Blog Page 192

[Gabon : Concert de bienfaisance] Soutien à la reconstruction de la Cathédrale Sainte Marie

0

Le 12 juillet 2025, à la Baie des Rois, un concert de levée de fonds réunira artistes et fidèles dans un élan de solidarité en faveur de la restauration de ce haut lieu de foi.

Le samedi 12 juillet 2025 à 18h30, à la Baie des Rois à Libreville, des voix dans un élan de solidarité s’élèveront lors d’un concert exceptionnel de levée de fonds pour la restauration de la cathédrale Notre-Dame de l’Assomption Sainte-Marie. Réunissant une pléiade d’artistes engagés, cette soirée musicale, placée sous le signe de la foi, de l’unité et de la générosité, se veut un moment fort pour rassembler les fidèles autour d’un même objectif : sauver un patrimoine spirituel en péril.

Cette initiative fait suite à la fermeture temporaire de la cathédrale décidée le 17 mai 2025 pour raisons de sécurité. L’état préoccupant de la toiture, menaçant la sécurité des fidèles, a conduit les autorités ecclésiastiques, avec l’accord de l’archevêque Monseigneur Jean Patrick Iba-Ba, à suspendre les célébrations dans l’édifice. Depuis, les offices religieux ont été réorganisés en d’autres lieux, dans l’attente d’une réhabilitation complète.

À travers ce concert, c’est toute une communauté qui se mobilise pour faire revivre ce symbole de foi et d’histoire. Chaque billet acheté, chaque note chantée, chaque présence comptera. Que cette soirée soit le point de départ d’une renaissance porteuse d’espérance.

[Inquiétante insécurité alimentaire au Gabon] Faut-il interdire les produits en provenance du Cameroun ?

0

Si, chaque fois que vous achetez une banane bien jaune, un poisson soi-disant « frais » ou un piment rouge vif venu du Cameroun, les atangas…vous ingériez un poison lent ? Et si, derrière l’abondance apparente des étals gabonais, se cachait une bombe sanitaire silencieuse ? Face à l’urgence, une question s’impose avec fracas : ne faudrait-il pas, tout simplement, interdire les produits alimentaires camerounais au Gabon ?

Le Gabon importe chaque année pour plus de 150 milliards de FCFA de produits alimentaires, selon les douanes et le ministère du Commerce. Cette dépendance repose en grande partie sur le Cameroun, qui inonde les marchés gabonais de bananes plantains, tomates, gombos, oignons, atangas, poivrons, et autres denrées de base. Cette situation s’explique par l’absence d’une agriculture locale forte, incapable de nourrir l’ensemble de la population.

Conséquence : chaque jour, des centaines de camions franchissent la frontière avec des produits certes abondants… mais potentiellement dangereux. Au-delà de leur aspect engageant, la réalité chimique de ces denrées est alarmante. Les vidéos virales, les témoignages de consommateurs malades, et les alertes des agences de sécurité sanitaire de la sous-région convergent toutes vers un constat : les pratiques agricoles camerounaises mettent en danger la santé des populations.

Le scandale du formol et la toxicité invisible
Parmi les substances les plus décriées, le formol (formaldéhyde), classé cancérigène depuis 2004, est utilisé de manière illégale pour faire mûrir des fruits en 24 heures, ou masquer la décomposition des poissons et viandes. Cette pratique, bien connue à Douala, Yaoundé ou Ebolowa, persiste. Pourquoi ? Parce que les commerçants recherchent le profit rapide, compensent l’absence de chaîne du froid, et profitent d’un contrôle sanitaire inefficace. Le formol, incolore et inodore à faible dose, passe souvent inaperçu. Résultat : des produits séduisants à l’œil, mais hautement toxiques, qui empoisonnent silencieusement les consommateurs.

Pesticides, mycotoxines et métaux lourds : un cocktail létal
Des analyses scientifiques montrent des niveaux dangereux de pesticides interdits, comme le DDT, dans le maïs, les haricots ou le piment, avec des risques de cancer, d’infertilité et de troubles neurologiques. D’autres produits comme le manioc, les arachides et le poisson fumé contiennent des mycotoxines, responsables de cancers digestifs et de retards de croissance. Quant au poisson fumé, souvent préparé avec des pneus ou des freins usagés, il est chargé en métaux lourds (plomb, cadmium), à l’origine de maladies cardiovasculaires et de toxicité chronique.

