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Gabon : Laurence Ndong répond aux critiques relatives à la subvention à la presse

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Le mardi 22 avril 2025, la ministre de la Communication et des Médias, Laurence Ndong, a devisé avec un groupe de responsables de médias privés pour élucider les conditions d’attribution de la subvention allouée à la presse et du rejet de certains dossiers.

Sur les 102 demandes de subvention déposées, 78 ont été retenues. Ces médias ont déjà reçu leur argent directement du Trésor public. Au cours de la rencontre, la ministre a expliqué les critères usités pour faire le tri des bénéficiaires, selon les démarches administratives exigées.

Face aux rumeurs de détournement, Laurence Ndong a tenu à clarifier les choses : « Je n’ai pas détourné cet argent. D’ailleurs, il n’est jamais passé entre mes mains ni par le ministère. Il a été versé directement au Trésor public, et les médias concernés sont allés eux-mêmes récupérer ce qui leur était destiné », a déclaré la ministre.

Gabon : Laurence Ndong répond aux critiques relatives à la subvention à la presse

 Les patrons de presse ont exigé plus de transparence, en particulier la publication de la liste des médias qui ont touché la subvention, avec les montants reçus. Mais la ministre a été claire : cela ne se fera pas. « Nous ne publierons pas cette liste. Lors de plusieurs réunions avec les médias bénéficiaires, ils ont été tous d’accord pour que ces informations restent confidentielles », a-t-elle conclu.

Gabon : Brice Clotaire Oligui Nguema offre de nouveaux amphithéâtres aux universités et grandes écoles

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Le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a franchi une nouvelle étape dans sa volonté de revaloriser le système éducatif gabonais.

Fidèle à sa promesse de restaurer la dignité des étudiants à travers des infrastructures modernes et adaptées, une série de nouveaux amphithéâtres ont été réalisés dans plusieurs établissements d’enseignement supérieur du pays, dont l’Ecole nationale d’administration (ENA) et l’Ecole de préparation aux carrières administratives (EPCA).

Gabon : Brice Clotaire Oligui Nguema offre de nouveaux amphithéâtres aux universités et grandes écoles

Le Président Oligui Nguema avait souligné l’importance d’un cadre d’apprentissage digne, moderne et inclusif pour la jeunesse gabonaise. Aujourd’hui, cette vision prend forme à travers des réalisations concrètes. Les nouveaux amphithéâtres, entièrement modernes ont été construits et dotés d’équipements de pointe.

Parmi les premiers établissements à bénéficier de ces infrastructures ultramodernes figurent l’ENA et l’EPCA, deux établissements supérieurs essentiels dans la formation des cadres de l’administration publique gabonaise. Les nouveaux amphithéâtres permettront non seulement d’améliorer les conditions d’étude, mais aussi de renforcer la qualité de l’enseignement dispensé dans ces écoles.

Gabon : Le livre, un outil oublié dans la société ?

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À l’occasion de la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur, célébrée chaque 23 avril à travers la planète, une interrogation se pose dans le domaine de la culture et de la lecture: le livre occupe-t-il encore une place de choix dans la société gabonaise ?

Si des événements culturels, tels que le Festival international du livre gabonais et des arts (FILIGA) ou la Foire du livre de Libreville, témoignent d’une volonté de susciter l’intérêt du public à la pratique de la lecture. Ces circonstances ponctuelles peinent néanmoins à masquer un constat plus préoccupant : la pratique de la lecture recule, en particulier chez les jeunes générations. L’essor du numérique, la domination des réseaux sociaux et le manque d’infrastructures modernes, comme des bibliothèques accessibles et attractives, ont relégué la lecture et le livre à un rôle secondaire dans le quotidien de nombreux Gabonais.

