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[Gabon : Enseignement supérieur – Crise au CNOU] Dr Simplice Désiré Mamboula à la manœuvre pour désamorcer la bombe

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Dans un contexte marqué par des turbulences persistantes au sein du Centre national des œuvres universitaires, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche Scientifique a initié, ce mardi 24 juin, une rencontre décisive avec les représentants syndicaux des agents de ladite organisme. Cette initiative s’inscrit dans une dynamique de concertation sociale visant à ramener la sérénité au sein de cette administration stratégique du monde universitaire gabonais.

Depuis plusieurs mois, le CNOU est le théâtre d’un malaise grandissant entre le personnel et l’administration de tutelle. Mécontentements, revendications administratives et préoccupations sociales rythment le quotidien des agents, dont les attentes n’ont cessé de s’amplifier. Face à cette situation préoccupante, le ministre de tutelle a souhaité ouvrir un canal de communication direct avec les partenaires sociaux, les conviant à un échange au sein de son cabinet ministériel.

Un échange franc autour de préoccupations majeures

À l’ordre du jour de cette séance de travail figuraient plusieurs axes prioritaires : l’état des lieux de la situation administrative et sociale du personnel du CNOU ; les perspectives de gouvernance, l’évolution des carrières, ainsi que la couverture en matière de protection sociale. Ce cadre de dialogue vise non seulement à apaiser les tensions, mais aussi à restaurer la confiance entre les parties prenantes. Le ministre a réaffirmé sa volonté à privilégier une approche participative et transparente dans la gestion des dossiers sensibles. Pour lui, « la qualité du service rendu aux étudiants est indissociable du bien-être du personnel du CNOU ».

Une démarche volontariste pour rétablir un climat social apaisé

En optant pour une écoute attentive et proactive des revendications syndicales, Dr Simplice Désiré Mamboula entend inscrire son action dans une logique de gouvernance responsable et de stabilité institutionnelle. Cette main tendue aux syndicats marque une étape importante dans le processus de réconciliation sociale et de revalorisation des agents.

La rencontre augure ainsi d’une nouvelle ère de dialogue et de compromis au sein du CNOU, avec pour horizon la consolidation d’un environnement universitaire propice à la performance, à l’équité et à la paix sociale.

[Gabon : Autoroute de contournement] Modification du tracé, les habitants impactés appelés à se prononcer

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La gouverneure de la province de l’Estuaire invite les populations à des consultations publiques, le jeudi 26 juin, pour plus d’explications sur ces opérations. L’information a été rendue publique le 24 juin 2025 via un communiqué.

Marie Françoise Dikoumba invite les populations des quartiers Batoupou, Baraka, Oveng, Bambouchine et Bikélé-Bissobinam à prendre part à deux réunions d’information, le jeudi 26 juin 2025, à 08 h 30 dans la salle des fêtes « Bon lieu » de Bambouchine, puis à 11 h à la salle polyvalente de la mairie de Bikélé.

En effet, Dans le cadre de la mise en œuvre du Plan national de développement, le projet d’autoroute de contournement du Grand Libreville, piloté par l’entreprise AOM Gabon, entre dans une nouvelle phase. Selon la gouverneure de l’Estuaire, une modification du tracé a été apportée dans la zone de Bambouchine sur une section de neuf kilomètres entraînant ainsi un élargissement sur le linéaire reliant Bikélé à Bissobinam.

[Gabon : Autoroute de contournement] Modification du tracé, les habitants impactés appelés à se prononcer

Cette autoroute de 2×3 voies, traversant les communes d’Akanda, Libreville, Ntoum et Owendo, est un projet d’envergure impulsé par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, dans l’objectif de désengorger la capitale et de fluidifier la circulation dans le Grand Libreville.

Les populations concernées sont donc invitées à prendre part à ces rencontres pour en savoir plus et prendre toutes les dispositions nécessaires.

