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Lambaréné : les riverains du débarcadère d’Isaac bientôt dédommagés

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La mécanique des grands projets urbains se met en marche à Lambaréné. Ce lundi 26 janvier 2026, le maire de la commune, Guy Pierre Biteghé, a reçu une délégation de Gabon Oil Company (GOC) venue acter une étape décisive : le lancement imminent des indemnisations des populations impactées par l’extension du dépôt de carburant du débarcadère d’Isaac.

Conduite par son Administrateur directeur général, Marcellin Simba Nguema, la délégation comprenait notamment le directeur financier de l’entreprise, Monsieur Berre, ainsi que le consultant en charge des projets de la GOC, Armand Bouloupy-Pither. La rencontre, qui s’est tenue en présence du 3ᵉ adjoint au maire, Aimée Félicité Essoue Békale épouse Essono Eny, a permis de sceller le calendrier financier de cette opération d’envergure.

Au cœur des échanges figurait la compensation des riverains dont les habitations ont été détruites dans le cadre des travaux hérités de l’ancien site de Total Gabon, incluant l’extension du dépôt de carburant, la construction d’un quai sur la berge et l’implantation d’une poissonnerie moderne.

Lambaréné : les riverains du débarcadère d’Isaac bientôt dédommagés

Une première phase, menée il y a plusieurs mois, avait permis le recensement et l’expertise minutieuse du bâti et du foncier, sous la conduite de la Direction provinciale des Travaux publics du Moyen-Ogooué. Désormais, le dossier entre dans sa phase concrète avec les indemnisations proprement dites, qui devraient débuter dans les tout prochains jours selon les autorités municipales.

Le démarrage effectif des travaux de construction est quant à lui prévu sous un mois, marquant une nouvelle étape dans la modernisation des infrastructures pétrolières et commerciales de la capitale provinciale.

Entre attentes sociales légitimes et impératifs de développement économique, le chantier du débarcadère d’Isaac s’annonce comme un test grandeur nature de la capacité des acteurs publics à concilier progrès industriel et respect des droits des populations locales.

Médias et IA à Libreville : la CIPREF 2026 s’achève sur une note culturelle et fraternelle

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Après quatre jours de réflexions intenses sur les mutations technologiques du journalisme, la Conférence internationale de la presse francophone (CIPREF) a tiré sa révérence le samedi 24 janvier. Entre les murs de l’Université Berthe et Jean d’Essassa et les sites emblématiques de la capitale gabonaise, les délégués de plus de 25 pays ont conjugué enjeux de l’intelligence artificielle et célébration du patrimoine local, marquant ainsi le succès d’une édition résolument tournée vers l’avenir.

Le cœur des débats a battu au rythme des algorithmes et de la déontologie. Placée sous le thème « L’intelligence artificielle et son impact sur les médias », cette édition a permis aux professionnels d’explorer, à travers divers panels et ateliers, les opportunités de l’IA tout en scrutant les défis éthiques majeurs qu’elle impose désormais à la profession. Ces échanges de haut niveau ont souligné l’urgence pour les rédactions francophones de s’approprier ces outils sans renoncer à la rigueur humaine qui fonde leur crédibilité.

Un parcours entre modernité et patrimoine

Pour marquer la fin des travaux, les organisateurs ont offert aux délégations une immersion à travers quelques sites emblématiques de la capitale. La journée a débuté par une visite à la Cité de la Démocratie, symbole institutionnel majeur du pays, avant de se poursuivre à la Cité Émeraude, vitrine de l’urbanisme moderne. Le périple s’est prolongé vers la Baie des Rois, espace balnéaire prisé, pour s’achever dans la convivialité au Cap Caravane.

Médias et IA à Libreville : la CIPREF 2026 s'achève sur une note culturelle et fraternelle

C’est dans ce cadre festif que des artistes locaux ont presté pour le plus grand plaisir des invités.

La chanteuse Laurianne Ekondo a notamment marqué les esprits, sa voix apportant une touche artistique et authentiquement gabonaise à cette cérémonie de clôture. Ce mélange de réflexion intellectuelle et de découverte culturelle a renforcé les liens entre les participants venus des quatre coins de l’espace francophone.