Malgré ce contexte, certains auteurs gabonais continuent de faire vivre la littérature avec talent et détermination. Janis Otsiemi, par exemple, séduit encore un lectorat fidèle grâce à des romans policiers, calqués sur le quotidien et aussi une critique sur la société, qui plongent le lecteur dans les réalités urbaines du pays. Son écriture engagée permet à la jeunesse de se retrouver dans des récits proches de leur vécu. À l’opposé, des figures historiques comme Robert Zotoumbat incarnent la mémoire littéraire nationale, rappelant les fondements culturels et éducatifs que peut porter un livre dans un pays en quête de repères.

Le désintérêt croissant pour la lecture ne doit pas être interprété comme un rejet de la culture, mais plutôt comme le reflet d’un système éducatif et culturel qui peine à s’adapter aux nouvelles dynamiques. Pour redonner au livre sa valeur symbolique et sociale, il devient urgent de repenser les politiques culturelles, en soutenant davantage les auteurs locaux, en intégrant les outils numériques à l’offre littéraire et en investissant dans des espaces de lecture attractifs. Il appartient à la société gabonaise de réinventer le livre pour ne pas l’oublier.

Après son plébiscite à la présidentielle : Oligui Nguema, le choix du peuple pour reconstruire le Gabon

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À travers un vote quasi unanime, les Gabonais ont envoyé un message fort : ils veulent en finir avec les années d’immobilisme et miser sur un homme d’action. Brice Clotaire Oligui Nguema incarne désormais l’espoir d’un Gabon nouveau, réformé et résolument tourné vers le progrès.

Avec 94,85 % des suffrages exprimés (chiffre provisoire en attente de validation par la Cour constitutionnelle), Brice Clotaire Oligui Nguema n’a pas seulement remporté une élection. Il a été plébiscité. Un vote massif, synonyme d’adhésion populaire, mais aussi de rejet catégorique de 14 années de gouvernance chaotique incarnée par l’ancien président, Ali Bongo Ondimba.

La campagne électorale a vu l’ancien Premier ministre Alain Claude Bilie-By-Nze, dernier rempart du système Bongo, recueillir à peine 3,11 % des voix. Une gifle politique. Ce score traduit clairement la volonté du peuple gabonais de tourner définitivement la page d’un régime marqué par le clivage, l’arrogance, le népotisme et les détournements massifs de fonds publics.

L’élection de Brice Clotaire Oligui Nguema symbolise ainsi le rejet d’un passé douloureux et l’ouverture d’un nouveau chapitre politique, où l’intérêt général prime sur les intérêts particuliers. En somme, le peuple a tranché : finies les promesses sans lendemain, place aux actions concrètes.

Un septennat de rupture sous le signe du travail et de la reconstruction

Depuis son arrivée à la tête de la Transition le 30 août 2023, Brice Clotaire Oligui Nguema a su imprimer une nouvelle dynamique politique et institutionnelle au Gabon. Déterminé, méthodique et pragmatique, il a engagé le pays sur la voie des grandes réformes, tout en lançant de colossaux projets d’investissement.

Ce septennat qui s’ouvre s’annonce comme celui de la concrétisation des espoirs populaires. Le programme est ambitieux : l’amélioration des conditions de vie des populations, la modernisation du système de santé, la rénovation et l’extension des infrastructures routières, la lutte résolue contre le chômage, l’électrification des zones rurales, l’accès universel à l’eau potable.

Autant de chantiers qui témoignent de la volonté du président de bâtir un Gabon plus juste, plus moderne, plus inclusif. L’homme du 30 août n’est plus seulement un acteur de la Transition réussie. Il est désormais le bâtisseur en chef du Gabon de demain.

À travers ce vote massif, le peuple gabonais ne s’est pas contenté de faire un choix électoral. Il a fait un pari sur l’avenir, en confiant à un homme d’État lucide et déterminé les clés d’une nation à reconstruire. Le message est clair : place au travail.

La Poste S.A. au bord de l’implosion : Menace de grève et appels à une restructuration urgente

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Entre revendications sociales, crise managériale et héritage d’une gouvernance chaotique, La Poste S.A. traverse une période tumultueuse. Alors qu’une menace de grève générale illimitée plane sur la société, syndicat et dirigeants s’affrontent dans un climat tendu.

