous les sens depuis la fin des travaux de répartition de ces fonds publics, le 21 février dernier.
Ici et là, les potentiels bénéficiaires commençaient à s’impatienter, allant même jusqu’à pointer « des blocages des fonds au Trésor public ». Une allégation qui a fait réagir certains internautes : « Avant de publier une information, un vrai journaliste a l’obligation de la recouper auprès de trois sources différentes », s’agace l’un d’eux.
D’autant plus que si cette précaution avait été observée, certains relayeurs de cette « info » auraient compris qu’en pareille période, la priorité est donnée au paiement « des soldes des fonctionnaires et autres mains d’œuvre de l’Etat ».
Aussi, selon une source bien introduite dans le circuit de paiement des dépenses, proche du ministère des Comptes publics, « le dossier est bel et bien arrivé à la direction générale du Budget et transmis au Trésor public. Une fois les opérations de bouclage des dépenses incompressibles du traitement des agents de l’Etat terminées, automatiquement les éditeurs de presse seront payés. C’est une question d’une petite poignée de jours ».
Après plusieurs semaines de grève, le Syndicat national des magistrats du Gabon (SYNAMAG), a annoncé, ce mardi 25 mars 2025 lors d’une assemblée générale extraordinaire au palais de justice de Libreville, la suspension de leur mouvement. Une décision qui serait prise, non pas en raison d’un accord avec les autorités, mais par le sens du devoir et dans un esprit de grandeur.
Face à l’impasse des négociations avec la tutelle, les magistrats auraient pu prolonger leur mobilisation. Pourtant, ils ont choisi de reprendre le travail, estimant que la justice ne devait pas être prise en otage au détriment des citoyens. « Nous démontrons aujourd’hui que notre combat ne vise pas à paralyser le pays, mais à défendre des valeurs fondamentales. Par cette décision, nous affirmons notre engagement envers la justice et la population », a déclaré Landry Abaga Essono, président du SYNAMAG.
Malgré cette reprise, les revendications des magistrats restent inchangées : plus de moyens et une amélioration des conditions de travail, une meilleure reconnaissance et des garanties sur l’indépendance du pouvoir judiciaire. Pour l’instant, aucune avancée majeure n’a été obtenue du côté du gouvernement. « Nous avons montré notre grandeur d’esprit en annonçant la reprise du travail, mais cela ne signifie pas que nous renonçons. Nous restons en alerte et attendons des réponses concrètes » a t’il ajouté.
Si les tribunaux rouvrent progressivement, les magistrats préviennent que cette suspension est avant tout un geste d’ouverture aux négociations. En l’absence de mesures concrètes dans les prochains, ou au mieux dans les prochains mois, une reprise du mouvement devrait intervenir.
En attendant, cette décision permet aux justiciables de retrouver un accès normal à l’administration judiciaire, tout en maintenant la pression sur les autorités pour qu’elles tiennent enfin compte des revendications des magistrats.
Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Hermann Immongault, a poursuivi son engagement en faveur du renforcement des capacités opérationnelles des Forces de Police Nationale. Ce mardi 25 mars 2025, représenté par son directeur de cabinet sécurité, le général Ambroise Ngari, qui a remis les véhicules de type pickup destinés à soutenir les unités opérationnelles des Forces de Police Nationale.
Cette remise fait suite à la visite effectuée par le ministre le lundi 24 mars 2025 au commandement en chef des Forces de police nationale FPN), où il a été reçu par le général de Division Fernand Mbele. Cette dotation a été affectée à la Préfecture de Police de Libreville (PPL), l’État-Major des Polices d’Investigation Judiciaire (EMPIJ), la Direction de la Police Technique et Scientifique (DPTS) et l’Office central antidrogue (OCAD).
Des outils technologiques de dernière génération pour les enquêteurs. En plus des véhicules, des stations de numérisation de dernière génération ont également été remises aux FPN pour renforcer les capacités des enquêteurs dans la prise des empreintes, la signalisation et l’analyse graphologique. Une avancée notable qui pourrait améliorer l’efficacité et la réactivité des forces de l’ordre.
Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Hermann Immongault, également président de la Commission nationale d’organisation et de coordination des élections et du référendum, a dirigé une réunion stratégique avec la commission spéciale en charge de l’accueil et de l’encadrement des observateurs, le 24 mars 2025.