Cap sur les défis de demain

Les organisateurs, conduits par Désiré Ename, président du comité d’organisation, ont profité de ces derniers instants pour saluer l’implication des congressistes et donner rendez-vous pour la prochaine édition. Cette clôture réaffirme la volonté de faire de la CIPREF un carrefour incontournable pour la presse, où les solidarités professionnelles se consolident face aux bouleversements technologiques.

Alors que les rideaux tombent sur Libreville, les journalistes repartent avec une certitude : si l’intelligence artificielle redessine les contours du métier, l’esprit critique et le partage culturel restent les seuls véritables remparts de la liberté d’informer.

Grève des enseignants : Hermann Immongault tente de briser l’impasse

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Après trois semaines de bras de fer et des établissements désertés, le gouvernement abat sa dernière carte en convoquant une table ronde inclusive pour arracher un accord et sauver ce qui peut encore l’être.

L’école gabonaise est à l’arrêt depuis le 5 janvier 2026. À l’appel du collectif SOS Éducation, les portes des établissements sont restées closes, plongeant les familles dans une angoisse croissante. Malgré la signature d’un premier protocole d’accord, la crise s’est enlisée face à la détermination de la branche « La Base ». Ce mouvement dissident, devenu majoritaire sur le terrain, a fustigé des avancées jugées insuffisantes et a officiellement reconduit la grève le samedi 24 janvier, douchant les espoirs d’une reprise immédiate des cours.

Face à la menace imminente d’une année blanche, le Vice-Président du Gouvernement, Hermann Immongault, a repris l’initiative ce lundi 26 janvier. En réunissant pour la première fois l’ensemble des composantes du mouvement, y compris les leaders de « La Base », l’exécutif tente de briser le mur de méfiance. Cette rencontre s’inscrit dans la volonté de dialogue prônée par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, et s’est déroulée en présence de la ministre d’État en charge de l’Éducation nationale, Camélia Ntoutoume-Leclercq, de la ministre de la Fonction publique, Laurence Ndong, et du Ministre délégué au Budget, Marc Abéghé.

Face à face décisif entre le gouvernement et les représentants du mouvement SOS Éducation, incluant la branche « La Base ». Une table ronde élargie pour tenter de lever les points de blocage qui paralysent le secteur Éducation
Face à face décisif entre le gouvernement et les représentants du mouvement SOS Éducation, incluant la branche « La Base ». Une table ronde élargie pour tenter de lever les points de blocage qui paralysent le secteur Éducation

Une médiation inclusive pour sortir de l’ornière

Les discussions au sein de la commission interministérielle tripartite visent désormais un point d’équilibre complexe. Il s’agit pour le gouvernement de proposer des solutions concrètes et durables qui respectent les capacités financières de l’État, tout en offrant des garanties suffisamment fortes pour restaurer la confiance du monde enseignant. Pour les représentants nationaux et provinciaux de SOS Éducation, l’enjeu est d’obtenir des engagements clairs, réalistes et surtout acceptés par les syndiqués de terrain avant d’envisager tout retour dans les salles de classe.

Le temps presse et chaque jour de fermeture hypothèque un peu plus l’avenir des élèves. Cette nouvelle médiation ne peut se permettre d’être un énième round sans lendemain. L’opinion publique, à bout de nerfs, attend désormais un protocole d’accord définitif, crédible et capable de mettre fin à cette paralysie. L’école gabonaise ne peut plus attendre : il faut sauver l’année scolaire, et le succès de ce dialogue est désormais la seule issue possible avant le point de non-retour.

Sénat : Jean Bosco Ndjounga dénonce le « mélange des genres » de Georges Mpaga

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Dans une lettre dont notre rédaction a obtenu copie, le sénateur du siège unique de la Bayi-Brikolo fustige l’activisme de son collègue Georges Mpaga auprès des enseignants grévistes, y voyant une confusion dangereuse entre missions législatives et prérogatives de l’Exécutif.