Le Gabon doit-il attendre un drame pour réagir ?

L’Agence gabonaise de sécurité alimentaire (AGASA), censée protéger les consommateurs, ne dispose d’aucun véritable laboratoire de contrôle à la frontière. À Eboro, seuls quelques tests aléatoires sont effectués, sans profondeur, ni fréquence. Pendant ce temps, des tonnes de produits à la toxicité certaine envahissent nos marchés.
Faut-il attendre une hécatombe sanitaire pour réagir ?

Le temps est venu d’avoir le courage politique de poser un moratoire, voire une interdiction, tant qu’aucune garantie de sécurité n’est apportée. À l’heure de la souveraineté alimentaire, le Gabon doit reprendre le contrôle de ce qui finit dans l’assiette de ses citoyens. Faute de quoi, nous continuerons à mourir à petit feu, la bouche pleine.

[Editorial] Rêvons grand !

0

On pourrait. On pourrait se poser des tas de questions sur notre existence. On pourrait – sans pourtant s’en enorgueillir – constater que le Gabon est jusque-là préservé des désastres vécus par d’autres peuples sur la planète Terre : incendie, inondations meurtrières, catastrophes naturelles, guerres…Il ne faut surtout pas croire que cela est le fruit du hasard. C’est un héritage à sauvegarder. Nos aïeux ont laissé à la prospérité non pas des cendres, mais des semences.

Il faut le rappeler avec force et le dire avec détermination. Cela va de la grandeur de notre pays et participe inéluctablement à notre vivre ensemble. D’autant plus que, prêtant serment de fraîche date – c’est-à-dire le 03 mai dernier – devant Dieu, nos ancêtres et le peuple gabonais, Brice Clotaire Oligui Nguema s’engageait « à consacrer toutes [ses] forces à son bien-être, à le protéger de tout dommage, à respecter et à défendre fidèlement la Constitution et l’État de droit, à préserver les acquis démocratiques, l’intégrité du territoire national, à remplir consciencieusement les devoirs de ma charge et à être juste envers tous. » Pas que !

Une forte symbolique

Face au monde entier, le nouveau président de la République lançait un appel à ses compatriotes : « Je vous invite à rêver grand ! » Ces mots chargés d’une forte symbolique sont venus rassurer tous les traumatisés de l’ère Ali Bongo. Les 14 ans de chape de plomb du règne de l’ex-enfant-roi sont tout un enseignement de vie. D’autant plus qu’en dehors d’avoir fait de lui un repoussoir, au point de cliver complètement la Nation gabonaise, il a créé les conditions de sa propre chute. D’où les évènements souhaités du 30 août 2023.

Pourtant, si Ali Bongo s’était bien entouré, il aurait dû et pu comprendre cette sagesse de Jean Jacques Rousseau (Du Contrat social) : « Le plus fort n’est jamais assez fort pour être toujours le maître, s’il ne transforme sa force en droit et l’obéissance en devoir. De là, le droit du plus fort ; droit pris ironiquement en apparence, et réellement établi en principe. » Ici, le rôle du droit est d’offrir la légitimité à l’exercice du pouvoir.

Des moments de questionnement

Aujourd’hui, l’affaire de Sylvia Bongo et compagnie, à travers la diffusion des vidéos devenues virales sur les réseaux sociaux, alourdit l’atmosphère. Ce sont des moments de questionnement de ce que nous sommes et devons être dans le règlement des différends dans notre société. Et pour cause, toutes les procédures doivent être respectées pour interpeller chaque citoyen, encore plus lorsqu’il s’agit d’un avocat. Il y va de la crédibilité de nos institutions et, surtout, cela participe à rassurer le citoyen lambda.

C’est pourquoi, il faut éviter de faire de la désormais « affaire Me Gisèle Eyue Bekale » un cheval de Troie de nature à pousser les Gabonais à se poser des questions sur la Vème République naissante et, partant, de réveiller les vieux démons de la peur, nuisibles autrefois à la popularité d’Ali Bongo. Le respect des procédures est l’un des signes distinctifs de l’existence d’un Etat de droit. Lequel protège tout le monde contre l’arbitraire et ce qui garantit la confiance des citoyens envers le pouvoir en place.

Rêvons grand !