L’objectif de cette rencontre : faire un point sur l’avancement du processus d’accréditation des observateurs, nationaux et internationaux pour la présidentielle du 12 avril. 109 dossiers ont été examinés et sont prêts à être soumis pour validation finale. L’expérience acquise lors du référendum, avec l’implication des observateurs électoraux, a permis d’améliorer le dispositif d’observation.
Cette réunion fait partie des préparatifs en vue de la rencontre tripartite entre la CNOCER, l’ACER et la Commission spéciale, visant à finaliser les derniers détails relatifs à l’accueil et à l’encadrement des observateurs. Un processus clé pour assurer la transparence et la crédibilité du scrutin.
Le lundi 24 mars 2025, l’Agence gabonaise de sécurité alimentaire a donné le coup d’envoi d’une campagne de sensibilisation sur la sécurité des aliments, à la salle municipale du 3ᵉ arrondissement de Libreville. Une vingtaine de chefs de quartier ont pris part à la première session de formation pour le renforcement de l’action de proximité et la protection de la santé des Gabonais.
L’objectif de cette initiative est d’équiper les auxiliaires de commandement et de faire d’eux des acteurs essentiels sur le terrain, afin de mieux protéger les populations contre les risques liés à la consommation d’aliments impropres.
La formation s’est articulée autour de plusieurs points clés : la sensibilisation aux dangers des aliments non conformes, le renforcement des bonnes pratiques d’hygiène chez les commerçants, la gestion des alertes et des plaintes des consommateurs et la promotion de la vigilance face aux mauvaises pratiques d’hygiène. « Nous remercions vivement l’AGASA pour cette initiative de se rapprocher des chefs de quartier afin de nous confier cette noble mission », a déclaré Mme Gisèle Zingara épouse Bacharou, chef de quartier Terre Nouvelle au PK7.
À la fin de la session, des certificats de formation ont été remis aux participants. L’AGASA prévoit de poursuivre cette initiative en multipliant les sessions de formation pour faire de la sécurité alimentaire, qui est une priorité partagée, afin de garantir des aliments sûrs pour tous.
Le weekend dernier, l’auditorium de l’immeuble Arambo, dans 2ème de Libreville, a été le théâtre pour la plateforme, en présence de tous ses membres fondateurs et partenaires, pour officialisation de son engagement et son soutien indéfectible à la candidature du candidat du Rassemblement des Bâtisseurs.
Brice Edgard Bouanga, vice-président de cette plateforme, a déclaré d’entrée : « Il y a des moments dans la vie des nations où l’histoire hésite et où tout peut basculer, nous vivons l’un de ces moments ». Un appel à l’action pour un avenir commun, où le soutien à Brice Clotaire Oligui Nguema est total. Selon l’association, cet homme incarne les valeurs de la parole donnée et de l’action accomplie.
Une vision audacieuse pour un Gabon moderne et uni
Gabon Immortel s’engage pour une nation où la jeunesse est au cœur de la vision, œuvrant pour un Gabon visible sur la scène internationale. La plateforme prône une série de valeurs fondamentales : l’union, pour rassembler autour d’un objectif commun ; la justice, pour garantir l’équité et la transparence ; l’innovation, pour apporter des solutions adaptées aux enjeux de notre époque ; l’ouverture, pour favoriser l’écoute et le dialogue ; la solidarité, pour renforcer les liens sociaux et enfin, le patriotisme, pour servir loyalement l’intérêt national.
Un programme ambitieux pour l’avenir du pays
Les objectifs de Gabon Immortel sont clairs : promouvoir la paix, la démocratie et l’état de droit ; encourager une gouvernance équitable, inclusive et participative ; valoriser le patrimoine historique, culturel et environnemental du Gabon ; renforcer l’éducation civique et la conscience nationale ; et fédérer les acteurs autour de projets structurants pour l’avenir du pays.
Le lancement officiel de Gabon Immortel symbolise une nouvelle dynamique citoyenne, qui ne se limite pas à un simple soutien politique mais se veut un mouvement global pour transformer le Gabon. Le soutien à Brice Clotaire Oligui Nguema n’est pas juste une adhésion à une candidature, mais un véritable engagement pour l’avenir de la nation.