Le Vénérable Georges Mpaga, par ailleurs membre du bureau du Sénat, a entrepris depuis quelques jours une itinérance nationale aux allures de médiation sociale. Accompagné du syndicaliste Pierre Mintsa et de diverses figures de la société civile, il sillonne le pays pour aller à la rencontre des enseignants grévistes afin de les amener à retrouver le chemin des salles de classe. Cette campagne a pourtant connu des épisodes houleux, notamment à Port-Gentil, où la délégation a été huée et chassée du piquet de grève par des manifestants radicaux. Malgré ce revers, le sénateur s’est ensuite rendu à Oyem pour tenter de délivrer le même message de reprise du travail.

Une médiation jugée illégitime et confuse

Cette stratégie de terrain est loin de faire l’unanimité au sein de la chambre haute. Dans une missive interne particulièrement ferme, Jean Bosco Ndjounga conteste frontalement la légitimité de cette démarche. « Je m’interroge, en toute considération, sur votre autoproclamation en tant que « médiateur et facilitateur » pour tenter de stopper le mouvement revendicatif des enseignants », écrit-il, soulignant au passage qu’aucune note officielle signée par le président du groupe parlementaire UDB, Justin Ndoundangoye, n’est venue encadrer cette mission.

Pour l’élu de la Bayi-Brikolo (Haut-Ogooué), cette intrusion dans le dialogue social constitue une erreur politique et juridique majeure. Il rappelle avec insistance que « la gestion des conflits sociaux, notamment la grève des enseignants, relève en premier lieu de la responsabilité de l’exécutif ». Selon lui, l’initiative individuelle de son collègue risque de « créer une confusion quant aux missions constitutionnelles du Sénat » et aux prérogatives réelles des parlementaires.

Le rappel à la séparation des pouvoirs

S’appuyant sur les textes fondamentaux, l’auteur de la lettre précise que le rôle de médiateur au Gabon est une fonction spécifique. Il rappelle ainsi que « le Médiateur au Gabon est un Haut Commis de l’État relevant des services de la Présidence de la République ». En conséquence, les pérégrinations de Georges Mpaga, bien que « sincèrement animées par une volonté d’apaisement », s’éloigneraient de « l’esprit et de la lettre du Règlement intérieur du Sénat ».

Jean Bosco Ndjounga conclut son interpellation par un conseil teinté de sévérité, invitant son « ami » à revoir la forme et le contenu de ses interventions publiques. « Il est impératif que chacun de nous conserve la clarté sur la séparation des rôles et des responsabilités », martèle-t-il. Cette sortie met en lumière une fracture au sein du Palais Omar Bongo Ondimba sur la méthode à adopter face à la crise scolaire, rappelant que le prestige de l’institution passe avant tout par le respect de ses compétences constitutionnelles.

Grève des enseignants : la médiation de l’Assemblée nationale reportée

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La réunion d’échanges prévue le lundi 26 janvier à 10 heures au cabinet du président de l’Assemblée nationale, entre les représentants des enseignants grévistes du collectif SOS Éducation et les syndicats traditionnels, a été officiellement ajournée. Cette rencontre, très attendue par les acteurs du secteur éducatif, devait permettre d’ouvrir un cadre de dialogue autour de la crise qui secoue l’école gabonaise depuis plusieurs semaines.

Selon le communiqué transmis aux parties concernées, ce report est dû à un empêchement de dernière minute du président de l’Assemblée nationale. Aucune précision supplémentaire n’a été donnée sur la nature de cet empêchement, mais les services de l’institution parlementaire assurent que la rencontre se tiendra à une date ultérieure qui sera communiquée en temps opportun aux différents protagonistes.

Il convient de rappeler que cette réunion faisait suite à une invitation formelle adressée par le président de l’Assemblée nationale lui-même au collectif SOS Éducation et aux syndicats traditionnels. Par cette initiative, le chef de la chambre basse du Parlement entendait jouer un rôle de facilitateur dans la recherche d’une issue à la crise, en offrant un espace d’écoute et de concertation entre les autorités et les représentants des enseignants grévistes.