Au sortir d’une assemblée générale extraordinaire le 9 avril dernier, le Syndicat national de La Poste (SYNAPOSTE) a annoncé une grève illimitée. Ce mouvement social découle d’un mécontentement général face à des dysfonctionnements persistants, notamment les retards dans le paiement des salaires de mars et avril 2025, une gestion opaque de la mutuelle de santé et des prestations sociales, des anomalies dans les contributions sociales (CNSS, CNAMGS, CPPF) et le départ exigé de l’actuelle direction générale.

Cette situation, dénoncée par Davy Mamboundou, Secrétaire national du Synaposte en charge de la communication et Délégué du personnel, révèle une attitude de « fuite en avant » de la direction, qui semble agir uniquement sous la pression des préavis de grève. S’adressant aux employés, Davy Mamboundou souligne que leurs revendications restent sans réponse.

D’ailleurs, il appelait déjà les membres du syndicat à boycotter la réunion du mercredi 16 avril qui, selon lui, ne satisfera pas leurs doléances. Son message, ferme, exhorte les employés à attendre la fin du préavis légal fixé à demain, mercredi 23 avril.

Les explications de la direction générale

Face à ces accusations, Jean Richard Ella Eya, directeur général de La Poste S.A., a publié deux notes pour expliquer la situation. Dans celle du 7 avril 2025, il évoque des irrégularités dans le fichier de paie, avec des variations imprévues et l’inscription d’agents non identifiés. La note promet des mesures correctives en cours et sollicite la compréhension du personnel.

Le 14 avril 2025, la direction a convoqué une réunion de clarification pour le 16 avril, visant à répondre aux accusations relayées par un enregistrement audio, devenu viral, et à clarifier des questions liées aux salaires, à la mutuelle de santé et à la situation financière. Elle appelle au dialogue et met à disposition des moyens de transport pour garantir la participation.

Sous la gouvernance d’Ali Bongo Ondimba, La Poste S.A. a traversé de multiples crises. Aucun des directeurs généraux qui se sont succédé n’a réussi à redresser durablement la situation. D’Alfred Mabika Mouyama (2007-2015) à Michaël Adandé (2015-2023), puis à Aimerik Bertrand Leboussi Alibalah (mars – octobre 2023) et Jean Eric Raynald Ndama (octobre 2023 – octobre 2024), jusqu’à l’actuel dirigeant Jean Richard Ella Eya, cette structure est en proie à des tensions permanentes. Chaque fin de mois, les fonctionnaires domiciliés à La Poste S.A. doivent protester bruyamment pour percevoir leurs salaires.

Cette instabilité a plongé l’entreprise dans une profonde crise, marquée par des difficultés financières et organisationnelles persistantes. Aujourd’hui, les nouveaux responsables héritent d’une institution à l’agonie, qui requiert une réforme en profondeur.

Pour mener à bien une restructuration efficace, il est indispensable, entre autres, d’injecter un capital financier important, de procéder à une réorganisation administrative afin de moderniser la gestion et d’éliminer les pratiques opaques, réaliser un audit complet pour identifier les anomalies financières grâce à une expertise indépendante, renforcer les compétences des cadres et employés en les formant aux standards modernes et, enfin, maintenir un dialogue régulier et constructif avec les partenaires sociaux.

Face à ces enjeux, les Postiers et leur syndicat semblent déterminés à faire entendre leurs voix, tandis que la direction cherche à calmer les tensions par des initiatives tardives. L’avenir de La Poste S.A. dépendra de décisions audacieuses et d’une restructuration profonde.

Burkina Faso : Une tentative de coup d’État déjouée par les autorités

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 Le régime militaire burkinabè a mis en échec une nouvelle tentative de renversement du pouvoir en place. C’est ce qu’a annoncé, le lundi 21 avril dernier, le ministre de la Sécurité, Mahamadou Sana, lors d’une allocution solennelle sur la Radiodiffusion Télévision du Burkina (RTB).