Ainsi se souvient le Pr Jean-François Owaye de l’action de l’ex-première dame du Gabon. 16 ans qu’elle a été rappelée à Dieu. 16 ans qu’elle est commémorée. Dans le sillage des manifestations de ce départ vers le monde du silence, ce Professeur titulaire-CAMES-Historien militaire déroule le tapis de ses souvenirs. « L’histoire retient, écrit le Vice-recteur 1 de l’Université Omar Bongo, qu’elle fut une immense mère ; elle était, pour tous les Gabonais, « Maman Edith ». Elle a laissé, dans les cœurs de ses compatriotes, l’indélébile empreinte d’un héroïsme de la béatitude assumée ». Au-delà de cette tribune, Birago Diop [Les contes d’Amadou Koumba] nous renvoie à une réalité à ne jamais oublier : « Les morts ne sont pas morts (…) Ecoute plus souvent ; Les choses que les êtres ; (…) Ceux qui sont morts ne sont jamais partis ; Ils sont dans l’ombre qui s’éclaire ; Et dans l’ombre qui s’épaissit ; Les morts ne sont pas sous la terre, Ils sont dans l’arbre qui frémit… ». Lecture !
« Commémorer, disait Mona Ozouf (1999), est une activité étrange, qui oscille entre la présence et l’absence. » Et, renchérissant, Jean Delumeau (2002) nous éclaire à ce sujet : la commémoration est une réponse à « la civilisation de la vitesse qui nous emporte dans une course sans cesse plus rapide et paraît, comme un torrent, balayer sur son passage les repères qui semblaient les plus solides. » Il est, de facto, impérieux de fixer la mémoire de notre grande dame africaine dans du marbre et les cœurs.
Dans ce sens, nombre de chroniques, d’œuvres poétiques, d’ouvrages, d’articles de presse ont été consacrés au parcours de vie de l’ancienne Première Dame du Gabon, Edith Lucie Bongo Ondimba, par des plumes parmi les plus acérées, des tribuns parmi les plus émérites qui se sont diversement exprimés en miroir, soit avec ses valeurs humanistes reconnues, soit avec son important investissement socio-économique, soit encore avec l’histoire sociopolitique de sa deuxième patrie, le Gabon, où elle s’est révélée au monde et où ses nombreux legs matériels et immatériels s’offrent d’eux-mêmes à l’éternité de sa mémoire.
L’ancienne Première Dame du Gabon, fille biologique du Congo, a été pendant une trentaine d’années, la femme la plus adulée des Gabonais, qui voyaient en elle, « la fille, la sœur, l’amie et la mère ». En 2009, son aura avait dépassé les frontières de ses deux pays pour s’épandre en Afrique, en Europe, notamment en France où elle a été décorée de la Légion d’honneur. Elle a été fidèle à l’éthique scientifique, du haut de son grade de docteur en médecine. Elle fut admise dans nombre de sociétés savantes, devenant même la responsable de l’antenne gabonaise de Médecins du monde et présidente de la Société gabonaise de pédiatrie.
Bien plus, disent d’aucuns, « elle a tutoyé la félicité en ce monde ; ses atours humanistes, ses séduisantes œuvres socio-économiques, son ouverture d’esprit, sa vêture distinguée, son fin sourire », en ont fait une égérie d’anthologie, un patrimoine commun au Gabon et au Congo. La qualité des œuvres bâties et baptisées du nom d’Edith Lucie Bongo Ondimba sont un juste retour de l’histoire. Ces œuvres participent, en effet, à la systématisation du souvenir du parcours de vie de cette forte personnalité, qui a tant donné à l’Afrique, en résonance avec d’autres destins de femmes épouses de chefs d’Etat.
Le Gabon reconnaissant
Le Gabon, reconnaissant, lui a rendu un vibrant hommage national. En effet, les souvenirs sont encore frais dans nos mémoires. Il a été observé, du 14 au 22 mars 2009, un deuil national conformément aux codes républicains et aux traditions africaines consacrées. Dans un communiqué, le Gouvernement gabonais avait, de façon prompte, exprimé le désarroi d’une nation affectée au plus profond d’elle-même, par le drame qu’elle vivait. Qui ne se souvient de la marée humaine qui prit d’assaut l’aéroport International Léon Mba et les différentes artères de Libreville à l’arrivée de la bière ? Qui ne se souvient des hommages inédits organisés durant deux jours, de façon ininterrompue et dans une solennité historique, marquée par la présence, le 19 mars, de nombreux hôtes de marque : les présidents Denis Sassou Nguesso, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, Idriss Deby Itno, Laurent Gbagbo, Fadigue de Menezes, Amadou Toumani Touré, François Bozizé, Faure Gnassingbe, Yayi Boni, le président de la Commission africaine, Jean Ping, et le Secrétaire général de l’Elysée, Claude Guéant ?