[Mini-Sommet USA–Afrique] Oligui trace les axes d’un partenariat gagnant-gagnant avec les États-Unis

0

À Washington, lors du mini-sommet USA–Afrique organisé, du 9 au 11 juillet 2025, par le président Donald Trump, le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema a déroulé une vision ambitieuse du Gabon post-transition. Dans une allocution dense et stratégique, il a plaidé pour une coopération renouvelée avec les États-Unis, misant sur la transformation locale des ressources, l’industrialisation, la transparence, et une diplomatie économique renforcée. « Le Gabon est désormais cité en exemple », a-t-il lancé, confiant dans le potentiel de son pays.

Dès les premières minutes, Oligui Nguema a salué la qualité des relations entre Libreville et Washington, exprimant sa gratitude à son homologue américain pour « l’accueil et l’hospitalité » ainsi que pour l’envoi de la délégation américaine, conduite par Massad Boulos à son investiture. Parlant de l’économie américaine, il a déclaré : « Quand l’économie américaine se porte bien, le monde se porte bien. » Il a aussi souligné l’accord de paix RDC-Rwanda, et décrit Trump comme une « source d’inspiration pour tous ces jeunes qui aspirent à accéder à la magistrature suprême de leurs pays. »

Économie et transformation industrielle

Le président de la République a mis en avant le potentiel énergétique et minier du Gabon : 235 000 barils/jour de pétrole, 12 millions de tonnes de manganèse, gaz, fer, terres rares, lithium, cobalt, uranium, or et bois. Depuis le 4 juin 2025, le pays a engagé une politique de transformation locale pour « créer plus de richesse et plus d’emplois ». Cette stratégie nécessite 8 à 9 gigawatts supplémentaires, via de nouvelles centrales thermiques ou hydroélectriques.

Le Gabon s’ouvre aux investissements étrangers sur une base de « partenariats gagnant-gagnant », avec appels d’offres et transparence. Oligui Nguema s’est félicité de la présence de sociétés américaines comme Sebastion (data center), Exxon Mobil (offshore), Millennial Potash (production dès 2027), Rapiscan (port de Mayumba) et Boeing (3 gros-porteurs d’ici 2029).

 Il a évoqué les grands projets d’infrastructures (ligne ferroviaire Belinga–Booué–Mayumba, barrage de Booué) et des négociations pour un prêt de 2 à 3 milliards de dollars, à taux préférentiel, sur 5 à 10 ans, affirmant : « Nous disposons actuellement d’une économie capable de rembourser. »

[Mini-Sommet USA–Afrique] Oligui trace les axes d’un partenariat gagnant-gagnant avec les États-Unis

Gouvernance, immigration et sécurité maritime

Depuis le 30 août 2023, le Gabon est un « havre de paix et de stabilité », avec une gouvernance assainie et un cadre juridique plus attractif. Oligui Nguema a dénoncé la gestion de la nationalité par le régime précédent, rappelant que « le passeport gabonais reste fiable et crédible ». Il demande le rapatriement de ses compatriotes « dans le respect de leur dignité ».

Il a également dénoncé les bateaux « parallèles » issus de l’ancien régime, appelant à l’aide des États-Unis pour « restaurer notre dignité ».

Enfin, face à la piraterie dans le Golfe de Guinée, il a réclamé un soutien « concret, pragmatique et efficient ».

Par ailleurs,le président de la République souhaite renforcer les liens académiques, notamment entre l’École des mines du Gabon et celles des Etats du Colorado et du Nouveau-Mexique. Le retour du Peace Corps est « vivement attendu », symbole d’un climat de confiance retrouvé.

Une porte ouverte pour une nouvelle Afrique

Oligui Nguema a conclu en rappelant « des élections présidentielles libres et transparentes qui ont permis le retour à l’ordre constitutionnel ». Il s’est réjoui d’un climat des affaires désormais assaini et a lancé un appel solennel : « Ne soyez pas les derniers à venir ».

Enfin, il a noté dans le livre d’or : « Que la rencontre de ce jour nous permette de renforcer notre diplomatie économique… et d’entrevoir une porte ouverte pour une nouvelle Afrique, qui a besoin de partenaires capables, pour la transformation locale de ses matières premières. »

[USA : Mini-Sommet États-Unis-Afrique] Donald Trump reçoit cinq chefs d’État africains à la Maison Blanche

0

Le mercredi 9 juillet 2025, dans une action diplomatique à forte teneur géopolitique, le président américain a convié certains dirigeants africains, ceux du Liberia, du Sénégal, de la Mauritanie, de la Guinée-Bissau et du Gabon pour un mini-sommet axé sur les enjeux miniers, économiques et sécuritaires. Cette rencontre s’inscrit dans une stratégie explicite de contrepoids à l’influence croissante de la Chine et de la Russie sur le continent africain.