[Gabon : Éducation & Culture] Un manuel scolaire pour valoriser l’art culinaire gabonais

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Libreville, 24 juin 2025 – C’est dans une ambiance chaleureuse et empreinte de fierté nationale que le célèbre chef gabonais, O’Miel, a procédé, ce mardi, à la remise officielle de son ouvrage dédié à l’art culinaire local à Camélia Ntoutoume Leclercq, ministre d’Etat, ministre de l’Education nationale.

Ce manuel, est le fruit d’une étroite collaboration entre le Chef O’Miel et le ministère de l’Education nationale. Il ambitionne de faire découvrir et transmettre la richesse de la gastronomie gabonaise aux jeunes générations, tout en servant de référence pédagogique aux professionnels de la cuisine et aux passionnés d’art culinaire.

En recevant le manuel, la Ministre d’État a salué une initiative « inspirante et structurante » qui contribuera à l’enracinement des valeurs culturelles dans les programmes éducatifs.

[Gabon : Éducation & Culture] Un manuel scolaire pour valoriser l’art culinaire gabonais

Ce projet s’inscrit dans la dynamique du gouvernement visant à promouvoir les métiers de bouche, à encourager les vocations dans la gastronomie et à positionner le Gabon comme une destination culinaire de référence en Afrique centrale.

Avec cette initiative, le Chef O’Miel confirme son rôle d’ambassadeur du patrimoine culinaire gabonais et ouvre une nouvelle page de l’éducation culturelle au Gabon.

[Gabon : Violences en milieu scolaire] Ce que révèle vraiment l’affaire Anna-Gwanaélle Mouwoyi-Bifaghou

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L’affaire présentant la jeune fille comme une victime de violence scolaire, connaît un certain tournant après le droit de réponse relayé par le ministère de l’Education nationale. L’Institution Immaculée Conception affirme que tous les élèves impliqués ont été sanctionnés et que la supposée agressée n’était pas étrangère à l’incident. Un cas qui invite à dépasser l’émotion pour mieux comprendre les faits.

Depuis plusieurs semaines, l’affaire impliquant Anna-Gwanaélle Mouwoyi-Bifaghou, élève de l’Institution Immaculée Conception, suscite une vive émotion sur les réseaux sociaux. À l’origine de cette vague d’indignation : une vidéo largement partagée en mai dernier montrant la jeune fille en train d’être brutalisée par certaines de ses camarades. Un épisode choquant, perçu par beaucoup comme un nouvel exemple des violences en milieu scolaire, ravivant ainsi les débats sur la protection des élèves et la responsabilité des établissements. Mais derrière l’émotion, les faits semblent plus complexes.

Une exclusion controversée

Mi-juin 2025, un rebondissement inattendu vient bouleverser la perception publique de l’affaire : l’annonce sur les réseaux sociaux de l’exclusion de Mlle Anna-Gwanaélle Mouwoyi-Bifaghou par le conseil de discipline de son établissement. Ce qui a particulièrement choqué, c’est que la mesure ne semblait viser que la supposée victime, tandis que ses agresseuses ne faisaient l’objet d’aucune sanction apparente, du moins selon les informations relayées en ligne. Très vite, les accusations de partialité, d’injustice et même de complicité tacite envers les violences scolaires ont enflammé les réseaux sociaux.

Droit de réponse du gouvernement

Face à la polémique grandissante, le ministère de l’Education nationale a publié un droit de réponse, dans lequel il dénonce des interprétations erronées et appelle à un rétablissement des faits. Selon la direction de l’établissement, l’exclusion ne visait pas uniquement Anna-Gwanaélle, mais l’ensemble des élèves impliquées dans l’incident, y compris celles identifiées comme ses agresseuses. « Le conseil de discipline, souverain dans ses délibérations, s’est réuni et a statué avec une impartialité exemplaire, à l’issue d’une procédure contradictoire rigoureuse. Aucune pression externe n’a altéré la décision rendue », précise l’établissement.