D’après ses déclarations, un groupe de militaires dissidents, agissant de concert avec des factions terroristes, avait planifié une offensive d’envergure contre la présidence du Faso pour le 16 avril 2025. Le plan prévoyait également des assauts synchronisés sur plusieurs localités du pays, dans le but manifeste de semer la déstabilisation et de prendre le contrôle de l’État. Grâce à la réactivité des services de renseignement et à des informations cruciales recueillies en amont, les autorités ont pu anticiper et neutraliser cette menace avant son passage à l’acte. Une enquête a été ouverte pour démanteler l’ensemble du réseau impliqué.

Un pays au passé politique marqué par les coups de force

Cette tentative manquée s’inscrit dans une longue histoire de ruptures brutales du pouvoir au Burkina Faso. Depuis l’indépendance, le pays a connu une série de coups d’État qui ont profondément marqué son paysage institutionnel.

Le plus emblématique demeure celui de 1983, lorsque le capitaine Thomas Sankara accède au pouvoir par les armes, inaugurant une révolution populaire prônant l’autosuffisance et l’intégrité. Quatre ans plus tard, en 1987, il est assassiné lors d’un putsch orchestré par son frère d’armes, Blaise Compaoré, qui dirigera le pays d’une main de fer pendant 27 ans.

En 2014, face à une insurrection populaire provoquée par sa volonté de modifier la Constitution pour se maintenir au pouvoir, Compaoré est contraint de fuir le palais de la présidence de la République. Un gouvernement de transition est mis en place, mais en septembre 2015, un autre coup d’État est tenté par le Régiment de sécurité présidentielle (RSP), dirigé par le général Gilbert Diendéré. Cette tentative échoue sous la pression populaire et internationale.

En janvier 2022, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba renverse à son tour le président élu Roch Marc Christian Kaboré, invoquant l’incapacité du pouvoir civil à faire face à l’insécurité grandissante due aux attaques djihadistes. Neuf mois plus tard, en septembre 2022, il est lui-même évincé par le capitaine Ibrahim Traoré, l’actuel chef de l’État, dans un climat de tensions sécuritaires persistantes.

Une instabilité endémique

Ce nouvel épisode confirme l’extrême fragilité de l’appareil étatique burkinabè, continuellement mis à l’épreuve par les défis sécuritaires et les ambitions militaires. Alors que le pays fait face à une menace terroriste omniprésente, la résurgence des velléités putschistes complique davantage la transition vers une stabilité durable.

Les autorités appellent à l’unité nationale et à la vigilance citoyenne pour faire barrage aux forces hostiles à la paix. En attendant, l’opinion publique reste en alerte, entre inquiétude et lassitude face à la répétition d’un scénario devenu tristement familier.

États-Unis : Google accusé de monopoliser le marché de la recherche en ligne

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Le ministère américain de la Justice a lancé une procédure judiciaire contre le géant de la recherche sur le web, l’accusant de pratiques anticoncurrentielles.

Le géant technologique est accusé d’avoir payé des fabricants de téléphones, tels qu’Apple et Samsung, pour que Google Chrome soit installé par défaut comme moteur de recherche sur leurs appareils. Cette stratégie comprend également l’imposition de Chrome comme navigateur par défaut sur les smartphones Android, un système d’exploitation que Google contrôle.

Les autorités américaines antitrust affirment que ces pratiques nuisent gravement aux autres moteurs de recherche, rendant difficile pour eux de capter des utilisateurs. En conséquence, Google domine largement le marché de la recherche en ligne, avec une part de 90 % à l’échelle mondiale et de 94 % sur les smartphones, selon les données de StatCounter. Cette situation est perçue comme nuisible pour la concurrence, d’où la proposition du ministère de la Justice d’imposer des mesures radicales. Parmi celles-ci, la séparation de Google de Chrome et même d’Android pourrait être envisagée afin de favoriser l’émergence de nouveaux concurrents.