Organisé sous la forme d’un déjeuner de travail, ce sommet restreint a permis au locataire de la Maison Blanche d’exposer sans détour ses motivations premières. Devant la presse, Donald Trump a qualifié les cinq pays représentés de « territoires dynamiques, dotés de ressources naturelles exceptionnelles – des minerais de haute valeur, d’importantes réserves pétrolières, et surtout des peuples admirables ».

« Le continent africain recèle un potentiel économique immense, peut-être l’un des plus prometteurs au monde », a-t-il affirmé, appelant de ses vœux à une implication accrue des États-Unis dans les secteurs extractifs, énergétiques et industriels africains.

Une diplomatie des ressources assumée

Depuis son retour à la tête de l’exécutif américain, Donald Trump s’est engagé dans une politique extérieure centrée sur les intérêts économiques concrets. Les matières premières stratégiques, notamment les minerais rares et critiques, occupent une place centrale dans ses échanges avec plusieurs partenaires étrangers, à l’image de l’Ukraine ou du récent accord de normalisation entre Kigali et Kinshasa.

Dans ce contexte, l’Afrique apparaît comme un levier décisif. Les cinq États africains invités figurent parmi les plus riches en ressources minières du continent, principalement l’or, l’uranium, le manganèse, le lithium ou encore des terres rares indispensables à l’industrie technologique, notamment dans les domaines de l’électromobilité et de la transition énergétique.

Des opportunités à saisir pour les pays africains

Ce type de partenariat ouvre des perspectives considérables pour les pays africains concernés. Il permet non seulement de diversifier leurs partenaires stratégiques, mais aussi de promouvoir un modèle de coopération basé sur l’investissement privé plutôt que sur l’aide publique au développement.

Le président mauritanien, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, a souligné, lors des échanges, que son pays disposait de « terres rares, de manganèse, d’uranium et probablement de lithium », affirmant que la Mauritanie est prête à accueillir des investissements structurants.

De son côté, le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a rassuré les partenaires américains quant à la stabilité politique et à la solidité du cadre réglementaire sénégalais. Il a évoqué les vastes réserves de gaz et de pétrole de son pays et n’a pas hésité à inviter Donald Trump à investir dans un projet de golf au Sénégal.

Quant au président gabonais, Brice Clotaire Oligui Nguema, il a rappelé que le Gabon, « pays riche en ressources naturelles », était le deuxième producteur mondial de manganèse en 2023, un minerai stratégique pour la fabrication des batteries. Il a exprimé la volonté des autorités de voir ces richesses exploitées de manière équitable et durable, dans l’intérêt du peuple gabonais.

Vers une nouvelle ère des relations USA-Afrique ?

Ce mini-sommet s’inscrit dans une dynamique plus large de repositionnement des relations entre les États-Unis et l’Afrique. En juin dernier, plusieurs entreprises américaines ont promis des investissements conséquents dans des projets d’infrastructures sur le continent, lors d’un forum tenu à Luanda, en Angola. À cette occasion, Washington a réaffirmé sa préférence pour les partenariats entrepreneuriaux plutôt que pour l’aide conditionnée.

En marge des discussions officielles, des sources relayées par le Wall Street Journal indiquent que l’administration américaine aurait également abordé la question du rapatriement de migrants africains en situation irrégulière sur le sol américain, proposition déjà acceptée par le Soudan du Sud.

Une chance à transformer

Ce type d’initiative bilatérale constitue une opportunité majeure pour les pays africains. En valorisant leurs ressources stratégiques, en s’inscrivant dans une logique de co-développement, et en assurant des retombées locales, notamment en termes d’emplois, de transferts de compétences et de fiscalité, ces nations peuvent poser les jalons d’une souveraineté économique renforcée.

Face aux convoitises internationales, les dirigeants africains sont aujourd’hui appelés à jouer un rôle d’arbitre éclairé dans la gouvernance de leurs richesses naturelles. Le partenariat avec les États-Unis, s’il est équilibré et transparent, peut s’avérer un accélérateur de développement durable pour l’Afrique.

[Chronique] Gabon : de la République confisquée à l’heure du choix de raison

0

L’histoire du Gabon retiendra l’ère Ali Bongo, non comme un temps de grandeur, mais comme celui de la lente descente aux enfers d’un État capturé, d’une République vidée de sa substance.