Toujours selon ce communiqué, la jeune fille, initialement perçue comme victime, aurait en réalité joué un rôle central dans le déclenchement de l’altercation. Les témoignages du corps enseignant font état d’un comportement fréquemment provocateur et manipulateur. Il s’agirait, selon eux, d’un comportement déjà sanctionné dans le passé, avec notification aux parents, comme en atteste son cahier de liaison.

Une décision difficile, mais assumée

Pour l’établissement, la décision d’exclusion se fonde sur une accumulation de faits et non sur une réaction isolée à un buzz médiatique. L’Institution Immaculée Conception insiste sur son engagement dans la lutte contre les violences scolaires et réfute toute forme de traitement inéquitable. « L’éducation ne saurait être instrumentalisée à des fins de victimisation injustifiée. La vérité mérite d’être proclamée, même lorsqu’elle ne flatte pas les émotions », conclut le communiqué.

Un débat de société relancé

Cette affaire soulève des questions fondamentales : comment juger avec objectivité des faits lorsque l’émotion domine l’espace public ? Les réseaux sociaux, s’ils permettent de dénoncer des abus, ne risquent-ils pas aussi de créer des procès sans enquête ? Enfin, comment les établissements scolaires doivent-ils agir pour concilier sanction juste, prévention de la violence et respect de l’équité entre les élèves ?

Dans tous les cas, cette affaire invite à la prudence, au discernement et à une réflexion plus profonde sur la gestion des conflits en milieu scolaire.

[Gabon – Environnement : sacs à usage unique] Mays Mouissi en croisade contre la pollution plastique

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Libreville, 23 juin 2025 – Dans le cadre de la lutte contre la prolifération des déchets plastiques, le ministre de l’Environnement, de l’écologie et du climat a convoqué, ce lundi, une réunion stratégique avec les principaux acteurs de la chaîne de production, de distribution et de recyclage des sacs plastiques à usage unique.

Autour de la table : industriels, commerçants, recycleurs et promoteurs de solutions alternatives. Cette rencontre visait à dresser un état des lieux de l’utilisation actuelle des sacs plastiques, à identifier les substituts déjà en circulation et à baliser la voie pour une mise en conformité des opérateurs économiques avec la réglementation environnementale.

Le constat est sans appel : près de 36 tonnes de sachets plastiques sont ramassées quotidiennement dans la zone du Grand Libreville par la société Clean Africa, soulignant l’ampleur du fléau écologique auquel est confronté le pays. Face à cette situation alarmante, le ministre a annoncé une série de mesures décisives. Un moratoire de trois mois est accordé à tous les opérateurs économiques pour cesser définitivement l’utilisation des sacs plastiques, notamment ceux remis en sortie de caisse dans les supermarchés et commerces de détail.

À cela s’ajoute une vaste campagne de sensibilisation, baptisée « Libreville sans plastique », sera organisée du 3 au 6 juillet 2025, avec l’appui des parties prenantes, pour inciter les populations à adopter des pratiques de consommation responsables. Enfin, la mise en place d’un comité de suivi a été actée. Celui-ci pilotera une mission de contrôle prévue pour le 27 septembre 2025, afin de s’assurer du respect effectif des engagements pris par les opérateurs économiques.

À travers ces initiatives, le gouvernement de la République entend donner un signal fort en matière de gouvernance écologique et inscrire le Gabon dans une dynamique durable. Pour Mays Mouissi, cette croisade contre les plastiques à usage unique est un combat prioritaire, à la croisée des enjeux sanitaires, environnementaux et économiques.

[Gabon : Environnement] Mays Mouissi enclenche le plan d’urgence de gestion des déchets post-déguerpissement

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Libreville, le 25 juin 2025 – En réponse aux impératifs environnementaux issus des opérations de délogements forcés, récemment menées dans la capitale, le ministre de l’Environnement a entrepris, ce mercredi, une visite d’inspection sur le site de Plaine-Orety. Il était accompagné de ses homologues Ludovic Megne Ndong (Habitat) et Edgard Moukoumbi (Travaux publics), pour le lancement officiel du plan d’urgence de salubrité sur les lieux.