Ce fut, incontestablement, la reconnaissance d’un peuple meurtri à l’endroit de l’une des siennes dont la vie l’a profondément impacté. On rappellera, sans exhaustivité, ses grandes œuvres : la « Fondation Horizons Nouveaux » dont la devise était « Un enfant, un être, un avenir qui a besoin de vous » ; la polyclinique El Rapha, qui révéla son être profondément christique : « le médecin soigne, Dieu guérit » ; le complexe scolaire Michel Dirat, le jardin botanique, la résidence dénommée « Oyo » par les Gabonais…
Cet hommage dû à une extraordinaire femme de tête, de cœur et d’action s’est perpétué chaque année, soit à l’initiative de la famille biologique du président Omar Bongo Ondimba, soit à celle des structures socio-économiques qu’elle a créées et qui sont devenues, au fil des ans, de véritables lieux de mémoire. A chacune de ces commémorations, sont rappelées l’essence et l’ampleur de ses combats en faveur de sa patrie de cœur, le Gabon, et de ses compatriotes.
Ce n’est pas révéler des secrets d’alcôve que de dire qu’en moins d’une dizaine d’années, elle est devenue, dans sa patrie de cœur, la principale pierre de l’angle, comme l’a démontré son implication dans la politique sociale, les campagnes électorales de 1993, 1998, 2005, et la diplomatie de paix de son époux et aussi son action sociopolitique en qualité de présidente d’honneur de l’Union des femmes du Parti démocratique gabonais.
L’hommage à la « Mère de la Nation »
Par la force de ses convictions et de ses valeurs intrinsèques, elle a été unanimement admise, avec une surprenante facilité, au rang de « Mère de la Nation gabonaise ». Au début, en raison de son jeune âge, elle aimait à dire, avec l’humour qu’on lui connaissait : « petite mère, mais mère quand même » !
L’histoire retient qu’elle fut une immense mère ; elle était, pour tous les Gabonais, « Maman Edith ». Elle a laissé, dans les cœurs de ses compatriotes, l’indélébile empreinte d’un héroïsme de la béatitude assumée. En effet, tous les Gabonais célèbrent indéfiniment sa noblesse de cœur, sa munificence et les trésors d’ingénierie qu’elle a déployés pour soutenir la politique de la « main tendue de son époux » ayant conduit aux Accords de Paris ; donc à la réconciliation nationale au Gabon. Elle a ainsi apporté sa part de « plume blanche de la Vérité » à la reconstruction politique du Gabon, après le chambardement ayant conduit à la Conférence nationale et à la pente glissante des lendemains de l’élection présidentielle de 1993.
Sur le plan de l’économie sociale, elle a servi les grandes causes humanistes. Il est reconnu son indéfectible engagement pour l’émancipation de la femme gabonaise, la lutte contre la pauvreté, l’accès de toutes les couches de la population à des soins de santé de qualité, l’éducation de l’enfance en difficulté. Elle a porté « sur ses épaules les enfants handicapés », parce que, disait sa fille Yacine, « on n’a pas besoin de discrimination dans ce monde. »
Le matrimoine
Pour comprendre la phénoménologie de l’éternité de son souvenir dans les cœurs des Gabonais, il faut replonger dans le contexte de son mariage conclu le 4 août 1990 avec Omar Bongo Ondimba. D’elle, les Gabonais tiennent la révolution de leur perception du rôle d’une Première Dame. En effet, en Afrique, il se disait ceci : « le Prince est bon mais […] son entourage est mauvais – et qui peut mieux représenter ce dernier que sa propre épouse ? », se demandait un contemporain, surtout quand celle-ci vient d’ailleurs.
Edith Lucie Bongo Ondimba démontra qu’en ce qui la concernait, il s’agissait d’un ailleurs-proche. Elle ne venait que du Congo voisin, pays étroitement lié au Gabon, par la géographie et l’histoire, qui plus est, habités par les mêmes peuples, et entretenant une relation politique particulière, quoique parfois perturbée par des anomies historiques.
Elle s’est révélée être une femme de caractère, fortement attachée au Gabon dont elle a défendu les intérêts. Elle fait passer la Première Dame du Gabon de l’effacement à une visibilité accrue grâce, notamment, dans le cadre l’Organisation des premières dames d’Afrique pour la lutte contre le Sida (OPDAS) qu’elle a contribué à créer en 2002, et dont elle avait assuré, avec une remarquable célérité, la première présidence tournante.