Lorsqu’il accède au pouvoir en 2009, Ali Bongo hérite d’un PDG encore articulé autour de trois courants : caciques, appelistes, rénovateurs. Il s’impose comme le dauphin de la modernité, mais dans l’ombre, le véritable stratège s’appelle André Mba Obame. Ali Bongo l’écarte. Puis viennent les purges : les anciens sont marginalisés, les rénovateurs divisés. Aujourd’hui, la plupart des caciques sont morts, les rénovateurs ont été réduits au silence, et seuls quelques appelistes surnagent. Le PDG devient un vaisseau vide, sans repères, entièrement soumis à la volonté d’un homme.

Mais cet homme est cerné par le soupçon : la question de ses origines nigérianes, jamais dissipée, continue d’empoisonner sa légitimité. Pour y échapper, il s’entoure d’étrangers : une « légion étrangère présidentielle », principalement béninoise, avec Maixent Accrombessi en tête, la famille Oceni et un Somalien, Liban Soleman. Ils ne lui doivent pas fidélité à cause de convictions, mais par nécessité. Leur pouvoir dépend du sien.

Un instrument entre les mains d’Accrombessi

À ce verrouillage politique s’ajoute l’obsession de l’ésotérisme. Ali Bongo, profondément superstitieux, devient un instrument entre les mains d’Accrombessi, réputé initié aux mystères du vaudou. La République n’est plus gouvernée : elle est ensorcelée.

Et c’est dans cette atmosphère viciée qu’éclate la crise de 2016.

Le 27 août, le peuple vote. Jean Ping l’emporte, dit-on ici et là. Mais le pouvoir refuse l’évidence. Il fait bombarder le QG de l’opposant. Il y aura des morts, des blessés, des familles brisées. Le crime d’État est maquillé en continuité républicaine. Ce jour-là, le régime tombe dans l’illégitimité totale.

Deux ans plus tard, le corps dit stop. En octobre 2018, Ali Bongo est frappé par un AVC. L’homme est diminué. Le président de la République est hors-jeu. Une régence familiale s’installe en silence. Sylvia Bongo Valentin prend le contrôle de la République, avec le soutien actif de leur fils, Nourredine éponyme. Ali, lui, n’est plus qu’un prétexte. Tout se décide en famille : sa femme, son enfant et ses amis. Le Gabon est devenu une entreprise privée, dissimulée derrière un fauteuil présidentiel.

C’est alors que s’installe la République parallèle : celle des réseaux sociaux.

Les débats politiques sont remplacés par les conflits numériques. Des influenceurs à gages, des activistes manipulés, des révélations orientées. L’opinion publique devient un champ de bataille. Pendant ce temps, l’économie s’effondre, les institutions s’éteignent, et la jeunesse dérive.

Le 30 août 2023, l’illusion prend fin ou du moins la terreur contre le peuple prend fin. L’armée intervient. Ali Bongo est démis. Mais il n’était déjà plus aux commandes. Depuis cinq ans, le Gabon était gouverné par délégation. Sa chute n’est qu’un aveu officiel d’un abandon ancien.

Mais le plus inquiétant, c’est ce qui se passe depuis.

Libérés de leur détention préventive par d’obscures tractations, Sylvia Bongo et son fils Nourredine tentent de revenir au-devant de la scène, déguisés en victimes. Ils effacent les années de pouvoir personnel, les dérives autoritaires, les manipulations d’État. Ils cherchent à rallier les déçus de la Transition, les anciens complices frustrés, les communicants sans cause.

Mais le peuple gabonais n’est pas amnésique. Il a vu, il sait, il se souvient.

Et dans ce contexte de confusion et d’agitation, le choix de Brice Clotaire Oligui Nguema s’est imposé non par émotion, mais par raison. Il n’est pas l’homme providentiel. Il est l’homme du possible, celui qui incarne un temps de répit, de stabilisation, de reconstruction républicaine. Il n’a pas suscité une ferveur aveugle, mais une espérance lucide. Et cela suffit pour qu’on lui accorde, aujourd’hui, soutien, vigilance et exigence.

Le Gabon ne peut plus reculer. Il ne peut plus se laisser capturer par les fantômes du passé.

Il est temps de désenvoûter la République.

Il est temps de la rendre au peuple.