Dans son message, le président de l’Assemblée nationale a présenté ses excuses à l’ensemble des parties prenantes pour le désagrément occasionné et a sollicité leur compréhension. En attendant la fixation d’une nouvelle date, les acteurs du monde éducatif restent dans l’expectative, alors que la grève se poursuit et que les élèves continuent de subir les conséquences de ce bras de fer entre le gouvernement et les enseignants.

Réunis en assemblée générale le samedi 24 janvier, les enseignants ont acté la poursuite de leur mouvement de grève, conditionnant tout apaisement à la libération de Marcel Libama et de Simon Ndong Edzo, actuellement incarcérés à la prison centrale de Libreville. Présent lors de ce conclave, le médiateur désigné par le chef de l’État, le député Jean gaspard Ntoutoume Ayi, a tenté d’amorcer une désescalade en invitant le collectif SOS Éducation à mandater neuf représentants pour les négociations à venir. Dans ce climat de haute tension, l’issue de la crise repose désormais sur la capacité des parties à s’asseoir autour de la table.

Commission de la CEEAC : le Gabonais Marcel Mapangou Moussadji prend les rênes de la Sécurité

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Le Gabon renforce son influence au sein de l’architecture sécuritaire régionale avec la nomination de Marcel Mapangou Moussadji au poste stratégique de Commissaire à la politique, à la paix et à la sécurité, lors de la dernière session extraordinaire de la CEEAC.

La Communauté économique des États de l’Afrique centrale a franchi une étape décisive dans le renouvellement de son exécutif. Le 24 janvier 2026, les dirigeants de la région ont procédé à la nomination des nouveaux responsables qui piloteront la Commission pour les cinq prochaines années. Cette décision majeure a été actée lors de la IXᵉ session extraordinaire de la Conférence des chefs d’État et de Gouvernement, organisée par visioconférence. Le président Brice Clotaire Oligui Nguema a pris une part active à ce sommet qui dessine le nouveau visage de l’institution.

Au terme des échanges tenus à huis clos, les chefs d’État ont validé la désignation de six commissaires dont la mission sera de redynamiser l’efficacité de l’appareil communautaire. Le choix porté sur le Gabonais marcel Mapangou Moussadji pour diriger le portefeuille de la politique, de la paix et de la sécurité n’est pas anodin. Ce département place désormais le représentant gabonais en première ligne face aux défis de prévention des conflits et de gestion des crises qui secouent régulièrement l’espace sous-régional.

Cette promotion témoigne de la reconnaissance de l’expertise gabonaise sur les questions de stabilité internationale. Elle marque également le retour en force de la diplomatie du pays au sein des instances de gouvernance régionale, affirmant sa volonté de contribuer activement à la pacification de l’Afrique centrale.

Désormais installé dans ses fonctions, Marcel Mapangou Moussadji devra rapidement s’atteler aux dossiers urgents de la Commission, dans un climat où la coopération sécuritaire entre les États membres reste la clé de voûte du développement économique de la zone.

Enseignement supérieur : Oligui Nguema désamorce la crise par le dialogue

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Face aux tensions grandissantes dans le secteur de l’Enseignement supérieur, le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a choisi la voie de l’écoute. Le 23 janvier, au Palais de la Rénovation, le chef de l’État a reçu les représentants syndicaux du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, notamment le collectif Intelligence, le SNEC-UOB et le SNEC-USTM, dans un contexte marqué par le dépôt d’un préavis de grève. L’objectif était clair : éviter l’enlisement et préserver la paix sociale dans un secteur stratégique pour l’avenir du pays.

La rencontre s’est tenue dans un climat de franchise et de responsabilité. Les personnels administratifs, techniques, ouvriers et de service, tout comme les enseignants-chercheurs, ont exposé leurs préoccupations, liées principalement aux conditions de travail, aux questions administratives et aux arriérés financiers. À l’écoute, le président de la République n’a pas éludé la réalité des difficultés, reconnaissant la légitimité des attentes exprimées par les acteurs de l’université gabonaise.

Tout en rappelant l’impératif de cohésion nationale et la nécessité d’assurer la continuité du service public, Brice Clotaire Oligui Nguema a replacé le débat dans une perspective plus large. Pour lui, la recherche scientifique et la formation universitaire ne sont pas de simples lignes budgétaires, mais des leviers essentiels du développement et de la souveraineté nationale. Un message qui tranche avec les réponses dilatoires souvent opposées aux revendications sociales.