Ses plaidoyers pour la prise en charge des personnes atteintes du VIH/Sida ont permis de mettre sur pied, au Gabon, les Centres de traitement ambulatoires (CTA) et d’insuffler une éthique de vie dans le tissu comportemental des cadres et hauts dignitaires de la République ; l’adoption d’un Plan stratégique national multisectoriel de lutte contre le VIH/Sida (2001-2005) ; la politique de gratuité des tests de dépistage et des antirétroviraux (ARV) pour toutes les lignes thérapeutiques adoptées en 2005 ; la politique « Tester et traiter » qui a fait chuter le taux de prévalence au Gabon.
Elle a ainsi contribué à donner au statut de Première Dame, une solennité inattendue de porteuse d’idées car, comme le disait John Lucas (1992, p. 21), « les idées n’emportent que lorsqu’il est des hommes ou des femmes qui les incarnent. »
Le plus édifiant est qu’elle a été et reste pour les Gabonais, une « bonne femme », à l’image de Ruth, travailleuse et attentionnée.
Il n’est pas exagéré d’emprunter les mots de Pierre Loti (1892) pour parler de notre égérie : « Sa vie toute d’honneur pur, de délicatesse rare, […] a coulé comme une belle eau limpide, jamais effleurée même d’une souillure de surface. »
Comme il se dit en Afrique : « La peine tue ». En effet, seulement trois mois après le décès de son épouse, Omar Bongo Ondimba, le patriarche, passa, lui aussi, de vie à trépas.
Jean François Owaye
Professeur titulaire-CAMES-Historien militaire
Vice-recteur 1 de l’Université Omar Bongo Commandeur dans l’Ordre du Mérite congolais, à titre exceptionnel
Le samedi 22 mars dernier, les habitants du département de la Lébombi-Leyou, dans la province du Haut-Ogooué, ont convergé en nombre vers le domicile de l’ancien député de leur localité. L’objectif de cette réunion pacifique était de réfléchir aux moyens de faciliter le retour de leur « fils, oncle, père et grand-père » sur la terre qui l’a vu naître. Par la même occasion, ils ont exprimé un souhait ardent : voir HPO renouer des relations harmonieuses avec le Président de la Transition, Brice Clotaire Oligui Nguema.
Baptisé « L’Appel de Mounana », cet événement s’est déroulé dans une atmosphère empreinte de gravité et d’émotion. La population locale, venue en masse, a échangé avec l’entourage de l’ancien ministre des Mines de la Transition, marquant ainsi une nouvelle étape dans une affaire qui alimente depuis quelque temps les débats au sein de la société gabonaise. Si, jusqu’ici, seule l’Union pour la démocratie et l’intégration sociale (UDIS) s’est exprimé sur cette situation, l’initiative de Mounana témoigne d’un engagement plus large de la population à prendre part à ce débat.
Loin de toute manifestation bruyante ou d’un quelconque mouvement d’humeur, les populations de Mounana ont choisi la voie de la sagesse et du dialogue. Leur message est clair : favoriser une réconciliation entre deux hommes qui, par le passé, entretenaient des relations empreintes de respect et de fraternité, mais dont les chemins se sont récemment éloignés. « Pourquoi cette dénomination ? Tout simplement parce que Mounana est la terre d’origine d’Hervé Patrick Opiangah. Mais c’est aussi celle de Brice Clotaire Oligui Nguema. Ce sont deux frères. Deux frères qui, hier encore, se parlaient, se fréquentaient, et qui, aujourd’hui, ne se parlent plus et ne se côtoient plus », a souligné César Opiangah, traduisant ainsi le sentiment de nombreux habitants.
Dans son plaidoyer, il a poursuivi : « Nous appelons vivement à la réconciliation entre ces deux figures du pays. Le linge sale se lave en famille. Oui, nous sommes une famille. Une grande famille altogovéenne. En nous adressant particulièrement à Monsieur le Président de la Transition, nous, populations du district de Mounana, femmes, hommes et jeunes, vous exhortons à tout mettre en œuvre pour assurer le retour de votre frère parmi nous. »
Ce vibrant appel à l’apaisement et à la réconciliation est lancé par les habitants de Mounana. Trouvera-t-il un écho favorable auprès des autorités et des principaux concernés ? L’avenir nous le dira.