Cette initiative gouvernementale, menée par le ministre Mays Mouissi, s’inscrit dans le sillage des directives fermes du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, visant à restaurer l’hygiène, l’ordre urbain et la salubrité publique dans les zones récemment libérées des occupations anarchiques.

Une synergie d’action multisectorielle

Le dispositif mis en œuvre repose sur une coordination étroite entre différents corps d’intervention, notamment le Génie militaire, les services techniques des Travaux publics, ainsi que plusieurs opérateurs privés mandatés, parmi lesquels Clean Africa, Mika Services et la société turque SUMMA.

La première phase des opérations, planifiée sur une durée d’environ deux semaines, consistera au déblaiement intensif des gravats, mené principalement de nuit afin de minimiser les perturbations de la circulation et préserver la fluidité des activités diurnes.

Recyclage, valorisation et traitement des déchets

Dans un souci d’économie circulaire et de protection de l’environnement, le gouvernement a prévu des circuits différenciés pour le traitement des déchets. Les gravats seront acheminés vers quatre zones dédiées de remblaiement, la ferraille sera valorisée par une entreprise spécialisée dans le recyclage, tandis que les déchets plastiques seront pris en charge par des opérateurs agréés.

[Gabon : Environnement] Mays Mouissi enclenche le plan d’urgence de gestion des déchets post-déguerpissement

Cette démarche traduit la volonté des autorités de faire de la gestion des déchets un levier de développement durable, tout en consolidant les efforts de modernisation urbaine actuellement en cours dans la capitale gabonaise.

[Gabon : Société] Vers un renforcement de la protection des veuves

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À l’occasion de la Journée internationale des veuves, célébrée cette année à Franceville dans la province du Haut-Ogooué, le ministère de la Femme, de la Famille et de la Protection de l’Enfance a organisé plusieurs activités autour du thème : « Les valeurs familiales, la gestion du deuil et la dignité du défunt ». Une manière de donner la parole aux femmes encore trop marginalisées, confrontées à des formes de violences économiques, sociales et culturelles.

D’après ONU Femmes, plus de 258 millions de veuves vivent dans le monde, dont 115 millions dans une extrême pauvreté. Au Gabon, les données restent incomplètes, mais les associations locales alertent sur des cas fréquents d’expropriations illégales, d’isolement social et d’absence de soutien moral et économique. Le veuvage s’accompagne trop souvent d’une perte de droits fondamentaux.

Un message fort de la Cinquième République

La ministre de la Femme, de la famille et de la protection de l’enfance, Élodie Diane Fouefoue épouse Sandjoh a réaffirmé dans une allocution que : « Le Gabon, dans cette cinquième République entend devenir une référence en matière de protection juridique et sociale des veuves ». A cette fin, trois priorités ont été énoncées : briser le silence, reconnaître les droits patrimoniaux des veuves et renforcer l’accompagnement humain et matériel, en particulier dans les familles et communautés.

[Gabon : Société] Vers un renforcement de la protection des veuves

La ministre a insisté sur l’importance d’une approche équilibrée entre traditions et modernité. Les valeurs gabonaises, comme la solidarité intergénérationnelle, le respect des défunts et le soutien aux endeuillés, doivent servir de fondement à une meilleure inclusion sociale. Toutefois, certaines coutumes doivent évoluer pour cesser d’être un prétexte à des abus.

L’État de droit comme rempart contre les abus

Face aux violences subies par certaines veuves, l’État se doit de garantir un accès réel à la justice. Les auteurs de maltraitances qu’elles soient psychologiques, physiques ou économiques doivent être poursuivis et sanctionnés. La ministre Élodie Diane Fouefoue épouse Sandjo appelle la communauté nationale à faire de la justice un outil accessible, rapide et équitable pour toutes les femmes concernées.