[Gabon : 16ᵉ Atelier du réseau francophone des régulateurs de l’énergie] Une mobilisation internationale autour de la transition énergétique

0

 Sous les auspices du ministre de l’Accès à l’eau et à l’énergie, Philippe Tonangoye, les travaux du 16ᵉ Atelier de RegulaE.FR, le Réseau francophone des régulateurs de l’énergie ont été lancés.

L’événement s’est tenu dans un prestigieux hôtel de la capitale gabonaise, en présence d’un parterre d’invités de marque, composés essentiellement des représentants gouvernementaux, d’experts du secteur, de partenaires techniques et financiers, ainsi que de start-up innovantes du domaine énergétique.

Placée sous le thème évocateur : « Concrétiser la transition énergétique : cadre de régulation et retours d’expérience », cette rencontre de haut niveau vise à renforcer les synergies entre les régulateurs de l’espace francophone, à partager les enseignements des politiques publiques mises en œuvre et à tracer les perspectives d’une gouvernance énergétique plus résiliente, inclusive et durable.

Dans son allocution inaugurale, le ministre de l’Accès à l’eau et à l’énergie, Philippe Tonangoye, a salué la mobilisation des acteurs clés du secteur, avant de réaffirmer la volonté du Gabon à s’ériger en modèle d’excellence en matière d’accès à une énergie propre, fiable et abordable, pilier essentiel du développement national et de la souveraineté énergétique. ⁠« Le Gabon est honoré d’abriter ce rendez-vous stratégique. Nous croyons fermement en une régulation énergétique forte, solidaire et tournée vers l’avenir. C’est dans cette optique que nous poursuivons la mise en place de l’ARSEE (Agence de régulation du secteur eau et électricité, ndr), notre future autorité de régulation, levier indispensable pour structurer durablement notre secteur énergétique », a-t-il martelé.

[Gabon : 16ᵉ Atelier du réseau francophone des régulateurs de l’énergie] Une mobilisation internationale autour de la transition énergétique

Un réseau au service de l’intelligence collective

Créé le 28 novembre 2016 à Paris, à l’initiative de la Commission de régulation de l’énergie (CRE) française, et en partenariat avec les régulateurs ivoiriens (ANARE-CI), belge (CREG) et québécois (Régie de l’énergie), le Réseau RegulaE.FR constitue aujourd’hui une plateforme incontournable de coopération technique, de formation et d’échange de bonnes pratiques entre autorités de régulation francophones.

Le réseau œuvre, notamment, à la mutualisation des savoirs, à l’harmonisation des cadres réglementaires, ainsi qu’à la pérennisation de ses activités par la recherche de financements internationaux, notamment auprès des bailleurs de fonds européens.

[Gabon : 16ᵉ Atelier du réseau francophone des régulateurs de l’énergie] Une mobilisation internationale autour de la transition énergétique

Le 16ᵉ atelier de RegulaE.FR marque ainsi une étape déterminante dans l’édification d’un modèle énergétique africain plus juste, plus vert et plus coopératif. Une dynamique dans laquelle le Gabon entend jouer un rôle moteur, à l’heure où la transition énergétique mondiale exige ambition, innovation et solidarité.

[Mali : Justice ivoirienne] Mamadou Hawa Gassama reconnaît les chefs d’accusation

0

Le membre du Conseil national de transition (CNT) malien est actuellement détenu à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (MACA), en Côte d’Ivoire, depuis le 2 juillet 2025, suite à un mandat de dépôt. L’information a été rendue publique par son avocat, Maître Mamadou Ismael Konaté, dans un communiqué publié le mercredi 9 juillet 2025.

Selon son avocat, Maître Mamadou Ismaël Konaté, une instruction a été ouverte au cabinet de la doyenne des Juges d’instruction du Tribunal de première instance (TPI) d’Abidjan-Plateau. Les accusations retenues contre Mamadou Hawa Gassama sont graves : «Offense au chef de l’État» (article 264 du Code pénal ivoirien), injures par système d’information (article 367 du Code pénal) et fausse déclaration».

Maître Ismaël Konaté a précisé que son client Mamadou Hawa a reconnu être la personne apparaissant dans les vidéos incriminées et l’auteur des propos visant le chef de l’État ivoirien, qui sont au cœur du dossier.

La défense de Mamadou Hawa Gassama prépare actuellement sa stratégie. Dans l’attente de l’agenda procédural, elle envisage de solliciter un aménagement de la détention auprès du magistrat instructeur.