Pour sortir durablement de l’impasse, le chef de l’État a proposé une méthode : la concertation structurée. Il a ainsi annoncé la mise en place immédiate d’une commission tripartite réunissant les organisations syndicales, le ministère de l’Enseignement supérieur et celui en charge du Budget. Cette instance aura pour mission d’examiner les points de blocage et d’ouvrir des discussions approfondies sur les dossiers sensibles, notamment financiers.

À l’issue de l’audience, les syndicats ont salué la qualité des échanges et se sont engagés à rendre compte à leurs bases respectives, ouvrant la voie à une suspension, voire une levée formelle des préavis de grève. Plus qu’une simple rencontre, cette audience marque un tournant : celui du passage d’une tension latente à une gestion concertée des revendications, avec en ligne de mire la stabilité sociale et l’avenir de la communauté universitaire gabonaise.

L’excellence juridique gabonaise à l’honneur au sein de l’OHADA

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Le Gabon renforce sa présence dans les cercles décisionnels du droit communautaire africain. Élu à l’unanimité juge à la Cour commune de justice et d’arbitrage (CCJA) de l’OHADA, le professeur Charles Mba Owono a été reçu, le samedi 24 janvier 2026, par le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, aux côtés du ministre de la Justice, Augustin Emane.

Cette audience, loin du simple rituel protocolaire, consacre l’entrée d’un juriste gabonais dans l’une des plus hautes juridictions de l’espace OHADA, là où se tranchent les contentieux majeurs du droit des affaires et où se construit la sécurité juridique des États membres. L’élection du professeur Charles Mba Owono, acquise à l’unanimité, vient récompenser un parcours marqué par la rigueur intellectuelle et l’exigence professionnelle, tout en traduisant la reconnaissance du savoir juridique gabonais au niveau régional.

Face au Chef de l’État, le ton se voulait à la fois solennel et exigeant. Brice Clotaire Oligui Nguema a adressé ses félicitations au nouveau juge, tout en l’exhortant à exercer ses nouvelles fonctions avec indépendance, droiture et sens élevé de la responsabilité. Un message clair, qui rappelle que derrière chaque nomination internationale, c’est l’image du Gabon qui se joue, et que l’excellence doit rester la boussole de l’action publique.

Conscient du poids de la mission qui lui est confiée, le professeur Charles Mba Owono s’est dit honoré de la confiance placée en sa personne. Il a affirmé sa détermination à servir le droit communautaire africain et à contribuer au renforcement de la sécurité juridique dans l’espace OHADA, un enjeu central pour l’intégration économique et la stabilité des investissements sur le continent.

Avec cette nomination, le Gabon compte désormais trois ressortissants au sein de la Cour commune de justice et d’arbitrage. Un chiffre discret, mais révélateur d’une présence constante et d’une ambition assumée. Le mandat de trois ans confié au nouveau juge s’inscrit dans une trajectoire d’excellence qui nourrit, à terme, l’espoir de voir la voix gabonaise accéder à la présidence de cette haute juridiction communautaire.

Au-delà de la distinction individuelle, cette élection s’inscrit dans la dynamique de repositionnement diplomatique impulsée par les autorités actuelles. En misant sur la compétence, le mérite et la valorisation de ses élites, le Gabon rappelle que son influence ne se limite pas aux tribunes politiques. Elle s’affirme aussi, durablement, dans les prétoires où s’écrivent les règles du jeu économique africain.

Clôture de la CIPREF : un hommage, des engagements et des perspectives pour la presse francophone

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La première édition de la Conférence internationale de la presse francophone CIPREF s’est achevée solennellement en présence de Hermine Otounga, Administrateur directeur général de l’Agence gabonaise de presse (AGP), représentant le ministre de la Communication et des Médias, Germain Bihadjow, empêché. Cette cérémonie de clôture a marqué l’aboutissement de plusieurs jours d’échanges, de réflexions et de partages d’expériences entre professionnels des médias venus de divers pays francophones, réunis autour des défis contemporains de la presse et de la liberté d’informer.