[Gabon : Société] Vers un renforcement de la protection des veuves

Prévenir par l’information juridique

Le gouvernement devrait envisager la mise en place de séances de sensibilisation dans les mairies avant le mariage civil, afin d’informer les femmes et même les hommes sur leurs droits en matière de succession, de gestion des biens et de protection légale. Cette éducation préventive est vue comme une condition essentielle d’un véritable changement social et juridique.

Reconnaître et encadrer le mariage coutumier

Depuis décembre 2020, le Gabon a légalisé le mariage traditionnel avec une dot plafonnée à 1,5 million de francs CFA, pourtant ce pan du mariage demeure sans véritable cadre d’application. En l’absence de suivi institutionnel, de nombreuses femmes mariées selon les traditions se retrouvent sans protection juridique en cas de veuvage.

Élodie Diane Fouefoue épse Sandjoh devrait prendre cette question à bras-le-corps, afin que la reconnaissance du mariage coutumier cesse d’être une loi sans effet sur le terrain. Il urge de mettre en place une institution coutumière pour accompagner les veuves dans le respect de leurs droits et aussi dans le respect des traditions.

[Sommet États-Unis – Afrique à Luanda] Brice Clotaire Oligui Nguema plaide pour un partenariat équitable et la transformation locale

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Invité par son homologue angolais, João Lourenço, le Président de la République a pris part à la cérémonie inaugurale du 17ᵉ Sommet des Affaires États-Unis-Afrique, organisé par le Corporate Council on Africa (CCA), dans la capitale angolaise.

Lors de cette rencontre d’envergure, qui réunit plusieurs chefs d’État africains, des représentants gouvernementaux américains et de nombreux investisseurs du secteur privé, la présidente du CCA, Florie Liser, a exhorté les Etats-Unis et l’Afrique à redéfinir les contours d’une coopération mutuellement bénéfique, tournée vers une croissance inclusive et durable.

Dans son intervention, le Président Brice Clotaire Oligui Nguema a mis en avant la volonté du Gabon à s’affirmer comme un partenaire économique fiable, favorable aux investissements structurants, dans le respect de sa souveraineté nationale. Il a plaidé pour des alliances économiques équilibrées, reposant sur le principe du « gagnant-gagnant », avec un accent particulier sur la transformation locale des ressources naturelles. Cette orientation vise à stimuler la création d’emplois, renforcer les capacités nationales et à maximiser la valeur ajoutée dans l’économie gabonaise.

[Sommet États-Unis – Afrique à Luanda] Brice Clotaire Oligui Nguema plaide pour un partenariat équitable et la transformation locale

Ce sommet de haut niveau constitue une plateforme stratégique pour intensifier les échanges commerciaux et les partenariats innovants entre les États-Unis et l’Afrique, à l’heure où le continent cherche à diversifier ses économies et à bâtir une prospérité partagée.

[Gabon – Modernisation urbaine] Plaine-Orety, Charbonnages, Carrefour SNI, Pont Nomba et Bas de Gué-Gué entrent en mutation

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Depuis plusieurs jours, Libreville, la capitale gabonaise, s’apparente à un vaste chantier à ciel ouvert. Dans la continuité des opérations de réaménagement initiées derrière l’Assemblée nationale, les quartiers de Plaine-Orety, du bassin versant Sainte-Marie, du Bas de Gué-Gué, des Charbonnages et du Carrefour SNI d’Owendo sont désormais concernés par une vague de déguerpissements, dans le cadre de la politique de modernisation urbaine impulsée par les plus hautes autorités.

A la différence des premières interventions, fortement décriées dans l’opinion publique pour leur caractère soudain et parfois brutal, les nouvelles opérations s’inscrivent dans une démarche plus encadrée et respectueuse de la dignité humaine. Désormais, un délai de 72 heures est accordé aux occupants pour libérer les sites identifiés, évitant ainsi les scènes de panique et les accusations de traitement inhumain.

Si la douleur et l’incompréhension restent palpables sur les visages des sinistrés, le tumulte médiatique et les protestations virulentes ont visiblement cédé la place à une résignation mêlée d’espoir. Preuve d’une certaine pédagogie gouvernementale dans la conduite de ces actions, désormais perçues comme un mal nécessaire pour le bien commun.