Plusieurs arguments seront avancés pour étayer cette demande : l’âge avancé de M. Gassama, sa qualité de membre du CNT malien, son état de santé et sa nationalité étrangère.

Par ailleurs, l’avocat souligne que son client fait preuve de «courage et de dignité» face à cette épreuve. Et que sa défense demeure « mobilisée pour faire valoir ses droits dans le strict respect de la procédure pénale ivoirienne. »

Pour l’heure, les autorités maliennes ne se sont pas prononcées sur l’arrestation du conseiller et ancien député de Yelemani.

[Gabon–États-Unis : Exploitation de la potasse de Mayumba] Signature d’un accord de 300 milliards de FCFA

0

En marge du sommet multilatéral convoqué à l’initiative du président américain Donald Trump, le chef de l’Etat gabonais, Brice Clotaire Oligui Nguema, a présidé une cérémonie de haute importance, marquée par la signature d’un accord stratégique entre la République gabonaise et le groupe Millenial Potash.

Ce partenariat de grande envergure porte sur l’exploitation du gisement de potasse de Mayumba, dans la province de la Nyanga. L’investissement global est évalué à 500 millions de dollars, soit environ 300 milliards de francs CFA. Il vise une production annuelle de 800 000 tonnes d’engrais, répondant ainsi aux enjeux de sécurité alimentaire régionale et de développement agricole durable.

Outre l’impact économique attendu, le projet prévoit la création de 975 emplois directs, témoignant de l’ambition commune des deux parties à générer des retombées sociales significatives au niveau local.

[Gabon–États-Unis : Exploitation de la potasse de Mayumba] Signature d’un accord de 300 milliards de FCFA

Dans son allocution circonstancielle, le président Brice Clotaire Oligui Nguema a réaffirmé la détermination de l’Etat gabonais à consolider ses relations économiques avec les États-Unis, en particulier dans les secteurs stratégiques des infrastructures, de l’énergie et de la transformation locale des ressources naturelles.

Cet accord s’inscrit dans une dynamique plus large de diversification de l’économie gabonaise et de valorisation de son potentiel minier, en droite ligne avec la vision du président Oligui Nguema d’un développement industriel inclusif et durable.

[USA : Diplomatie économique] Le président Oligui Nguema mobilise les géants de l’industrie américaine autour des grands projets structurants du Gabon

0

En misant sur des projets à fort impact pour stimuler le développement économique et juguler le chômage endémique des jeunes, véritable préoccupation pour les plus hautes autorités du pays, le président de la République a conduit, le 08 juillet 2025, une délégation gouvernementale de haut niveau à une réunion stratégique à la Chambre de commerce des États-Unis à Washington.

Ce forum d’échanges économiques, au caractère hautement stratégique, a rassemblé plusieurs dirigeants d’entreprises américaines, évoluant dans des secteurs névralgiques tels que les mines, les infrastructures, l’aéronautique ou l’énergie.

[USA : Diplomatie économique] Le président Oligui Nguema mobilise les géants de l’industrie américaine autour des grands projets structurants du Gabon

À cette occasion, la délégation gabonaise a mis en vitrine plusieurs projets phares à dimension structurante, parmi lesquels la construction du port en eau profonde de Mayumba ; le développement de la ligne ferroviaire reliant Belinga à Mayumba, la réalisation du futur aéroport international d’Andem ; le déploiement d’un réseau routier national interconnecté de 3 000 kilomètres et l’exploitation des importants gisements de fer de Belinga et de Baniaka.

Pour le chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, ces rencontres offrent une tribune stratégique pour rehausser l’attractivité du Gabon sur l’échiquier économique mondial, et jeter les bases de partenariats solides et équilibrés avec les acteurs du secteur privé américain. Cette dynamique s’inscrit pleinement dans sa vision d’un développement souverain, durable et inclusif.

[USA : Diplomatie économique] Le président Oligui Nguema mobilise les géants de l’industrie américaine autour des grands projets structurants du Gabon

Les représentants des entreprises américaines ont salué les efforts de transformation engagés par les autorités gabonaises depuis deux ans, notamment à travers d’importantes réformes institutionnelles et l’adoption d’un nouveau modèle de gouvernance. Plusieurs d’entre eux ont exprimé un vif intérêt à accompagner le Gabon dans la mise en œuvre de ces projets ambitieux, dans le respect strict de la souveraineté nationale et du cadre réglementaire en vigueur.