Saisie par un certain nombre de candidats à la présidentielle du 12 avril prochain, la Cour constitutionnelle a rendu son verdict ce vendredi après-midi. De tous les recours, quatre seulement ont eu gain de cause. Celui du syndicaliste Jean-Rémy Yama, le plus médiatisé, n’a guère prospéré.
Attendue jeudi dernier, c’est finalement vendredi après-midi que la Cour constitutionnelle a vidé le contentieux suite aux saisines déposées à son greffe par des candidats à l’élection présidentielle recalés par la Commission nationale d’organisation et de coordination des élections et du référendum (CNOCER) lors de l’examen des dossiers de candidature par cette entité du ministère de l’Intérieur en charge de la gestion des élections.
Ainsi que le prévoit le Code électoral, les candidats non retenus avaient la latitude de saisir la Haute juridiction politique pour d’éventuels recours. Ce que plusieurs d’entre eux ont fait en déposant des requêtes au greffe de cette institution.
De toutes les requêtes déposées, seules quatre d’entre elles ont prospéré. Il s’agit de celles de Thierry Michel N’goma, Alain Simplice Boungoueres, Axel Shopen Ibinga et Zenaba Gninga Chaming. En revanche, les recours de Jean Rémy Yama, Marlène Fabienne Essola Efoutame, Marion Nadia N’negueMintsa, Boris Ibela, Guy Steve Toure Retondah et Michel Ongoundou Loundah ont été jugées irrecevables par la Cour constitutionnelle.
Avec ces repêchages, les candidats à la présidentielle du 12 avril prochain passent de quatre à huit (8) dont une femme, Zenaba Gninga Chaming, au demeurant la plus jeune candidate, puisqu’elle n’est âgée que de 36 ans (Nous y reviendrons).
Situé en plein cœur de la capitale gabonaise, à quelques jets de pierre de l’Assemblée nationale, du Sénat et de l’Hôtel de ville, ce quartier a connu ses jours de splendeur par sa propreté et son urbanisation.
Naguère renommé pour la qualité irréprochable de sa salubrité, ce quartier, qui incarnait une certaine fierté urbaine, n’est plus aujourd’hui que l’ombre de lui-même. La cause principale, n’est que l’absence d’infrastructures routières adéquates et le bitume qui s’est dégradé au fil des années sans que les autorités compétentes ne daignent intervenir.
Depuis 2022, l’entretien de la voirie de la Cité Pompidou semble rayé des programmes prioritaires de l’Etat. Contrairement aux quartiers avoisinants comme Louis, Pleine Orety ou encore Derrière l’Assemblée, qui bénéficient de voies asphaltées, la Cité Pompidou demeure dans une précarité routière inquiétante. L’état déplorable de la route principale qui la traverse contraint ses habitants à une gymnastique périlleuse.
Un axe stratégique laissé à l’abandon
Loin d’être un simple quartier résidentiel, la Cité Pompidou constitue un passage clé qui relie plusieurs zones importantes de Libreville. Si cette route était correctement aménagée, elle permettrait par exemple de fluidifier la circulation entre Louis, Plaine Orety, le périmètre de l’hypermarché Mbolo et derrière le ministère des Eaux et forêts. Elle contribuerait aussi de désengorger le Boulevard Triomphal. Pourtant, malgré cette importance stratégique, les autorités demeurent insensibles aux appels répétés des riverains.
Un quotidien difficile pour les habitants
L’absence de rue goudronnée a rendu les déplacements en un parcours du combattant. Les taxis se font rares, rendant le trajet extrêmement contraignant. « Nous sommes obligés de marcher jusqu’à Louis ou Pleine Orety pour espérer trouver un taxi. Pour rentrer chez nous, il faut débourser au minimum 2 000 à 3 000 francs CFA et la nuit la situation devient encore plus pénible », déplore un habitant exaspéré.
Les populations de ce quartier du 1ᵉʳ arrondissement de Libreville, excédées par cette situation, en appellent aujourd’hui aux plus hautes autorités du pays, en tête desquelles le Président de la Transition, Brice Clotaire Oligui Nguema. Elles réclament avec insistance la réhabilitation de cette artère essentielle afin de retrouver leur dignité dans un cadre de vie décent.
Dans un contexte où la transition actuelle se veut porteuse d’espoir et de renouveau, la question du développement urbain demeure un enjeu crucial. Les habitants de la Cité Pompidou attendent désormais des actions concrètes, gage d’une véritable restauration des infrastructures et d’une meilleure qualité de vie pour tous.