Le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, endosse avec fermeté le rôle de bâtisseur en chef. Ambitionnant de faire de Libreville une métropole moderne et structurée, véritable hub sous régional des affaires, il entend donner à la capitale une physionomie en adéquation avec les potentialités économiques du pays – riche en ressources minières, forestières et halieutiques.

Par la volonté d’assainissement urbain, la redynamisation des infrastructures et la réorganisation spatiale, la mue de Libreville est en marche. Reste à savoir si cette transformation, aussi audacieuse soit-elle, saura intégrer durablement les dimensions sociales et humaines, afin que la capitale de demain ne se construise pas sur les ruines de l’exclusion d’aujourd’hui.

[Gabon : Interdiction d’exporter le manganèse brut] Joscelain Lebama remet sèchement Christel Bories à sa place

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Libreville, 24 juin 2025 – Dans une réplique cinglante empreinte de fermeté, le secrétaire général du Syndicat des travailleurs des industries minières et métallurgiques (STRIMM), a vigoureusement dénoncé les déclarations, jugées condescendantes, de la présidente du groupe français ERAMET, à l’égard de la récente réforme gabonaise sur la proscription de l’exportation du manganèse brut à compter du 1er janvier 2029.

Invitée sur le plateau de l’émission Ecorama, la dirigeante d’ERAMET a critiqué vertement la décision souveraine du Gabon, évoquant notamment les prétendues « limitations énergétiques » du pays, allant jusqu’à affirmer que cette réforme reviendrait à « se tirer une balle dans le pied ». Un jugement tranché que le STRIMM perçoit comme un mépris et révélateur d’un paternalisme postcolonial malvenu, surtout venant d’un groupe présent au Gabon depuis plus de trente ans et ayant massivement profité de ses ressources stratégiques.

Le rejet d’un modèle extractiviste révolu

Pour Joscelain Lebama, les propos de Mme Bories illustrent une conception dépassée des relations économiques entre pays du nord et les nations africaines. « Il est inacceptable que l’on cherche à maintenir le Gabon dans un rôle de simple pourvoyeur de matières premières, alors que notre ambition est claire : transformer nos ressources sur place et maîtriser davantage la chaîne de valeur », a déclaré le syndicaliste. Il dénonce une volonté manifeste de perpétuer un modèle extractiviste obsolète, incompatible avec les aspirations actuelles du pays en matière de développement industriel et de souveraineté économique.

Une réforme emblématique d’un cap assumé

Le secrétaire général du STRIMM réaffirme son soutien indéfectible à l’initiative gouvernementale, qu’il considère comme une décision historique traduisant une véritable rupture. « Le Gabon, sous l’impulsion du Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, amorce un virage décisif vers la transformation locale et la création d’emplois durables », insiste Lebama. Pour le syndicaliste, cette réforme structurelle vise non seulement à rapatrier de la valeur ajoutée, mais aussi à renforcer les compétences nationales et à favoriser l’essor de filières industrielles compétitives.

L’urgence de changer de mentalité

Dans un ton sans appel, le STRIMM appelle ERAMET à reconsidérer sa posture et à s’aligner résolument sur la nouvelle orientation stratégique du Gabon. « Soit ERAMET investit dès à présent dans la transformation locale, soit le groupe devra céder la place à des partenaires réellement engagés pour un développement industriel équitable – qu’ils soient africains, asiatiques ou issus d’autres horizons », prévient Lebama.

Un avertissement aux relents de rupture

En guise de conclusion, le leader syndical ne laisse aucune place à l’ambiguïté : « L’ère des contrats léonins et des discours dilatoires est révolue. Le Gabon ne reculera pas devant les pressions d’intérêts étrangers, retranchés dans une logique de rente. L’heure est à l’action, à l’investissement concret, et au respect des choix souverains d’un État en marche vers son indépendance économique », a-t-il déclaré.