Comme lors de la cérémonie d’ouverture, un moment de recueillement a profondément ému l’assistance. Une minute de silence a été observée en mémoire du journaliste gabonais Brice Ndong, tragiquement décédé la veille du début de la conférence. Cet hommage appuyé a rappelé la fragilité de la vie humaine, mais aussi l’engagement et les sacrifices consentis par de nombreux professionnels des médias au service de l’information et de la vérité.

Clôture de la CIPREF : un hommage, des engagements et des perspectives pour la presse francophone

La cérémonie a ensuite été rythmée par plusieurs prises de parole majeures. Le président du comité d’organisation de la CIPREF, Désiré Ename, a dressé un bilan globalement satisfaisant de cette première édition, saluant la forte mobilisation des participants et la qualité des échanges. Le mot de remerciement des participants, lu par Monulphe Bosso de la République démocratique du Congo, a exprimé la reconnaissance des délégations envers les organisateurs et les autorités gabonaises pour l’accueil et l’organisation réussie de l’événement.

Clôture de la CIPREF : un hommage, des engagements et des perspectives pour la presse francophone

Point d’orgue de la cérémonie, la lecture de la déclaration finale, faite par Ivonne Eloundou du Cameroun, a posé les bases devant structurer et définir l’avenir de la Conférence internationale de la presse francophone. Ce texte fondateur réaffirme l’attachement des professionnels des médias aux valeurs de liberté de la presse, d’éthique journalistique et de solidarité entre acteurs francophones de l’information. Il ouvre également la voie à la pérennisation de la CIPREF comme cadre de concertation, de coopération et de plaidoyer pour une presse plus forte, plus responsable et plus indépendante dans l’espace francophone.

Recrutement du Directeur général du CHUL : le ministère de la Santé lance un appel à candidature

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Le ministère de la Santé a lancé un appel à candidature pour le recrutement du Directeur général du Centre hospitalier universitaire de Libreville (CHUL), à travers une note officielle émanant du cabinet du ministre. Ce poste stratégique vise à renforcer la gouvernance et l’efficacité de la principale structure hospitalière universitaire du pays. Selon le document, le futur Directeur général aura pour mission d’assurer la coordination du fonctionnement quotidien des services médicaux, techniques et administratifs du CHUL, dans un contexte marqué par des attentes croissantes en matière de qualité des soins et de performance du système de santé.

Les autorités sanitaires entendent, à travers cette procédure, sélectionner un profil expérimenté et capable de conduire des réformes structurelles au sein de l’établissement. Les conditions de postulation sont clairement définies et exigent notamment d’être de nationalité gabonaise, d’être âgé d’au moins 50 ans et d’être agent public de la première catégorie hiérarchie A1. Les candidats doivent également justifier d’une expérience professionnelle d’au moins 10 ans dans le domaine de la santé, dont cinq années continues à une fonction de direction, gage d’une solide maîtrise des enjeux managériaux et hospitaliers.

Le dossier de candidature devra comprendre plusieurs pièces obligatoires, notamment un curriculum vitae, une lettre de motivation, des diplômes, un extrait de casier judiciaire, un extrait d’acte de naissance légalisé, une copie de la pièce d’identité, un certificat médical d’aptitude ainsi qu’un projet de gestion du CHUL sur trois ans. Ce dernier élément est particulièrement déterminant, car il permettra aux autorités d’apprécier la vision stratégique et les propositions concrètes des candidats pour améliorer la gouvernance, la qualité des soins et la performance globale de l’hôpital.

La date limite de dépôt des dossiers est fixée à huit jours ouvrés à compter de la date de l’appel à candidature. Les postulants sont invités à déposer leurs dossiers au cabinet du Secrétaire général du ministère de la Santé, situé au premier arrondissement de Libreville, rue Avenue Jean Aveno Davin, après le tribunal de première instance de Libreville. Par cet appel à candidature, le gouvernement réaffirme sa volonté de moderniser le CHUL et de confier sa direction à un responsable doté de compétences avérées et d’une vision claire pour l’avenir de l’hôpital universitaire.