Un démantèlement nécessaire pour stimuler l’innovation

Pour Gail Slater, cheffe de la division antitrust du Département de la Justice des États-Unis,  ce démantèlement est essentiel pour encourager l’innovation, particulièrement dans un contexte où la concurrence dans l’intelligence artificielle (IA) se renforce. L’essor des interfaces comme ChatGPT d’OpenAI et Gemini de Google constitue une menace sérieuse de la domination de Google dans la recherche en ligne. Ces chatbots, capables de répondre à une variété de questions, modifient les habitudes des utilisateurs qui se tournaient dorénavant vers Google.

L’Appel d’un marché ouvert et concurrentiel

Gail Slater souligne : « Rien ne fera progresser l’intelligence artificielle plus rapidement qu’un marché ouvert et concurrentiel, exempt de gardiens et de monopoles. », des propos relayés par l’AFP. Gail Slater estime que cette situation est essentielle pour l’innovation technologique, mettant en lumière les dangers d’un marché dominé par une seule entité.

Face à ces accusations, les avocats de Google défendent fermement la position de leur client. Selon eux, les mesures proposées par le ministère de la Justice nuiraient à l’innovation et forcerait les consommateurs à utiliser des moteurs de recherche moins performants, contre leur volonté. Ils jugent ces demandes non seulement injustifiées, mais également contreproductives pour les utilisateurs.

Le procès, actuellement en cours, pourrait marquer un tournant dans l’histoire de l’antitrust américain. Une décision est attendue dans les mois à venir, avec des conséquences qui pourraient avoir des répercussions majeures pour l’avenir de Google et la concurrence dans l’écosystème numérique.

Gabon/Santé : L’allaitement maternel négligé au profit des impératifs professionnels

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Dans un pays en mutation, où les femmes, qu’elles soient mères célibataires ou épouses, sont de plus en plus nombreuses à travailler, concilier vie professionnelle et maternité devient un véritable défi.

Faute de temps ou par crainte de mal faire, de nombreuses mères se tournent rapidement vers des nounous ou des crèches, utilisant de ce fait du lait artificiel et reléguant l’allaitement maternel au second plan. Un choix souvent dicté par la reprise rapide du travail, mais aussi par un manque d’accompagnement et d’information. Résultat : la durée moyenne d’allaitement ne dépasse pas 10 semaines, alors que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande six mois d’allaitement exclusif.

Au-delà des contraintes professionnelles, le choix d’allaiter dépend aussi de l’environnement social, du soutien familial et de la confiance en soi. Le rôle du père est crucial. Un partenaire impliqué peut grandement influencer cette décision. Bien que certaines contre-indications médicales existent (comme le VIH ou la galactosémie), elles restent rares.

Des bienfaits reconnus mais négligés

Selon l’OMS, l’allaitement maternel réduit les risques de maladies chez le nourrisson (infections, obésité, diabète) et chez la mère (cancers, diabète de type 2). Il facilite aussi la récupération après l’accouchement. Économique, pratique et écologique, le lait maternel s’adapte naturellement aux besoins du bébé. Mais, malgré les bienfaits de cette obligation maternelle, les impératifs professionnels amènent plusieurs mères à négliger ce devoir naturelle.

Chaque année, la Semaine mondiale de l’allaitement, du 1er au 7 août, rappelle l’importance de cette pratique. À cette occasion, parents et professionnels sont invités à se mobiliser pour mieux soutenir les mères. Toutefois, le choix d’allaiter reste une décision personnelle, qui mérite d’être accompagnée sans jugement.

Gabon : Les retraités du privé et du parapublic réclament justice et dignité

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Les anciens travailleurs issus des secteurs privé et parapublic poursuivent, dans la discrétion mais avec détermination, une lutte de longue haleine pour la reconnaissance de leurs droits fondamentaux. Regroupés au sein de collectifs, de syndicats et d’associations, ces anciens piliers de l’économie nationale peinent encore à faire entendre leurs doléances auprès des instances décisionnelles.

Thierry Georges Augoul, porte-voix de la Coalition des retraités du Gabon, alerte sur la détresse croissante de ses pairs : « La revalorisation des pensions n’est pas un luxe, c’est une nécessité vitale. Depuis la création de la CNSS (Caisse nationale de sécurité sociale), aucune hausse significative n’a été mise en œuvre. Pire encore, les personnels des hôpitaux CNSS, Jeanne Ebori, l’hôpital de pédiatrie d’Owendo et Paul Igamba à Port-Gentil attendent toujours la régularisation de leurs droits. »

Dans un contexte d’inflation persistante, notamment dans la capitale Libreville, une grande partie des retraités survit dans une précarité alarmante. Le montant des pensions, jugé dérisoire, ne permet plus de répondre aux besoins élémentaires, comme des logements décents, des soins de santé et une alimentation équilibrée. « Le quotidien est devenu un parcours du combattant, à mesure que les prix explosent », confie Augoul avec amertume.

L’élection du général Brice Clotaire Oligui Nguema à la magistrature suprême a ravivé un espoir. Son programme prévoit un renforcement du système de protection sociale, un signal encourageant pour les retraités, selon Richard Nadi Bekoung, président du SYPROSS/Gabon : « Il est impératif d’engager une réforme structurelle en profondeur. Le chef de l’État a manifesté une réelle volonté de moderniser les organismes de sécurité sociale, afin d’instaurer une couverture équitable pour tous. »

Mais les revendications des retraités ne se limitent pas à la seule amélioration des pensions. Ils appellent à une refonte globale du modèle socio-économique, fondée sur une redistribution plus juste des richesses nationales. Leur aspiration est claire : être traités avec la considération due à ceux qui ont contribué, souvent au prix de lourds sacrifices, à l’essor du pays.

Désormais, la question du sort des retraités s’impose comme un enjeu majeur de justice sociale. Et si leurs appels ont longtemps été ignorés, ils semblent aujourd’hui résonner plus fort dans la sphère publique et les nouvelles orientations politiques du Gabon.

Gabon : Les marins de Peschaud à Port-Gentil dénoncent des abus et interpellent les autorités publiques

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Dans un contexte où la restauration de la dignité des travailleurs gabonais est érigée en priorité par les plus hautes autorités du pays, les professionnels de la mer pointent un décalage flagrant entre les discours politiques et la réalité vécue sur le terrain.

Selon nos confrères de de Gabonreview, le samedi 19 avril à Port-Gentil, les membres du collectif des marins de la société Peschaud Gabon ont tenu une conférence de presse pour dénoncer les abus dont ils sont victimes et pointent d’un doigt accusateur à la fois des manquements graves de la direction de Peschaud Gabon et l’inaction des autorités administratives. Selon le journal en ligne, les revendications portent notamment sur la formation, la rémunération, la régularisation des contrats d’engagement maritime et un embarquement plus équitable en offshore. L’application de l’article 50 de l’accord collectif, l’organisation d’élections des délégués du personnel et le contrôle de l’emploi de main-d’œuvre étrangère sont également exigés.

Le collectif accuse la délégation provinciale des affaires maritimes de l’Ogooué-Maritime d’inaction à cause de plusieurs sollicitations restées sans suite. L’affaire a été portée à Libreville, devant la Marine marchande, sans avancées significatives. « Le Code de la Marine marchande est bafoué et la délégation des affaires maritimes demeure muette. La preuve est que les contrats d’engagement maritime sont inexistants », a déclaré Henri Serge Azizet, porte-parole du collectif.

La précarité sociale est également au cœur des préoccupations. Les marins dénoncent la suppression de certains avantages et l’insuffisance de leurs salaires. Face à cette situation, une médiation sérieuse s’impose entre l’employeur Peschaud Gabon et le collectif. Ce pourrait permettre un terrain d’entente durable.